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Rideau sur l'Écran
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3,5
Publiée le 17 juin 2026
". Intelligence Artificielle" navigue entre deux eaux sans jamais vraiment choisir son cap, et c'est précisément ce qui le rend si singulier. Le projet, porté à l'origine par Stanley Kubrick avant que Spielberg n'en hérite, porte les traces visibles de cette double paternité : une froideur métallique héritée de l'"2001" kubrickien se frotte à la sensibilité émotionnelle du cinéaste de ".". La greffe, contre toute attente, tient. Ce récit de "Pinocchio" futuriste se révèle à la fois naïf dans sa structure et troublant dans ce qu'il dit de l'amour, du manque, de l'humanité. Haley Joel Osment y est proprement saisissant : dans ses yeux fixes et pourtant habités, quelque chose d'inattendu se passe, quelque chose qui échappe à la raison. Le film souffre de quelques longueurs, notamment dans son dernier acte, mais Spielberg a quand même réussi quelque chose d'assez rare : troubler sans expliquer.
Le grand Spielberg débute la decennie des années 2000 par un chef d'oeuvre surprenant et innatendu. Et dire que cela devait être le prochain film de Kubrick... Cependant Spielberg voyant le potentiel, reprend le travail et aboutit un grand film de SF. C'est indescriptible qu'un tel film soit sorti en 2001...
Je suis resté sans voix par cette angoisse d'un futur potentiellement proche mais plongé par cette mélancolie. Spielberg a réussi sa mission : transmettre l'image émerveillé d'un enfant, qu'importe si il soit réel ou non. C'est magnifique, poétique... Tout monte crescendo et le dernier acte est si parfait...
Un des meilleurs films de Steven Spielberg et un de ses plus sous côtés
Beau film très bien réalisé, avec de bons acteurs, et qui soulève quelques idées concernant l'impact d'androïdes dans nos vie. Néanmoins, je suis restée sur ma faim à la fin, censée être vertigineuse. "Ah bon, d'accord, et alors ?"
Né de l’imaginaire de Stanley Kubrick avant d’être repris par Steven Spielberg, . Artificial Intelligence fait cohabiter deux élans que tout semble opposer : une froideur conceptuelle héritée et l’intensité d’un mélodrame assumé. Cette tension innerve le récit même (celui d’un enfant-robot programmé pour aimer, abandonné puis lancé dans la quête insensée de devenir « réel ») qui, peu à peu, s’éloigne de la stricte science-fiction pour atteindre une zone plus intime.
La mise en scène accompagne ce déplacement. Aux décors géométriques et glacés associés à Kubrick succède progressivement une immersion dans le regard de David : les visages se rapprochent, la lumière s’adoucit, la musique mélancolique de John Williams enveloppe les scènes d’une tristesse infinie. Spielberg ne filme plus seulement une machine mais un manque tendu vers la relation. La référence à Pinocchio prend alors toute sa dimension tragique : David ne peut ni grandir ni se transformer, il est juste condamné à aimer. Et lorsque, dans un futur où l’humanité a disparu, il obtient enfin une journée illusoire auprès d’une mère recréée, le film atteint une douceur presque insoutenable non parce que quelque chose serait réparé mais parce que le programme, simplement, s’achèvera.
Ce projet initialement développé par Stanley Kubrick s’est finalement retrouvé entre les mains de Steven Spielberg. Ce dernier réalise ainsi en 2001 une fable futuriste dont le fil conducteur reste la relecture du conte de Pinocchio. Dans un monde où les robots sont devenus les assistants domestiques de chaque foyer, un jeune androïde cherche à devenir un véritable garçon. Si la première partie de ce long-métrage pose les bases d’une intrigue originale, la suite s’avère plus laborieuse en raison notamment de son excessive longueur. Comme à son habitude, le réalisateur américain enrobe son récit d’effets spéciaux de qualité créant un divertissement agréable pour les yeux. Sur le fond, on peut juste regretter que la question centrale (dans une société guidée l’intelligence artificielle, les sentiments sont-ils l’apanage des êtres humains ?) ait été traitée de manière si puérile. Bref, un film de science-fiction dont la portée philosophique reste davantage destinée aux enfants.
Ce film était excellent car tout le film, une seule question me venait à l’esprit : est-ce que si on pouvait laisser des robots aimer, on pourrait aussi laisser des robots détester quelqu’un au point de le t*er. Je le recommande vivement !
Un flm qui est très prenant durant sa première heure puis qui s’essouffle à partir de la rencontre entre osment et jude law. Une vraie vision de ce que pourrait être notre future avec l'IA. La fin spielbergiene est ratée. Super prestation d'Osment!
C'est pour moi une niaiserie tire-larme aux idées simplistes et ridicules dont les étasuniens ont le secret.
On note au passage un Spielberg prisonnier de son temps et des constructions patriarcales : il créé une fiction futuriste avec de nombreux robots pour tout faire mais c'est la femme qui fait les taches ménagères :-) et qui a (forcément c'est une femme) un énorme besoin de materner...
J'y ai vu un seul intérêt, le personnage joué par Jude Law.
Perso j'ai bien chialé pendant trente minutes du coup le film mérite clairement ses cinq étoiles. Ça m'a fait du bien de regarder une belle histoire et de voir autant d'amour.
Dans le futur les Mécas, à savoir des sortes de robots très réalistes, sont parmi nous mais sont encore incapables de ressentir l'amour ce qui les distingue des humains. Mais un nouveau prototype est crée, David, un Méca enfant qui va être confié à un couple en deuil et lui sera capable de développer cet amour pour sa môman. Mais celle-ci va le rejeter car il n'est pas un vrai petit garçon et David veut donc entamer une quête pour devenir un vrai petit garçon... L'analogie est évidente et c'est bien ça le problème, surtout que Spielberg aime bien en faire trop sur l'enfance, mais la deuxième partie du film transpire Pinocchio tout du long... C'est bien dommage car la première partie est bien plus inspirée, avec quelques réflexions mystiques et philosophiques bien senties et de belles scènes sur l'amour filial (d'ailleurs, spoiler: qu'on retrouvera heureusement à la fin pour une jolie conclusion émouvante après une bonne heure décevante de pérégrinations ). Autre problème, Spielberg a toujours un peu de mal à représenter le futur vu la mocheté de City rouge et de son New York qui ont mal vieilli et j'ai du mal à croire qu'il ait pu être nommé aux oscars pour ça (à rapprocher aussi de "Minority report" ou "Ready player one" qui ont ce défaut). Même chose par ailleurs pour sa "foire à la chair" et ses environs. A noter quand même que le jeune Osment est très bon, son air ahuri de ravi de la crèche colle parfaitement au rôle !
Une fable d’anticipation dégoulinante de naïveté. Malgré un sujet très vaste et pourvu de nombreux chemins à explorer, le réalisateur Steven Spielberg fait de cette quête initiatique d’un enfant robot cherchant à devenir humain pour être aimé un long-métrage insipide et mièvre dont seule la première partie vaut un semblant d’intérêt. La suite vire franchement au grotesque et respire la naphtaline.