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Diricawl
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1,5
Publiée le 24 août 2023
7/20 Le film a pris un coup de vieux. Les gags sont pas très percutant, et de nombreuses longueurs sont présentes, bref pas très fan... Les acteurs sauvent le film à la limite.
J'ai ri devant un film de 1978 ce qui est plutôt rare. Oui le film fait ultra daté que ce soit par le filtre cheap, les blagues dépassées tout comme le jeu d'acteur et l'intrigue caricaturale. Mais en vrai ça marche ! Le duo de comédien est super attachant (je dis plus duo car on a plus l'impression que ce sont des amis qu'un vrai couple d'ailleurs c'est assez problématique qu'ils n'aient jamais d'affection). On joue sur les clichés (mais à l'époque c'était vraiment des stéréotypes et des stigmates très présents). Les dialogues sont vraiment bien écrit et il y a des phrases super impactantes même aujourd'hui tel que la tirade de Ugo Tognazzi face a son fils (oui je, oui je, et je vous emm***) ou à la fin (il n'a qu'une mère : Albert). Il joue vraiment bien sur le parodique en reprenant la structure narrative qu'aujourd'hui on voit partout. C'est finalement un film très moderne. Mais c'est vrai que l'image est horrible, le son très mal pris et que on voit un cliché de gay/folle et qu'on s'en moque. J'arrive pas trop à me positionner sur ça car je trouve que le Real a tout de même une grande tendresse pour Albert par moment. Ah et le côté théâtre (car c'est une adaptation) est complètement invisible !
Une comédie culte un peu datée mais toujours réjouissante, qui fait valser les mœurs de la France giscardienne, portée par un casting efficace, avec notamment un superbe Michel Serrault (la Zaza) récompensé par un César. 2,75
Adaptation de la pièce de théâtre éponyme, La Cage Aux Folles est une très bonne comédie, bien plus profonde que son image extravagante laisse suggérer. L'histoire nous fait suivre un couple homosexuel, composé d'Albin et Renato, qui possède un cabaret de drag queens, dont le premier est l'actrice principale et le second le véritable patron du lieu. Seulement, jadis, Renato eu une liaison avec une femme dont est né un fils qui est aujourd'hui sur le point de se marier, ce qui va bouleverser toute la famille. Ce scénario nous plonge pendant une heure et demie, dans un univers exubérant particulièrement drôle, mais qui sait également se montrer touchant. En effet, si l'humour est très présent, on assiste également à de jolies scènes plus tendres. Cela est rendu possible par les nombreux thèmes abordés, comme les rapports familiaux mais aussi le fait de devoir se renier pour être accepté par certains. Tous ces sujets sont très bien amenés par une galerie de personnages hauts en couleur versant dans la dramaturgie, grandement appréciables et attachants. Des rôles formidablement interprétés par de grands comédiens comme Michel Serrault, qui livre une prestation remarquable. Les autres ne sont pas en reste entre Ugo Tognazzi, Michel Galabru, Benny Luke ou encore Rémi Laurent. Ces individus nous offrent une rencontre entre deux mondes différents, avec d'un côté celui du travestissement et de l'autre la famille bourgeoise de la future épouse. D'ailleurs, les futurs beaux-parents sont un peu moins appréciables et la place de leur fille est assez négligée. Malgré cela, ces protagonistes entretiennent des rapports véhiculant beaucoup d'amusement et d'amour. Leurs échanges sont délicieux, soutenus par des dialogues d'une belle justesse déclamés avec prestance. Leur phrasé est particulièrement agréable et les mots raisonnent parfaitement. Tout ceci est convenablement mis en scène par Édouard Molinaro, dans un décor possédant une identité forte et accompagné par une b.o. aux airs joviales, signée Ennio Morricone. Cette sympathique mésaventure se conclut sur une fin pas des plus inspirées mais qui n'entache pas le plaisir transmis par La Cage Aux Folles, qui est une très bonne comédie.
C'est la qu'on reconnaît que le cinéma est le 7ème art. Dans ce film tout est maîtrisé de a à z. La mise en scène et les habits, les personnages bien écrit et surtout l'humour qui vient rajouter une petite cerise sans tomber dans le lourdingue. Enfin le sujet est encore très actuel car dans un monde ou il est dur de se faire accepter quand on est différent. Le film nous montre que nous ne devons pas changer pour les autre mais rester nous même.
Il faut bien admettre que sans la prestation absolument hilarante de Michel Serrault (qui lui vaut le César du meilleur acteur en 1979), cette adaptation théâtrale d’Edouard Molinaro serait proche du nanar. En jouant le rôle d’un homosexuel travesti, il donne la pleine mesure de son immense talent. L’histoire quant à elle s’apparente à une farce, permettant de développer de manière caricaturale le thème de l’acceptation de la différence. Ugo Tognazzi et Michel Galabru apportent également une touche d’humour dans cette comédie, dont le sommet est atteint lors de la fameuse séquence de la biscotte. Bref, un joyeux délire.
6 233 abonnés
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3,5
Publiée le 27 avril 2021
Je n'ai que de bons souvenirs de ce film. L'intrigue est banale et le film est bien réalisé mais le scénario contient des répliques très drôles et toutes les performances sont excellentes. Michel Serrault et Michel Galabru sont particulièrement drôles. La séquence finale du dîner est absolument hystérique. La Cage aux Folles est tout simplement un bon film. Avec le scénario de Francis Veber dont le sens de la comédie et l'esprit font de lui un Molière des temps modernes vous ne pouvez pas vous tromper. Les gags sont traités avec finesse même ceux qui se relèvent du burlesque. La scène où Michel Serrault apprend sans succès à beurrer ses toasts comme un vrai homme m'a fait rire et je n'arrive pas à imaginer comment Ugo Tognazzi ai pu garder un visage sérieux...
La caricature n’empêche parfois pas de faire avancer les choses. La Cage aux folles en est un bon exemple. Le film d’Édouard Molinaro adapté de la pièce à succès de Jean Poiret en est une bonne preuve. En effet, si l’homosexualité est représentée sous un jour caricatural puisque nous avons affaire à des "folles" (en particulier Zaza et Jacob), elle est montrée aussi sous un jour sympathique ne traumatisant pas les enfants (Laurent semble parfaitement équilibré et est hétérosexuel bien qu’élevé par un couple homosexuel) et pouvant être intégré à la société (l’homosexualité de Renato n’est pas particulièrement voyante). Le film est plus acerbe envers les représentants de la bonne conscience incarnée par le très drôle Michel Galabru (qui incarne un élu d’un parti très conservateur dont le président vient de décéder dans des conditions allant à l’encontre des valeurs qu’il était censé incarner) qu’envers ces personnages atypiques finalement très sympathiques. Parmi ces derniers, si Benny Luke est très amusant dans le rôle de la bonne Jacob, c’est Michel Serrault qui domine la distribution avec son personnage de Zaza en arrivant à être très amusant par son aspect caricatural tout en laissant poindre, sous cette carapace, un côté plus émouvant (il fait ressentir lors de quelques scènes le rejet qu’il a pu subir).spoiler: On pourra donc être surpris de constater, dans une des toutes premières séquences, que Renato peut frapper Zaza même si cela se déroule hors-champ !
D’un point de vue formel, l’ensemble est assez discret que ce soit au niveau de la musique (pourtant signée Ennio Morricone) ou de la réalisation (si on excepte le plan-séquence d’ouverture illustrant le générique, Molinaro se concentre surtout sur la direction d’acteurs). On pourra juste regretter que la fin soit un peu expédiée et que la coproduction avec l’Italie ait entraîné la post-synchronisation de certains comédiens notamment d’Ugo Tognazzi, pourtant excellent dans le rôle de Renato (interprété à la scène par l’auteur de la pièce, Jean Poiret), qui refusa au dernier moment de jouer en français alors que son contrat le stipulait et qui fut doublé par Pierre Mondy (qui mit en scène la pièce d’origine). Malgré ces aspects, La Cage aux folles reste plus de quarante ans plus tard une comédie très amusante qui malgré ses côtés volontairement caricaturaux a pu faire avancer les mentalités en rendant l’homosexualité sympathique. Un classique du genre dont la réussite ne sera hélas pas égalée par ses deux suites.
J''en ai assez des gens qui ne font pas la différence entre un film (une fiction) et un documentaire. Ce film est drôle et joué par d'excellents acteurs, car crédibles dans leur rôle respectif. Il n'y a rien d'autre à en dire.
Un film excellent qui nous fait rire du début à la fin. Une performance exceptionnelle de Serraut. Des phrases cultes. Un film qui aujourd'hui ne pourrait avoir lieu sans déclencher 1000 procès. Un vestige du bon temps d'avant.
Toujours la même recette : l'auguste et le clown blanc. Au-delà du côté caricatural dû au genre, puisqu'à l'origine c'est une pièce de boulevard, le film est assez subtil et d'une grande modernité. Plusieurs indices de la difficulté de vivre en étant différent parsèment le film : la boîte pleine d'anxiolitiques, Albin qui se qualifie lui-même de "monstre" ou qui se trouve plus "choquant" en costume de ville qu'en habits de scène. Par ailleurs, des thèmes très actuels sont abordés avec tact. Renato a élevé son fils avec son compagnon Albin, lequel se considère comme sa mère mais dans statut officiel, se fait appeler "tatie". La mère biologique est une femme moderne présidente de société. A la fin du film on devine que Renato et Albin seraient heureux de pouvoir se marier. Quant aux jeux de Serrault et de Tognazzi, inutile de les commenter, ils sont excellents pour l'éternité !
Comme quoi que tenter de fuite la réalité nous conduit à plus pire que pire... Comment l'image d'un homme politique bascule du jour au lendemain... Voir en un dîner ! :-)
Moralité deux univers différent peuvent se côtoyer... voir même s'aider !
Molinaro adapte la pièce de théâtre d’une manière fidèle et efficace, y apportant son savoir-faire en matière de burlesque sans trop l’appuyer de sorte à générer une atmosphère capable de mêler la délicatesse au comique. Malgré quelques longueurs et une fin somme toute bâclée, on passe un agréable moment en compagnie d’excellents acteurs qui s’en donnent ici à cœur joie. Sans jamais tomber dans le vulgaire ou l’insulte, La Cage aux folles agit comme un espace de révélation comique où le comédien ose se travestir – ce qu’il fait d’ailleurs à chaque film, d’une certaine manière – et défend par la même occasion le droit à une sexualité autre.