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Ameline Grout
41 abonnés
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2,5
Publiée le 9 septembre 2026
Les retrouvailles sont un vrai plaisir : personnages fidèles, humour intact, chaos de tournage réjouissant. Mais l'agence ASK, cœur battant de la série, s'efface derrière une comédie de plateau classique. On retrouve la famille, moins l'œuvre qu'on aimait.
Si le format était parfaitement adapté, le passage au long est plus compliqué. On se laisse assez facilement embarqué et le plaisir de retrouver cette fine équipe est là, mais on se rend vite compte qu'il n'y aura ni évolution, ni surprises. Tout a déjà été traité dans la série... sauf que cette fois-ci l'agence d'acteurs n'est plus au centre de tout (c'était la base quand même)
Quel immense plaisir de retrouver cette troupe, à la fois les personnages et les comédiens.
Le film évite le piège de la simple redite de la série et propose a contrario une véritable suite à celle-ci, sans pour autant oublier ce qui fait l’ADN de la série.
L’humour est au rendez-vous, et c’est un film qui plaira autant aux adeptes de la série, qu’à ceux qui ne l’auraient pas vue.
Ma critique plus détaillée ici :
Vu en clôture du festival du film francophone d’Angoulême.
J’ai adoré ! Un vent de nostalgie ! Je n’avais pas revu la série avant de voir le film et ça m'a ravivé plein de souvenirs ! J'ai beaucoup BEAUCOUP rigolé, et aussi lâché ma petite larme à la fin aha Si vous avez envie de vous faire une petite soirée cocooning ce week-end vous avez votre film
Dans la continuité de la série, le film réunit tous les ingrédients que nous avions aimé , en dessinant un portrait intéressant de l’industrie cinématographique et du patriarcat. Bien rythmé, il nous donne droit à des caméos bien sympas. La moral du film : L’amour triomphe toujours :)
Dix pour cent, cette comédie dramatique et série française créée par Fanny Herrero en 2015 qui tourne autour des quatre agents des comédiens qui font partie de l’agence artistique Ask, celui-ci qui dispose d’un beau portefeuille des comédiens dont elle gère leurs carrières. La mort brutale de son président-fondateur change la donne entre ses quatre principaux collaborateurs, Mathias, Andréa, Arlette, et Gabriel. Amis mais rivaux, ils s'affrontent sur un terrain miné : celui des relations avec les plus grandes stars du cinéma français, dont il s'agit de défendre les intérêts et de ménager les susceptibilités.
Cette année, au Festival du Film Francophone d'Angoulême, les longs métrages présentés lors de l'ouverture et de la clôture avaient plusieurs points communs et notamment celui de s'affirmer comme des comédies situées dans le monde du cinéma. La comparaison entre Ni vue, ni connue et Dix pour cent est tentante, mais fait long feu : la première nommée est supérieure à la seconde, à tout point de vue. Bien sûr qu'il s'agit d'un privilège de pouvoir voir Dix pour cent sur grand écran, dans une salle comble et visiblement familière de la série, heureuse de ses retrouvailles et conquise d'avance. Le film est agréable à suivre, ne faisons pas les dédaigneux, mais semble se contenter d'appuyer sur des ressorts sans grande originalité : des traits d'esprit assez cruels à intervalles réguliers, le caractère spécifique et saillant de ses personnages principaux (Cottin, Calamy, Maury, etc) presque poussés à la caricature et le comique de situations, en l'occurrence le plus souvent chaotiques. Nulle surprise dans ce cahier des charges, y compris avec la participation pas très convaincante de Macaigne et de Casta et celles éphémères et vraiment anecdotiques de stars américaines (Longoria et Clooney). La surprise majeure est d'enregistrer le changement progressif de ton, dans sa dernière partie, dans une recherche assez vaine d'émotion. Hélas, la fin est bâclée, comme si une future saison était d'ores et déjà programmée.
Que l’on est heureux de retrouver l’équipe de Dix pour cent, on y sent le même souffle que dans une troupe de théâtre. Le passage au format long est réussi, même si tout va très vite, là où un développement sur plusieurs épisodes auraient permis de baisser le rythme. Les personnages ne sont pas des copies conformes, ils ont évolués tout en gardant leur caractère, on sent bien que le temps a passé. Et le plus important : on rit. Vu en avant-première du Club 300
Ce long-métrage ressemble à une réunion de famille un peu bordélique mais terriblement chaleureuse. Ce n'est certes pas un chef-d'œuvre de cinéma, ni la suite parfaite que l'on pouvait espérer, mais la complicité du casting emporte tout sur son passage. Un bon moment à passer bien installé dans son canapé, qui rappelle à quel point ces personnages nous avaient manqué.
Cinq ans après la fermeture de l’agence ASK, Dix pour cent retrouve ses personnages emblématiques pour un passage au long-métrage aussi attendu que délicat. Émilie Noblet, accompagnée à l’écriture par Fanny Herrero et Lison Daniel, devait relever un double défi : retrouver l’esprit d’une série devenue culte sans transformer ces retrouvailles en simple exercice nostalgique, et surtout donner une véritable raison d’être cinématographique à ce retour.
Andréa Martel a changé de vie. Après avoir passé des années à défendre les carrières des autres, elle souhaite désormais réaliser son premier film. Mais lorsque son acteur principal abandonne le projet à quelques jours du tournage, tout menace de s’effondrer. Pour sauver ce qui représente une étape essentielle de sa nouvelle vie, Andréa se tourne vers ceux qui ont autrefois partagé son quotidien : l’ancienne équipe d’ASK.
L’idée est particulièrement habile parce qu’elle permet à Dix pour cent de devenir, en quelque sorte, le sujet de son propre film. Une ancienne équipe tente de fabriquer un long-métrage au moment même où la série dont elle est issue cherche à réussir sa propre transformation en œuvre de cinéma. Ce jeu de miroir constitue l’un des aspects les plus intéressants du scénario.
Le plaisir des retrouvailles est évidemment immédiat. Andréa, Mathias, Gabriel, Noémie, Arlette et les autres retrouvent rapidement leurs automatismes, leurs rivalités, leurs névroses et cette manière si particulière de transformer le moindre problème professionnel en catastrophe personnelle. Les apparitions de célébrités, dont George Clooney, prolongent également l’un des principes fondateurs de la série : confronter l’image publique des stars à une version plus fragile, absurde ou décalée de leur quotidien.
Camille Cottin reste naturellement le moteur de l’ensemble. Elle retrouve l’énergie nerveuse d’Andréa, son autorité et cette capacité à avancer lorsqu’autour d’elle tout semble s’écrouler. Mais le changement de fonction apporte au personnage une vulnérabilité nouvelle. Andréa ne protège plus le projet d’un client : elle défend le sien. Elle qui savait gérer les egos et les crises des autres découvre ce que signifie être personnellement exposée à l’échec.
Thibault de Montalembert retrouve avec beaucoup de naturel Mathias, tandis que Nicolas Maury conserve toute la singularité qui faisait de Gabriel l’un des personnages les plus attachants de la série. Le reste de la distribution participe à cette impression de famille professionnelle que le temps a dispersée sans parvenir à véritablement rompre les liens.
Mais ces retrouvailles représentent également le principal danger du film.
Un spectateur qui a suivi quatre saisons de Dix pour cent éprouve nécessairement quelque chose en revoyant ces personnages. Pourtant, reconnaître quelqu’un que l’on aimait n’est pas suffisant pour construire un film. Une réplique familière peut provoquer un sourire, une apparition surprise créer un petit événement et un clin d’œil réveiller un souvenir. Le long-métrage doit aller plus loin.
Émilie Noblet semble consciente de ce piège et cherche constamment un équilibre entre fidélité et renouvellement. Le film fonctionne ainsi beaucoup mieux lorsqu’il utilise le passé des personnages pour raconter ce qu’ils sont devenus que lorsqu’il se contente de reproduire les mécanismes de la série. Certaines séquences donnent malgré tout l’impression de devoir cocher les cases attendues : retrouver tel personnage, offrir son moment à un autre, introduire une célébrité ou rappeler une ancienne dynamique.
Cette accumulation rend parfois le récit plus chargé qu’il ne devrait l’être. Le film veut satisfaire les fidèles tout en racontant une nouvelle histoire, développer Andréa, retrouver l’esprit choral d’ASK et exploiter les possibilités du cinéma dans le cinéma. Toutes les trajectoires ne bénéficient donc pas de la même profondeur.
Pour autant, le scénario possède une véritable intelligence lorsqu’il interroge indirectement son propre statut. Qu’est-ce qui transforme finalement un épisode en film ? Certainement pas seulement sa durée, son budget ou la présence d’une star internationale. Le passage au cinéma doit correspondre à une nécessité narrative.
C’est précisément là que le parcours d’Andréa prend tout son sens. Pendant quatre saisons, Dix pour cent observait le cinéma depuis les bureaux de ceux qui négociaient les carrières. Le film permet de passer de l’autre côté : celui de la fabrication, de la création et de la peur de voir un projet disparaître avant même d’avoir existé.
La mise en scène d’Émilie Noblet conserve le rythme et l’efficacité de la série tout en donnant davantage d’espace à certains moments d’intimité. Les dialogues restent vifs, les situations professionnelles volontiers absurdes et le milieu du cinéma continue d’être observé avec ce mélange d’affection et d’ironie qui constituait l’une des grandes forces de Dix pour cent.
Le film parle finalement autant du temps qui passe que du cinéma. ASK a disparu, mais ce qui s’y était construit demeure. Derrière les egos, les contrats et les catastrophes, cette équipe était devenue une famille. La réunir cinq ans plus tard permet de mesurer ce que chacun a perdu, conservé ou tenté de reconstruire.
Drôle, généreux et porté par le plaisir évident de retrouver ses personnages, Dix pour cent : Le film évite en grande partie le piège de la réunion nostalgique. Tout n’a pas la même force et certaines retrouvailles semblent davantage destinées aux fidèles qu’au récit, mais Émilie Noblet trouve un angle suffisamment pertinent pour justifier ce retour. Camille Cottin reste formidable en Andréa Martel, désormais confrontée à sa propre création et à la possibilité de l’échec. Plus qu’un simple épisode XXL, le film devient une réflexion malicieuse sur le cinéma, ceux qui le fabriquent et la difficulté de savoir quand une histoire mérite réellement de continuer.
On aurait pu totalement s'en passer. Avec des situations déjà vues, le film ne fait évidemment pas évoluer les personnages de la série. On est heureux tout de même de retrouver la belle bande et on rit de temps en temps.
C’est une vraie réussite ! Un très bon film Dix Pour Cent. C’est drôle, dynamique et passionnant à suivre. Bon je vous mens pas j’ai ressenti un peu de longueur vers la fin dû au fait qu’il fallait conclure l’arc de pratiquement tous les personnages. Mais sinon c’est vraiment très cool ! Camille Cottin est toujours aussi forte et Laure Calamy est vraiment la star du film. Elle m’a tellement fait rire ! C’est préférable d’avoir vu la série pour comprendre toutes les références mais si vous ne l’avez pas vue ça passe crème. Et surtout si vous êtes fan de cinéma vous allez bien manger