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Mjoly
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1,5
Publiée le 19 août 2026
Je n'ai pas du tout adhéré à ce film! On nous parle, dans les critiques, de grands espaces canadiens, mais la plupart du temps, l'action se déroule autour du dîner, ou la nuit. Les joutes entre les deux “amis” sont certes bien construites, mais elles n'ont pas réussi à accrocher mon attention.
Ca c'est du lourd ! Du lourd dans le sens "costaud" ! Un gros film sur les rapports humains, un film qui prend le temps mais qui vise juste et reste donc lgtps en tête ... Je pense que c'est le genre de films qui regorge de subtilités qu'on ne voit pas du premier coup, le genre de films qui gagne à être vu plusieurs fois pour bien saisir ce que le metteur en scène veut faire ressentir aux spectateurs ... Un film qui prend le temps et qui ne plaira donc pas à tout le monde mais une fois qu'on est d'dans, on ne le lâche plus ! Il faut dire que l'interprétation y est également pour bcp - Tous les acteurs sont vraiment excellents - à commencer par Arieh Worthalter encore et tjrs énorme !
Une amourette contrariée, des débats interminables autour d'une bouteille de bon (ou mauvais) vin, ou encore des parties de pêche et de chasse, voilà ce qu'il faut se farcir pendant les 2h35 de ce film interminable. L'accent du coin et les beaux paysages québécois ne suffisent pas à combler ce sentiment de vide chez ces intellectuels susceptibles. C'est lent, ennuyeux et même notre amoureux transit n'arrive pas à susciter des émotions ou une quelconque empathie. Les premières minutes donnent le ton de ce qui ressemble à un voyage au bout de l'ennui.
Je comprends les réserves: on peut ne pas entrer et s’ennuyer. Si on adhère vous êtes happé par une tension permanente basée sur ces riens qui font les relations, les amours, la vie en somme.
Trois repas impressionnants qui mettent en évidence des égos démesurés plombés par des rancoeurs, des ressentiments et beaucoup d’immaturité. Les dialogues entre WORTHALTER et AHMARANI sont criants de vérité. En revanche, il faut se coltiner d’innombrables longueurs inintéressantes surlignées par une musique obstinée. Le malaise grandit au fur et à mesure des scènes tendues : entre les 2 jeunes, entre les 2 adultes amis. Un drame surviendra dont on ne connaîtra pas l’issue (choix étrange du réalisateur). Merci pour les grands espaces canadiens !
Albert et sa famille sont invités à passer une semaine de vacances de rêve en pleine nature canadienne chez un ancien collègue et ami d'Albert. Blake vient les chercher en hydravion et les emmène dans un chalet dans les bois. Les relations humaines viennent s'immiscer dans ce cocon, et des rancœurs ressurgissent à mesure que le vin coule. En salle le
spoiler: "Comme le feu" est une sorte de huis clos qui nous révèle des éléments du passé des personnages au fur et à mesure. On comprend que les deux collègues de cinéma ont pris une direction différente, l'un urbain l'autre plutôt nature, et qu'ils sont aujourd'hui irréconciliables. J'ai aimé la subtilité de ce constat, cependant l'intrigue part dans des tiroirs inintéressants comme l'histoire d'amour ou la chasse entre homme et adolescent. Le récit est beaucoup trop long et mérite un bel élagage pour ne garder que les scènes de repas ou de fête, absolument sidérantes et puissantes.
Un film lent entre les excellentes scènes de règlement de compte à table (et qui me font penser à du Polanski) et des plans sans intérêt qui n'en finissent pas. La foret québécoise est belle et là encore, on a des scènes que l'on ne comprend pas. C'est très très lourd mais on s'accroche parce que c'est percutant. Deux acteurs portent le film: Parker et Ahmarani. A voir.
Je suis allée voir ce film car l'affiche m'intriguait un peu. Film québécois qui vaut surtout pour la BO planante, hypnotisante, et les superbes paysages en pleine nature. Au-delà de ces éléments je dois avouer que le film ne restera pas dans ma mémoire bien longtemps car il ne s'y passe quasiment rien. C'est long, contemplatif, et il laisse un goût d'inachevé.
une impression de malaise dans une atmosphère lourde, pesante et écrasante. L'hypocrisie y est reine dans ce milieu de bobos parvenus qui pensent détenir la science infuse et font étalage de leur pseudo culture. Bizarre.
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3,5
Publiée le 11 janvier 2025
Des personnes se rendent dans une cabane isolée pour une semaine de détente... Un début digne d'un film d'horreur, mais même si "Comme le feu" n'en est pas un, le séjour n'en sera pas moins épouvantable... Parmi eux, il y a deux cinéastes, de fortes personnalités pour beaucoup trop d'ego pour un endroit aussi restreint que celui-ci malgré l'immensité de la forêt québécoise qui les entoure. De la fierté mal placée, des remarques cyniques et cinglantes, des mensonges, des secrets, des règlements de comptes, on peut dire que Philippe Lesage se fait plaisir et nous fait plaisir. C'est tellement amusant et parfois jouissif d'observer le comportement souvent puéril et tordu de ces gens. J'ai adoré la mise en scène, la complexité de ces relations, l'intégration de la musique, la beauté de l'environnement, et même si la dernière demi-heure est un peu en dessous du reste en plus d'être très bizarre, c'est un bon film avec un malaise palpable, une tension omniprésente et de très bons acteurs.
Est-ce une bonne idée de passer des vacances entre amis au bord d'un lac canadien ? La critique du Monde de Comme le feu, film canadien de Philippe Lesage, m’avait convaincu de le voir. À huis clos, dix personnes rassemblées autour de deux anciens amis proches devenus collaborateurs de cinéma puis séparés, tentent d’oublier dans le vin et la palabre que le temps a passé. Comment cet Into the wild canadien tournera-t-il mal comme le suggère la bande annonce ? Il faut deux heures trente-cinq de visionnage pour obtenir la réponse. J’ai beaucoup aimé l’idée et les personnages de ce film et ai retrouvé intact l’esprit de ces lieux dans la forêt canadienne où la convivialité sert de rempart aux non-dits et aux descentes d’ours. #commelefeu #philippelesage #intothewild Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Les films d’aujourd’hui font souvent 2h30. Quelle prétention ! lit-on. Que de silences perdus ! Pas en visionnant « Comme le feu » : silences et étirements révèlent davantage que dialogues et actions.
Deux cinéastes se retrouvent après des années de brouille. Depuis que l’un a quitté la fiction pour le docu, se marginalisant. Depuis que l’autre a trahi ses principes idéalistes et écrit des films d’animation pour la télé, s’embourgeoisant. Le premier invite le second, accompagné de sa fille, Aliocha, son fils et un copain du fils, dans son chalet retiré au cœur de la forêt canadienne, inamicale. L’affiche présente le film comme l’alliance entre Rohmer et Délivrance. Moi je dirais : un mix de Festen et de Délivrance. Dès le premier souper, les rancœurs et les ressentiments se déversent. Bientôt un couple du même écosystème rejoint le chalet. Témoins passifs en apparence, ils deviennent un nouvel enjeu. Le premier étant Aliocha : le maillon faible. Naïve et jeune, la belle écrit, espère devenir écrivain, observe et s’encanaille : une proie livrée sur un plateau. On ne lui demande pas son consentement, on la manipule pour mieux atteindre le père, pour mieux humilier. C’est l’escalade. Toute la noirceur des sentiments humains défile : jalousie, orgueil, luxure, colère, gourmandise, avarice, paresse.
Paysages somptueux, bande-son lyrique et rock'n'roll : un film sophistiqué et anxiogène, qui donne à réfléchir, lentement, en pleine conscience, porté par des acteurs qui rivalisent d'excellence. Et après, que que retient-ton de ces combats de coqs enflammés ? La littérature (Dostoïevski), le cinéma (Ingmar Bergman), la poésie (Émily Dickinson).
Deux amis cinéastes se retrouvent après plusieurs années de séparation dans un chalet de chasse perdu en forêt du grand nord canadien. Les histoires d’amour, d’amitié et les rancœurs vont créer une atmosphères tantôt lourde tantôt chaude. C’est lent, très lent et malgré quelques beaux plans et une scène de fête très réussie, l’ennui est profond.
Remarquable mise en scène des multiples rapports de force, de complicité et de séduction qu'il peut exister dans un groupe. Montée des tensions, frustrations, rancunes et désirs parfaitement incarnée par le scénario.
Vu uniquement grâce à la présence de Arieh Worthalter, Irène Jacob et Laurent Lucas au générique. Malheureusement ce dernier ne dit pas trois et la belle Irène n’est que second, voir troisième rôle. Tandis que le lauréat du dernier César du meilleur acteur a, lui, un rôle un peu plus consistant. Le tout est bien filmé, bien écrit, très bavard, ambigu, souvent cruel et prenant à la fois. On suit avec autant d’intérêt les états d’âme et les règlements de compte des adultes, que les affres des plus jeunes. Une belle, troublante voir dérangeante chronique sur l’amitié sur fond de vacances dans les splendides paysages de la foret québécoise. Une curiosité.