5 septembre
Note moyenne
3,8
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204 critiques spectateurs

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Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2025
La prise d’otage des JO de Munich a déjà été traitée (un peu) par le cinéma, notamment par Steven Spielberg. Ici, l’angle est différent. Le film est en unité de lieu : la régie de la chaine ABC, ses journalistes, ses techniciens, ses collaborateurs. Très ramassé (1h35), le film raconte la journée entière du 5 septembre, des premiers coups de feu à l’assaut final, toujours par le truchement des journalistes amenés à couvrir des évènements auxquels ils n’étaient en rien préparés. Peu de musique, peu de suspens (tout le monde sait comment cela s’est terminé), un casting assez resserré, le réalisateur Tim Fehlbaum filme l’urgence caméra à l’épaule. Les dialogues fusent, le montage accentue cette impression permanente, mélange d’urgence et d’improvisation. Nous sommes en 1972, pas d’informatique, on travaille à l’ancienne, on appelle avec des téléphone fixe, on communique avec des talkies walkies, autant dire pour un public jeune qu’on est dans un autre monde ! Le parti pris, apparemment, est de ne quasiment rien reconstituer en dehors du studio. Aussi, le film utilise les propres archives de la chaine ABC en abondance, dont certaines images qui sont devenues historiques. Cette profusion d’images d’archive finit par donner l’impression d’être devant une sorte de docu-fiction, ce qui accentue la dramaturgie du film. La tension est permanente, presque palpable, quand bien même nous, spectateurs, savons comment tout cela va se terminer. Côté réalisation, Tim Fehlbaum tient son film au cordeau, tout en nervosité et en tension. Ca ne dure que 1h35, mais à ce niveau de tension ce n’est pas plus mal d’avoir choisi de resserrer son film au maximum, car on sort de la séance un peu lessivé. Côté casting, on trouve Ben Chaplin et Peter Sarsgaard, le comédien français Zinedine Soualem ou la comédienne allemande Léonie Benesch (déjà vue et apprécie dans « La Salle des Profs »). Mais je vais faire une petite mention spéciale à John Magaro, dans le rôle du chef d’orchestre de la régie Geoff Mason. Il est au centre de l’action, donc du film, et il compose parfaitement un personnage tiraillé en permanence entre l’urgence et l’éthique. L’éthique, c’est au final le sujet central du film, au-delà des évènements historiques. La prise d’otage en elle-même, le fiasco total de la police allemande, tout cela est bien connu. Mais là, on se retrouve devant une rédaction sportive, habituée certes au direct, mais pas çà ce genre de direct. Située à 200m de la prise d’otage, elle insiste logiquement pour couvrir les évènements, mais elle n’est pas préparée pour de l’information en continue en situation de crise. Toutes les questions éthiques vont les percuter de front : spoiler: Faut-il filmer les preneurs d’otage ? Faut-ils filmer les otages ? Et en cas d’exécution, que peut-on montrer ? Quelles précautions sémantiques faut-il prendre pour désigner le commando ? Les journalistes d’ABC courent après les infos, testent les limites de la déontologie (en déguisant un technicien en athlète, en lui fabriquant un faux badge pour l’infiltrer dans un village olympique bouclé), ils doivent composer avec les chaines concurrentes, avec les annonceurs, avec la direction de la chaine. Et puis surtout, à partir de combien de sources fiables peut-on délivrer un scoop, et qu’est qu’une source fiable dans un pays qu’on ne connait pas et dont aucun journaliste ne connait la langue ? Baisser la caméra, taire une information, dans la précipitation des évènements certains choix sont discutables, certains auront (peut-être, on ne le saura jamais) été funestes. Quand ils montrent en direct des policiers allemands monter sur les toits pour préparer un assaut, ils ne réalisent que trop tard que les terroristes regardent eux aussi ABC. J’avoue que pendant cette scène précise, j’étais assez atterrée de ne pas les voir réagir.
« 5 Septembre » est un film qui parlent essentiellement de l’information en continue à une époque où on n’en faisait pas. Mais qui peut dire qu’aujourd’hui toutes ces questions éthiques ont été digérées et solutionnées ? Quand on voit comment certaines chaines françaises se sont comportées en 2015 on se dit que ce film, qui se déroule il y a 52 ans, est sacrément pertinent. « 5 Septembre » est un très bon film qui pose des questions essentielles, c’est un film qui doit questionner au-delà des journalistes, il doit questionner tous les spectateurs potentiels que nous sommes. Je le recommande plus que chaudement.
Perchman.fr
Perchman.fr

25 abonnés 385 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2025
D'abord, je n'avais jamais entendu parler de cette horrible histoire. Et puis grâce à un scénario saisissant, on est totalement plongé dans ce drame. C'est passionnant, c'est plein de tension malgré quelques longueurs ici et là.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 février 2025
Ce n’est clairement pas la mise en scène la plus élaborée car elle est assez coincée par son sujet, mais ce dernier est suffisamment passionnant pour tenir en haleine au moins 1h30. J’en redemanderais une heure de plus même.
selenie

7 460 abonnés 6 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2025
Le film mix les images d'archives à un docu-ciné dont le grain adéquat se marie à merveille avec les archives et accentue ainsi l'immersion dans les heures terribles de cet attentat. Le film est particulièrement intéressant car il interroge le rôle des journalistes, mais surtout de la télévision dans les événements en temps de crise alors que les forces de l'ordre tentent de travailler en sous-marin. Ainsi on voit bien que les journalistes sont engoncés dans la course à l'audimat au risque de saboter les efforts de sauvetage et d'intervention. En France, on pense très fort aux effets catastrophiques de certaines action de journalistes lors des attentats de 2015. Le film montre et démontre parfaitement les effets nuisibles et dangereux de certaines décisions journalistiques, car oui en effet les terroristes regardent aussi la télévision. Tim Fehlbaum signe un thriller psycho-journalistique passionnant, aussi prenant que anxiogène, même si on reste peut-être trop en retrait des événements finalement ; on aurait aussi pu suivre ceux qui sont allés sur le tarmac aussi. La question du huis clos se pose donc là. Néanmoins, c'est un film historiquement réaliste doté d'une authenticité qui est à saluer. A conseiller.
Site : Selenie.fr
ENVIE DE POISSON
ENVIE DE POISSON

15 abonnés 42 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2025
Très belle image années 70
Avec du grain
Et il y a du suspens
(enfin pour moi surtout j'avais un doute sur le dénouement)
Par contre le montage est très rapide
Le film paraît court
Trop court ?
Il y a toute une mécanique dans la réalisation qui se met en place pour fabriquer à tout prix de l'intensité et du drama
ça se voit trop
Et c'est agaçant
Les acteurs ont tout le temps les sourcils froncés et des mines tellement graves
Il sont bons
Mais vraiment américains
ça me fait penser à leur fameux "great !" mais inversé
Tout est trop
Mais heureusement
Heureusement
Il y a 2 acteurs
Non américains justement
Le franco-algérien Zinedime Soualem
Jeu très sobre
Et qui réagit comme je pense on réagit dans ces moments là
On a du mal à se rendre compte
Même si on reste particulièrement appliqué dans son boulot
Mais c'est tout
On se permet même une remarque sur la bouffe allemande
Et l'autre actrice
C'est l'allemande Leonie Benesch
Qui est juste impeccable
Son personnage de traductrice est tellement crédible
Sérieuse et hyper pro dans l'attitude
Un jeu tout en retenu et intérieur
Qui fait malgré tout imaginer ses sentiments
Pareil ça semble très réaliste
Donc 5 septembre
Malgré ce désir forcené dans la réalisation à le faire ressembler à une série américaine à suspens
Est très prenant
Intéressant
Grâce surtout à tous ses comédiens
CYPRIEN Veyret
CYPRIEN Veyret

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2025
Super film qui retrace bien ce qui c’est passé. Il nous montre bien les enjeux politiques de l’époque, le besoin de tout voir… super film !!
Goéland
Goéland

39 abonnés 201 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2025
Le film nous fait revivre la journée du 5 septembre 1972 du point de vue de l’équipe des sports de la chaîne de télévision ABC. Cette équipe avait ses bureaux dans le village olympique, là où les terroristes palestiniens de « Septembre » avaient pris en otage 13 athlètes israéliens. Le chef des sports, sentant qu’il était sur un « gros coup » a refusé de passer la main aux généralistes d’ABC et a mis son équipe sous la tension et l’adrénaline du direct. La mise en scène, nerveuse, brutale même parfois, met bien en valeur la sidération de cette journée, l’inventivité des techniciens, des journalistes, les dilemmes du direct. Nous avions oublié l’incroyable incompétence de la police allemande, la panique générale, l’incurie, bien peu conformes au prétendu sens de l’organisation germanique.
La distribution est inégale, Peter Sarsgaard, en chef des sports, cabotine trop mais John Magaro et Leonie Benesch, déjà excellente dans « Salle des profs », sont très bons.
Pierre842
Pierre842

42 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2025
C'était très intéressant de voir les événements de l'attaque terroriste pendant les jeux olympiques à Munich du côté de la couverture des médias.
Un film sur tension du début jusqu'à la fin. Où la chaîne ABC fait la retransmission en direct de cette prise d'otages.
Cela montre jusqu'où on peut montrer certaines images diffusées dans le monde entier.
Vador Mir

305 abonnés 999 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2025
Une tension bien menée, un angle intéressant pour cette page de l'Histoire à connaitre. Des acteurs excellents.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 196 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2025
Film intéressant rien que pour connaître ce fait tragique avec des détails de surcroit. On suit donc une équipe de tv sportive américaine ABC qui va être au centre du monde médiatique avec tout ce que cela peut comporter entre tout montrer ou non, balancer des infos avant les autres au risque d'erreur énorme...cela tourne comme un documentaire sur cette tragédie. On connait malheureusement la fin de cette histoire (quoique j'ai eu un doute) qui rend ce film forcément émouvant.
NOTE : 7/10
Kevin Ngn
Kevin Ngn

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2025
900 millions de spectateurs étaient devant leur téléviseur ce 5 septembre lors de la prise d'otage des JO de Munich. Si le film de Spielberg s'interraissait plus aux victimes et preneur d'otage, ici le metteur en scène prefere s'intéresser aux journalistes d'ABC couvrant en direct pour la première fois un acte terroriste. On en arrive bien sur à se poser les questions de ce que l'on doit ou pas montrer à la TV puisque les familles des victimes regardent aussi. La relation entre le voyeurisme, la recherche de la vérité passant parfois derrière la nécessité d'avoir le scoop. On pense aussi à BFMTV durant de la prise d'otage au super casher qui pour avoir un scoop montrait comment la police comptait entrer dans le magazin offrant ainsi aux terroriste des infos qu'ils n auraient pas du connaître. On remarque aussi dans ce film qu'à l'époque le digital n existait pas donc les journalistes devaient faire preuve d'invention pour couvrir au maximum la prise de otage. Très bon film.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2025
5 septembre… 1972, date de la prise d’otages des sportifs israéliens par des terroristes palestiniens lors des jeux olympiques de Munich. Les premiers JO diffusés en direct. Et justement, tout est vécu de la régie de la télévision américaine ABC située tout prêt du village olympique (ils entendent les premiers coups de feux). Les images d’archives se mêlent au film, tourné avec le grain de l’époque. Un temps où tout fonctionne en analogique : il faut développer les pellicules de l’équipe du village, communiquer via des talkies-walkies, on bricole un téléphone pour passer quelqu’un à l’antenne… Dingue.

A-t-on fait un film plus immersif et stressant ? Je n’en ai jamais vu de ce niveau, c’est remarquablement bien fait, on vit le récit seconde par seconde. La magie du cinéma c’est aussi ça. Et pas que : la dimension historique de l’événement affleure par moment, le dilemme moral de l’information aussi. Une réussite totale.
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mat niro

467 abonnés 2 169 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2025
Toujours vérifier ses sources avant de sortir une information, c'est un peu le code de déontologie de ces journalistes couvrant les JO de Munich en 1972. Troublant de réalisme, ce "petit" film nerveux et rythmé au sein de la chaine sportive ABC revient sous la forme d'un huis clos sur la prise d'otage d'athlètes israéliens par les terroristes palestiniens de "Septembre noir". On ne peut s'empêcher de penser au "Munich" (2005) de Steven Spielberg. Ici, le format cout (1h 35) renforce le sentiment d'oppression devant la reconstitution de cette "cellule de crise" face à l'impensable aux yeux du monde. L'atmosphère de l'époque est très bien retracée et interroge sur le métier de journaliste. Un ensemble dont on connait la fin mais qui s'avère rudement efficace.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2025
"Informer. Un devoir aussi ardu que délicat lorsque la morale entre en contradiction avec l’éthique journalistique. 5 Septembre tente de restituer ce dilemme à l’écran, avec le massacre de Munich lors des Jeux olympiques de 1972 comme point d’ancrage. Dans un huis clos captivant au cœur des coulisses de l’équipe d’ABC Sports, Tim Fehlbaum martèle, avec insistance, le processus qui mène une information à sa diffusion, pour le meilleur comme pour le pire."

"Tout l’intérêt de revenir sur ce drame se situe là, dans ses interactions en direct. Il s’agissait également de la première diffusion de ce genre de cataclysme à l’antenne, d’où la crise autour de cette course effrénée à l’information, aux scoops. Déjà à court d’aspirine, les têtes pensantes éprouvent des difficultés dans la réalisation, c’est pourquoi Tim Fehlbaum fait un peu le tour des différents services impliqués dans la diffusion, allant de l’électricien aux monteurs. Il s’agit là d’une démonstration tout à fait rigoureuse des compétences nécessaires, dans un souci de coordination et de précision. Vivants partageait les mêmes motivations, mais échouait à représenter les motivations et la cohésion des reporters avec efficacité. Le film fait donc valoir ses atouts en termes de rythme et de cohérence pour que le spectateur s’en empare à la sortie de la séance. On reprochera surtout à 5 Septembre de manquer de subtilité dans son élan pédagogique sur la complexité d’un métier qui ne dispose pas toujours du recul nécessaire pour satisfaire ses devoirs."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Ismael
Ismael

127 abonnés 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2025
A première vue, les limites de 5 Septembre sautent aux yeux, notamment si on le compare au célèbre Munich de Spielberg: un budget limité, un décor réduit à un studio télé, pas de comédiens connus et une durée minimale (1h30). Mais Tim Fehlbaum parvient pourtant à transformer ces limites en atouts et à rendre son film passionnant. Tout d'abord, en choisissant d'en faire un huis clos. En effet, tout ou presque se passe à l'intérieur d'un studio de télévision. Le film relate la véritable histoire tragique et sanglante de la prise d'otage israéliens, par un commando palestinien le 5 septembre 1972. Mais l'originalité c'est que tout est raconté du point de vue de la chaîne de télé ABC News qui, pour la première fois de l'histoire de la télé, avait capturé et diffusé ce type d’événement en direct.

Ce qui est trés réussi dans 5 septembre, c'est la façon dont le film reste fidèle à son style minimaliste et trés documentaire en refusant tous les compromis avec un cinéma disons plus mainstream. Dans 5 septembre, vous n'entendrez pas de bons mots ni de réparties cinglantes. On n'y trouve pas d'avantage d'humour ou de bons sentiments. D'avantage qu'un film à vocation grand public, on a véritablement l'impression de vivre une expérience de l'intérieur, comme une immersion à la fois dans un milieu, mais aussi dans une époque dont nous ne sommes pas -pour la plupart- familiers. Et à ce niveau le film est trés réaliste, hautement téchnique et même assez austère. Le fait que les événements semblent vécus quasiment en temps réel (en réalité ce n'est pas tout à fait le cas puisque la prise d'otage a duré 21h et le film seulement 1h30, mais il parvient à donner cette impression ) renforce ce réalisme. Quand aux comédiens ils sont trés bons. Le côté un peu froid et austère de Peter Saargaard, font de lui un excellent choix pour le rôle du rédacteur en chef.

Puis, au delà du film, c'est peut être finalement le fond du récit qui impressionne le plus. Notamment quand on voit le professionnalisme et le dévouement déployés par l'équipe de télévision pour faire face à la situation exceptionnelle. Je ne sais pas si cet aspect a été idéalisé pour les besoins du film, mais dans tous les cas il peut servir de modèle à beaucoup de boites en France, et pas seulement dans l'audiovisuel.
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