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Perchman.fr
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3,5
Publiée le 7 février 2025
D'abord, je n'avais jamais entendu parler de cette horrible histoire. Et puis grâce à un scénario saisissant, on est totalement plongé dans ce drame. C'est passionnant, c'est plein de tension malgré quelques longueurs ici et là.
Ce n’est clairement pas la mise en scène la plus élaborée car elle est assez coincée par son sujet, mais ce dernier est suffisamment passionnant pour tenir en haleine au moins 1h30. J’en redemanderais une heure de plus même.
Le film mix les images d'archives à un docu-ciné dont le grain adéquat se marie à merveille avec les archives et accentue ainsi l'immersion dans les heures terribles de cet attentat. Le film est particulièrement intéressant car il interroge le rôle des journalistes, mais surtout de la télévision dans les événements en temps de crise alors que les forces de l'ordre tentent de travailler en sous-marin. Ainsi on voit bien que les journalistes sont engoncés dans la course à l'audimat au risque de saboter les efforts de sauvetage et d'intervention. En France, on pense très fort aux effets catastrophiques de certaines action de journalistes lors des attentats de 2015. Le film montre et démontre parfaitement les effets nuisibles et dangereux de certaines décisions journalistiques, car oui en effet les terroristes regardent aussi la télévision. Tim Fehlbaum signe un thriller psycho-journalistique passionnant, aussi prenant que anxiogène, même si on reste peut-être trop en retrait des événements finalement ; on aurait aussi pu suivre ceux qui sont allés sur le tarmac aussi. La question du huis clos se pose donc là. Néanmoins, c'est un film historiquement réaliste doté d'une authenticité qui est à saluer. A conseiller. Site : Selenie.fr
Très belle image années 70 Avec du grain Et il y a du suspens (enfin pour moi surtout j'avais un doute sur le dénouement) Par contre le montage est très rapide Le film paraît court Trop court ? Il y a toute une mécanique dans la réalisation qui se met en place pour fabriquer à tout prix de l'intensité et du drama ça se voit trop Et c'est agaçant Les acteurs ont tout le temps les sourcils froncés et des mines tellement graves Il sont bons Mais vraiment américains ça me fait penser à leur fameux "great !" mais inversé Tout est trop Mais heureusement Heureusement Il y a 2 acteurs Non américains justement Le franco-algérien Zinedime Soualem Jeu très sobre Et qui réagit comme je pense on réagit dans ces moments là On a du mal à se rendre compte Même si on reste particulièrement appliqué dans son boulot Mais c'est tout On se permet même une remarque sur la bouffe allemande Et l'autre actrice C'est l'allemande Leonie Benesch Qui est juste impeccable Son personnage de traductrice est tellement crédible Sérieuse et hyper pro dans l'attitude Un jeu tout en retenu et intérieur Qui fait malgré tout imaginer ses sentiments Pareil ça semble très réaliste Donc 5 septembre Malgré ce désir forcené dans la réalisation à le faire ressembler à une série américaine à suspens Est très prenant Intéressant Grâce surtout à tous ses comédiens
Le film nous fait revivre la journée du 5 septembre 1972 du point de vue de l’équipe des sports de la chaîne de télévision ABC. Cette équipe avait ses bureaux dans le village olympique, là où les terroristes palestiniens de « Septembre » avaient pris en otage 13 athlètes israéliens. Le chef des sports, sentant qu’il était sur un « gros coup » a refusé de passer la main aux généralistes d’ABC et a mis son équipe sous la tension et l’adrénaline du direct. La mise en scène, nerveuse, brutale même parfois, met bien en valeur la sidération de cette journée, l’inventivité des techniciens, des journalistes, les dilemmes du direct. Nous avions oublié l’incroyable incompétence de la police allemande, la panique générale, l’incurie, bien peu conformes au prétendu sens de l’organisation germanique. La distribution est inégale, Peter Sarsgaard, en chef des sports, cabotine trop mais John Magaro et Leonie Benesch, déjà excellente dans « Salle des profs », sont très bons.
C'était très intéressant de voir les événements de l'attaque terroriste pendant les jeux olympiques à Munich du côté de la couverture des médias. Un film sur tension du début jusqu'à la fin. Où la chaîne ABC fait la retransmission en direct de cette prise d'otages. Cela montre jusqu'où on peut montrer certaines images diffusées dans le monde entier.
Film intéressant rien que pour connaître ce fait tragique avec des détails de surcroit. On suit donc une équipe de tv sportive américaine ABC qui va être au centre du monde médiatique avec tout ce que cela peut comporter entre tout montrer ou non, balancer des infos avant les autres au risque d'erreur énorme...cela tourne comme un documentaire sur cette tragédie. On connait malheureusement la fin de cette histoire (quoique j'ai eu un doute) qui rend ce film forcément émouvant. NOTE : 7/10
900 millions de spectateurs étaient devant leur téléviseur ce 5 septembre lors de la prise d'otage des JO de Munich. Si le film de Spielberg s'interraissait plus aux victimes et preneur d'otage, ici le metteur en scène prefere s'intéresser aux journalistes d'ABC couvrant en direct pour la première fois un acte terroriste. On en arrive bien sur à se poser les questions de ce que l'on doit ou pas montrer à la TV puisque les familles des victimes regardent aussi. La relation entre le voyeurisme, la recherche de la vérité passant parfois derrière la nécessité d'avoir le scoop. On pense aussi à BFMTV durant de la prise d'otage au super casher qui pour avoir un scoop montrait comment la police comptait entrer dans le magazin offrant ainsi aux terroriste des infos qu'ils n auraient pas du connaître. On remarque aussi dans ce film qu'à l'époque le digital n existait pas donc les journalistes devaient faire preuve d'invention pour couvrir au maximum la prise de otage. Très bon film.
5 septembre… 1972, date de la prise d’otages des sportifs israéliens par des terroristes palestiniens lors des jeux olympiques de Munich. Les premiers JO diffusés en direct. Et justement, tout est vécu de la régie de la télévision américaine ABC située tout prêt du village olympique (ils entendent les premiers coups de feux). Les images d’archives se mêlent au film, tourné avec le grain de l’époque. Un temps où tout fonctionne en analogique : il faut développer les pellicules de l’équipe du village, communiquer via des talkies-walkies, on bricole un téléphone pour passer quelqu’un à l’antenne… Dingue.
A-t-on fait un film plus immersif et stressant ? Je n’en ai jamais vu de ce niveau, c’est remarquablement bien fait, on vit le récit seconde par seconde. La magie du cinéma c’est aussi ça. Et pas que : la dimension historique de l’événement affleure par moment, le dilemme moral de l’information aussi. Une réussite totale. > Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Toujours vérifier ses sources avant de sortir une information, c'est un peu le code de déontologie de ces journalistes couvrant les JO de Munich en 1972. Troublant de réalisme, ce "petit" film nerveux et rythmé au sein de la chaine sportive ABC revient sous la forme d'un huis clos sur la prise d'otage d'athlètes israéliens par les terroristes palestiniens de "Septembre noir". On ne peut s'empêcher de penser au "Munich" (2005) de Steven Spielberg. Ici, le format cout (1h 35) renforce le sentiment d'oppression devant la reconstitution de cette "cellule de crise" face à l'impensable aux yeux du monde. L'atmosphère de l'époque est très bien retracée et interroge sur le métier de journaliste. Un ensemble dont on connait la fin mais qui s'avère rudement efficace.
"Informer. Un devoir aussi ardu que délicat lorsque la morale entre en contradiction avec l’éthique journalistique. 5 Septembre tente de restituer ce dilemme à l’écran, avec le massacre de Munich lors des Jeux olympiques de 1972 comme point d’ancrage. Dans un huis clos captivant au cœur des coulisses de l’équipe d’ABC Sports, Tim Fehlbaum martèle, avec insistance, le processus qui mène une information à sa diffusion, pour le meilleur comme pour le pire."
"Tout l’intérêt de revenir sur ce drame se situe là, dans ses interactions en direct. Il s’agissait également de la première diffusion de ce genre de cataclysme à l’antenne, d’où la crise autour de cette course effrénée à l’information, aux scoops. Déjà à court d’aspirine, les têtes pensantes éprouvent des difficultés dans la réalisation, c’est pourquoi Tim Fehlbaum fait un peu le tour des différents services impliqués dans la diffusion, allant de l’électricien aux monteurs. Il s’agit là d’une démonstration tout à fait rigoureuse des compétences nécessaires, dans un souci de coordination et de précision. Vivants partageait les mêmes motivations, mais échouait à représenter les motivations et la cohésion des reporters avec efficacité. Le film fait donc valoir ses atouts en termes de rythme et de cohérence pour que le spectateur s’en empare à la sortie de la séance. On reprochera surtout à 5 Septembre de manquer de subtilité dans son élan pédagogique sur la complexité d’un métier qui ne dispose pas toujours du recul nécessaire pour satisfaire ses devoirs."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
A première vue, les limites de 5 Septembre sautent aux yeux, notamment si on le compare au célèbre Munich de Spielberg: un budget limité, un décor réduit à un studio télé, pas de comédiens connus et une durée minimale (1h30). Mais Tim Fehlbaum parvient pourtant à transformer ces limites en atouts et à rendre son film passionnant. Tout d'abord, en choisissant d'en faire un huis clos. En effet, tout ou presque se passe à l'intérieur d'un studio de télévision. Le film relate la véritable histoire tragique et sanglante de la prise d'otage israéliens, par un commando palestinien le 5 septembre 1972. Mais l'originalité c'est que tout est raconté du point de vue de la chaîne de télé ABC News qui, pour la première fois de l'histoire de la télé, avait capturé et diffusé ce type d’événement en direct.
Ce qui est trés réussi dans 5 septembre, c'est la façon dont le film reste fidèle à son style minimaliste et trés documentaire en refusant tous les compromis avec un cinéma disons plus mainstream. Dans 5 septembre, vous n'entendrez pas de bons mots ni de réparties cinglantes. On n'y trouve pas d'avantage d'humour ou de bons sentiments. D'avantage qu'un film à vocation grand public, on a véritablement l'impression de vivre une expérience de l'intérieur, comme une immersion à la fois dans un milieu, mais aussi dans une époque dont nous ne sommes pas -pour la plupart- familiers. Et à ce niveau le film est trés réaliste, hautement téchnique et même assez austère. Le fait que les événements semblent vécus quasiment en temps réel (en réalité ce n'est pas tout à fait le cas puisque la prise d'otage a duré 21h et le film seulement 1h30, mais il parvient à donner cette impression ) renforce ce réalisme. Quand aux comédiens ils sont trés bons. Le côté un peu froid et austère de Peter Saargaard, font de lui un excellent choix pour le rôle du rédacteur en chef.
Puis, au delà du film, c'est peut être finalement le fond du récit qui impressionne le plus. Notamment quand on voit le professionnalisme et le dévouement déployés par l'équipe de télévision pour faire face à la situation exceptionnelle. Je ne sais pas si cet aspect a été idéalisé pour les besoins du film, mais dans tous les cas il peut servir de modèle à beaucoup de boites en France, et pas seulement dans l'audiovisuel.
Bon thriller on sent que ce n’est pas un film à grand budget mais c’est ce qu’il fait son charme. Le suspense y est présent de bout en bout et surtout un regard sur le journalisme de tragédie