Scarface
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 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2014
Ce polar vaut surtout pour la révélation de son personnage principal: Tony Camonte. Truand ambitieux, mais homme possessif et fragile, cette figure nuancée et charismatique fascine. Paul Muni est impeccable dans le rôle et participe grandement à la force du film. Quant à la limite de cette première version de "Scarface", elle réside essentiellement dans une opposition" truands-flics" banale et peu développée. On regrette aussi que la relation entre Camonte et sa sœur ne soit pas plus évoquée, tant les scènes entre les deux sont passionnantes, comme par exemple lors des dernières minutes. Un très bon polar, singulier, qui mérite donc son statut de film culte.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2016
Très bon film de gangster, encore aujourd'hui, "Scarface" m'a beaucoup plu, l'action violente est très présente, la fameuse Thompson également, des jolies filles, des bandits en costumes, une très bonne histoire et un méchant charismatique. Je suis impressionné par les moyens mis en oeuvre à l'époque ! Pour un film de 1932, il décape ! Quelques effets spéciaux ont vieilli, mais le film n'a pas perdu de sa superbe. Très bonne interprétations, beaucoup de fusillades et pas d'ennui !
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2019
C’est extraordinaire, je ne pensais pas qu’un film de 1932 dont en plus on connais les grandes lignes de l’histoire avec le remake culte de Brian De Palma m’enthousiasmerait autant. Déjà je ne pensais pas que ce dernier s’en inspirait autant. Mise à part les origines de Tony voyou expulsé de cuba dans le remake tout est déjà dans le film de Hawks, mais de manière plus dense. Malgré son introduction qui demande au gouvernement d’agir contre la criminalité, Scarface montre à quelle point la réussite et l’argent à tout prix érigées en valeurs suprêmes font bon ménage avec le monde des gangsters. Pour le personnage de Tony le crime est un moyen comme un autre d’atteindre l’argent qui donne le pouvoir,le luxe mais aussi les femmes. Paul Muni dans le rôle titre s’installe au panthéon des plus grands gangster du cinéma. Pour un film de cette époque les scènes de poursuites sont bluffantes, l’ambiance film noir est extraordinaire et le film a le bon goût de ne jamais tomber dans le bien pensant. C’est un chef-d’œuvre absolu.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2021
Un polar mythique inspiré de faits réels, réalisé par Howard Hawks en 1933. Ce Film de gangsters nous conte l'histoire de Tony Camonte (alias Scarface : le balafré), homme de main, garde du corps et porte-flingue de la Pègre à Chicago, durant les folles années de la prohibition.
Apologie ou dénonciation du gangstérisme régnant sur le traffic d'arme et d'alcool ? Howard Hawks démontre, avec une mise en scène efficace, l'inaction des services de police qui compte les points (et les morts) dans la sanglante guerre de territoirs que se livrent les gangs. Il nous offre de bons dialogues, un excellent film d'action avec énormément de fusillades et même quelques bribes d'humour.
Si Pacino est monstrueux dans la version de Brian De Palma, Paul Muni est aussi excellent dans la peau de ce Tony des années 20.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2016
Avant, bien avant le cultissime "Scarface" version De Palma, il y avait la première adaptation datant de 1932 et l'oeuvre du grand Howard Hawks. Totalement méconnu à l'heure d'aujourd'hui, ce métrage surprenant est l'un des tout premier mettant en scène des gangsters et surtout est d'une violence et d'une brutalité plus que rares à cette époque. On se rend tout simplement compte après visionnage que l'on a affaire au maître-étalon du genre et l'on comprend mieux d'où sont sortis les "Parrain", "Incorruptibles" et consort. Pour ne rien gâter, le réalisateur nous offre en outre une image d'une incroyable limpidité, l'ensemble est vraiment beau et il pu s'appuyer sur son acteur vedette, Paul Muni, pour une prestation surprenante et particulièrement classe. Si pour ma part, aujourd'hui, j'estime qu'il souffre de la comparaison d'avec son remake, il n'en reste pas moins un film provocateur et très réussi sur tous les plans, on regrettera quelques scènes inutiles, un rythme quelque peu haché et un final décevant et loin d'être épique à contrario de la fin tragique d'Al Pacino. Un grand film à découvrir.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2017
Rarement un film n'eut autant maille à partir avec la censure que "Scarface". Produit par l’excentrique Howard Hughes, le long-métrage mit deux ans à sortir en salles, accusé de glorifier la figure du gangster . Le producteur se vit même obligé de rajouter un carton introductif très moralisateur exhortant le gouvernement américain à faire quelque chose pour endiguer le phénomène de criminalité. Du côté du public, l'accueil n'est pas au beau fixe non plus ; le film se voyant vilipendé pour sa violence extrême (pour l'époque!). Le résultat n'en constitue pas moins un incontournable du grand Howard Hawks. le fleuron du genre, père spirituel des Scorsese, Coppola et surtout De Palma qui en réalisa un célèbre "remake" au début des années 1980. Au niveau formel, l'inventivité du cinéaste est sans pareil et se traduit par des poursuites spectaculaires et surtout un jeu d'ombres fabuleux. Un portrait passionnant rondement mené par un charismatique Paul Muni. Indispensable, largement supérieur à celui de De Palma.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 août 2018
Classique du film de gangsters des années 30, Scarface est un film qui a un peu vieilli par certains aspects (jeu des acteurs un peu daté, bande sonore où les bruits d’ambiances sont peu présents dans les séquences de dialogues …) mais qui reste malgré tout très intéressant à regarder pour sa vision du gangstérisme régnant à cette époque et par le talent d’Howard Hawks pour jouer avec la censure. En effet, le Code Hays, même s’il ne sera réellement mis en application que deux ans plus tard, est déjà plus ou moins rédigé et commence à faire sentir son poids. Le cinéaste arrive malgré cela à évoquer de multiples fusillades soit en les montrant véritablement soit (et c’est le plus intéressant) en les suggérant par différents moyens spoiler: (l’ombre chinoise tirant hors-champ dans la première séquence, le calendrier qui défile superposé sur un pistolet enchaînant les coups de feu, la mort de Gaffney illustré par les quilles tombant au bowling…)
. Ainsi, malgré la légère touche comique apportée par le personnage du secrétaire de Camonte (un ancêtre des sidekicks comiques qui apparaîtront dans les années 80 et 90), Hawks réussit donc à montrer toute la dureté des gangsters (au point où la censure, ayant peur que le film renvoie une image positive de ce type de personnage, fit ajouter un texte d’introduction pour souligner la volonté du film d'être un signal d’alarme face à ce fléau et poussa la production à tourner une fin alternative qui ne fut finalement pas utilisée) avec une violence assez poussée pour l’époque (mais légère par rapport aux critères du XXIème siècle) et ose même suggérer une liaison incestueuse entre Tony et sa sœur (Hawks voyant ce film comme une adaptation de la vie des Borgia), évocation très culottée dans une Amérique de plus en plus pudibonde. Scarface est donc un classique du film de gangsters qu’il ne faut pas oublier malgré la célébrité du remake qu’en a tiré cinq décennies plus tard Brian De Palma.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2012
Considéré comme le vrai fondateur du film de gangsters, l'oeuvre de Hawks raconte l'ascension d'un truand italien et ses excès qui le conduiront à sa chute. Tout est maîtrisé, excepté le scénario classique ; la mise en scène, les acteurs ( avec Karloff dans un petit rôle ) et surtout la photographie qui donne une âme à l'image en jouant avec les ombres. Hawks a réussi, pour le début des années 30, à rendre un film assez violent, par les gestes et le physique parfois grossier des personnages. Un chef d'oeuvre, d'autant qu'il a été tourné en pleine Prohibition, ce qui ne fait que le rendre plus fidèle à son contexte.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2011
Aujourd'hui, la version de De Palma est bien plus célèbre que ce premier "Scarface", sorti en 1932 durant la vague des films de gangsters. Il reste néanmoins d'un intérêt certain, ne serait-ce que parce que tourné avant la mise en place du code Hays, et donc assez violent. On y retrouve un Paul Muni en pleine forme dans le rôle du gangster mégalo, et plusieurs passages directement inspirés de faits divers réels (le massacre de la St Valentin notamment). Le montage et le scénario sont plutôt efficace, cependant il faut bien remarquer que les personnages bénéficient d'un traitement plus approfondis dans la version de 1983. A découvrir toutefois.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2018
Un classique du cinéma, sentant le roman noir et l'intrigue mafieuse, dans son format noir et blanc de toute beauté (les ombres ont été travaillées pour un esthétisme réussi) et avec une interprétation digne des planches de théâtre. Cependant, le film m'a paru (subjectivement) long et plat à certains moments, notamment au début où, entre dix dialogues pour savoir toujours qui a doublé qui, on se prend à rêver des mitraillettes et des poursuites en voitures qui n'arriveront qu'à la fin. La fin d'ailleurs possédait deux versions, et heureusement la plus dynamique a été conservée : autrement, on voyait notre cher gangster se faire traîner au tribunal et être pendu, mais dans une fin des plus longuette et molle. On ne regrette pas la fin à laquelle on assiste ! On se prend à essayer de deviner qui se fera pincer par la police, qui voudra descendre qui, et les relations tendues qui se renversent en une seconde sont alors de vrais atouts du suspens jusqu'à la dernière seconde. Le tintamarre des mitraillettes est soutenu à la fin, on en a pour notre attente ! Seulement dommage que le film se disperse un peu en longueurs ponctuelles, car si l'on n'est pas un aficionado du genre, on risque de décrocher quelques fois. Autrement, un très bon polar noir qui a instauré le genre du film du point de vue du mafieux, très en vogue depuis !
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2016
Un film noir dans les règles de l'art qui n'a pas à pâlir de l'inévitable comparaison avec l'oeuvre de Brian De Palma. Indéniablement moins politique, moins luxuriant, un polar loin d'être académique, sombre et violent comme il se doit dans lequel Paul Muni est vraiment excellent. Vraiment agréable.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2014
Classique du film de gangsters, qui a fortement inspiré le film de De Palma, "Scarface" se pose en précurseur du genre. Finalement très contemporain dans sa construction, le film semble avoir posé les codes du genre. L'anti-héros, joué par Paul Muni, ne manque pas de charisme et se révèle être un personnage marquant. L'ascension puis la chute d'un malfrat donne lieu à des moments d'anthologie, magnifiés par la mise en scène parfaite de Howard Hawks.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2021
Scarface (1932) est un modèle d’efficacité qui offre au polar ses lettres de noblesse. La mise en scène d’Howard Hawks, dynamique et fluide, nous emporte pendant une heure et demie et fait de nous les complices de Carmonte, figure du mal absolu en ce qu’il ne recule devant rien pour obtenir ce qu’il veut, figure de séducteur également qui ravit la femme de son mentor, toujours sans scrupules. Aussi le long métrage présente-t-il l’intérêt d’être écartelé entre une prétendue dénonciation des agissements de la mafia, exposée longuement en ouverture par des panneaux textuels, et une fascination pour ledit Carmonte dont le visage demeure angélique malgré la balafre. Hawks semble se délecter de son effronterie au point d’en faire une icône, un symbole de rébellion contre une autorité publique impuissante et d’amoureux fou qui refuse de voir sa sœur dans les bras d’un autre. La clausule tend presque au martyre, le héros refusant de se rendre pour, lors d’un ultime sursaut, affronter les hordes de pistolets qui lui font face. La dimension symbolique du film est accentuée par un travail de la composition des plans et notamment des ombres, Hawks veillant à inscrire sur l’image une grande croix à chaque meurtre en devenir, telle l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de ces crapules aveuglées par leur ascension fulgurante, et qui oublient que plus dure sera la chute. Le cinéaste n’en oublie pas l’humour, sa marque de fabrique, un humour cynique qui tire à terme vers le drame poignant quand le secrétaire succombe à la balle reçue. Une œuvre immense qui, presque cent ans après sa sortie, n’a rien perdu de sa superbe. Une référence dans le genre du film de gangsters qui semble avoir influencé Bertolt Brecht pour son personnage d’Arturo Ui dans la pièce de même nom (Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui, 1959).
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2020
J’ai beaucoup aimé cette version originale. Je ne suis pas du tout habitué à voir des films des années 30 et je dois dire que j’ai apprécié ce dépaysement. Il y a un charme nostalgique génial. Le style de ce cinéma en noir et blanc change. Alors certes, les dialogues sont un peu bateau, mais quand on les place dans cette œuvre qui a presque 90 ans, ce n’est pas choquant. Comme un voyage à remonter le temps cinématographique. Les acteurs aussi ont un jeu particulier qui va avec une autre époque. J’ai trouvé Paul Muni top. Il est certes un peu cliché sur les bords, mais incarne comme il se doit cette petite frappe de la mafia italienne. On aura aucune violence sanglante comme on peut en voir aujourd’hui. C’est beaucoup moins visible mais on sent qu’elle est présente. C’était d’ailleurs trop pour l’époque car le film a eu droit à son lot de censure. Le thème était sensible et ne plaisait pas à tout le monde. L’histoire est passionnante. L’assenions de Tony Camonte est prenante d’autant plus qu’il est charismatique. Il est beaucoup plus court (1h30) que celui des années 80 (2h45) et donc on va plus rapidement au but. Pour autant, cette condensation ne retire aucune qualité. C’est fascinant d’être plongé dans la quête de pouvoir d’un homme. Dans sa construction, et les événements majeurs ils sont proches, vous n’aurez donc pas beaucoup de surprise.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2016
Qui se souvient aujourd’hui qu’avant Tony Montana, il y avait Tony Camonte ? Car, on l’oublie trop souvent mais le "Scarface" de Brian de Palma est le remake (assez fidèle dans sa structure) d’un film signé Howard Hawks en 1932 et qui entendait dénoncer les dérives mafieuses de la pègre de Chicago (menée par un certain Al Capone surnommé… Scarface) et l’inertie gouvernementale face à la montée de ce fléau. A ce titre, le film est une vraie curiosité puisqu’il s’ouvre avec un carton qui harangue le gouvernement américain, accusé de laisser faire ces factions mafieuses et l’interrogeant frontalement sur les mesures envisagées pour y mettre un terme. Quel film aujourd’hui peut se vanter d’avoir été aussi loin dans l’interpellation frontale ? Le film ne fait, d’ailleurs, pas grand mystère concernant celui dont elle entend dénoncer les actes puisque, outre le titre évoquant le surnom d’Al Capone, il situe son intrigue à Chicago et nous montre le fameux meurtre de la Saint Valentin qui fut l’un des coups d’éclat du gangster. Et force est de constater que ce parti-pris en fait un exemple assez rare de représentation peu reluisante du milieu mafieux, qui se voit critiqué avec un premier degré auquel le grand écran ne nous a pas habitué depuis. On est loin de l’ambiguïté des films plus récents, voire même du remake de De Palma (où Tony était un peu réhabilité par son refus de tuer un enfant). Howard Hawks, lui, ne magnifie jamais son (anti)héros qu’il présente sous une facette certes flamboyante mais, surtout, pathétique dans son arrivisme immoral. Hawks n’hésite, d’ailleurs, pas à affubler son Tony Camonte de tous les défauts (voleur, menteur, tueur, jaloux, colérique, frimeur…), y compris les plus tabous. Ainsi, sa relation avec sa sœur frôle souvent avec l’inceste, même si ce traitement a, sans doute, été très édulcoré (Code Hayes oblige). Hawks le fait, certes, évoluer dans un milieu opulent où l’argent et le champagne coule à flots mais il n’oublie jamais de rappeler au spectateur les moyens employés par Camonte et son absence de scrupules, caché derrière ces costumes sue mesure. Ce qui sauve, d’ailleurs, l’intérêt du personnage, c’est l’interprétation de Paul Muni, qui ne nous laisse pas un instant de répit (avec son débit de mitraillette et ses mimiques incroyables) et qui n’a rien à envier au cabotinage d’Al Pacino, près de 50 ans plus tard. Le casting, est, d’ailleurs, l’un des points forts du film et aligne une galerie de vraies gueules de cinéma bourrés de classe, de Georges Raft en bras droit séducteur à Ann Dvorak en petite sœur délurée en passant par Karen Morley en trophée convoitée, Osgood Perkins en boss minable, Vince Barnett en secrétaire simplet ou encore Boris Karloff en rival. La mise en scène de Howard Hawks est, également, une réussite puisqu’il s’autorise quelques effets plutôt originaux (le temps qui passe au bruit des mitraillette, la mise en scène du meurtre de la Saint Valentin…) et parvient à faire ressentir la violence de l’époque, malgré la censure imposée. Tout au plus pourra-t-on lui reprocher une fin un peu trop vite expédiée ( spoiler: il faut dire que le film de l’époque avait un peu trop tendance à s’achever sur la mort du bad guy, suivie, quelques secondes après, du panneau THE END)
. C’est peu et, au vu de la qualité formelle et de la virulence de la charge, ce "Scarface" mérite vraiment d’être redécouvert aujourd’hui.
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