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Nico2
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5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Film qui scandalisa à sa sortie pour sa violence et le personnage principal, Scarface est un des plus grands films de gangsters jamais tournés. Rinaldo avec sa pièce est devenu un personnage culte du cinéma. Howard Hawks est un grand metteur en scène qui fut obligé de maltraiter son film (rajout du carton au début et tournage de la scène de réunion du conseil municipal), Paul Muni est formidable dans le rôle de Scarface. Une référence dans le genre.
La comparaison avec la version de De Palma est très pertinente tant les deux films se rejoignent et sont à la fois si différents. Pourtant, j'ai préféré la version de Howard Hawks. C'est un film extrêmement fort et lourd de conséquences qui sort dans un contexte difficiles (l'ère post Al Capone) contrairement au remake qui se positionne dans l'ère reaganne qui s'inscrit donc bien dans le moule. N'oublions pas qu'il sort aussi 10 ans avant Citizen Kane et ce premier Scarface dispose déjà de bien des atouts comme des personnages travaillés, une intrigue soignée qui tient en haleine, une mise en scène déjà en avance sur son temps et certaines scènes qui n'ont pas à pâlir devant la version de 1983. Ce que je préfère bien davantage à cette version est le personnage principal qui de mon point de vue est loin d'être aussi détestable que dans la version de De Palma tout en étant aussi immoral. Enfin, je mentionne le doublage français ou plutôt le redoublage qui est d'une qualité exceptionnelle avec des comédiens au top que vous prendrez plaisir à retrouver ici si vous aimez Matrix, Les Simpsons ou Game of Thrones. Un classique absolu !
LE film de gangsters. Les suiveurs n'arriveront jamais à égaler Hawks, tous ces Scorsese, De Palma et autres Coppola avec leurs «Affranchis», «Incorruptibles» ou «Parrain» (sans parler du remake). La mise en scène est brillante, l'interprétation excellente (Paul Muni et la belle Ann Dvorak en particulier), et le scénario est prenant, sans temps mort tout en restant pertinent et lucide sur la situation. Les auteurs firent même preuve d'un second degré certain, les personnages n'étant pas aussi caricaturaux que bien des autres films du genre. On est loin en effet du lyrisme grossier et du mauvais goût des réalisateurs précédemment cités. «Scarface», même si la censure le voyait différemment à l'époque, reste d'une sobriété bienvenue et n'en fait que mieux ressortir le tragique et la force du récit. D'ailleurs en parlant de censure, Hawks et le célèbre producteur Howard Hughes eurent fort à faire pour mener à bien leur «Scarface» en toute intégrité : aujourd'hui subsiste au début du film un carton moralisateur précisant que le long métrage est sensé dénoncer et non pas faire l'apologie du grand banditisme, tandis qu'une fin alternative (heureusement abandonnée) avait été tournée, où l'on voyait Tony Camonte se faire juger puis exécuter, à la place de sa mort plus romantique qu'avaient voulu les auteurs. L'influence de l'expressionnisme se fait sentir, en particulier celle de Fritz Lang, mais Howard Hawks a su créer une oeuvre plus personnelle en la replaçant dans le contexte de l'époque. Efficace tout en restant d'une qualité remarquable, le «Scarface» de Hawks et Hughes est un long métrage fascinant que ses successeurs ne surent faire oublier. Un classique intemporel. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Un grand classique du film de gangster réalisé de façon efficace et inspirée par Howard Hawks et qui introduit un schéma narratif devenu incontournable, à savoir l'ascension puis la chute du gangster. Comme l'indique le carton en introduction, le personnage de Tony Camonte n'est pas présenté comme un héros mais Hawks évite le manichéisme et le message sentincieux en ne l'enfonçant pas non plus. Le cinéaste se contente de dépeindre les actes crapuleux de son personnage et, si il introduit quelques passages de comédie, ce n'est pas par facilité mais dans le but de renforcer encore l'impact de son final. De manière générale, Hawks décrit des criminels peu instruits, violents et lâches. Si Scarface est longtemps différencié des autres par son sens de la répartie et le charisme de Paul Muni dans le rôle, il se révèle en fin de compte aussi minable que les autres, tyrannique avec sa soeur dont il provoque la mort et pour qui il a des sentiments clairement incestueux, détruisant tous ceux qui forment son entourage et terrifié par sa fin prochaine. Et comme l'avait prédit le policier au début du film, il fait comme tous les autres et gémit lorsque l'on vient pour l'arrêter.
Scarface est un film noir très solide, dominé par le charisme de Paul Muni. Regorgeant d'idées de mise en scène très originales, Scarface est évidemment un classique prouvant presque à lui seul tout le savoir-faire d'Howard Hawks.
La sortie du film coïncide avec la chute de Al Capone alors que le scénario s'inspire de manière à peine voilé au roi de la pègre en le ridiculisant quelque peu et qu'il met en cause directement les autorités pour leurs manques de résultats. Opportunisme ou film engagé rattrapé par l'histoire en tout cas il n'a pas grand chose à envier aux films modernes. Un film si marquant que les truands de l'époque se sont inspirés des tenus portées dans le film.
De Hawks, je n'avais vu que "The Big Sleep" un, incroyable, film noir, doté d'une mise en scène magnifique. Et Scarface semblait tout aussi intéressant, bien que la version de DePalma m'avait globalement laissé de marbre malgré ses qualités évidentes. Une fois le métrage terminé, il est indéniable que l'oeuvre créatrice est au dessus de la copie, et il semble impossible d'analyser l'un sans parler de l'autre.
Bien que la mise en scène de DePalma soit très personnelle, celle de Hawks est d'une beauté stupéfiante, et cela dès la première scène, un magnifique plan-séquence qui fait tout comprendre au spectateur en quelques minutes. Hawks arrive à rendre l'évolution dans les conflits, d'autorité ou amoureux, de manière visuelle et physique, à l'image du repas entre Tony, Lovo et Poppy, où Tony prend de plus en plus de place dans le cadre et lorsque que les deux hommes proposent du feu à Poppy elle se retrouve à devoir choisir, c'est vraiment très beau. Il y a aussi le motif de la croix qui annonce la mort, qui sera reprise de la même manière dans Vertigo de Hitchcock et The Departed de Scorsese, qui donne au film un ton fataliste.
L'écriture, bien que souffrant de quelques faiblesses, est excellente. Le carton qui ouvre le film est peut-être superflu, mais annonce clairement la volonté du film : faire réagir le gouvernement et la population sur la criminalité, mais aussi sur sa sacralisation par les médias. Le personnage de Tony Camonte, interprété par un Paul Muni hallucinant, fascine durant tout le métrage par son aura et sa démence.
Toutefois le film n'est pas exempt de défauts, sa limite la plus évidente étant son affrontement assez basique truands/flics qui, bien que non manichéen, se révèle sans grand intérêt. Certains personnages quand à eux sont maladroits, à l'image du simplet ou de la mère. La relation entre la soeur de Tony et ce dernier aurait mérité d'être plus développé, tant l'alchimie fonctionne parfaitement, et nous présente une autre facette du truand.
Le Scarface de Hawks s'impose donc en tant qu'oeuvre fondatrice, à la beauté formelle incroyable et au personnage principal fascinant, le métrage questionne sur l'idéalisation morbide des criminels et offre un portrait moral intelligent. Le film souffre de quelques défauts mais pas suffisamment pour remettre en cause son statut de classique et d'oeuvre incontournable.
tout simplement excelent j'avait vu il y a bien longtemps la version de Brian De Palma qui est devenue culte pour toute une generation mais je voulait voir celui ci car étant l'originale je trouvai cela interessant. et ca n'a pas raté un film a l'ancienne (normal me direz vous) mais avec un rythme soutenue et un scenario en beton. si vous n'avez vu que tony montana monté son buisnesse dans la drogue rejoignez tony camonte dans ces aventure pour controler le commerce d'alcool.
A l’époque où les Etats Unis étaient en pleine crise économique, dans la prohibition et où le public était fasciné par les malfrats, Howard Hawks décide de tourner, entre les nombreux films de gangsters qui sortirent durant le début des années 30, Scarface, qui reste encore, 80 ans après, une référence du genre. Avec un début qui nous plonge directement dans l’action du film, Hawks mets tout son art au service de ce chef d’œuvre. Utilisant à merveille l’arrivée du sonore dans la violence des gangs de Chicago, il dresse le portrait d’un homme, Tony Camonte, interprété par le charismatique Paul Muni, dont l’ambition pour le pouvoir est féroce. D’un scénario maîtrisé, qui a eu fort à faire face à la censure de l’époque (le carton d'introduction en est la preuve) et d’une mise en scène réglé au millimètre ( les jeux de clair-obscur, des dialogues qui font mouche oscillant entre tragique et comique comme Angelo le secrétaire ou la sœur de Tony, Cesca), Scarface est le film d’un moment, d’un genre, qui a laissé une trace visible bien des décennies après, avec son remake réalisé par Brian de Palma. Pépite du film de gangster devenu intemporel, où Howard Hawks a pu oser, avant l’instauration concrète de la censure, Scarface est devenu une influence pour de nombreux réalisateurs hollywoodiens mais sans jamais l'égaler.
Tony Camonte, version italienne de Montana, très inspiré d’Al Capone (surnommé Scarface), est une petite frappe en pleine ascension, qui finira au sommet de l’échelle sociale du grand banditisme de Chicago dans les années 20, grâce à une ambition, une audace, une force de caractère et une violence inouïes qui n’épargneront ni la concurrence, ni la police, ni même la fidélité de ses amis ou de sa famille, mais qui l’achèveront pourtant. On retrouve parfaitement le scenario de la suppléance progressive des différents caïds, de l’étalement de son territoire et de son pouvoir, de l’obsession de la maitresse blonde de son ancien boss, avec en plus la présence perverse d’une sœur, déterminante dans sa chute, qui diffère carrément ici, même après censure, de la version mondialement connue. Premier film de ce nom, de 1932, ayant inspiré l’excellente version culte de Brian de Palma en 1983. Il fut si choquant pour l’époque par sa violence, son inceste, son immoralité et sa prétendue apologie du gangstérisme, que l’Etat, niant ses fautes dans la ruine américaine d’après 1929, l’interdit durant des années et le musela jusqu’en 1980. Dénonciation d’une époque de laxisme gouvernemental et de contrebande d’alcool induit par la maladresse puritaine du pouvoir, qui autorisa les ascensions criminelles les plus spectaculaires. Tous les événements sont inspirés de faits réels, même si l’ensemble n’est qu’une fiction. C’est aussi l’époque où l’avènement de la mitraillette change le ton des violences, des guerres des gangs et des comportements policiers et populaires, et aussi des premiers tournages de cascades et poursuites en voitures, enfin en tacots… Malgré le style vieux-genre du jeu, Paul Muni et sa tête de malade fait encore son effet, et on aura le plaisir de reconnaitre dans des rôles secondaires Boris Carloff, fréquent monstre de Frankenstein, et d’Osgood Perkins, le père d’Anthony.
Scarface constitue probablement le premier grand classique des films de gangsters. La violence est assez crue pour l'époque, le langage est également assez moderne et c'est probablement ce qui l'a démarqué de ses contemporains. Si on le compare à son remake de Brian De Palma, l'histoire ne diffère pas beaucoup mais le style est assez différent.
je ne dispose pas de tous les outils nécessaires et de la qualification requise pour critiquer ce film, ma cinéphilie étant un désert sans fin au delà des années 50... (sauf les Charlie Chaplin, mais je ne vais pas prendre des oeuvres aussi atypiques comme référence...) Je ne parlerai donc que de mes impressions et de mon ressenti: jamais au grand jamais je n'aurais imaginé avant le visionnage de ce film qu'un long métrage de 1932 pouvait étre si rythmé, si efficace, si vif... Les plans se multiplient, les mitraillettes crépitent, les pneus crissent... Un rythme endiablé pour un film résolument moderne. (anecdote: à l'époque de sa sortie, les grands inquisiteurs de la censure Américaine avait imposé une petite rallonge au titre: Scarface, shame of the nation...)
Une très bonne critique de l'inactivité du gouvernement et des gangsters qui mettent la ville à feu et à sang. Malgré quelques longueurs, le film est brillamment interprété par Paul Mani et le scénario est vraiment bien. La fin est très bien réalisé, tragique mais très efficace. Que ça soit l'original ou le remake, les deux sont cultes et valent largement le coup d'oeil!