Ou comment Justine Triet s’approprie les éléments de son scénario ( y a-t-il eu meurtre ou suicide ?.. ) pour en faire des pièces maîtresses de sa réalisation La reconstitution des faits est une mise en scène. Au cours de ses nombreuses interventions , le procureur du tribunal devient le metteur en scène. Et quand l’avocat prépare sa cliente à la session d’Assises , il la guide, multiplie les répétitions , lui indique les mots et les expressions à dire ou à ne pas dire … Là encore on est dans une approche très scénographique du récit . Sur cette constance, la réalisatrice élabore une rhétorique très circonstanciée vis-à-vis de la vie de couple, qui à force de s’éterniser dans différentes strates du drame , me parait bien fumeuse. Leur gamin apporte une touche originale au déroulement de l’enquête, tout en demeurant lui-même un mystère. Ce film très très long empile ainsi les questionnements , sans y répondre toujours. Son côté prétentieux illustré dans une confrontation maritale extrême, qui ne peut laisser indemne, mais brise le rythme et le souffle engagés aux préliminaires. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Ouhlà.... Il y a quelque temps j'ai vu Titane, que je m'attendais à trouver nul mais qui au contraire méritait tout à fait sa Palme: un film original, qui ose, qui va au bout de son truc, bien ou pas bien n'est pas la question: c'est un vrai film de cinéma. Mais ça... Normalement on se dit: "Un film de procès tu prends pas de risques à le voir, c'est dur à rater". Oui mais avec suffisamment peu de talent, c'est possible, la preuve ici: on est ici très près du nanar en bonne et due forme. Déjà, la réalisation et le traitement d'image font 100 t téléfilm d'après-midi sur une chaîne du service public: triste, digne d'un film d'étudiant sans moyens. Les dialogues et le jeu d'acteur (à quelques exceptions près dont l'actrice principale et le fils) sont du même tonneau, ça sonne comme les gens qui viennent témoigner au 20h, et le rythme m'a fait penser à un de ces vieux Derrick que j'ai pu voir parfois en rediffusion, ceux avec l'acteur allemand originel.
Mais le vrai problème, ce sont le scénario, d'une indigence rare, la pseudo-analyse psychologique au ras des pâquerettes (la scène de dispute censée être le coeur du film est d'une platitude sans nom) et les absurdités scénaristiques suffisamment grossières pour que j'aille voir qui avait écrit le livre... avant de découvrir que la réalisatrice était en fait la scénariste. Du coup, tout s'éclaire, évidemment, vu qu'il est admis qu'un scénario ne peut être plus intelligent que son auteur, mais quand même, que personne d'extérieur ne lui ai dit (pour prendre les deux absurdités les plus manifestes) que pour inculper quelqu'un de meurtre il faut au strict minimum pouvoir démontrer un mobile (sujet pas évoqué une seule fois de tout le procès, et pour cause, puisque même avec beaucoup de bonne volonté il serait impossible d'en inventer un ici), ni que le témoignage tardif et sans aucune preuve d'un témoin reconnu pas fiable et qui est surtout partie au premier degré comme le fils (vous voudriez devenir orphelin de facto alors que vous êtes handicapé vous?) est irrecevable en droit pour des raisons que toute personne avec un QI de 10 (mais ce n'est, j'en conviens, pas le public-cible de cette oeuvre) comprendra aisément, c'est un peu fort de café... Cette conclusion risible en forme de pirouette spoiler: (qui peut croire une seule seconde que ça puisse inverser le cours d'un procès) m'a d'ailleurs convaincu rétrospectivement de la médiocrité du reste. Mais bon, le vrai sujet de ce film militant (ahhh cet homme faible et geignard, incapable de faire face, comme c'est beau...) n'était évidemment pas le procès.
Pourquoi ce film a-t-il eu une Palme? Simple: au moment de compter le nombre de cases cochées par les différents films en compétition, il était largement devant (je pouvais carrément entendre soupirer d'aise le bon jury de Cannes quand l'étudiante répond: "Non, Madame: je refuse d'être réduite à un statut matrimonial."). Alors, ça ça m'a fait rire, mais c'est bien le seul moment qui m'a sorti de ma torpeur.
Un film sur un procès de deux heures trente dans l'ensemble c'est quand même assez long mais l'histoire ne m'a pas du tout branchée aucune émotion je ne suis pas du tout ressorti bouleversé le jeu d'acteur et pas mal mais je le considère plus comme un téléfilm que pour un film
Honnête téléfilm policier psychologisant, avec nombreuses scènes de procès que je n'ai pas réussi à trouver très intéressant. Cette situation de couple d'écrivains rempli de rancoeur de l'un pour avoir soi-disant pillé les idées de l'autre a été bien trop déjà vue. Les scénaristes sans doute conscients de cette banalité "en vogue" ont voulu complexifier (et ajouter du pathos) en ajoutant le thème de la culpabilité de la responsabilité d'un enfant handicapé. L'ensemble est bien long et bien plat, sans jamais parvenir à intéresser vraiment, encore moins à émouvoir. L'ensemble se suit avec un certain ennui. Il s'agit d'un mêli-mélo de thèmes dans l'air du temps, correctement réalisé et joué. Sur le plan cinématographique, aucun intérêt. Palme d'or à Cannes incompréhensible.
Incompréhension totale sur le succes de ce film digne d’un téléfilm france 3 , au deroulé sans intérêt tout en multilanguages… le nouveau cinéma français nul dans toute sa splendeur. Long et douloureux.
A regarder en enregistrement et avec le doigts sur la barre d'avancement. Assommant comme film ! 114 critiques très négatives ça veut tout dire.. 447 critique < 3 sur 1309 c'est un record ! Je ne comprends pas la critique globale 4.2 ...Le Calculateur a bogué ? Seul point positif le jeu des acteurs ...Même le cadrage "gros plan sur les lèvres" et pas top ! Je me suis fait avoir par la note globale 4.2 et j'ai perdu mon temps. spoiler: Tout ça pour en fin de compte ne rien savoir.
Morale : Faut-il fuir les films primés à Cannes ??
Une palme d'or est toujours un film qui possède à priori une force d'attraction, même si ces dernières années je suis resté souvent sur ma faim et dubitatif sur les choix des jurys.
"Anatomie d'une chute" ( PO 2023) ne changera pas, en ce qui me concerne, mon interrogation devant ce nouveau choix des professionnels du Palais des festivals.
A travers la mort suspecte d'un professeur époux d'une écrivaine allemande survenu à leur domicile ( s'est il suicidé ou a t il été tué par sa femme lors d'une dispute ?), la cinéaste J.Triet propose finalement une réflexion clinique sur le couple et aussi sur le " nouveau" couple.
Celui décrit ici est libre ( de moeurs et d'esprit), ses deux membres sont des personnes cultivées, capables d'analyses sur eux-mêmes, vivant dans un cadre privilégié et pourtant...
Plus encore que l'anatomie de la chute d'un homme avec pour corollaire l'enquête et le jugement, c'est celui de la chute d'une relation de la fin du lien qui a réuni à un moment deux êtres, dans une perspective de bonheur commun mais aussi d'épanouissement personnel.
Car finalement peu importe la réponse au mystère que conserve le scénario jusqu'à son terme : quelle que soit l'issue ( sauf pour la protagoniste principale bien sûr) le processus de désagrégation au sein de cette union, était arrivé à son terme.
Mais par delà cette problématique, c'est aussi une réflexion sur les conséquences négatives, traumatisantes que produira cet échec sur leur progéniture, elle pourtant totalement irresponsable dans ces enjeux d'adultes au milieu desquels elle est placée.
Pourtant, si la thématique proposée est intéressante, son traitement, son parti pris formel m'a beaucoup moins séduit.
Globalement ce quatrième opus de la réalisatrice m'a semblé trop long, en regard de son scénario et d'un montage relâché sans nécessité.
La première heure est inutilement étirée, au risque de créer un manque de rythme, peut-être pour contrebalancer en durée la seconde partie du procès ?
Manquant à mes yeux de charme, trop sec " Anatomie..." souffre parallèlement de la comparaison avec d'autres films de procès célèbres du septième art ( je pense à " Témoin à charge " de B.Wilder, évidemment à" 12 hommes en colère " et surtout à "Autopsie d'un meurtre" de O.Preminger dont le titre de la palme d'or 2023 sonne à l'oreille de façon voisine).
Certes "Anatomie..." possède des qualités :: écriture des dialogues (la première scène, les répliques de l'avocat général et celles de la dispute sont très réussies), la direction d'acteurs et l'interprétation par l'ensemble de la distribution.
Ceci étant dit, le spectacle proposé par la cinéaste se laisse voir sans déplaisir, même si la récompense suprême attribuée à "Anatomie..." me parait très discutable (compte tenu de la qualité d'au moins un autre film présenté en compétition officielle 2023 et déjà sorti sur les écrans)
C'est un film français avec de bons acteurs avec une histoire où le scénariste a ajouté une histoire d'amour de l'avocat absolument non crédible, un retard dans le procès irréel. Un gros mensonge sur la tenue d'un procès d'Assises. Juridiquement c'est faux. Mais le plus déroutant quand on aime le cinéma, l'art , l'image, la poésie qui peuvent nous enivrer c'est que ce film médiocre ait obtenu la Palme d'or: C'est affligeant par rapport aux palmarès d'autrefois. Chapeau bas pour l'interprétation de l'héroïne cependant
J'aurais aimé l'apprécier comme tant d'autres mais Anatomie d'une chute m'a laissé une impression mitigée. Personnellement, je l'ai trouvé trop lent, trop mou, et je ne comprends pas vraiment l'engouement qu'il suscite. La seule séquence qui a vraiment su captiver mon attention est celle de l'avocat général.
Trop long.les passages musicaux trop fort. Mélanger les discours anglais et français renforce le côté méli mélo de l'histoire qui est déjà bancale. Des flashback ennuyeux. L'actrice joue bien. La scène qui m'a touché est celle du chien presque fin du film. Le reste ... L'enquête reste très superficielle Et dire que c'est la Palme d'or.
Aucun suspens, le dénouement est sans équivoque. Le jeu des acteurs est correct mais la réalisation et l'éclairage des scènes fait vraiment penser aux téléfilms franco allemands, visiblement certains aiment sur le tapis rouge de Cannes, ou alors serait-ce pour faire passer la pilule du nauséabonde Harvey de ces dernieres années...? Possible hélas. Pas de rythme dans ce film, très pesant comme atmosphère, pas de musique qui rendrait au minimum les innombrables scènes de silence moins loooongue ; ah si, la fameuse musique de la première scene, juste insupportable...
Une histoire de chute et d'une suspicion de meurtre, une histoire de procès, d'un couple déchiré, d'une mère, d'un enfant aveugle, c'est la nouvelle Palme d'or du festival de Cannes 2023. "Anatomie d'une chute" est un thriller dramatique qui ne cesse de nous questionner. Les langues se délient en français et en anglais dans une mise en scène simple, mais au rythme qui va crescendo pour mieux nous capter. Enfin, Sandra Hüller livre une prestation vertigineuse aux côtés des doux jeux de Milo Machado Graner et Swann Arlaud.
Un film d'horreur qui reflète le point de vue d'une caste. En reprenant la structure d'"Anatomie d'un meurtre" d'Otto Preminger qui prouvait qu'un avocat peut manipuler le jury pour innocenter un coupable, la réalisatrice raconte qu'un film peut faire d'une personne uniquement concernée par son travail et sans une once d'empathie pour ses proches une victime de la société. En inversant le sexe des protagonistes , vous auriez un film of the week sur un psychopathe qui a poussé sa femme au suicide. Le point de vue d'une sociopathe donc partagé par un petit milieu de privilégiés qui la main sur le coeur ne cherche plus qu'à protéger ses privilèges. Terrifiant.