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Maximus28
51 abonnés
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1,5
Publiée le 8 avril 2022
Les scenes sont cocasses , l'histoire plutôt drôle et loufoque ..dommage il manque un petit quelque choses à ce film trop dans le délire loufoque et inconscient de Jonathan Cohen
En Même Temps aurait pu donner un court-métrage marrant avec deux bons acteurs (le début est drôle), malheureusement Kervern et Delépine ont tourné un long-métrage... Qu'ont-ils à dire sur les politiques? Cynisme de la droite, idéalisme des écolos. Sur les militantes féministes? Des hystériques. Nous voilà bien avancés.
Drôlissime : on se marre du début à la fin avec un rythme soutenu. Ce film fait du bien et nous parle avec beaucoup de légèreté et un timing plus que bienvenu du bordel ambiant de la société française et des crises que nous traversons. Cathartique.
Chapelets de rires et de situations absurdes sur fond de manifeste féministe malheureusement toujours d’actualité. Les comédiens sont exceptionnels et tiennent le film jusqu’au bout sans relâche. Performance d’acteurs, écriture des scénarios spontanée et fine. Justesse et humour, esprit Groland est bien présent et on se laisse porter par la comédie avec grand plaisir. Petit clin d’oeuil à Nina HAGEN qui pose d’entrée le caractère punk et décalé du film.
De manière générale, je suis assez friand de l'humour de Jonathan Cohen. Pourtant, malgré sa présence, je trouve le film pas terrible.
Certes il y a un jeu intéressant en ce qui concerne les gros plans et le fait de cacher des visages. Mais malgré tout, la réalisation est simpliste et beaucoup trop classique. Les fonds sonores sont également trop bruyants et prennent trop de place. En fait, dans sa globalité, le rythme est trop lent ce qui offre un film un peu chiant.
En ce qui concerne l'histoire, c'est pas mal mais les blagues sont parfois trop lourdes. A contrario, le personnage joué par Jonathan Cohen fait de bonnes vannes et joue assez bien. Malheureusement, le récit dénonce trop maladroitement certaines choses : notamment les inégalités entre hommes et femmes : le réalisateur ridiculise trop le féminisme, mais également certains bords politiques comme Les Verts.
En bref, je ne conseille pas forcément ce film, la comédie est un peu trop lourde et la mise en scène ne va pas dans le sens du propos.
Je me suis forcée a regarder la première heure du film mais l'ennui a eu raison de moi. Quelle déception ! 1h a me demander si le scénario était vraiment uniquement basé sur deux personnes qui tente de se décoller ( spoiler alerte : SI SI il s'agit bien du scénario) Consternant d'ennui et de lourdeur.
Gustave Kervern et Benoît Delepine nous ont habitué à beaucoup mieux. Cette satyre du monde politique et de ses travers tombe trop facilement dans la caricature et perd tout son charme avec des ressorts comique d’une autre époque. Le film se moque du progrès et dépeint la société actuelle de manière grotesque. On y suit deux élus opposés qui vont être la cible d’un groupe féministe et abolitionniste qui fait la police des mœurs. Tout le film repose sur un ressort homophobe : à savoir deux hommes qui sont collés l’un à l’autre (c’est censé faire rire). Et les réalisateurs semblent même s’amuser de la situation puisque le sujet est lui même abordé dans les dialogues… Le duo nous a habitué à mieux par le passé : un bon film social et politique et réaliste…
J'ai été agréablement surprise par cette comédie qui était beaucoup mieux que ce que laissait apparaître la bande-annonce. J'ai trouvé ça vraiment très drôle! J'aime cet humour absurde.
Effacer l'historique m'avait assez déçu, ça me faisait l'effet d'un film de vieux qui ne sont plus en phase avec leur temps (bon c'est un peu toujours ça le cinéma de Delépine et Kervern : des anars un brin réac) et qui ne comprenaient rien à la technologie. J'avais un peu peur qu'ils soient arrivés au bout d'idées, mais ce En même temps possède quelques belles fulgurances. Disons que le concept d'avoir un homme de droite et un gauche de gauche collés par les fesses dans une sorte de human centipede du pauvre est quand même assez marrant pour mériter le détour à lui tout seul.
Après tous les films du duo sont des sortes de road movie, on passe d'un lieu à l'autre, d'une rencontre à l'autre, avec souvent des acteurs connus et comme souvent dans ce genre de film, toutes les saynètes ne se valent pas et ça semble parfois un peu maladroitement collé ensemble pour faire un film. Néanmoins on ne va pas se mentir, ça reste en général vraiment drôle, entre les flics qui sont tous des gros gauchistes, la chanson de prévention contre l'alcool au volant, on rigole pas mal...
Sauf que ça ne va pas forcément plus loin. Disons que Delépine et Kervern savaient toucher avec leurs personnages (notamment dans Mammuth ou Saint Amour qui sont pour moi leurs meilleurs films), où il y avait un peu de poésie, quelque chose qui se dégageait, là le tout sonne un peu vain. C'est comme s'ils n'avaient pas réussi à les rendre attachants, ce qui fait que la fin laisse un peu sur sa faim. Ils ne sont jamais plus que des caricatures et c'est dommage, parce que autant c'est drôle, autant les moments émotions fonctionnent beaucoup moins.
Je passe outre la dimension politique du truc qui me semble un peu à l'ouest, la vision de deux mecs un peu en décalage avec les revendications actuelles et qui tentent maladroitement de faire croire que eux aussi sont dans le coup. Vu comme ça c'est un peu mignon, mais c'est pas non plus très pertinent.
Clairement il faut le prendre pour ce que c'est : un bonne comédie, mais ça aurait pu être bien plus et c'est frustrant.
« On va pas couper ma partie en contact. C’est pas une canne à pêche » « Vous êtes passés à l’état de quadrupède. »Ça c’est la scène la plus hilarante !!!!!!! Avec celle de l’arrestation !! Et on passe en revue tous les travers de la société. En étant quand même très lucide « c’est le monde qui n’a plus qu’une barrette » C’est souvent drôle en étant malheureusement trop démonstratif sur la deuxième partie. Notamment avec le trio des filles. Pourquoi ne pas avoir simplement bifurqué de l’absurde à l’imaginaire poétique dans leur dernière scène de la forêt.
On a toujours aimé le sillon creusé par le tandem belge Gustave Kervern et Benoît Délépine. Pas qu’ils soient responsables de chef-d ’œuvres incontestables du septième art forcément, mais leurs films ont développé un style unique et singulier entre comédie décalée et farce sociale sur le fond et film presque amateur sur la forme. On se souvient de la flamboyante « Louise Michel » de leurs débuts ou de la douce balade alcoolisée proposée par « Saint-Amour » avec plaisir. Mais, depuis quelques années, leur cinéma vire à la recette et commence un peu à tourner à vide. On le remarque depuis « I feel good », certainement leur moins bon film sur le libéralisme sauvage qui broie les petites gens, et le décevant « Effacer l’historique » qui tirait à boulets rouges sur les GAFAM sans se soucier de finesse. Rebelotte ici : avec « En même temps », qui est tout de même plus sympathique que les deux précédemment cités, ils laissent néanmoins poindre un gros sentiment de lassitude. Les deux auteurs semblent ne pas se renouveler et toujours nous resservir la même chose à quelques différences près. On pourrait appeler cela dans le cinéma tricolore, le syndrome Quentin Dupieux, qui souffre du même problème et commence à se répéter film après film au point qu’on en serait presque à se demander s’ils n’ont pas été surévalués. Si l’ancien deejay compose avec des postulats complètement saugrenus et souvent fantastiques, les compères belges fonctionnent comme suit : en gros, on prend un high concept (souvent certes complètement barré et original) qu’on assaisonne à la sauce Groland (humour décalé voire absurde, succession de saynètes et propos social contestataire fort). Et en général cela fonctionne mais au bout d’une dizaine de films, cela devient rengaine et c’est ce qui gâche le plaisir de « En même temps ».
Pourtant, en choisissant comme sujet principal la politique et ses magouilles et en collant (au sens littéral!) Jonathan Cohen et Vincent Macaigne, deux des révélations comiques françaises récentes les plus en vogue, on pensait qu’ils allaient se renouveler et se surpasser. Mais non. La formule est toujours la même avec ses défauts récurrents mais aussi ses qualités. Car il y a aussi du très bon dans ce film. Rien que l’idée de mettre les deux acteurs dans des rôles de maires inspirés par bien des politiques (l’un est un écolo rêveur et l’autre un émule de la droite dure avec un zeste de macronisme) et de les scotcher comme des frères siamois touche au génie mais l’exécution laisse parfois à désirer. Comme souvent chez eux, leur long-métrage est un peu trop long, comme on dit souvent : les blagues les plus courtes sont les meilleures. Il y a aussi pas mal de séquences qui tombent à plat et on ne peut pas dire que le propos et le regard sur la politique soit posé avec délicatesse mais il fait son petit effet en enfonçant des portes ouvertes. De plus, s’ajoute en second sujet, une thématique féministe un peu opportuniste au vu du contexte actuel et un peu exagérée aussi. Bref, les deux auteurs ne font pas dans la dentelle mais cela reste réjouissant par moments, très osé tout autant que délicieusement mal élevé et virulent. Et dans le paysage de la comédie française c’est peu dire que cela reste une denrée rare. Alors on rit quand même pas mal, on sourit beaucoup mais on est un peu frustré de voir que leur cinéma n’évolue pas ou peu et que l’association de ces deux acteurs aboutisse à un résultat si tiède et prévisible malgré un postulat dément.
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Surfant sur la tendance écolo et féministe, une farce politique cocasse et loufoque mais assez poussive et tournant vite en rond, malgré l’abattage en vain du duo Cohen/Macaigne.