L'ouverture est une présentation des deux hommes, caricatures politiques drôles et sarcastiques jusqu'à cet instant unique et inédit de collage de corps par une activiste féministe prise à son propre jeu. Cette séquence est hilarante d'autant plus qu'elle n'est pas si surréaliste que ça, reposant sur le "cerveau" d'entre-jambe de l'homme... primaire ! Du vétérinaire à la sophrologue en passant par la police, le périple est mouvementé, dans un rythme de croisière soutenu où les situations cocasses et loufoques sont entrecoupées par les actions féministes tout aussi folles. Les dialogues sont savoureux, souvent en adéquation avec l'actualité, et souvent très drôles à l'instar des situations aussi incongrues que surréalistes. Le duo grolandais signe un film hilarant autant sur le fond que dans la forme, servi par des acteurs au diapason, des loosers d'horizons différents mais qui sont finalement le ciment d'une société qui changent. Un super moment, à voir à revoir et à conseiller. Site : Selenie
En même temps a failli s'appeler L'un dans l'autre, titre très premier degré puisque deux hommes politiques y sont littéralement collés ... l'un à l'autre, par la faute d'activistes féministes. Drôle de postulat de départ, qui n'étonne cependant pas de la part du duo Kervern/Delépine qui s'attaque ici à la politique (le film devait absolument sortir avant l'élection présidentielle) à travers le double portrait d'un écologiste et d'un opportuniste, jusqu'à ce que la colle tue ... les préjugés, ou peut-être pas. Les cinéastes n'y vont pas de main morte, n'ayant peur ni de la vulgarité induite par la posture embarrassante de ses deux héros ni d'un effet de répétition qui finit cependant par lasser. Mais En même temps traite aussi du féminisme, de manière primesautière mais radicale, jusque dans des dernières scènes beaucoup trop démonstratives qui alourdissent le propos, déjà pas spécialement nuancé. Ira t-on jusqu'à prétendre que le film la joue un peu démagogique et très dans l'air du temps, en tirant à boulets rouges sur les politiciens et en faisant de l'écologie et du féminisme les valeurs d'avenir pour faire évoluer notre société sclérosée par des années de patriarcat et de libéralisme ? Sans doute qu'on le peut même si le film ressemble aussi à une blague potache, qui a pour but essentiel de nous amuser ... intelligemment. Grâce à Vincent Macaigne, India Hair et surtout Jonathan Cohen, il y parvient, mais pas tout le temps.
Est-ce qu'une (seule) idée foutraque, cela peut faire un bon film (foutraque, bien sûr - ce qui est une variété réjouissante autant que potentiellement honorable de films, formellement parlant) ? À visionner le dernier opus en date du duo "trublionnesque" Kervern/Delépine, on répondra : "Fichtre non !" - et ce dès les premières séquences, jusqu'à l'"épilogue-morale", le tout non pas iconoclaste et ludique comme espéré, venant de celui-ci, mais lourdingue, poussif, sans imagination, et même franchement... gênant (spoiler: une histoire d'élus locaux, que tout oppose, mais qui se retrouvent... à la colle) . La distribution (les interprètes - Vincent Macaigne/Jonathan Cohen, et pas mal de "guests" familiers, font ce qu'ils peuvent !) n'arrive pas à compenser le scénario faiblard. Très faiblard. Ce "En même temps", bâclé, s'avère plus mauvais encore que "I Feel Good", et "Effacer l'historique" : à oublier !
En Même Temps s'inscrit dans la continuité de la filmographie de Gustave Kerven et Benoît Delépine. Drôle, amère, décalé, le duo porte une fois de plus un regard critique très réussi sur notre société moderne. Le duo Cohen/Macaigne est un pur plaisir.
Même si j'avais été très déçu de leur précédent film, Effacer l'historique, je suis allé à la séance en me disant que j'allais passé un bon moment d'humour déjanté. Quelle déception ! Si je n'avais pas été accompagné à cette séance, j'aurai quitté la salle avant la fin du film tant les situations s'éternisent de façon interminable. On dirait qu'ils ont eu une bonne idée de départ mais ne savait plus quoi écrire pour tenir 1h30. Certainement bâclé pour pouvoir le sortir opportunément pour les élections. Où est donc passé leur humour corrosif ? A la place on a à l'inverse, un bon truc bien lourd et bien politiquement correct.. Le comble.
Comme d'habitude j'ai beaucoup ri au début, mais comme à chaque film je trouve aussi que le filon comique s'épuise au fur et à mesure. Ça finit même en eau de boudin sur un "message" écolo-homo-féministe très premier degré. Fin décevante donc mais j'ai quand même passé un très agréable moment de cinéma. On va mettre 4 étoiles pour la drôlerie, l'originalité et leur incontestable talent de cinéastes.
Les bras m'en tombent quand je vois les critiques qui massacrent le film ! Vous vous attendiez à quoi en venant là?? A voir la future palme à Cannes ?? Le jour ou un film avec Jonathan Cohen risquera d'obtenir la palme ..... On nous préviendra avant , soyez en sur !!! Kervien / Delépine c'est du Groland et ceux qui jouent les effarouchés , ne peuvent pas dire qu'ils ne savaient pas !! C'est c***, potache , vulgaire ; c'est cliché , bourré de poncifs mais on est là pour ça !! Cohen est le cliché parfait du maire de droite qui mange à tous les râteliers et Macaigne le parfait couillon d'écolo tiraillé dans tous les sens .Un gag débile les mets " à la colle " pour une aventure qui taille à tout va : les écolos , les féministes, les beaufs de toutes professions et les politicards en général . C'est quand même un peu feignant , ils pouvaient faire mieux ; on dirait qu'ils voulaient que ça sorte à la bourre juste avant les élections , coïncidence ?? ..
Retrouver le duo Gustave Kervern Benoit Delépine à point nommé quelques jours avant les élections, c’est la garantie d’assister à une présentation acide de tous les petits et gros travers des dirigeants politiques de notre temps. Dans leur nouvelle comédie il y a évidemment un fond idéologique, avec tout ce petit monde qui en prend pour son grade : écologistes, féministes, politiques de gauches et de droites. Et le personnage incarné par Jonathan Cohen, en maire de parti divers extrême centre, est la parfaite synthèse du pire. Il n’y a rien à sauver dans son personnage alors que le regard posé sur les autres se fait souvent avec un peu plus de tendresse. L’acteur excelle dans ce rôle taillé pour ses qualités de jeu. Quant à Vincent Macaigne, il nous propose aussi l’interprétation de haute tenue d’un écologiste bien tourmenté. Thomas VDB et François Damiens font également de petites apparitions dans le film pour notre plus grand plaisir. Ce dernier prononce d’ailleurs un monologue de quelques minutes particulièrement drôle et loufoque. Il ne faut d’ailleurs pas s’y tromper, la loufoquerie est permanente dans le récit concocté par le duo de réalisateurs. Les prestations dingues et survoltées des actrices India Hair et Doully sont là pour le confirmer. Mais le final, en redevenant un peu plus sérieux, fait perdre au long-métrage un peu de sa cohérence. On sent d’ailleurs que le film a été tourné assez rapidement et sa sortie peut-être précipitée, mais sa force réside surtout dans ses dialogues géniaux et ses interprètes formidables.
Dans la veine de Coluche, ce film brille par son intelligence. Les acteurs sont top et le dialogues, les dialogues, mamamiiia, accrochez vous, restez concentrés, ça fuse, ça pète, ça claque. Chacun en prend pour son grade, et même le spectateur qui n'est pas caressé dans le sens du poil. Un excellent moment. La grande classe. Il y a de la belgitude dans ce film, ça ce sent. Merci ! À voir plusieurs fois...
Encore un Kervern Delepine que la critique portera aux nues alors que, même si l'argument du film est sûrement intéressant, l'absence de travail est notoire. La légèreté du scénario, la potacherie gratuite confère à la gêne. Syndrome Dupieu. On criera au génie alors qu'on devrait crier au foutage de gueule. Le choix du titre en revanche est excellent.
Un film raté du duo Delépine / Kervern, on le craignait depuis la baisse de régime d'Effacer l'historique. C'est chose faite avec En même temps où rien ne fonctionne, que ce soit du côté du féminisme ( les Colle Girls, qui compilent malgré tout les rares bonnes scènes ) ou du politique ( Le duo Vincent Macaigne, lénifiant en militant écolo timoré, et Jonathan Cohen, pas encore sorti de La Flamme, en beauf de droite opportuniste ) avec des passages plombants frôlant le grand n'importe quoi de fin de banquet et ce ne sont pas les deux-trois gags et punchlines de comptoir entre deux tunnels de dialogues risibles de vacuité qui atténuent les relents de démagogie qui se dégagent par moments de cet accident industriel à oublier très vite.
Fan du duo Grolandais, Delépine/Kerven, j'ai été très déçu par leur dernier film. En effet, ça commence tambour battant avec le tandem Cohen/Macaigne, le premier incarnant un maire de droite(ou extrême) bien imbu de sa personne, le second, un écolo solaire. Après une soirée arrosée , ces deux-là se retrouvent au FMI (bar à hôtesses), où ils vont devenir "inséparables" par la force des choses. Là où le bât blesse, c'est que cette union basée sur cet incident va devenir agaçante et surtout répétitive au fil des rencontres. A vouloir faire passer un message féministe ou écologique, les deux cinéastes oublient l'essentiel : faire rire avec leur humour grinçant si jubilatoire d'habitude. Simple erreur de parcours dans la carrière de ces deux bougres, espérons le!
Déjanté et aussi nterloquant et même déroutant., mais si sérieux en même temps. Eh bė oui. . .. quel fourmillement. Hė bė Et chance suprême...Mrs Kerven et Macaigne sont venus dans notre salle ... et n'ont pas fait de la figuration ! Merci pour cette soirée.