L’île de la demoiselle
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "L’île de la demoiselle" et de son tournage !

Le retour d’un cinéaste

Entre la sortie du précédent long-métrage du réalisateur Micha Wald, Simon Konianski (2009) et L’Île de la demoiselle, il s’est passé un écart de près de 17 ans dans sa filmographie. Pendant ce laps de temps, le réalisateur s’est fait discret. En 2018, il a toutefois participé au scénario du film Cavale de Virginie Gourmel.

Sélection en festivals

L’île de la demoiselle a été présenté dans plusieurs festivals en 2025 parmi lesquels Cinemania (festival de films francophones de Montréal), l’Arras Film Festival ou encore le festival international du film de Rotterdam.

Le Canada en Bretagne

Pour figurer L’île des démons qui est censée être au large du Canada, l’équipe du film ne s’est pas déplacée dans l’Atlantique Nord mais sur l’île d’Ouessant, en Bretagne. En outre, quelques scènes ont également été tournées à Bruxelles.

Une figure méconnue

L’île de la demoiselle est le premier film consacré à la figure méconnue de Marguerite de la Rocque qui serait, selon les textes, la nièce ou la pupille de Jean-François de La Rocque de Roberval, proche de François 1er et figure majeure des premières ambitions coloniales françaises. En 1542, la jeune femme embarque à ses côtés pour la troisième exploration de Jacques Cartier vers le Nouveau Monde. Missionné par le roi de France, Jean-François de La Rocque doit y trouver de l’or et des diamants mais également participer à la fondation d’une colonie durable. Lors de ce voyage, Marguerite de la Rocque est abandonnée sur une île déserte de Terre-Neuve, au large du Canada, qui sera par la suite baptisée " L’île des démons ". Elle restera sur place pendant trois ans avant d’être ramenée en France, selon les sources, par des pêcheurs basques ou bretons. Elle se concentrera ensuite à l’éducation de jeunes filles à Nontron, en Dordogne, d’où elle est originaire.

Un projet ambitieux

Micha Wald a eu vent de l’histoire de Marguerite de La Rocque de la part d’un producteur belge qui avait vu son premier long-métrage, Voleurs de chevaux (2007), qui était également un film d’historique. Le cinéaste a tout de suite accroché à cette histoire portée par une héroïne là où ses précédents films mettaient surtout en avant des hommes. Par la suite, plusieurs versions de scénarios ont été élaborées pour un développement qui s’est étiré sur huit ans en tout. Le réalisateur et ses co-scénaristes sont partis de la vie entière de Marguerite de La Rocque, à la manière d’un biopic, pour finalement se concentrer sur le cœur de son histoire, à savoir son abandon sur une île au large de Terre-Neuve.

Références

Pour L’île de la demoiselle, Micha Wald et son équipe avaient plusieurs films en tête. Compte tenu de leur budget et parce qu’il était compliqué d’amener du matériel sur l’île d’Ouessant, il était important pour le réalisateur de s’adapter à la lumière du lieu. Ainsi, ils ont songé à des œuvres comme First Cow de Kelly Reichardt (2019), pour sa sobriété, mais aussi à There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson (2007) pour sa manière d’inscrire les corps dans le paysage. De la même manière que ces deux réalisateurs, Micha Wald a tourné avec d’anciennes optiques, ce qui donne à l’image une texture particulière, un peu granuleuse et hors du temps.

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