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3,0
Publiée le 30 septembre 2023
Un ovni du cinéma qui sort d'absolument tous les standards du 7ème art préétabli, car en effet le cinéma s'est se réinventer et imaginer. C'est ce que l'on découvre dans l'original film de Claude Schmitz, vu en avant-première en présence du réalisateur. Un film dicté comme un conte mais aussi comme critique le cinéma de genre, plus précisément l'impérialisme cinématographique Américain. Le film est super beau, des plans fixes et longs qui traduisent ce style théâtrale, que Schmitz connait bien. Le 1er longue métrage réussi où l'on voit la beauté de son cinéma et ses spécificités en terme notamment d'images. La direction d'acteurs est très bonne, mention honorable à Louis Leroy époustouflante dans son premier rôle. Le film est donc assez perché mais terriblement réfléchi. Un bon moment.
Si je vous dis que Claude Schmitz, le réalisateur de "L'autre Laurens", est un belge, l'étonnement sera moindre d'apprendre que son film, présenté à la Quinzaine des Cinéastes de Cannes 2023, ne doit surtout pas être pris au 1er degré mais plutôt, au minimum, au 3ème ou 4ème degré. Cette parodie de film noir aux références américaines avec le privé de rigueur, la femme fatale de rigueur, les flics véreux de rigueur, etc. est peut-être un peu trop longue mais offre de très bons moments de cinéma, avec, en particulier des plans séquence de bonne tenue. Nous est racontée l'histoire très compliquée et très parodique de Gabriel Laurens, un médiocre détective privé belge, à qui sa nièce Jade demande d'enquêter sur la mort qu'elle juge suspecte de son père, frère jumeau de Gabriel. Dans la très bonne distribution, on remarque tout particulièrement Olivier Rabourdin dans le rôle de Gabriel et Louise Leroy qui fait des débuts au cinéma particulièrement réussis dans le rôle de Jade. A noter aussi, dans un rôle de flic, la présence de l'excellent musicien Rodolphe Burger, fondateur du groupe Kat Onoma et accompagnateur de Rachid Taha lors de son dernier concert, qui eut lieu à Marseille, le 1er septembre 2018, 11 jours avant sa mort. J'y étais !
Le film explore également des archétypes du cinéma américain, notamment la figure de la femme fatale et celle de l'amante qui hante l'esprit du détective.
La femme fatale, elle est un archétype classique du genre polar. Dans le film, ce personnage incarne la séduction et le danger. Elle est souvent ambivalente, manipulant les hommes pour atteindre ses propres objectifs. La présence d'une femme fatale dans ce film ajoute une couche de mystère et de complexité à l'intrigue, tout en renforçant le lien avec le genre polar. Elle incarne la tentation et l'obsession, des éléments clés de l'histoire du détective. Sa présence hante l'esprit du protagoniste, contribuant ainsi à la tension narrative et à l'exploration des thèmes du film.
La femme fatale, les mafieux, les motards, le détective, les policiers véreux... Ces personnages empruntent aux traditions du film noir, ajoutant une couche de complexité à l'intrigue. L'autre Laurens parvient à jouer habilement avec les codes du polar et de la série B, tout en proposant une réflexion sur l'identité et une tension narrative captivante. Ce film se distingue par sa capacité à mélanger des éléments narratifs variés pour créer une expérience cinématographique unique.
J'ai eu le malheur de voir ça au festival de Cannes.
Ratage complet sur tous les plans: ça loupe le côté polar noir des années 90 avec un scénario vu 1 milliards de fois et en + mal filmé (on a juste le son d'un gun fight derrière un mur pour ne pas avoir à le montrer car surement trop difficile ) et ça en est gênant au niveau de la nullité du côté comique ,pathétique duo des ripoux belges !! les acteurs sont à l'ouest sans aucun humour qui ne soit pas déclamé comme une comédie de boulevard ! L'équipe était présente et se congratulait à qui mieux mieux , alors que les gens fuyaient la salle de projection.... 2/10 pour le solo de guitare final!
Difficile de prendre l'histoire de L'autre Laurens au sérieux, tant son scénario et sa mise en scène (du Belge Claude Schmitz, auteur de l'impayable Lucie perd son cheval) jouent constamment la carte du décalage, en utilisant avec une certaine jubilation les codes traditionnels du film noir. Conséquence : quand le long-métrage redevient sérieux, notamment dans son dénouement, cela ne fonctionne plus du tout. Pour le reste, le film remplit parfaitement son office de distraction, lorgnant quelque peu le cinéma de Kaurismäki et atterrissant plutôt dans la sphère de Benchetrit, ce qui est moins glorieux mais pas infamant non plus. Outre ses qualités visuelles, L'autre Laurens bénéficie d'un atout majeur : la présence de l'excellent d'Olivier Rabourdin, impeccable en privé mal rasé aux poches sous les yeux, spécialiste désabusé des adultères. A ses côtés, l'indispensable blonde, loin d'être idiote, est incarnée par la débutante Louise Leroy qui impose un tempérament prometteur pour l'avenir. S'y ajoutent des seconds rôles pittoresques, parmi lesquels brille Marc Barbé. Si le scénario de L'autre Laurens, avec ses jumeaux sans affinités, n'a qu'une importance toute relative, sa réussite esthétique, son rythme nonchalant mais pas trop et son amour de l'incongru en font un objet d'un intérêt certain. Il aurait juste fallu s'en tenir à 90 minutes plutôt qu'à près de 120, pour en faire une machine mille fois plus efficace.
Gabriel Laurens, un détective privé spécialisé dans la filature des couples adultères, vient de perdre sa vieille mère quand sa nièce, Jade vient lui annoncer le décès de son frère jumeau dans de mystérieuses circonstances. Sur l’insistance de Jade, Gabriel accepte de la raccompagner chez elle, dans une luxueuse demeure à la frontière espagnole, et de mener l’enquête.
Claude Schmitz est un jeune réalisateur wallon venu du théâtre. Son premier film, "Braquer Poitiers", avait obtenu le prix Jean Vigo en 2019, indice d’un talent en éclosion. Son deuxième, en revanche, "Lucie perd son cheval", m’avait laissé au bord du chemin. J’avais peur que son troisième produise le même effet.
Mais j’ai été agréablement surpris par ce mélange foutraque qui joue avec les genres. "L’Autre Laurens" est un néo-polar à l’intrigue alambiquée façon "Le Faucon maltais". Un acteur de second plan, Olivier Rabourdin, qui depuis trente ans court après un premier rôle, y partage le haut de l’affiche avec une Lolita bombissime, Louise Leroy, qui ressemble à Alice Isaaz, le talent en moins. Leur chemin croise celui d’une veuve sans scrupules (Kate Moran), de deux flics décalés, d’un groupe de Hells Angels perpignanais dirigés par Marc Barbé, d’un Marine américain, pilote d’hélicoptère et d’une bande de trafiquants espagnols.
Aussi mal joué soit-il, "L’Autre Laurens" n’en reste pas moins un film étonnant qui ne ressemble à rien de ce qu’on a coutume de voir sur grand écran, à mi-chemin, si on ose dire, de Preminger pour le scénario et de Marc Dorcel pour les décors. Si son intrigue, qui flirte avec les deux tours d’horloge, aurait gagné à être ramassée, on ne s’y ennuie pas un seul moment.
"L'Autre Laurens" est un film que j'ai moyennement apprécié. L'histoire est sympa mais très mal exploitée, les personnages sont plus ou moins attachants et les acteurs sont plutôt corrects. J'ai trouvé dommage que le long-métrage tourne en rond et qui est trop de longueur à certains moments.
j ai bien aimé , original , intriguant , bien construit , super bien joué , la sauce prend bien . tres esthetique , images tres belles , le son aussi , magnifique . pas hyper violent , tout en finesse , un bon moment de cinema vraiment . impossible de deviner le cheminement et la chute , super !
Quel est le but de ce film de Claude Schmitz présenté à Cannes 2023? Une intrigue policière? De l'humour? Rien ne va dans ce qui s'apparente parfois à une farce non désirée tellement les incohérences du scénario et la pauvreté de l'intrigue peuvent prêter à sourire. Cette histoire de gémellité est complétement foutraque, et l'on bascule vite dans du grand n'importe quoi en faisant passer pour racistes certains membres de la communauté gitane. J'adore les films un peu "perché" mais ici j'ai vite décroché de ce que je considère comme un navet. Je mets une étoile tout de même pour l'interprétation de la jeune Louise Leroy, seul point positif dans cette bouillie de cinéma.
Un détective privé est engagé par sa nièce pour enquêter sur la mort accidentelle de son père, qui est son frère jumeau. Première sortie de route (c’est le cas de le dire…) de ce festival… Sélection incompréhensible d’un navet série B. A l’instar de Bonne conduite de Jonathan Barré, le film échoue complètement à être drôle, en tout cas si c’était volontaire de chercher à l’être. Dialogues risibles, jeux d’acteur mauvais, lumières et étalonnage incompréhensibles, aucun rythme, on a l’impression que le monteur s’est endormi sur son banc. Duo de flics bêtes à manger du foin, comme dans Bonne conduite, ou Le petit Quinquin de Bruno Dumont (qui avait réussi, lui, à être burlesque). Bref, à éviter absolument selon moi, sauf pour apprendre ce qu’il ne faut pas faire quand on réalise un film...
Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs Cannes 2023 Film à éviter. Personnages caricaturaux et pas très bien joués. Scénario alambiqué et non crédible quasiment d’entrée de jeux. Cela fourmille d’idées mais c’est trop fouilli, on n'y crois pas 1 seconde. On se demande quand ça va finir. Musique bruyante et acide. On se demande comment a-t-elle film aller à Cannes même si c’est à la quinzaine des reals.
Pourquoi Y Aller Pour découvrir Louise Leroy qui est mimi
Pourquoi Ne Pas Y Aller Voir le commentaire général, n'en jetons plus il y a quand même des gens qui se sont donné du mal pour faire ce film Prévoir des boules antibruit pour ses oreilles car la musique est très forte et agressive
L'Autre Laurens tourne autour d’un personnage principal tout simplement fascinant. Porté par l'acteur Olivier Rabourdin, qui livre une performance excellente, ce détective privé est sombre. Le style du film est fait pour le mettre en avant. Cela navigue avec plus ou moins d’aisance entre les genres du polar, de la comédie et de la série B d'action, offrant ainsi une expérience cinématographique riche et pleine de surprises.
Dans la première partie du film, on explore le trouble d'identité de Gabriel avec son défunt frère. La mort de ce dernier n’empêche pas de se pencher sur leur relation trouble. C'est fascinant de voir comment leur ressemblance physique, bien que frappante, n'entrave en rien la divergence de leurs personnalités. Cette dualité entre la similitude extérieure et la dissemblance intérieure crée un certain nombre de situations cocasses.
Bien que ce polar performe dans son exploration de l'aspect psychologique de Gabriel, l'histoire elle-même ne parvient pas toujours à captiver pleinement. Il y a des moments où l'attention décroche, faute d’une intrigue concluante. Les deux flics apportent une touche d'humour bienvenue, mais ils ne contribuent pas à renforcer la solidité du récit. Cela se ressent aussi dans les séquences impliquant les motards qui s'avèrent pesantes. On a l’impression que le réalisateur force pour incorporer une variété de personnages emblématiques du cinéma américain.
Gabriel est agent de bonne moralité. Il vit en Belgique, proche de sa maman mourante. Il reçoit alors la mystérieuse visite de sa nièce Jade, fille de son frère jumeau tout juste disparu. Le film est diaboliquement construit, c’est efficace, la photographie est impeccable. Un très bon film belge.
Un polar belge décalé, un peu déjanté sur les bords, très décevant qui ne m a pas emporté du tout. Olivier rabourdin qui est un très bon acteur au demeurant en fait le minimum, quant à la jeune fille c est le sosie de Brigitte Bardot jeune surjoue la plupart du temps,le scénario est assez plat qui au fil des minutes nous ennuie très vite. Bref une grande deception
C’est le 6ème film du belge Claude Schmitz, mais j’avoue humblement âtre passé à côté des 5 premiers. Et après ces 117 minutes, je me persuade sans forcer que j’ai bien fait. Gabriel Laurens est un détective privé un peu las, spécialisé dans les affaires conjugales. Lorsque sa nièce Jade déboule dans sa vie pour lui demander d’enquêter sur la mort de son père, frère jumeau de Gabriel, il voit resurgir des souvenirs qu'il pensait enfouis pour toujours. Confronté aux fantômes de son passé, Gabriel est entraîné dans une étrange enquête mêlant faux-semblants, fantasmes et trafic de stupéfiants. Prétentieux, incompréhensible, ce film aurait plutôt bien commencé avant de s’enliser et de terminer dans le ridicule le plus accompli. Ni fait, ni à faire, mais surtout à éviter de toute urgence. Tout est laid dans ce polar moche. Le scénario, les décors, les personnages patibulaires jusqu’au risible et surtout les dialogues qui atteignent des sommets… dans l’inepte. Deux perles quand même qui sonnent comme des aveux : Elle : je ne comprends plus rien dans cette histoire… Rassure toi poulette, t’es pas la seule ! Un autre plus tard : je crois qu’on se fait un mauvais film. Et le public d’abonder. Des dialogues qui sonnent comme des aveux. De la femme fatale au détective privé déprimé, en passant par les bikers ou le duo de flics corrompus, Schmitz a réuni tout l’arsenal du polar noir, encore aurait-il fallu savoir l’utiliser. Et croyez-moi, on ‘est loin du compte. J’avais envie de faire un film qui évoque cette tension. Nous confie le cinéaste. Il a surtout réussi à nous ennuyer pendant près de deux heures interminables… en un seul mot… quoique ! On se demande vraiment pourquoi l’excellent Olivier Rabourdin, entre Ventura, Cremer et Gabin, est venu se perdre dans ce machin. Louise Leroy est très jolie, encore eût-il fallu qu’elle ait quelque chose à jouer. Citons encore Kate Moran et Marc Barbé, qui aurait mieux fait de se casser une jambe que de figurer dans un des gros ratés de l’année. Pourquoi ce nanar a-t-il été présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes ? Mystère !