A l"époque de sa sortie "Les Misérables" avait fait l'effet d'un uppercut dans le paysage du cinéma français et on attendait Ladji Ly sur son second film. Essai transformé avec Bâtiment 5 qui reprend les ingrédients du second. Une connaissance profonde de la banlieue et de ses paradoxes. Un casting costaud et une écriture sincère qui met en avant le "vivre ensemble". Sans révéler le contenu du film, il nous cueille sans qu'on s'en aperçoive vraiment et après sa dernière image on reste hanté par sa dernière scène, un résumé des deux solutions qui s'offrent aujourd'hui aux jeunes de banlieue.
Fort du succès des Misérables ils essaient de capitaliser dessus. Mais aucun ingrédient n'est là. Entre légendes urbaines et travestissement des réalité, l'amateurisme du scénario n'a d'égale que le vide abyssale des prestations des comédiens. À moins que le réalisateur n'aie pas pas su les guider? En fin de compte, ladji li a eu un coup de bol avec son premier film et va retomber dans les affres de l'anonymat. C'est un peu triste
Un film qui succite un ennui profond. Beaucoup de comédiens amateurs qui auraient pu donner un peu de réalisme au film mais cela sonne faux. Le thème abordé est vu d'un seul prisme et rend le tout manichéen. A éviter.
Dans son nouveau film toujours sur le thème de la vie en banlieue, le réalisateur traite des problèmes récurrents de la population pauvre et souvent immigrée d’une ville de banlieue. Il s’agit là de l’expulsion brutale des habitants d’un grand bâtiment. Le réalisateur expose avec beaucoup de réalisme les circonstances de cette expulsion. Il décrit très bien les rapports difficiles entre ces habitants avec la mairie et la police. Le film est oppressant et intéressant à visionner et l’on suit particulièrement les réactions pleines d’espoir de cette jeune militante locale qui veut absolument changer les choses.
Le film se veut un drame social, mais il manque de finesse et de nuance. Les dialogues sont creux, les situations sont prévisibles, les acteurs sont peu convaincants. On ne s'attache pas aux personnages, qui sont réduits à des symboles.
Le thème du problème du logement est intéressant et pleinement d'actualité. Je trouve que les héros, constitués par Haby Keita et Pierre Forges, sont insuffisamment élaborés. Hélas, on revient toujours aux problèmes de délinquances, d’insécurité et d’inconfort de la banlieue. Ce qui commence à être est fatiguant à la longue ! Le film manque cruellement de rythme et de consistance cinématographique avec le sentiment que l'on faisait tourner des acteurs sans aucune préparation.Encore un film avec des objectifs louables mais mal emmené avec des acteurs de second choix qui aligne les clichés habituels de la banlieue. En outre, je l'ai trouvé moins intense que Les Misérables. Dommage ! Ladj Ly devrait plus s'investir dans le documentaire, domaine dans lequel il est à l'aise.
Ladj Ly revient avec un film puissant sur le logement indigne en France. Comme dans les Misérables, il ne fait pas de manichéisme et montre une palette de personnages dont les intérêts personnels s’imbriquent avec subtilité. Steve Tientcheu est formidable. Le réalisateur nous montre une réalité sans prendre parti et laisse le spectateur réfléchir. Un film à voir sans attendre !
Après la claque reçue avec "Les misérables" (2019), le dernier Ladj Ly était attendu au tournant. Situant l'action de celui-ci dans une ville imaginaire (Montvilliers) où un jeune maire (Alexis Manenti) vient d'être fraîchement élu, il met l'accent sur la politique d'attribution des logements et la précarité de ces familles. La bonne idée du film est de mettre en avant une jeune femme issue du tissu associatif pour faire entendre la voix des habitants. Seulement voilà, l'ensemble tombe parfois dans une version un peu manichéenne avec des personnages un peu trop caricaturauxspoiler: ( le maire espérant voir marquer Giroud car ça fonctionne mieux sans Benzema...) . Ladj Ly a au moins le mérite de dénoncer l'inaction, ou pire encore, les méthodes expéditives des politiques dans ces quartiers oubliés de la République.
Ce film est une catastrophe. Non-seulement l'histoire ne tient pas la route mais la manière de traiter le sujet est totalement contre-productive. Ladj Li pourra répéter à l'envi qu'il a connu la banlieue, ce n'est pas parce qu'on sort de Montfermeil qu'on s'appelle Cosette. Sa vision de la politique est ridicule et caricaturale. Les familles de cité dont il narre les difficultés quotidiennes le sont tout autant. C'est mal écrit, mal mis en scène et la scène finale dans la maison du maire atteint les sommets du ridicule. Pathétique.
"Bâtiment 5", film social français réalisé par Ladj Ly; sorti en 2023. Par le réalisateur des "Misérables" de 2019 et le scénariste du film "Athéna" de Romain Gavras sorti en 2022, Ladj Ly revient avec "Bâtiment 5" avec son thème de prédilection : la banlieue. Un drame social bien réalisé, sur le logement, le mal-logement et le relogement, avec Anta Diaw, Alexis Manenti et Jeanne Balibar. Un film politique et militant, la politique de la ville en prend pour son grade et le film ne laissera pas indifférent.
En banlieue parisienne, une équipe municipale de droite mène la vie dur aux populations populaires étrangers avec des projets immobiliers et en abandonnant leurs logements insalubres… jusqu’au drame. Ladj Ly explore à nouveau les banlieues avec un regard incisif. Il aborde la question du racisme et du mal logement. C’est puissant, haletant, à couper le souffle même si le scénario est moins fort et frappant que son précédent film.
Mal écrit. D'une colossale finesse. Un portrait très simpliste des classes populaires d'origine immigrées, présentées comme violentes, colériques, et dangereuses.