Note moyenne
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Beaucoup de bruit pour rien, trop de sous entendus, la compréhension en est compliquée et incertaine.
Présence incroyable des acteurs, façon très nordique de décrire la difficulté de se parler, de se comprendre. Aucun jugement sur les personnages. Réflexion sur la création artistique et sur l’âge…
Un des plus beaux films de l’année à ce jour, des interprètes magnifiques. Subtile et émouvante réflexion sur la famille, un régal.
Le retour d’un père absent. Il est réalisateur et demande à sa fille, comédienne, d’interpréter le personnage principal de son scénario, ce que cette dernière refuse. Dans une première scène qui donne le ton du film, elle est paralysée par le trac pour enfin faire un tabac sur scène. Par ailleurs, la complicité des deux sœurs délaissées par leur père.
Que signifie le titre du film ? La valeur sentimentale d’une maison qui a abrité des générations où la valeur sentimentale d’un scénario qui ressemble étrangement à une biographie ?
Film à ne pas manquer
Que signifie le titre du film ? La valeur sentimentale d’une maison qui a abrité des générations où la valeur sentimentale d’un scénario qui ressemble étrangement à une biographie ?
Film à ne pas manquer
Bien écrit, bien réalisé, impeccablement interprété. Un délice de famille disfonctionnelle. J’ai tout aimé sauf la fin.
Un très bon cru qui rappelle Oslo 31 août en ce qui concerne la photographie et la thématique du suicide. J’ai préféré celui-là à Julie en 12 chapitres, plus fin, plus de suspens.
La fin est magnifique !
La fin est magnifique !
Le film de Joachim Trier est essentiellement présenté par les critiques comme une poignante histoire de famille. Si c'était le cas, ce serait déjà un très bon film parce que le jeu d'identification fonctionne grâce à la très belle interprétation des acteurs. D'un autre côté, le thème de la communication difficile au sein d'une famille est très classique voire un peu surexploité. C'est une vision du cinéma dans le paradigme de la transparence, les choses sont telles qu'on les voit, qu'on les entend. Mais en réalité, la puissance supérieure du film est ailleurs, dans une interprétation métapoétique. Parce que Trier dissémine des signaux souvent faibles, parfois assez directs qu'en réalité, une autre interprétation est possible sinon nécessaire. A vous de la trouver, je ne peux pas spoiler et le plaisir dans ce type d'approches consiste aussi à formuler des hypothèses et ensuite à les étayer comme la résolution d'un mat aux échecs. C'est le paradigme d'opacité dans lequel la narration offre des énigmes qui lorsqu'on, parvient à les résoudre permet d'accéder à l'herméneutique du récit. Michel Picard a théorisé tout ça, ce qu'il appelle le jeu - au sens game (résolution d'une énigme) en opposition avec le jeu -to play, je m'identifie aux personnages et j'éprouve des sentiments. La grande force du film, c'est que Trier réussit l'exploit de faire cohabiter deux univers diégétiques assez différents mais compatibles entre eux. Par contre, inutile de chercher dans les critiques y compris presse la résolution moyennant cette approche, pour une raison que j'ignore, les critiques ne développent pratiquement jamais dans ce sens.
Film ennuyeux, larmoyant. Que d'yeux rouges, de regards appuyés, de questions en suspens, de réponses retardées. La poussière mise sous le tapis de cette famille n'est pas claire. On ne sais pas qui est le héros, le père ? la fille ainée ? la maison ? voire le petit garçon ou la seconde soeur ?... La fin est prévisible. Heureusement les acteurs sont bons.
me suis profondément ennuyé et que c'est long...les acteurs ne sont pas en cause.
Mais les problèmes des artistes et autres réalisateurs m'ennuie ainsi que la relation père fille d'ailleurs
ce n est que mon opinion mais je l'a partage
Mais les problèmes des artistes et autres réalisateurs m'ennuie ainsi que la relation père fille d'ailleurs
ce n est que mon opinion mais je l'a partage
Gustav Borg (Stellan Skarsgård) est un grand réalisateur suédois au crépuscule de sa vie. Il revient à Oslo pour les funérailles de sa première femme et la vente de sa maison. C’est là qu’il a élevé ses deux filles avant de les quitter, les laissant à jamais frustrées de l’amour paternel. L’aînée Nora (Renate Reinsve) est devenue une actrice de théâtre renommée ; mais elle est dévorée par un trac maladif et traversée de pulsions suicidaires. La cadette Agnes (Inga Ibsdotter Lilleaas), mariée et mère de famille, mène une vie plus équilibrée.
Nora refuse de tenir le rôle principal du prochain film de son père qui se tourne alors vers une star hollywoodienne Rachel Kemp (Elle Fanning).
"Valeur sentimentale" a raté de peu la Palme d’or à Cannes, décernée à un film iranien. Il en est reparti avec un prix de consolation et un bouche-à-oreille élogieux. La renommée de son auteur, de son actrice principale, prix d’interprétation féminine à Cannes en 2021, ajoutés à l’engouement saisonnier pour les films scandinaves ("Loveable", la trilogie d’Oslo…) en faisaient un des films les plus attendus de l’été.
Je suis resté sur ma faim. Force est de reconnaître à Joachim Trier d’indéniables qualités. La principale est peut-être sa direction d’acteurs. Stellan Skarsgård, Renate Reinsve, Inga Ibsdotter Lilleaas, Elle Fanning y sont chacun à leur façon extraordinaires. Ils campent des personnages d’une grande complexité. Le père volage est étonnamment attachant ; les filles traumatisées (traumatisées par quoi au juste ?) ne se réduisent pas à une posture victimaire.
Ma déception a deux causes. La première vient du scénario et du montage. Bizarrement introduite par une voix off – dont on ne connaitra jamais l’identité – le récit se présente comme une saga dont la maison familiale constitue peut-être le personnage principal, avant de changer de direction et de se focaliser sur Gustav et ses filles. On perd même de vue en cours de route le partage de l’héritage de la mère, censé donner sa signification au titre du film, pour se concentrer sur la préparation du tournage de Gustav.
Plus grave à mes yeux : je n’ai rien ressenti. Je dois avouer, le rouge au front, que c’est aussi mon problème face aux grands films de Bergman. Ses longues scènes de ménage m’ont toujours laissé insensible. On a dit que "Valeur sentimentale" était un grand film bergmanien qui disséquait les traumas enfouis d’une famille. C’est sans doute un compliment. Mais hélas pour moi, cette qualité n’en est pas une.
Nora refuse de tenir le rôle principal du prochain film de son père qui se tourne alors vers une star hollywoodienne Rachel Kemp (Elle Fanning).
"Valeur sentimentale" a raté de peu la Palme d’or à Cannes, décernée à un film iranien. Il en est reparti avec un prix de consolation et un bouche-à-oreille élogieux. La renommée de son auteur, de son actrice principale, prix d’interprétation féminine à Cannes en 2021, ajoutés à l’engouement saisonnier pour les films scandinaves ("Loveable", la trilogie d’Oslo…) en faisaient un des films les plus attendus de l’été.
Je suis resté sur ma faim. Force est de reconnaître à Joachim Trier d’indéniables qualités. La principale est peut-être sa direction d’acteurs. Stellan Skarsgård, Renate Reinsve, Inga Ibsdotter Lilleaas, Elle Fanning y sont chacun à leur façon extraordinaires. Ils campent des personnages d’une grande complexité. Le père volage est étonnamment attachant ; les filles traumatisées (traumatisées par quoi au juste ?) ne se réduisent pas à une posture victimaire.
Ma déception a deux causes. La première vient du scénario et du montage. Bizarrement introduite par une voix off – dont on ne connaitra jamais l’identité – le récit se présente comme une saga dont la maison familiale constitue peut-être le personnage principal, avant de changer de direction et de se focaliser sur Gustav et ses filles. On perd même de vue en cours de route le partage de l’héritage de la mère, censé donner sa signification au titre du film, pour se concentrer sur la préparation du tournage de Gustav.
Plus grave à mes yeux : je n’ai rien ressenti. Je dois avouer, le rouge au front, que c’est aussi mon problème face aux grands films de Bergman. Ses longues scènes de ménage m’ont toujours laissé insensible. On a dit que "Valeur sentimentale" était un grand film bergmanien qui disséquait les traumas enfouis d’une famille. C’est sans doute un compliment. Mais hélas pour moi, cette qualité n’en est pas une.
"Je veux trouver ma place."
Quatre ans après leur collaboration sur le touchant et réussi «Julie (en 12 chapitres)», le duo norvégien Joachim Trier et Renate Reinsve refait équipe pour cette étude de mœurs, repartie cette année avec le Grand Prix cannois, tout en s'entourant pour l'occasion d'un casting international, dont le suédois Stellan Skarsgård, la danoise Inga Ibsdotter Lilleaas et l'américaine Elle Fanning.
Dressant le portrait d'une famille disloquée, ce drame intimiste explore et décortique avec une certaine finesse les fissures qui demeurent en chacun de ses membres, ces traumatismes dont ils n'arrivent pas à se défaire, ces vérités qui ne peuvent être confessées à haute voix.
Et au cœur de celui-ci, l'histoire d'un père metteur en scène cherchant à faire la paix avec sa fille actrice, qui ne lui pardonne pas sa longue absence au sein du foyer familial. Deux êtres solitaires et passionnés par leur art, se regardant mais ne se voyant pas.
Et c'est peut-être à travers la fiction que les deux vont pouvoir faire un pas en direction de l'autre.
Histoire de non-dits et de solitudes qui se ressemblent plus qu'elles ne le pensent, le film dresse un constant effet miroir entre la réalité et la fiction, qui découle et s'inspire de cette même réalité.
spoiler: Une mise en abyme dans laquelle une actrice américaine est choisie par le père pour incarner le rôle qu'a refusée sa fille, pour laquelle il a écrit ce rôle. Un rôle inspiré de sa propre mère, qui a mis fin à ses jours au sein de la maison familiale quand il était encore enfant. Un moment marquant qui figure dans le scénario qu'il a écrit et qui se tournera dans la même maison familiale, qui a traversé les générations.
Ici, l'art et l'intime, l'illusion et le réel sont étroitement liés, se nourrissant l'un de l'autre pour tenter de se parler. Parce que faire de l'art, c'est toujours partir de soi pour pouvoir s'adresser aux autres.
Le cinéma, la fiction, devient un moyen de se reconnecter à l'autre, de se réconcilier avec son passé comme avec son présent, et de peut-être faire la paix avec tout ça.
Une œuvre sincère, portée par un casting habité et impeccable, mais traversée par quelques redondances au cours de ses 2h13, comme si le film créait une distance volontaire avec le spectateur, peut-être pour mieux illustrer ces sentiments distants et fragiles.
L'émotion se fait pourtant bien visible à certains moments, mais disons qu'il me manque un peu ce côté palpable pour être véritablement touché par ces personnages, leurs failles et leurs forces.
Mais malgré ces quelques défauts, un film très bien écrit et interprété sur ce qui n'est pas/plus, ce qui s'est fêlé avec le temps et ce qu'on peut tenter de reconstruire.
Un film sur l'art comme outil de résilience et comme vecteur de réconciliation entre les générations.
Un film sur les ombres qui nous habitent, et ces lumières inattendues qui peuvent nous guider et nous faire aller de l'avant, en direction de l'autre. 7-7,5/10.
Quatre ans après leur collaboration sur le touchant et réussi «Julie (en 12 chapitres)», le duo norvégien Joachim Trier et Renate Reinsve refait équipe pour cette étude de mœurs, repartie cette année avec le Grand Prix cannois, tout en s'entourant pour l'occasion d'un casting international, dont le suédois Stellan Skarsgård, la danoise Inga Ibsdotter Lilleaas et l'américaine Elle Fanning.
Dressant le portrait d'une famille disloquée, ce drame intimiste explore et décortique avec une certaine finesse les fissures qui demeurent en chacun de ses membres, ces traumatismes dont ils n'arrivent pas à se défaire, ces vérités qui ne peuvent être confessées à haute voix.
Et au cœur de celui-ci, l'histoire d'un père metteur en scène cherchant à faire la paix avec sa fille actrice, qui ne lui pardonne pas sa longue absence au sein du foyer familial. Deux êtres solitaires et passionnés par leur art, se regardant mais ne se voyant pas.
Et c'est peut-être à travers la fiction que les deux vont pouvoir faire un pas en direction de l'autre.
Histoire de non-dits et de solitudes qui se ressemblent plus qu'elles ne le pensent, le film dresse un constant effet miroir entre la réalité et la fiction, qui découle et s'inspire de cette même réalité.
spoiler: Une mise en abyme dans laquelle une actrice américaine est choisie par le père pour incarner le rôle qu'a refusée sa fille, pour laquelle il a écrit ce rôle. Un rôle inspiré de sa propre mère, qui a mis fin à ses jours au sein de la maison familiale quand il était encore enfant. Un moment marquant qui figure dans le scénario qu'il a écrit et qui se tournera dans la même maison familiale, qui a traversé les générations.
Ici, l'art et l'intime, l'illusion et le réel sont étroitement liés, se nourrissant l'un de l'autre pour tenter de se parler. Parce que faire de l'art, c'est toujours partir de soi pour pouvoir s'adresser aux autres.
Le cinéma, la fiction, devient un moyen de se reconnecter à l'autre, de se réconcilier avec son passé comme avec son présent, et de peut-être faire la paix avec tout ça.
Une œuvre sincère, portée par un casting habité et impeccable, mais traversée par quelques redondances au cours de ses 2h13, comme si le film créait une distance volontaire avec le spectateur, peut-être pour mieux illustrer ces sentiments distants et fragiles.
L'émotion se fait pourtant bien visible à certains moments, mais disons qu'il me manque un peu ce côté palpable pour être véritablement touché par ces personnages, leurs failles et leurs forces.
Mais malgré ces quelques défauts, un film très bien écrit et interprété sur ce qui n'est pas/plus, ce qui s'est fêlé avec le temps et ce qu'on peut tenter de reconstruire.
Un film sur l'art comme outil de résilience et comme vecteur de réconciliation entre les générations.
Un film sur les ombres qui nous habitent, et ces lumières inattendues qui peuvent nous guider et nous faire aller de l'avant, en direction de l'autre. 7-7,5/10.
Très bien filmé et joué mais la narration ne m’a pas provoqué d’émotions ….
Beaucoup trop long toutefois des scènes incroyablement belles
Beaucoup trop long toutefois des scènes incroyablement belles
Jolie films d auteurs une belle histoire d'un père et ses filles..
Si vous cherchez de l'action ce n'est pas ce genre de films j ai fait des micro sieste mais pu suivre l histoire
Si vous cherchez de l'action ce n'est pas ce genre de films j ai fait des micro sieste mais pu suivre l histoire
Un beau debut et une belle fin. Entre, avec les affres de la creation et cette histoire de famille , c'est parfois lent et long.
Les murs parlent à nos souvenirs qui souvent se tapissent sous plusieurs couches de mémoire.
Quand une maison devient la narratrice de votre propre histoire, la vie de tous ses occupants y passe et vous n'êtes plus à vous raconter votre passé.
La famille et le temps créent des intersections entre ce que l'on retient et l'oubli, le vrai et ce que l'on a ressenti, les mensonges et les non-dits.
Sans compter les films ou photographies qui fixent des images dans le labyrinthe de notre cerveau, quitte à exagérer, sublimer ou se tromper... Toujours est-il que, mémoire ou pas, les choses vécues raisonnent en nous...
Le présent n'est qu'une articulation entre le passé et le futur qui permet le mouvement...
Soi, nous ne sommes qu'un dans un périple familial entre ombres et lumières...
Quand une maison devient la narratrice de votre propre histoire, la vie de tous ses occupants y passe et vous n'êtes plus à vous raconter votre passé.
La famille et le temps créent des intersections entre ce que l'on retient et l'oubli, le vrai et ce que l'on a ressenti, les mensonges et les non-dits.
Sans compter les films ou photographies qui fixent des images dans le labyrinthe de notre cerveau, quitte à exagérer, sublimer ou se tromper... Toujours est-il que, mémoire ou pas, les choses vécues raisonnent en nous...
Le présent n'est qu'une articulation entre le passé et le futur qui permet le mouvement...
Soi, nous ne sommes qu'un dans un périple familial entre ombres et lumières...
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