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LAvisDuNeophyte
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3,0
Publiée le 17 avril 2026
Le film permet de s’immerger dans l’ambiance de ce Japon artistique du 19e siècle. Il aborde quelques courtes périodes marquantes de la vie d’Hokusai. On aurait aimé un peu plus d’ambition.
J'aime Hokusai, le Japon, et les films contemplatifs.
Mais là c'est une vraie douleur à regarder malgré ses 1h30. On ne rentre jamais dans ce film lent et superficiel, qui ne nous apprend rien de palpitant sur la vie du maître. Le pire reste son montage sans queue ni tête, abusant d'ellipses insensées et rendant l'histoire (pourtant très simple) inutilement confuse.
Il faut dire que cette version a été remontée, amputée de 40 minutes pour les occidentaux... Merci aux distributeurs de charcuter encore à ce point une œuvre à notre époque. J'ose imaginer que le montage d'origine rendait l'ensemble bien plus cohérent !
Vu dans le cadre d’ une soirée « Le Japon à l’ honneur » précédé d’ un moment musical : Flûte japonaise en Bambou ( shakuhachi ) et cithare asiatique ( Koto ). Passé cette écoute caractéristique de ces instruments atypiques, le visionnage du film de Hajime Hashimoto nous transporte dans un Japon Impérial, où la censure envers les artistes était redoutable. Le jeune élève Shunrô au style différent, se fait exclure de l’ école et ce n’ est que 70 ans plus tard, en fin de vie, que son génie sera reconnu, et notamment sa série d’ estampes gravées sur bois – son chef-d’œuvre – « Trente-six vues du Mont Fuji ». L’ austérité de cette période est parfaitement reconstituée, avec quelques longueurs, surtout pour nous, aux antipodes culturels des traditions locales. Une photographie épurée la plupart du temps, avec peu de couleurs, mais magique quant à la superposition des estampes les plus connues au bord de mer, avec de fortes vagues formées laissant le magnifique Mont Fuji en arrière fond, diversement coloré selon l’ heure et la saison. Le vert de la mer au premier plan, puis le rosé du soleil, et au fond en demie fauteur le célèbre mont complètement enneigé, suscitent l’ admiration immédiate. Ces quelques images sublimes ont du mal à effacer une violence non feinte, et une effroyable attitude des organisations en place, illustrant le contraste de l’ œuvre dans le trouble de l’ époque, et immortalisant la vague de Kanagawa que même Tintin a repris….. !!**
Un bon film très intéressant sur la vie du peintre. Malheureusement, avec la coupure de 2h00 à 1h30, certains moments passent trop vites.... sinon, la musique, les décors et l'histoire sont super !
Sublime sur sa forme, Hokusai pèche par une écriture chaotique. Il est difficile de suivre le fil du récit, et de ses différents personnages. Quelques scènes, notamment lors des phases de création de l'artiste sont à couper le souffle... Mais dans l'ensemble, ce Hokusai est une énorme déception
Le spectateur (dont je suis !) ne sait toujours pas ce qu’il veut. Quand un film est court, il demande plus de longueur surtout quand ça lui plaît ; quand c’est long, il demande à ce que le film soit raboté de 10 à 15 minutes quand il frise l’ennui. Parfois court, c’est efficace. Parfois long, c’est jugé court ! Court ne devrait pas dire survolé. C’est le cas avec « Hokusaï », portrait d’un peintre japonais auteur de la fameuse vague de Kanagawa et du mont Fuji ; le récit est esquissé ! Trop d’ellipses pour un film court, ce qui a pour résultat des personnages, dont Hokusaï, pas assez fouillé. Dommage. A noter pour les fans des albums de Tintin (dont je suis !), Hergé s'était inspiré du peintre japonais puisqu'il a "reproduit" la vague dans "Les cigares du pharaon"...
J'ai regardé ce film avec l'espoir de retrouver le coréen "ivre de femmes et de peinture". Force est de constater que son aîné est de beaucoup supérieur à lui. J'y vois déjà beaucoup moins de poésie et de peinture. Trop peu d'introspection aussi et une narration peu claire. Une déception donc même s'il restera quelques fulgurances visuelles sur la peinture.
Le film "Hokusai" de Hajime Hashimoto est une œuvre aux teintes de contraste. Oscillant entre la clarté des paysages japonais et les profondeurs de l'âme d'un artiste, il invite le spectateur à explorer le voyage d'un homme dont le nom est synonyme d'art. Cependant, il convient de préciser que ce voyage cinématographique n'est pas exempt de turbulences.
Une première particularité du film est son étonnante réduction de durée pour la version française, passant de 129 minutes à 90 minutes, qui semble avoir omis quelques moments clés, contribuant à un sentiment de confusion ressenti par certains spectateurs, dont moi-même. La narration est parsemée d'aller-retours dans le temps qui, bien qu'intéressants en théorie, sont parfois difficile à suivre et peuvent frustrer.
Le film est divisé en deux parties distinctes, symbolisant les deux grands chapitres de la vie d'Hokusai. La première partie, décrivant sa jeunesse impétueuse et sa quête incessante de liberté, est parfois floue et impersonnelle, laissant le spectateur sur sa faim. Néanmoins, la seconde partie du film, illustrant les derniers jours de l'artiste, compense ce manque par sa profondeur émouvante et son attention portée sur le processus de création artistique.
Les images éblouissantes et la retranscription fidèle du Japon féodal sont les véritables forces de ce film, même si l'aspect relationnel entre les personnages peut laisser à désirer. La passion de Hokusai pour son art est admirablement illustrée, du dessin qui court sur le papier à l'obsession qui anime l'artiste. Malgré tout, certains aspects comme le contexte politique sont trop peu exploités et laissent un sentiment d'inachevé.
"Hokusai" est loin d'être un film pour tout le monde. Si vous n'êtes pas cinéphile ou intéressé par la création artistique, l'estampe japonaise, ou la culture nippone en général, il est fort possible que vous passiez à côté. Cependant, pour ceux qui s'intéressent à ces sujets, le film offre une perspective riche sur l'histoire d'un artiste iconique.
En fin de compte, "Hokusai" est un film qui, malgré ses défauts, possède de nombreux attraits. Comme le dit si bien le proverbe japonais cité dans le film, "le clou qui dépasse appelle le marteau", et c'est précisément ce qui rend ce film intrigant : c'est un clou qui dépasse, difficile à ignorer, même s'il n'est pas parfaitement aligné. De quoi apprécier le paysage cinématographique qu'il offre, tout en restant conscient de ses irrégularités.
Comme Hokusai lui-même, ce film est un "vieux fou de dessin", avec ses défauts, ses qualités, et surtout, son irrésistible envie d'en découdre avec le monde. De mon côté, en tant que "cine+", je suis impatient de voir ce que le cinéma nous réserve pour la suite.
"Hokusai" : un voyage au cœur de l'art, non exempt de turbulences, mais qui nous laisse contempler la grande vague d'un artiste unique
Ce film est d'un esthétisme peu commun, on entre tout de suite dans l'univers des peintres, du Japon de cette période, c'est un voyage au coeur du Japon mais aussi au coeur de ces estampes qui sont des tableaux vivants. La scène où Hokusai âgé se verse la peinture bleue sur lui est fascinante. Le jeu des lumières et des couleurs, gris, bleu, donne le ton de cet univers typiquement japonais.
« Hokusai » de Hajime Hashimoto (2023). J’attendais beaucoup de ce film car en dehors de sa fameuse grande vague de Kanagawa, je ne connaissais pas son œuvre et encore moins sa vie ! Grosse déception car le réalisateur se focalise sur 2 phases de sa vie : ses débuts où très sûr de son talent il refuse fougueusement l’aide d’un galiériste d’Edo de renom qui trouve un certain charme dans ses estampes. Ce passage nous plonge dans le Japon féodal avec un autodafé des images « malsaines », notre galiériste étant satisfait de la destruction de sa boutique… comme étant un gage de qualité ! A la même époque Hokusai illustre un livre mais sans s’entendre avec l’écrivain. Et puis on saute plus de 50 ans pour retrouver Hokusai vieillissant, toujours solitaire avec sa fille mais devenu célèbre avec pas moins de 30 000 œuvres et accompagné de quelques élèves. Il se lie alors– crime de lèse-majesté – avec le fils d’un Samouraï qui se pourvoit dans l’écriture et sera assassiné pour cela par sa famille. Un film appréciable sur le plan de la photo mais une grosse déception pour ma part car trop « fermé » aux « ignares » comme moi de l’art japonais de ce peintre, dessinateur et graveur né en 1760 à Edo et mort en 1849, et de la société japonaise de cette époque.