Morlaix
Note moyenne
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velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2026
Le cinéma du quinquagénaire Jaime Rosales, né à Barcelone, est, en général, beaucoup plus proche de celui de Michael Haneke que de celui de son compatriote Pedro Almodovar : les afféteries inutiles ? Pas question d’en truffer ses films ! Les outrances gratuites ? Ce n’est pas sa tasse de thé. Chez Jaime Rosales, on remarque surtout l’inventivité dont il fait preuve, film après film. Avec "Morlaix", son premier film tourné en France, cette inventivité est à son paroxysme mais, malgré cette soif d’expérimentation dont fait preuve le réalisateur et qui consiste cette fois ci à convoquer Eric Rohmer et David Lynch pour nous entretenir des amours adolescentes, il est d’un accès facile pour tous les spectateurs. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2026
Il réside une tension continue entre l’artificialité assumée et le naturel consumé de cette proposition singulière.

Son casting, ses cadres, ses discussions, son rythme, ses allées et venues dans le temps, son regard suave, mélancolique, amer tout à la fois…

D'abord troublé, finalement happé, j'ai aimé m'y perdre... j’y pense encore.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2025
Jaime Rosales est tombé amoureux de la ville de Morlaix en venant y présenter son film "Petra" en 2019. Aujourd'hui il en fait l’endroit où tout se joue, se prépare, se rejoue, se déjoue, son nouveau film est aussi théorique que romanesque, il parle de cinéma comme seul(s) lieu(x) où on peut donc rejouer sa vie à l’infini, de l’adolescence, tendre âge où tout est à la fois futile et grave, innocent mais tellement sérieux.

Jaime Rosales s’empare du médium cinéma et en utilise toutes les possibilités, les artifices, il rend des hommages en voulant aller ailleurs, il tire du kitsch d’un roman photo des portraits déchirants, fait de ses personnages des êtres qui n’existent peut-être pas mais que l’art fait exister jusqu’à les dupliquer. Et puis il y a ces jeunes acteurs dont la maladresse est aussi touchante que symbolique de ce qu’effleure le récit, menés par un Samuel Kircher qui confirme film après film son insolente facilité à envoûter cinéastes et spectateurs et l’immense révélation Aminthe Audiard dont on comprend dès qu’elle apparaît à l’écran son pouvoir d’attraction, fait de force et de fragilité mêlés.

Après le très beau "Les Tournesols sauvages" je ne m’attendais pas à voir ce réalisateur arpenter de tels territoires, géographiques et artistiques, et je m’attendais encore moins à sortir de son film et d'une ville que je connais très bien bouleversé.

Vu en avant-première
Coric Bernard

455 abonnés 848 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2026
Ce film évoque la vie de jeunes lycéens à Morlaix avec leurs réflexions sur le bonheur, l’amour et la mort. Pour illustrer cela, le réalisateur a choisi de faire un film dans le film en alternant le noir et blanc et la couleur. L’ensemble est sympathique malgré quelques séquences un peu trop longues. Ce film nous donne l’occasion d’admirer la ville de Morlaix, son célèbre pont et les environs de cette région de Bretagne bien mis en valeur.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 30/03/2026 au Club Marbeuf à PARIS )
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2026
L’histoire de Gwen, une jeune lycéenne de Morlaix qui vient de perdre sa maman et qui rencontre Jean-Luc, élève mystérieux qui fait son arrivée dans la ville bretonne. C’est plein de charme et de poésie. Un triangle amoureux se retrouve au coeur de l’intrigue entre la réalité et la fiction. On y trouve de jeunes personnages plein d’insouciance, et de maladresses. On ne peut pas ne pas les aimer.
Frblib1
Frblib1

3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2025
Vu en Espagne. Il est d’ailleurs étrange qu’un film français sorte en exclusivité hors de l’hexagone …
Sinon, hors le jeu des acteurs, l’histoire de cette histoire dans le film et au cinéma local n’est pas évidente à suivre. Réservé aux cinéphiles qui aime démonter un scénario.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
Toute la filmographie de Jaime Rosales montre un cinéaste épris de liberté narrative, pour le meilleur (La soledad) ou pour le pire (La belle jeunesse), mais peu importe, chacune de ses œuvres témoigne d'une envie de raconter autrement, tout en conservant une empathie réelle pour ses personnages. Ainsi en est-il de Morlaix, une escapade française dans laquelle il ne se renie point et expérimente, une fois encore, dans un film dont les tentatives formelles comptent moins que l'écriture et le rapport à la fiction, à travers des mises en abyme, d'autant plus vertigineuses quand elles se situent en haut du célèbre viaduc de la cité bretonne. Morlaix est un film sur la jeunesse, cérébral et profond, aux longs dialogues peaufinés, dans une veine conceptuelle qui réussit cependant, ce n'est pas le moindre des paradoxes, à toucher de manière sensuelle à la vie et à la mort, au sentiment amoureux et in fine à la mémoire. Le champ des possibles se déploie, oui, ouvert à un âge où il signifie quelque chose, d'autant plus au fin fond d'une cité qui donne sur la mer. Patience, prenons le temps qui nous rattrapera bien vite, semble nous dire Javier Rosales, dans un film qui renvoie à la Nouvelle Vague et surtout à Rohmer, mais qui n'en est que plus personnel. Au passage, il rend ses interprètes lumineux, pas seulement Mélanie Thierry, mais en premier lieu les excellents Aminthe Audiard et Samuel Kircher.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 avril 2026
Gwen (Aminthe Audiard) a grandi à Morlaix dans le Finistère. Elle enterre sa mère. Son père absent, elle élève seule son petit frère. Elève en terminale, elle est en couple avec Thomas, un apprenti boulanger ; mais Gwen est attirée par un nouveau lycéen, Jean-Luc (Samuel Kircher).

Jaime Rosales est un réalisateur espagnol aguerri qui a tourné plusieurs longs métrages remarqués dans son pays ("Petra", "Les Tournesols sauvages") avant de venir en France réaliser le dernier. La bande-annonce de "Morlaix" m'avait fait de l'œil avec son beau noir et blanc nostalgique, sa construction en flashback et, en tête d'affiche, Mélanie Thierry, omniprésente ces jours-ci ("La Femme de" le 8 avril, "C'est quoi l'amour ?" le 6 mai) et toujours parfaite. Une amie cinéphile au goût très sûr m'en avait chanté les louanges, évoquant une construction subtile, une mise en abyme vertigineuse, un film dans le film....

Quelle ne fut ma déception devant ce long verbiage bavard et insipide, horriblement mal joué, si l'on met de côté la susnommée Mélanie Thierry et un Samuel Kircher au visage d'ange. En particulier, la jeune Aminthe Audiard (petite-nièce de Jacques et arrière-petite fille de Michel) administre la preuve qu'il ne suffit pas d'avoir un joli minois et une illustre parentèle pour être une bonne actrice.

"Morlaix" rappelle les films de Rohmer et leurs cénacles de jeunes gens en fleurs. Mais il n'en a ni l'intelligence ni l'élégance. La bande d'amis de Gwen disserte interminablement autour du sens de la vie et du sens de l'amour comme de médiocres bacheliers. Le curieux film dans le film annoncé s'avère, comme chez le "Smoking/No smoking" de Resnais, un exercice vain de scénariste hésitant entre plusieurs alternatives et choisissant finalement de nous les présenter toutes, à charge pour le spectateur de faire le tri dans ce fatras. Quant à Mélanie Thierry, il faut attendre une heure trente pour qu'elle apparaisse enfin dans ce film interminable qui dépasse les deux heures.
lionelb30

535 abonnés 2 903 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 avril 2026
Plutôt pas mal joué et un style un peu original. Par contre , film style année 90 dans l'histoire et les dialogues. Plus un jeune ne parle comme cela. Et le passage du noir et blanc a la couleur sans coherence ne sert a rien.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2026
Le réalisateur espagnol jette un œil énamouré sur la petite ville bretonne qui le fait chavirer dans une aventure romanesque adolescente, aux contours si fuyants, qu’il nous est difficile à la longue d’en cerner les objectifs. Dans ces histoires d’amours adolescentes, une seule séquence, voire une seule image, renvoie à un ensemble plus large, où les réflexions philosophiques des jeunes acteurs enchâssent leurs propres commentaires critiques sur le film qu’ils sont en train de jouer. Le film dans le film donc, mais aux accents expérimentaux très forts. Le cadre passe du noir au blanc à la couleur, du 16/9, au format 4/3 sans réel justificatif de la scénographie ou de la direction d’acteurs plus ou moins chancelante. Il y a bien sûr Morlaix et son viaduc mortifère, au centre d’un drame possible, et théâtre d’un duel amoureux ( lundi 10 h 30, au pied d’une travée ) . Mélanie Thierry de passage également dans ce film en joue la partie la plus classique . Elle la joue très bien , renvoyant la balle à son personnage de jeunesse, Aminthe Audiard totalement raccord avec Samuel Kircher. Si le film nous lâche de temps en temps, ce trio nous retient bien souvent.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2026
Morlaix s’inscrit dans une tradition du cinéma d’observation, mais en la déplaçant vers une approche plus conceptuelle de l’adolescence. Jaime Rosales ne filme pas seulement un triangle amoureux, il met en scène un moment de bascule, celui où les sentiments deviennent des outils de projection. Gwen, fragilisée par la disparition de sa mère, ne cherche pas simplement à aimer, elle cherche à comprendre ce qu’elle est en train de devenir. Ce déplacement est essentiel, car il transforme chaque relation en hypothèse de vie.

Le film repose sur une tension constante entre réalité et représentation. D’un côté, Thomas incarne une forme de stabilité, presque rassurante, ancrée dans le quotidien. De l’autre, Jean-Luc introduit une dimension plus trouble, plus abstraite, liée au désir, à l’inconnu, et à une forme d’idéalisation. Ce contraste ne sert pas seulement à construire un conflit amoureux, il révèle surtout deux manières d’envisager l’existence. Choisir l’un ou l’autre revient à choisir une projection de soi.

Ce qui frappe, c’est la manière dont le récit épouse la logique mentale de l’adolescence. Les émotions y sont amplifiées, interprétées comme des signes, presque comme des réponses définitives. Le premier amour devient alors un espace d’expérimentation où l’on projette des attentes immenses. L’intensité remplace la lucidité, et chaque geste prend une valeur symbolique disproportionnée. Ce mécanisme est parfaitement restitué, sans jugement, avec une forme de douceur mélancolique.

Le film va plus loin en interrogeant l’idée même de devenir. Grandir est ici envisagé comme une promesse implicite, celle que le temps finira par résoudre les contradictions. Or, cette croyance est remise en question. En confrontant les personnages à une forme de mise en abyme, où ils deviennent spectateurs d’eux-mêmes, Jaime Rosales suggère que la vie est aussi une construction mentale, une narration que l’on se fabrique pour donner du sens à ce que l’on traverse.

Ainsi, le bonheur n’est jamais présenté comme une réalité tangible, mais comme une ligne d’horizon. Il guide les choix, sans jamais se matérialiser pleinement. C’est cette distance entre ce que l’on ressent et ce que l’on projette qui donne au film sa tonalité. Morlaix capte avec justesse ce moment où l’on croit encore que l’amour peut tout résoudre, et où l’avenir semble porter en lui une forme de vérité, alors qu’il reste, au fond, une construction fragile.

Avec ce film, Aminthe Audiard se révèle et devient à l'image des icônes de la nouvelle vague : des héroïnes perdues entre les sentiments, le quotidien et le temps. Samuel Kircher est touchant dans le rôle de ce jeune homme doué avec les mots, mais en équilibre constant entre les attentes des autres et ses propres aspirations. Jaime Rosales dévoile un film touchant, à l'image des inconnus du quotidien qui cherchent des réponses en s'identifiant aux personnages des films qu'ils regardent. Parfois se perdre dans la fiction permet de rendre plus logique notre propre vie et donner du sens à l'absurde, où nos éternelles questions sans réponse.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2026
Ai vu « Morlaix » du réalisateur espagnol Jaime Rosales. « Morlaix » qui se déroule pour sa grande partie dans la ville bretonne traversée par un viaduc légendaire est un film littéraire, exigeant et très intrigant. A Morlaix, Gwen (géniale Aminthe Audiard) est lycéenne et vit seule avec son petit frère Hugo (impressionnant Hugo Le Rolle) car ils viennent de perdre leur mère. Les deux adolescents sont entourés de toute une bande d’amis lycéens assez proche. Gwen est amoureuse de Thomas (Alexis Keruzore), jusqu’à l’arrivée en pleine année scolaire du charismatique parisien, Jean-Luc (magnétique Samuel Kircher). Confusion des sentiments. Les adolescents vont au cinéma et sont spectateurs d’un film qui leur dévoile leur futur. Vingt ans plus tard, Gwen adulte (impériale Mélanie Thierry), revoit ce même film qui s’intitule « Morlaix » dans la ville de Morlaix. C’est le montage, l’utilisation de formats cinématographiques différents et l’alternance du noir et blanc et de la couleur qui permet de s’y retrouver dans les diverses mises en abyme. Les dialogues alternent des scènes très écrites et des scènes d’improvisations avec un certain brio. 120 minutes sont trop longues pour un film si singulier quand bien même on se sent très bien au sein de ce groupe d’adolescents si vrai. Il y a du Rohmer dans la justesse des rapports humains, du Godard dans la forme et le montage, du Truffaut dans la façon de jouer de ces jeunes comédiens tous formidables et du Eustache dans les longues scènes étirées qui ne font pas avancer l’action. Jaime Rosales filme parfaitement l’atmosphère à la foi pesante et réjouissante qu’une ville de province peut faire peser sur les épaules et l’âme des adolescents. Comment passer des espoirs dans l’avenir quand on a 16 ans aux regrets de ce que l’on n’a pas vécu quand on a 40 ans, là est le vaste sujet de « Morlaix ». Le thème est douloureux mais le traitement est lumineux, poétique même si l’on aurait aimé globalement plus d’émotions et un film plus ramassé.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2026
 MORLAIX - Jaime Rosales | ⭐ 8/10

Avec Morlaix, Jaime Rosales signe un film à part, presque hors du temps, qui peut fasciner autant que laisser perplexe. Un récit d’apprentissage amoureux qui oscille entre hommage à la Nouvelle Vague et geste plus personnel.

Le film suit Gwen et sa bande, entre premiers élans amoureux, hésitations et projections vers l’avenir. Rosales capte avec une certaine justesse la fragilité des sentiments, ces moments suspendus où l'on s'interroge sur ce que la vie nous réserve.

La force du film tient à ses acteurs. Je le répète, Mélanie Thierry est sans doute la plus grande actrice actuelle et confirme qu'elle resterait fascinante à simplement lire le code de la route. Samuel Kircher s'impose film après film comme un acteur en tous points irrésistible. Sa présence à l’écran, à la fois naturelle et habitée, irradie le film de bout en bout. Il impose une intensité qui laisse penser que sa carrière devrait au-delà de celle de sa mère ou celle promise à son frère.

Mais à force d’accumuler les effets formels (variations de formats d'image, passages du noir et blanc à la couleur, jeux de narration faisant passer brutalement du passé au présent), le film semble parfois se perdre. Ce qui relevait au départ d’une forme d'audace et de liberté interroge sur le côté artificiel de ces choix de mise en scène, parfois difficiles à justifier du point de vue du sens.

Le rythme, très étiré, pourra également rebuter, avec ses dialogues souvent théoriques et ses longues scènes. Il faut accepter de s’abandonner à cette lenteur, à cette poésie diffuse, sous peine de rester à distance.

Heureusement, le film se déroule à Morlaix et non à Paris, car il cocherait alors toutes les cases du film germanopratin, avec une jeunesse bourgeoise dont les moyens lui permettent de passer ses journées à disserter sur le sens de l’amour et de la vie. Ici, le décor breton apporte un léger contrepoint, même si cette tendance à l’introspection un peu hors-sol n’est jamais complètement évitée.

Morlaix est donc un film à double tranchant : un objet singulier, délicat, et inventif ou un exercice de style trop déconnecté ?

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 avril 2026
Film assez déstabilisant de par sa mise en scène (un film dans un film) et son montage. Mais des dialogues profonds et intéressants.
Julie Charlotte F.
Julie Charlotte F.

29 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2026
Une œuvre dans l’œuvre qui se déroule à Morlaix au sein d’un groupe de jeunes, du cru et d’un parisien qui vient déstabiliser l’équilibre du groupe


Une œuvre absolu

Un chef d oeuvre


Quelle finesse…
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