Franz K.
Note moyenne
2,9
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25 critiques spectateurs

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traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2025
Franz Kafka ? Un beau sujet d'étude et d'analyse littéraire, mais dont il est plus difficile de raconter l'entièreté de la vie au cinéma. Certains optent pour une fiction pure, comme Soderbergh, d'autres préfèrent raconter seulement une partie de son existence. Agnieszka Holland, qui n'est pas à un défi près, relève le gant et propose à son tour un véritable biopic, mais à sa sauce, en mélangeant allègrement les époques et les thèmes : enfant, fonctionnaire, écrivain, épistolier, amoureux… Elle n'hésite pas à aller plus loin et à évoquer sa postérité et son statut d'icône, lui dont le vœu que ses œuvres ne lui survivent pas n'a heureusement pas été exaucé. C'est un film très exigeant qui nous ballotte dans un malström d'images, au risque de noyer le quidam qui n'aurait que peu d'informations sur le personnage. Le miracle, c'est que ce Franz K. semble avoir saisi totalement la personnalité complexe du romancier et son imaginaire cauchemardesque. Même si le film demande des efforts considérables pour l'apprécier à sa juste valeur, un véritable Kafkaléidoscope, il est impossible de ne pas admirer sa puissance et sa pertinence, de même que son ironie, grâce à sa mise en scène, mais aussi, louons sa performance, avec la monstrueuse interprétation d'Idan Weiss
stéphanie Panza
stéphanie Panza

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2025
Fantastique à bien des égards, courez voir cet anti bioptic classique, car tout étonne et subjugue dans l'approche de , qui donne à voir la vie de Kafka sous l'angle double de l'humour et l'ultra haute sensibilité de cet écrivain, remarquablement interprété par un prodigieux jeuen acteur allemand
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2025
On en connaît qu'il faudrait payer pour aller voir ce film. Deux heures kafkaiennes - c'est l'occasion d'utiliser cet adjectif que tout le monde connaît, sans avoir lu Kafka... Le réalisateur n'était pas obligé de faire un film kafkaien. Il (elle) aurait pu en rester à une biographie tranquille - ça aurait été le comble pour un personnage aussi agité, mais ça en aurait jeté... et attiré davantage (notez qu'il y a moins de critiques de spectateurs pour ce film que de critiques de presse, ça donne une idée de son succès, indépendamment de ses notes).

Ce n'était bien sûr pas imaginable de traiter de façon logique, linéaire, éclairante, un tel personnage qui n'est ni bon ni méchant, qui n'est ni social ni asocial (bien qu'obsédé par la communication, en terme de qualité comme de quantité), qui "comprend ce qu'il imagine mais pas ce qui l'entoure" (y compris quand il est avec sa copine). Un réalisateur ne peut sans doute pas résister à l'envie de faire son Kafka pour parler de Kafka (notamment "comprendre d'où l'on vient pour comprendre où l'on va", pensée centrale de Kafka, et tactique du film du début à la fin).

Il y a quand même des choses exceptionnelles dans ce film (mais qui dérouteront certains) : l'image hyper soignée de la mise en scène (les intérieurs comme les extérieurs) ; l'acteur Idan Weiss dans ce rôle (après le brillant Jeremy Irons dans le Kafka de Soderbergh en 1991) ; le montage qui fait totalement fi du temps et de l'espace (à ce niveau, on ne peut plus parler de flashbacks ou flashforwards). Toutes ces choses relèvent d'un expressionnisme voulu et convainquant. Les portraits, les scènes, les scènes imaginaires, la marchandisation du mec un siècle après, tout est violemment expressionniste, voire violent tout court (parfois terrifiant).

C'est donc malgré tout un film original. Explique-t-il l'homme ou l'œuvre ? On ne sait pas, on doute. Il faut sûrement aller voir ce film quand on a une idée précise de l'œuvre. De la première minute à la dernière, des scènes évoquent l'œuvre, depuis ses balbutiements, jusqu'à, surtout, son œuvre posthume. Le père de Kafka joue un rôle central dans ces évocations, mais était-il ce pitre colérique auquel ne manque qu'un casque à pointe prussien, et pourtant capable de bienveillance ? Peu importe, il est ce qu'il est dans le film, il explique des choses à lui tout seul - il est d'ailleurs très bien joué (Peter Kurth). Franz K. est un film, ne l'oublions pas.

spoiler: Kafka l'homme, avait-il autant d'humour - à une femme impatiente au lit, il explique que "le but est de chercher Dieu, pas de le trouver". Imaginez-vous un mec qui entre dans une fureur inouïe contre un SDF, au nom de la toute puissante "valeur des mots" ?! - le SDF demandait une couronne, Kafka lui donne deux couronnes, mais attend la monnaie (2-1=1). C'est de cette façon que le réalisateur nous montre son héros.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2025
J'aime beaucoup Agneska Holland mais j'ai trouvé ce biopic -( et ce n'est pas le premier sur Kafka) brouillon et raté. La mise en scène est dispersée et l'image qui se veut moderne propose des formes pas toujours convaincantes. Un film qui veut épater et ne convaint pas
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 janvier 2026
Avec "Franz", Agnieszka Holland s'attaque à un gros morceau et elle ne choisit pas la facilité parce qu'elle tente de s'éloigner du biopic traditionnel au récit linéaire. Elle choisit un récit fragmenté qui essaie à la fois de revenir sur la vie de l'écrivain, son œuvre et son impact. Le tout à travers une narration qui fait également écho au contexte d'une époque qui change avec les années. Un choix pas forcément payant puisque ça ressemble surtout à une représentation théâtrale exagérée et caricaturale. C'est peut-être le but ou c'est peut-être faux, mais c'est mon ressenti. La réalisatrice raconte et montre, mais tout reste en surface. Pourtant, Kafka est beaucoup de choses à la fois. Un homme à la fois tourmenté et fantasque qui est tiraillé entre les attentes familiales et sa soif de reconnaissance, mais rien n'est fait pour le rendre intéressant. Entre la superficialité du récit, les nombreuses ellipses et la nudité inutile, j'ai trouvé l'expérience aussi désagréable qu'ennuyeuse.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2025
J’ai chroniqué hier, avec plus d’un an de retard, "Kafka, le dernier été". Je parlerai aujourd’hui d’un autre biopic consacré à l’auteur pragois de "La Métamorphose" et qui, lui, est en salles, depuis une semaine à peine.

La comparaison entre les deux films est éclairante. Autant le premier est plat et académique, autant le second est original et stimulant. Celui-ci est l’œuvre d’Agnieszka Holland, une réalisatrice polonaise septuagénaire à l’imposante filmographie, dont rien ne laissait penser qu’elle fut encore capable de signer un geste aussi audacieux.

Car "Franz K." n’est pas un biopic ordinaire qui se borne à énumérer les passages attendus de la vie de Kafka : un père tyrannique, l’encombrante judéité, le travail abrutissant de rond-de-cuir dans une société d’assurances, la libération par l’écriture, les amours contrariées avec Felice, qu’il n’aime pas et refuse d’épouser, puis avec Milena avec laquelle il entretiendra une relation torride, l’amitié de Max Brod, la santé fragile, etc.

"Franz K." présente deux caractères originaux. D’une part, ses acteurs, brisant le quatrième mur, se tournent parfois face caméra pour livrer aux spectateurs leurs opinions du héros. D’autre part, le film s’autorise quelques images contemporaines, filmées dans les rues de Prague où le tourisme et le capitalisme se sont emparés de la figure de Kafka pour en faire un produit de consommation. Ainsi par exemple de l’étonnante statue pivotante de 24 tonnes érigée par David Černý à Prague en 2014 qui a inspiré l’affiche du film.

Ses deux procédés sont originaux et stimulants. Mais on regrette presque qu’ils n’aient pas été utilisés plus systématiquement. Ils interviennent comme des ornements qui s’ajoutent à la narration très classique de la vie de Kafka alors qu’ils auraient pu, le second tout particulièrement, constituer l’un des axes du film : pourquoi Kafka, un siècle après sa mort (en 1923), fascine-t-il toujours autant ? comment sa mémoire est-elle devenue l’objet d’une telle marchandisation ?
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2025
J’ai beaucoup lu Kafka lorsque j’ai eu entre 21 et 23 ans ( le cite Le Procès, la muraille de Chine, Le château ; l’Amérique, la colonie pénitentiaire, le journal, conversations avec Janouch, la métamorphose, lettres à Milena, entre autres) donc je suis allé voir le film avec une certaine assurance, croyant connaître le sujet….J’avoue avoir été plutôt surpris car le film s’attarde très peu sur l’œuvre de Kafka, mais s’attache en fait à la personnalité du génie, depuis son enfance , jusqu’au sanatorium, en passant par certaines frasques amoureuses…..Hélas, le film est assez confus, quoique interprété avec brio par Idan Weiss ( quelle ressemblance physique au demeurant avec Kafka)….J’avoue avoir vécu une petite déception donc devant le classicisme de la réalisation, de la mise en scène, une certaine répétition des dialogues, la personnalité du père, mais j’avoue aussi que la dernière demie heure est sublime et rachète un peu tout cela….Je suis sorti ému….Pour conclure, je dirais qu’il vaut mieux ne pas avoir lu Kafka, pour profiter davantage de ce film…..à vous de voir…..
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Franz K plonge au cœur de l’intériorité de Franz Kafka en révélant la manière dont sensations, lucidité et vertige façonnent son rapport au monde. Idan Weiss, Jenovéfa Boková et Katharina Stark donnent vie à un univers intime où l’auteur apparaît fragile, sensible et sans cesse traversé par une conscience aiguë du réel. Agnieszka Holland construit un portrait kaléidoscopique fait de fragments, de visions et d’émotions éclatées qui éclairent son existence tourmentée. Le film révèle comment Kafka percevait chaque détail avec une intensité presque douloureuse, au point de transformer la sensation en matière première de son écriture. Cette fidélité à l’expérience vécue explique pourquoi La Métamorphose est devenue une référence littéraire et philosophique, proche d’un roman phénoménologique. À travers ce récit, on comprend mieux comment il utilisait le corps, le doute et l’angoisse comme outils d’expression. L’œuvre rappelle aussi que seule la lecture de ses écrits permet d’approcher réellement son mal-être, sa fragilité et sa manière unique de voir le monde. On ressort avec l’impression que ses textes sont le véritable mode d’emploi pour comprendre un auteur insaisissable, dont chaque mot demeure un miroir brut et profondément humain.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 novembre 2025
Réalisation d'Agnieszka Holland que j'ai là moyennement apprécié du fait d'un récit trop fragmenté où se mêle les époques si bien que l'on finit par s'y perdre malgré une Mise en Scène hyper-esthétique , dantesque et lyrique !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2025
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’écriture, les aspirations, et les rêves de Kafka sont tourmentés. Et Agnieska Holland tente de percer le mystère.
Elle utilise une écriture foutraque pour coller sans doute au cerveau de l’écrivain, qui nous balade de son enfance tchécoslovaque aux Kafka-tour que les touristes font désormais dans les ruelles praguoises.
Et ce côté débridé plutôt que de nous mettre dans la peau de Kafka nous étouffe par son manque de cohérence et de maîtrise et finit par rendre le film désagréable.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2025
Film intéressant sur la vie de Franz Kafka, écrivain de "La Métamorphose" notamment, mort à 40 ans de la tuberculose. Ce film donne un éclairage sur la relation un peu spéciale qu'il avait avec son père ainsi que sa peur de l'engagement avec les femmes. La réalisatrice expérimente des effets de mise en scène originaux avec un parallèle avec le musée Kafka de Prague.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2025
Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous ; voilà ce que je crois

En quelques mots, la pensée profonde de Franz Kafka auquel la réalisatrice polonaise Agnieszka Holland, a consacré un biopic. Un kaléidoscope – avec un grand K comme Kafka – de 127 minutes assez assommant car à a limite du compréhensible. De son enfance à Prague jusqu’à sa disparition à Vienne, le film retrace le parcours de Franz Kafka, un homme déchiré entre son aspiration à une existence banale et son besoin irrépressible d’écrire, marqué par des relations amoureuses tourmentées. Sensations subtiles, moments de lucidité et vertiges dérangeants se succèdent de manière – semble-t-il aléatoire – à l’écran. C’est très beau mais tellement vain que l’ennui gagne rapidement. Un beau sujet gâché par un parti pris scénaristique plus que discutable : le « kafkaléidoscope ».
Le tournage s’est déroulé entre Berlin et Prague et nous réserve des images somptueuses. Soderberg s’était déjà intéressé en 1991 à ce personnage troublant et… troublé. Ici, on sent la grande admiration de la réalisatrice pour son personnage. Ella avait d’ailleurs déjà réalisé une adaptation de son roman culte, Le Procès pour la télévision polonaise, au début des années 1980. Systématiquement entre fiction et documentaire, on sent également dans ce biopic l’influence du peintre Edvard Munch. En mélangeant allègrement les époques et les thèmes… on a droit à l’enfant, le fonctionnaire, l’écrivain, l’épistolier, l’amoureux… la cinéaste nous noie sous un maelström d’images – certes toutes très soignées -, qui a pour conséquence de perdre totalement le spectateur lambda – dont je fais modestement partie -, qui ne serait pas bardé de références sur la personnalité pour le moins complexe du romancier et son imaginaire cauchemardesque.
L’acteur tchèque Idan Weiss, à la ressemblance troublante avec son modèle, est pratiquement de tous les plans et se révèle plus que convaincant. A ses côtés Peter Kurth, Carol Schuler, Sebastian Schwarz, entre autres, font le boulot et donnent même parfois l’impression de s’y retrouver dans ce dédale. Certains parlent volontiers – attention on s’accroche – de schizophrénie paranoïde !!! – j’avais prévenu -. C’est vous dire la complexité du machin. Beau mais profondément ennuyeux.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2025
Le dernier film d’Agnieszka Holland, consacré à la vie et à l’œuvre de Franz Kafka – jusqu’à son héritage dans l’industrie culturelle – ne suit pas la linéarité du biopic classique. Il ose une mise en scène audacieuse, éclatée, parfois brillante. Mais cette audace est aussi sa limite : le style maximaliste, les ruptures de ton et certains gimmicks narratifs peuvent finir par désorienter, surtout quand le geste intellectuel derrière ces choix n’est pas toujours lisible. Une proposition ambitieuse et stimulante, peut-être trop.
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2026
Très agréablement surpris, je ne savais pas à quoi m'attendre, je savais seulement que le sujet m'intéressait. La réalisation est nerveuse, créative, c'est parfois un peu brouillon mais c'est intéressant pour un sujet si "ancien". C'est un peu long quand même...
Dgasiglialaster5
Dgasiglialaster5

4 abonnés 21 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 novembre 2025
Un montage complètement explosé qui rend le récit opaque et froid. A trop vouloir en faire, la réalisatrice brouille le message. C'est exaspérant et ennuyeux.
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