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cyril ropars
1 critique
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5,0
Publiée le 1 mai 2025
J’ai vu Solitarium en avant-première en janvier 2025 au cinéma Stella de Janzé — le même lieu où j’avais découvert Tripeman quand Raoul Dattola n’était qu’un adolescent ; quelle incroyable évolution !
Tout le long du film, on ressent la vision précise du réalisateur : l’esthétique, ciselée par des jeux de lumière subtils et des cadres oscillant entre vastes paysages et gros plans intimes, s’allie à une bande-son signée Mr Dattola lui-même, qui s’immisce tout en délicatesse dans l’émotion. L’ensemble offre une expérience visuelle et sonore rare au cinéma.
Si le rythme général m’a parfois paru se suspendre — notamment dans deux ou trois séquences contemplatives un peu longues — ces respirations permettent aussi de plonger plus profondément dans l’univers intérieur des personnages. On sent que ce film prend le temps de laisser résonner ses images et ses silences, quitte à jouer avec notre patience pour mieux surprendre ensuite. Mais il est évident que ce film est destiné au cinéma pour que l’expérience puisse prendre tout son sens.
Impossible de ne pas évoquer le jeu et la direction d’acteurs ! Que ce soit pour ne nommer qu'eux, Anita Del Sol, Gwendal Audrain, Eddy Del Pino ou Gabriel Guillerit, leur authenticité renforce l’âme de ce récit, sans jamais éclipser la vision d’ensemble.
Je tiens à saluer particulièrement la prestation d’Eddy Frogeais, magistral en psychologue qui atteint subitement un éveil spirituel. C’est cette séquence qui me revient le plus souvent, tant pour la justesse de son jeu que pour le message philosophique qu’elle délivre.
Au final, Solitarium se révèle être un bijou du cinéma indépendant : exigeant, visuellement somptueux et profondément humain. Même si quelques respirations m’ont laissé le temps de réfléchir au rythme, je me suis surtout senti emporté par la poésie et la puissance philosophique du film.
Mais plus encore que son esthétique ou ses performances, Solitarium est un film philosophique qui joue sur la vérité et le mensonge. Comme le dit l’un de ses personnages :
« Peut-être que finalement la vérité n’est pas si terrible que ça, elle n’est pas bien intéressante d’ailleurs. C’est peut-être pour ça que le mensonge existe, lui au moins il nous vend du rêve… »
C’est précisément là la force de Solitarium : prendre une vérité ordinaire, a priori banale, et lui donner la magie d’un mensonge de cinéma. Le film parvient à rendre chaque instant de sincérité aussi fascinant et enveloppant qu’une fable onirique.
En quittant la salle, je n’avais plus envie de dissocier la réalité du songe : Solitarium m’a prouvé que la vérité, lorsqu’elle est racontée avec talent, peut vendre autant de rêve que le plus beau des mensonges.
Je fais parti de ceux qui attende la prochaine oeuvre de Mr Dattola avec une grande impatience !
J'ai réellement apprécié ce film qui sort indéniablement de l'ordinaire. La creativité et la qualité sont au rendez-vous, le tout sur un thème qui ne laisse personne indifférent ; la liberté, ce qu'on en fait, ce qu'on y cherche, ce qu'on peut y trouver. Encore bravo !!
Très beau film avec une musique envoutante et un message fort ! J'ai été le voir en avant première et ne fut pas déçu que ce soit pour le jeu des acteurs, pour l'histoire, la musique ou la mise en scène ! Je conseille fortement
Top ! Une réalisation avec peu de budget, mais qui nous permet d’avoir de bons acteurs encore peu connus. Et une équipe entièrement bretonne ! La Bretagne a du talent !
Franchement, j’ai passé un super moment devant Solitarium. Je suis pas critique, mais j’ai vraiment bien rigolé, surtout pendant la scène de l’entretien d’embauche qui part en vrille totale et aussi la scène du psy qui essaye de rester sérieux, sans parler de la peluche.. Les personnages sont tous attachant, et ça m’a fait oublier que j’étais au ciné. Bref, si vous voulez un film qui détend et qui fait sourire, foncez !
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2,5
Publiée le 4 juillet 2026
« La vraie liberté, c'est quand on est seul qu'on la trouve. » « Solitarium » est comme un film à sketches avec plusieurs segments qui se succèdent autour de la solitude de plusieurs personnes. Un thème récurrent qui est plus ou moins évident en fonction des histoires. C'est très marqué pour l'histoire de cet ermite qui a tout quitté pour vivre seul dans la nature. Un aperçu qui n'a pas un grand intérêt. Il y a ensuite une vendeuse qui se lâche suite aux remarques misogynes de plusieurs hommes. C'est plutôt amusant, mais j'aurais voulu que ça aille encore plus loin. Je ne vais pas détailler toutes les histoires, qui sont variées au niveau du contenu, mais surtout au niveau de l'ambiance, entre le fantastique, le burlesque et l'onirisme. Je crois que le passage sur l'entretien d'embauche totalement farfelu, avec plusieurs couches d'absurde, est mon préféré. Dans l'ensemble, c'est inégal et probablement un peu trop long, mais je n'ai pas passé un mauvais moment.
Voilà un film très particulier, qui sort vraiment des sentiers battus. Un peu confus au début, mais une fois qu’on rentre dedans, l’ensemble devient assez intéressant. Une sorte de chronique malaisante et troublante sur la solitude à notre époque, dans laquelle chacun peut finalement retrouver un peu de lui-même.
Le réalisateur Raoul Dattola a pratiquement tout fait sur son film : réalisation, scénario, photographie, effets visuels, montage, production, musique, mixage… assez impressionnant. L’interprétation est également de qualité, même si aucun des acteurs ne m’était connu.
Au final, un film étrange, singulier, parfois déroutant, mais qui peut finalement parler à chacun d’entre nous.
En faisant un film choral, le portrait de plusieurs personnages, R. Dattola cherche à évoquer la solitude avec des comportements divers. Le point commun est un psychanalyste mais dans sa globalité, le scénario n'a pas de liant fluide. Tout est trouble, parfois expérimental et hallucinatoire, sans vraiment de fond et de développement cohérent. Avec une réalisation chaotique, une interprétation quasi amateur, la tentative reste incompréhensible et donc, ratée.
Une absorption de sérum de vérité non désirée, et notre psychanaliste dévoilera le fond de sa pensée… Les liens entre les comportements foutraques et la solitude ne sont pas évidents, ce qui rend le spectateur attentif à la recherche de ce lien. L’entretien d’embauche surréaliste nous rappellera les expériences de « I comme Icare » testant les limites de l’obéissance. Les séquences du gamin et son ours en peluche laisseront certainement des spectateurs sur le carreau car les mimiques sont ridiculement exagérées. Certains qualifieront ce film d’auteur, je le classerai plutôt dans la catégorie des films d’amateur. Auteur à suivre avec davantage de budget !
J'ai arrêté le film après une quarantaine de minutes. Malgré toute ma bonne volonté, je n'ai jamais réussi à entrer dans l'histoire. Les personnages m'ont laissé complètement indifférent et le récit m'a paru beaucoup trop lent. J'avais l'impression d'assister à une succession de scènes sans véritable fil conducteur ni tension.
J'aime les films qui me donnent envie de connaître la suite, où les personnages ont un objectif clair et où chaque scène fait avancer l'intrigue. Ici, je me suis surtout ennuyé.
Je suis également surpris par certaines critiques extrêmement enthousiastes. En consultant plusieurs profils, j'ai remarqué que certains comptes semblaient n'avoir publié qu'un seul avis, celui de ce film. Cela m'a interpellé, même si chacun est évidemment libre de son opinion.
Pour ma part, cette expérience n'a malheureusement pas fonctionné. Je suis resté totalement extérieur au film et je n'ai pas eu envie d'aller jusqu'au bout.