Kouté Vwa
Note moyenne
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Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2025
Une plongée radicale dans la mémoire guyanaise (...). Toujours cadré serré, comme les autres protagonistes, Melrick est l’incarnation d’une volonté d’aller de l’avant sans renoncer à la mémoire. (...) D’apparence décousue, le film ne pâtit pas de sa petite économie et profite au contraire de sa modestie : dans leur durée, ses plages sont des plateaux d’intensité. Leur relation apparaît peu à peu, sans que la succession des séquences ne définisse un récit. (...) Le rhizome qui les relie est souterrain, à construire dans notre tête. Il est à la fois mémoire et devenir. Il est conscience de la perte mais propose d’écouter ensemble les vécus à transmettre. Kouté vwa : écouter les voix. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures :
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 août 2025
Melrick, treize ans, passe ses vacances en Guyane chez sa grand-mère. Il s’initie au tambour. La mémoire de son oncle, tambouyé lui aussi, tué dix ans plus tôt dans une rixe, ressurgit.

Les films sur la Guyane sont rares. C’est l’exotisme de celui-ci, aux frontières de la fiction et du documentaire, qui m’a conduit à le voir le mois dernier à Paris malgré sa très médiocre distribution.

Son sujet est touchant. Son réalisateur a voulu rendre hommage à son cousin, Lucas Diomar, tué à l’âge de dix- huit ans seulement, d’un coup de couteau. Il utilise des images d’époque, notamment celles de ses funérailles avec lesquelles s’ouvre le film.

"Kouté Vwa" invite à une réflexion sur le crime, la vengeance et le pardon, à travers notamment un long dialogue entre le garçonnet et sa grand-mère dont la piété religieuse l’a beaucoup soutenue. Il ne montre pas grand-chose de la Guyane, tournant le dos, d’ailleurs sans doute à bon escient, à une approche touristique qui se serait traduite par une succession de cartes postales. On regrette en revanche qu’il ne s’ouvre pas à une réflexion plus générale sur la situation de ce département ultramarin et les défis qu’il doit relever : une population jeune et en forte croissance, un déficit commercial structurel, un fort taux de chômage, le double fléau de l’orpaillage et du trafic de cocaïne…
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2025
C’est avec un grand intérêt que l’on reçoit Kouté vwa, « écoutez les voix » en créole, le premier long métrage réalisé par Maxime Jean-Baptiste, né d’une mère originaire de la France métropolitaine et d’un père guyanais. Ce film, il en a écrit le scénario avec sa sœur Audrey et il a été particulièrement bien accueilli lors du dernier Festival de Locarno, en Août 2024. Considérant que la dimension tragique de l’histoire racontée serait plus facilement ressentie dans un registre narratif et que les personnages principaux seraient plus libres en étant conscients qu’ils jouaient un rôle, Maxime et Audrey Jean-Baptiste ont choisi d’orienter leur film vers la fiction, même si, très souvent, il s’apparente à un documentaire. Le personnage principal de l’histoire qu’il et elle racontent, on ne le verra qu’en photo et sur des fresques murales : il s’appelait Lucas Diomar et il est mort à 18 ans, poignardé dans la nuit du 10 au 11 mars 2012 en marge d’une fête d’anniversaire qui se déroulait dans la cité Mortin à Cayenne. Ce meurtre de Lucas Diomar, cousin de Maxime et de Audrey Jean-Baptiste, a profondément marqué la Guyane, dont une partie importante de la population ne supporte plus la violence trop souvent présente dans ce département. Depuis ce mois de mars 2012, de nombreuses marches blanches à la mémoire de Lucas se sont déroulées et des associations se sont crées. A lui tout seul, Kouté vwa ne peut pas arriver à être exhaustif sur ce qu’est la vie dans ce département français qui a pour nom la Guyane, mais il a l’énorme mérite de présenter, avec de très belles images, des personnages très attachants de ce territoire et de proposer deux scènes particulièrement fortes et émouvantes qui restent gravées dans la mémoire bien longtemps après la fin du film : ce que dit la sœur de Lucas face à un micro pour stigmatiser la violence en revendiquant que, dans les cités, on arrête de vouloir à tout prix marquer son territoire ; le discours tenu par Nicole, où, tout en conduisant sa voiture, elle explique à Melrick comment elle est passée d’un désir de vengeance à la philosophie du pardon. A lui tout seul, "Kouté vwa" ne peut pas arriver à être exhaustif sur ce qu’est la vie dans ce département français qui a pour nom la Guyane, mais il a l’énorme mérite de présenter, avec de très belles images, des personnages très attachants de ce territoire et de proposer deux scènes particulièrement fortes et émouvantes qui restent gravées dans la mémoire bien longtemps après la fin du film : ce que dit la sœur de Lucas face à un micro pour stigmatiser la violence en revendiquant que, dans les cités, on arrête de vouloir à tout prix marquer son territoire ; le discours tenu par Nicole, où, tout en conduisant sa voiture, elle explique à Melrick comment elle est passée d’un désir de vengeance à la philosophie du pardon.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2025
De la fiction au documentaire, le réalisateur rend hommage à un jeune homme tué lors d’une rixe en Guyane. Toute une communauté confrontée à ce deuil se retrouve au quotidien autour de Melrick qui découvre ainsi l’histoire de cet oncle disparu. Et la technique du tambouyé … Sa grand-mère a surmonté l’épreuve, mais de la vengeance au pardon, son chemin emprunte aujourd’hui la voie de la sagesse, qu’elle lui montre dans ce pays que l’on devine à peine. Ce n’est pas le propos de Maxime Jean-Baptiste qui utilise malgré tout des images d’archives notamment celles de ses funérailles avec lesquelles s’ouvre le film. Une marche blanche, reprise dans le film sur es commentaires de quelques participants, dont son meilleur ami Yannick. C’est lent, introspectif , dans une mise en scène assez serrée. On aimerait un peu plus d’air, de respiration . Ce qui manque aujourd’hui à Lucas et à sa famille AVIS BONUS Un podcast avec l'équipe, deux courts métrages sur Jean Galmot, deux scène inédites ...
Pour en savoir plus :
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2025
KOUTÉ VWA, premier long-métrage de Maxime Jean-Baptiste, résonne comme une cérémonie intime et politique. Ce film essentiel donne voix à une jeunesse oubliée, en proie à des tensions sociales et familiales qui déchirent encore les DOM. À travers le regard de Melrick, adolescent en quête de sens, le film convoque les fantômes du passé pour mieux interroger l’avenir. Entre douleur intime et mémoire collective, il tisse une œuvre puissante, incarnée, portée par des acteurs non professionnels liés de près à la tragédie évoquée. KOUTÉ VWA n’est pas seulement un hommage : c’est une tentative de réconciliation, une marche silencieuse pour que l’histoire n’éteigne pas l’espérance d’une Guyane rassemblée derrière le tambour, symbole de mémoire, de colère, et d’apaisement.



Un film rare, nécessaire, bouleversant. En racontant l’histoire de Lucas à travers le regard de ceux qui l’aimaient, Maxime Jean-Baptiste parvient à transcender le simple hommage pour livrer un manifeste pour la paix, la mémoire et l’écoute. Il nous rappelle qu’il faut « kouté vwa », écouter les voix — celles qu’on n’entend pas, celles qui murmurent derrière la colère, celles qui tissent encore, au cœur du deuil, un chant d’amour et de justice. La Guyane n’est pas ici un décor, mais un personnage vivant, complexe, douloureux, qui parle à tous les territoires oubliés. Le film répare, relie et, surtout, donne envie de croire à nouveau en la force d’un cinéma du réel, ancré, qui bat au rythme du cœur humain.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juillet 2025
Documentaire se déroulant dans une Collectivité Française d'Outre-Mer dont on ne parle que très rarement : la Guyane et ici à travers ce Drame de mars 2012 qui a a profondément marqué la Guyane, dont une partie importante de la population ne supporte plus la violence trop souvent présente dans ce département c'est là Hymne à la paix et au pardon tout comme la déclaration d’amour enflammée d’un cinéaste à sa famille !
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2025
Ce "Kouté Vwa" a beau être factuellement une fiction son aspect fortement documentaire et autobiographique amène à une proximité naturelle du spectateur vis-à-vis des protagonistes, et en particulier de Melrick et sa merveilleuse grand-mère. Certaines scènes, certains dialogues semblent si naturels qu'on peine à croire que c'est écrit et donc joué. C'est une des forces de ce film qui fait beaucoup avec peu, car il parvient à faire passer un message politique fort avec poésie. On pourrait même par instants qualifier ça de grâce.

En espérant que le 9 juillet prochain cet immense coup de cœur soit visible sur le maximum d'écrans. (Vœu pieux je le crains)

Vu en avant-première
je_ne_suis_pas
je_ne_suis_pas

16 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2025
Ce film m'a touché en plein coeur. Voir la Guyane représentée au cinéma déjà est un exploit (malheureusement nous devons utiliser ce mot là, changeons vite cela svp !!) et une facette bien triste de ce département : la violence. L'histoire tout du long est un hommage à Lucas Diomar tristement tué sous des coups de feu à l'âge de juste 18 ans. On suit une société de violence et la population guyanaise qui souhaite changer pour le meilleur et apprendre à s'aimer plutôt que de répandre de la haine. La proximité qu'on avait avec la famille de Lucas a rendu le film tellement humain et voir comment chacun a vécu sa mort et vit le deuil sous différentes perspectives est très intéressant (et brise le coeur aussi). Certains ne se sont jamais remis, sa mère a pardonné les tueurs de son fils pour atteindre une paix intérieur et justement apporter de l'amour plutôt que de la haine... c'est beau ! Tout au long du film j'étais troublée par le fait que le film avait un caractère tout autant de documentaire que de fiction et à la discussion qui a suivi cette séance j'ai donc appris que la co scénariste et soeur de Maxime Jean Baptiste : Audrey Jean Baptiste a développé un scénario du film pour y apporter une dramaturgie et franchement c'est archi réussi. Il y a un mélange d'authenticité mais aussi de maitrise dans ce film qui est impressionnant. On est plongé dans cette atmosphère car elle est tellement bien amenée. Ils savent ce qu'ils font. Et un coup de coeur non négligeable pour la scène dans la voiture, ceux qui ont vu sauront, mais elle a une signification si forte et je crois que cette scène est la plus intime qu'on ai dans le film qui est un film déjà très intime. Kouté vwa signifie "Écouter les voix", donc écoutons les voix des guyanais et leurs histoires parce qu'ils ont tellement à dire et des histoires passionnantes et touchantes.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2025
Maxime Jean-Baptiste nous livre un récit familial à la fois émouvant et tragique, où se mêlent violence, deuil et quête de pardon. Mais quels sont les outils pour faire face à la perte d’un être cher — qu’il s’agisse d’un fils, d’un oncle, d’un cousin ou d’un ami ? Le documentaire tente d’y répondre en donnant la parole à celles et ceux qui restent.
Sonate
Sonate

9 abonnés 44 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 juillet 2025
Le film est présenté comme étant une fiction. Donc on s’attend à une fiction. Dès les premières minutes, il est tourné filmé et monté comme un film documentaire . Est-ce une façon de berner le spectateur ? Ce détail d’importance m’´a totalement perdu puisque on s’attend à une fiction. Si on comprend assez vite le propos ; j’ai trouvé ce film ennuyeux. Les dialogues sont creux. Le rythme est lent. S’il avait été de suite classé en genre documentaire, le contenu du film aurait eu plus des sens.
Wabstory
Wabstory

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2025
Quelle belle leçon de résilience !
Quelques couacs avec les enfants qui regardent par deux fois la caméra. Mais cela n’efface pas le message globale. Un film qui nous émeut.
CherRybomB
CherRybomB

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2025
plusieurs regards, plusieurs traversées d'un même événement, où l'on parle de deuil, de souffrance, de pardon et de vengeance. Un film documentaire qui mérite d'être vu ne serait ce que pour la puissance du discours qu'il porte.
cinémaaa
cinémaaa

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2025
Magnifique film, un des plus émouvants de l'année. Les réflexions sur la famille et la transmission y sont si puissantes. A voir absolument !
MartinPixel
MartinPixel

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2024
Un beau film pour découvrir la Guyane et une histoire réelle tragique. Un mélange très intéressant de fiction et de réalité : les acteurs jouent leur propre rôle dans ce film dont l'histoire (fictive) gravite autour de l'histoire (réelle) d'un décès qui a secoué la Guyane. Très beaux jeux d'acteurs. Film vu dans le cadre du film francophone de Tübingen.
Vaillante
Vaillante

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2026
Kouté vwa est un premier film d’une grande délicatesse, qui choisit la retenue plutôt que l’esbroufe. Maxime Jean-Baptiste y explore le deuil, la mémoire et la transmission à travers une forme hybride entre documentaire et fiction, qui finit par troubler les frontières et renforcer l’authenticité du propos.
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