Avec sa promesse de comédie décalée et son casting quatre étoiles, "Sur la branche" avait tout pour séduire. Le film nous présente Mimi, une jeune femme bipolaire en quête de travail, qui embarque un avocat désabusé dans une enquête absurde. Cette prémisse, pleine de fantaisie, est portée par des acteurs impeccables, mais se perd malheureusement en chemin, faute d'un scénario solide.
Le principal atout du film, et il est de taille, réside dans ses interprètes. Daphné Patakia est tout simplement bouleversante de justesse dans le rôle de Mimi, apportant une énergie et une fragilité qui captivent à chaque instant. Face à elle, Benoît Poelvoorde est parfait en avocat las de tout, et le duo qu'ils forment dégage une tendresse indéniable. On apprécie également l'écriture burlesque de certaines scènes et l'humanité avec laquelle la réalisatrice filme ses personnages cabossés.
Hélas, ces éclats de génie ne suffisent pas à faire tenir l'ensemble. Le principal problème du film est son scénario, qui se révèle trop lâche et confus pour maintenir l'intérêt. L'intrigue, qui se veut fantaisiste, part dans tous les sens et peine à trouver sa direction, donnant l'impression que le film lui-même ne sait pas où il va. Ce manque de fil conducteur entraîne des longueurs et un rythme souvent nonchalant, où de nombreuses scènes tournent à vide.
Au final, "Sur la branche" laisse un sentiment frustrant de potentiel gâché. On sent l'ambition de créer un univers singulier et attachant, mais l'ensemble manque cruellement de consistance et de dynamisme. On sort de la salle avec l'impression d'avoir assisté à une collection de scènes prometteuses plutôt qu'à un film abouti, et c'est bien dommage au vu du talent réuni à l'écran.