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Captain Ad Hoc
1 abonné
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3,5
Publiée le 26 mai 2026
EO est un âne savant que sa circassienne de dresseuse bichonne autant qu'elle peut. Seulement, le cirque fait faillite et la liquidation inclue les animaux. Au revoir le chapiteau : EO quitte son petit monde et se retrouve lancé dans une petite odyssée. Film original avec un fort parti-pris, réaliste et contemplatif, qui intrigue et forge un style inédit.
Original et recherché sur le plan de l'image. Un peu déçue néanmoins car je pensais qu'il y aurait une voix off donnant les impressions de l'âne, ce qui n'est pas le cas. Or là, c'est un peu trop simpliste même si le message sur la condition animale parvient au spectateur.
Le film est un peu lent et il se passe pas grand chose. on est attendri car l'âne est mignon mais ce qui en reste ... pas grand chose . cela reste sympa à regarder.
Le Balthazar de Bresson, certes, mais aussi celui de Pasolini et le Messager de Lausey en une humanité souffrante que seule l'animalité peut éclairer et sortir de l'infrarouge et l'infrason. Sorti la même année que Godland , autre grand film de la même famille, humanité souffrante en quête d'elle ne sait quoi tant qu'elle s'affronte à la nature.
Un film astucieux, avec le monde contemporain vu sous le prisme de ce petit âne. Nous passerons par différentes étapes : bien sûr au départ sa vie de rêve dans un cirque avec une jolie écuyère. Puis tout bascule quand des activistes animalistes font fermer le cirque. L’âne part pour une vie d’errance avec des passages plus ou moins durs : comme bête de somme, comme animal de compagnie, pour rejoindre dans un troupeau d ‘ânes. Un certain nombre de situations cocasses, originales. on comprend bien certaines allégories, mais tout cela est un peu mou.
Belle idée que celle du regard de l'âne pour dénoncer la bêtise et la méchancetés humaines (le plus souvent masculines), tellement omniprésentes que c'est en désespérant. Mais on regrette des longueurs, avec des passages totalement incongrus (comme la scène avec Isabelle Huppert), et un certain maniérisme dans la mise en scène (filtres de couleur parfaitement inutiles par exemple).
C'est long et ennuyant, pourtant le propos marche bien. Cependant ça manque de subtilité, le message defendez les animaux es trop lourd est le tout est noyé dans des scènes trop tirée en longueur, répétitive et qui font pas sens des fois. Alors certains plans sont très beau et l'ostéopathe et parfaite, mais ça suffit pas a sauver le tout. Je trouve le film lourd en fait, à vouloir faire trop bizarre ou original. En restant plus simple l'impact aurait pu être meilleur je pense et moins lourd.
EO, un âne gris aux yeux mélancoliques, fait diverses rencontres, des gens bien et d’autres mauvais. Il fait l’expérience de la joie et de la peine mais à aucun moment, il ne perd son innocence.
Montrer les humains (aussi bien les bons comme les moins bons côtés) à hauteur d’animaux, qui plus est, tout en filmant le quotidien de ceux qui nous scrutent et nous subissent sans rechigner, l’idée était louable, mais sans nul doute aurait-elle était plus intéressante sous la forme d’un documentaire plutôt qu’une fiction. Je pense notamment à des films tels que Gunda (2021) de Viktor Kossakovsky ou Cow (2022) d'Andrea Arnold, avec lesquels j’ai beaucoup plus accroché.
Fortement inspiré par Au hasard Balthazar (1966) de Robert Bresson, le réalisateur polonais Jerzy Skolimowski (Essential Killing - 2011) nous entraîne dans une sorte de road-movie-ovniesque qui s’affranchit de toute narration classique pour mieux nous perdre. Dénoncer la cruauté animale est bien évidemment une très bonne chose, mais était-ce nécessaire de le faire sous cette forme, j’en doute. Le réalisateur y va avec ses grands sabots, sans la moindre demi-mesure, sans parler des séquences parfois hors sol (notamment la séquence avec Isabelle Huppert, dont on cherche encore l’utilité).
Alors certes, esthétiquement parlant, il y a de très bonnes choses, des cadrages qui sortent de l’ordinaire et une qualité photo soutenue, mais tout cela au final, ne parvient pas à sauver EO (2022) de son propre marasme, un joli encéphalogramme plat où l’ennui prédomine.
Film a l'histoire simple mais très beau et qui transmet beaucoup d'émotion à travers le regard de l'âne. Parfois légèrement ennuyeux mais finalement le film est terriblement efficace pour sensibiliser au bien être animal.
Eo s’est l’histoire des animaux que beaucoup entendent mais que peu écoutent. La réalisation et l’ensemble (image et le son) entre en symbiose avec l’histoire. L’émotion de Eo, l’âne, nous est immédiatement transmise et la place du spectateur remise en question de se monde horrifique.
Certes la fin du film traîne un peu mais l’ensemble donne une vue d’ensemble qui nous fais nous questionner sur nos habitudes de consommation, d’une part, et de notre lien avec les animaux, d’autre part.
Eo, l’animal au regard perçant, n’est pas le seul, l’ensemble des animaux sont inclus dans ce film bouleversant et instructif. On ressors de notre visionnage avec plein de questionnements dans la tête.
« EO" » est un beau film poignant, mais aussi sombre et déstabilisant. Ne vous attendez pas à un film familial comme "Babe, le cochon devenu berger", "L'Incroyable Voyage" ou "Lassie". Le film suit EO, un âne aux yeux mélancoliques, qui rencontre sur son chemin des individus bienveillants et d’autres beaucoup moins. EO découvre la joie et la peine sans jamais perdre son innocence. "EO" est un regard sombre sur le monde, qui pour l’âne gris, est un lieu mystérieux vu à travers ses yeux.
EO observe ce qui se passe autour de lui. Ses yeux, si beaux et expressifs, dégagent beaucoup d'émotions et de messages. Pas besoin de voix pour comprendre ce que les animaux pensent ou disent ; il suffit de regarder les yeux d’EO, pleins de sensibilité. Ses yeux représentent la douceur, la pureté, l’innocence, la candeur. On suit EO à travers diverses aventures, selon les personnes qui l’accueillent et les lieux qu'il traverse.
Je ne vois pas l’intérêt de la courte apparition de l’actrice française Isabelle Huppert, qui joue le rôle d’un personnage bizarre et démentiel. Pour moi, elle casse le fil du film. Dommage, car cette apparition est vraiment inutile et n’apporte rien à l'histoire.
Je n’ai pas compris le sens des filtres rouges des scènes, ni des robots chiens. Est-ce pour montrer combien le monde est violent à ses yeux ? Le rouge envahit l’écran ! Il me semble que le but de ce film est de sensibiliser à la souffrance animale, tout en montrant la bêtise et la cruauté humaines auxquelles EO est confronté.
Ce film est très visuel, avec peu de dialogues, et offre de belles images intenses et hypnotisantes. L’atmosphère du film me rappelle celle des "Aventures de Pinocchio" de Luigi Comencini, avec une touche de mystère et de poésie. La fin du film m’a laissé sur ma faim. Dommage !
Je suis étonné que "EO" ait remporté le prix du jury à Cannes en 2022. À noter que dans les critiques que j’ai lues, les spectateurs reprochent une bande-son insupportable. Peut-être aurait-il mieux valu baisser le volume à fond pour savourer la beauté visuelle des images et ressentir davantage d’émotions.
Le film est parfois déstabilisant à cause des scènes violentes, mais il reste visuellement frappant et touchant, malgré quelques idées incohérentes. Pas mal, ce film !
Il est pas inintéressant ce film polonais. Déjà visuellement il est chiadé, belles lumières, beaux plans et histoire originale. On suit les péripéties et mésaventures d'un âne. Oui oui d'un âne. Le souci c'est que le metteur en scène à le fessier entre deux chaises. Il coupe parfois son récit par des scènes expérimentales qui deconcertent et casse le rythme de l'histoire. Du coup je finis le film un peu en bémol en me disant que c'est pas mal mais que ça aurait pu être beaucoup mieux.
De l’ordre de l’expérimental. Souvent documentaire animalier, souvent exaspérant par son style graphique outrancier et par cette musique véritablement insupportable par moment. Il pêche donc par excès de tout et manque singulièrement de simplicité, qui aurait sied davantage à l’animal paisible qu’est l’âne.