About Kim Sohee
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Ann Ponthieu
Ann Ponthieu

5 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2023
excellent temoignage sur la realite du mondd du travail tragique dans ce film mais bien reelle à des degres divers dans nos societes. tout sonne juste.
Storm
Storm

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2023
Film très bien réalisé décrivant comment un système d'évaluation (des individus, des écoles, des entreprises) basé sur des critères chiffrés peut conduire à des situations inacceptables (des stages inhumains validés par les écoles pour maintenir le taux d'emploi, des écoles aux règles déviantes subventionnées par les régions pour être compétitives face aux autres régions, des individus mis en compétion les uns par rapport aux autres, etc). Et on comprend aisément comment la seule solution pour échapper au "système" devient le suicide.
Ce regard critique sur une société ultra libérale peut s'étendre bien au delà de la Corée.
La première partie du film aurait plus être plus courte mais le film est sinon une vraie claque.
LARSEN
LARSEN

5 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2023
Un grand film sur l'oppression au travail, sur les arcanes de manipulations politico-financ!èrs et en même temps sur l'histoire toute simple de personnages observés dans leurs quotidien, tous attachants.
Ce prolétariat numérique écrasé par un système devenu fou à force de rentabilité et d'objectifs inatteignables tente de garder la tête hors de l'eau.
Le regard porté est terrible et à charge sur un monde inervé de corruption, de compromission et sur tout le gâchis humain induit.
Le rouleau compresseur managérial et plus si affinité au service de cette doctrine écrase tout le long de ce récit, aveugle et froid.
Cette chronique de lutte sociale devient polar mais sans l'odeur des merguez ni testostérone de rigueur (aucun hommage ici au flingue fétiche toujours adulé dans ce genre).

Ici l'intelligence double la force.

Un hommage aussi à la féminité, autre sujet brillament traité qui évolue dans ces méandres habitée par un blues désespéré.

Le film ne perdra jamais de vue son contexte et restera donc un grand moment de cinéma, jamais occulté par son sujet.

A ne pas manquer.
Studio Loïc&Cie
Studio Loïc&Cie

4 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2025
Très beau film qui fait réfléchir sur la société sud coréen. Un film qui a su rester dans la simplicité toute en étant complet et prennent. Les découpage en deux parties est un plus, bien que la première partie soit un peu trop longue.
Nicole W
Nicole W

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2023
Un des meilleurs film que j'ai vu.
tout est parfait : le scénario tiré malheureusement d'un vrai fait divers, la mise en scène et les acteurs au top.
OzDeniro
OzDeniro

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2023
Très intéressant ce film

Bien plus sur le fond que sur la forme qui est assez quelconque

Mais j'ai rarement vu un film coréen qui égratigne autant le monde du travail et l'absurdité de la technocratie.

C'est un film sur la déshumanisation, l'aliénation en entreprise. Rien de plus parlant que de prendre le parti d'une jeune étudiante stagiaire qui va se retrouver emprisonnée dans un engrenage complexe, dans lequel chaque individu n'est qu'un pion malléable et remplaçable. Les fondements des cultures Est-asiatiques confucéennes basées sur le respect absolu de la hiérarchie sont pointées du doigt.

Mais le film est beaucoup plus universel dans le sens où il est adaptable a chaque société bureaucratique, dans lesquelles l'homme est soumis à un système qu'il ne peut contrôler, et ou la responsabilité des suicides liées au burn out n'est pas tant le fait d'individus et de managers , que d'un système qui s'auto protège.

Pris dans un engrenage, Kim sohee se retrouve à devoir choisir entre la peste et le choléra : un job qu'elle déteste, ou démissionner et être marquée d'une étiquette rouge qui l'a rendra inemployable.

Ici tout est affaire de réputation, de politique du chiffre, de banalisation du suicide. La flic apporte une lueur d'espoir, elle qui se prendra d'affection pour Kim au travers de ses vidéos, et qui sera la seule a essayer de bouleverser le système
isa
isa

3 abonnés 79 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2024
Une très bonne première partie, oppressante et révoltante, sur les conditions de stage terribles et 'e portrait touchant d'une jeunesse sacrifiée.

Vient le deuxième volet sur l'enquête et là ça devient beaucoup. Plus plus laborieux hélas. On suit une enquêtrice extrêmement émue par cette histoire extrêmement touchée et concernée sans que l'on comprenne vraiment ce qui se joue pour elle. Et le tout s'étire en longueur avec des moments surréalistes de mauvaise foi de responsables.

On comprendra tout de même qu'il s'agit d'un système pourri sans qu'on sache si les choses ont vraiment changé et comment se conclut l'histoire. Un peu décevant donc.
Klaus
Klaus

3 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2023
On se fait bien embarquer par cette histoire au cœur des tensions sociales et sociétales coréennes. Entre respect absolu de la séniorité, et sacralisation de l'éducation, le confucianisme n'a pas fini de faire des dégâts.
Slimfast
Slimfast

4 abonnés 20 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 octobre 2024
Cette Kim Sohee est un cas pathologique, frustrée au travail ou elle doit rester polie et infernale au dehors ou elle vocifère et picole et cà n'est pas sa passion pour la danse qui va la sortir de son impasse. Dans les films d'Ozu les personnages masculins frustrés eux aussi dans leur vie buvaient mais ils entretenaient une certaine fraternité et une certaine philosophie en tout cas ils étaient silencieux. Ici nous sommes en Corée maintenant, les femmes prennent le relais et c'est un déferlement de passions un déluge mortifère de vocifération insupportable et je n'ai pas supporté.
Cha
Cha

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2025
Très dur, ce film nous emmène en Corée du Sud. Il y montre, sans censure, les difficultés du monde du travail.
Lilylit_blog
Lilylit_blog

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2023
Récompensé à Reims Polar du prix du jury, le deuxième long-métrage de July Jung s’inspire d’un fait divers marquant qui a fait changer la loi coréenne sur l’encadrement des stages. Construit en deux parties symétriques, d’une durée à peu près équivalente, le film prend le temps d’installer son personnage éponyme et de construire sa machine à broyer professionnelle, puis d’introduire un nouveau personnage féminin central qui va petit à petit opérer la déconstruction de ce système. Ce schéma narratif très clair et bien pensé demande une certaine durée, mais à aucun moment nous ne risquons l’ennui ou le décrochage. L’horreur nous est révélée sans esbroufe, sans effet grandiloquent aucun, dans une mise en scène remarquable par sa sobriété, un montage classique, une volonté de rendre la caméra neutre et presque invisible, de donner cette impression quasi documentaire, quand en réalité tous les choix ont dû nécessiter une grande réflexion pour produire cet effet oppressif : les écrans en gros plan qui paraissent immenses, le brouhaha permanent de la batterie de stagiaires répondant simultanément aux appels, les vibrations du portable qui ajoutent à la pression, les regroupements dociles des jeunes femmes au look très similaire, face à l’imposant tableau chiffré. Dès que nous entrons dans l’entreprise, nous ne voyons plus des individus, mais une masse dans laquelle chacun et chacune est considéré comme un numéro remplaçable, corvéable à merci, manipulable via la promesse de primes qui ne viendront jamais.

Les rares scènes où certaines co-stagiaires de Sohee acquièrent un peu d’individualité se situent généralement en extérieur, sur le parking, lors d’une courte pause, ou à des moments où la tension culmine et vient créer une brèche dans le système, le plus souvent quand quelqu’un finit par craquer. Mais au-delà de l’organisation du centre d’appel, la cinéaste dresse le portrait de toute une société obsédée par la réussite sociale et incapable d’entendre le mal-être de ses enfants. Tous et toutes sont des maillons de la chaîne qui conduit au drame : les professeurs qui font peser sur chaque élève le poids du rang de leur école et des possibilités offertes aux cohortes suivantes, les parents qui transmettent la « valeur travail » et n’ont eux-mêmes pas le temps et l’énergie de se soucier du bien-être ou des passions de leurs enfants, les conditions globales de vie des couches prolétaires de la population qui se sentent en permanence acculées, les jeunes pris dans la compétitivité et la cruauté d’un système où chacun(e) doit lutter pour survivre, laissant peu de place à la solidarité.

Symboliquement, le film oppose le poids des nombres, présents partout, sur les murs de toutes les institutions publiques ou privées, qui envahissent l’espace et sont opposés à toute revendication humaine et indépendante, qu’elle soit formulée par Sohee (Kim Si-eun) ou par l’enquêtrice (Bae Doona), mais aussi dans le logiciel qui permet à chaque stagiaire du centre d’appel de voir en temps réel son taux de réussite, à l’expression artistique libératrice qu’éprouvent les deux femmes, mais aussi certains personnages secondaires, via la danse. « Pourquoi dansait-elle ? », s’interroge à un moment la détective, comme si chaque action devait avoir un objectif, répondre à un but.
VincentV
VincentV

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2023
Passionnant du début à la fin. Les deux actrices principales sont impressionnantes. La mise en scène juste, à bonne distance.
OiaPelicula
OiaPelicula

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2023
A une période où le gouvernement veut rapprocher l entreprise de l école, ce film montre la possible dérive bien sombre.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2023
Le film revient sur un fait divers dramatique qui a ébranlé la Corée du Sud en 2016.
On suit les premier pas d’une jeune lycéenne dans le marché du travail. Elle doit effectuer un stage de fin d’étude afin d’être diplômée. Brillante élève elle intègre un centre d’appel de Korea Telecom. Kim Sohee est une jeune fille joyeuse au caractère affirmé.
Le film se découpe en deux parties bien distinctes.
Celle dans laquelle on suit l’évolution de Kim Sohee, entre travail, amis et famille. Elle partage son temps libre entre ivresse avec les copines et des entrainements de K-pop. Passionnée et exigeante avec elle-même, elle répète à l’envi ses chorégraphies, pour tendre à la perfection.
Sohee semble être un prénom très fréquent, son personnage représente ici tous les jeunes gens coréens.
Dans la seconde partie, nous suivrons une enquête policière menée par une femme plus âgée, Yoo-jin, inspectrice de police, qui tente de dénouer les responsabilités de tout un système. Elle aussi pratique le k-pop dans le même studio que Kim Sohee. Elle la remplace pour animer les cours d’un girl group, quand la jeune lycéenne doit arrêter pour effectuer son stage. Un processus d’identification s’opère, et l’inspectrice poursuit avec opiniâtreté une enquête qui aurait dû être vite bouclée.
La réalisatrice dresse dans l’écriture sans fioritures de cette fiction un portrait sans concessions de son pays.
La Corée du Sud est un modèle de réussite économique et caracole en tête des 10 pays les plus performants des études internationales PISA depuis 15 ans. Mais pour ce faire, les élèves sud-coréens étudient 12 heures par jour et dorment 5 heures par nuit sans possibilités de se distraire. Toute leur vie dès le plus jeune âge semble tendue vers l’examen final pour espérer l’entrée dans l’une des universités prestigieuses. C’est la société de l’hypercompétitivité et les jeunes gens n’en finissent pas de crouler sous la pression de la performance.
La photographie du film à la colorimétrie verdâtre nous montre un univers triste, dans lequel les jeunes gens n’ont pas le droit de décevoir leurs parents. Les relations entre les hommes et les femmes y semblent très tendues, et les propos machistes excessivement vulgaires.
La mise en scène subtile, laisse le temps à l’intrigue de s’installer progressivement. L’utilisation pudique du hors-champs, accentue la cruauté des effets. Et nous en immersion dans le quotidien des deux femmes, partageons par petites touches leurs ressentis. La justesse de leurs interprétations respectives donne au film son poids et sa cohérence.
Bae Doona est chez nous connue pour son rôle d’un des huit sensitifs de la série Netflix Sense8. Elle est ici impressionnante dans l’introspection de son personnage de colère rentrée.
Le sujet est dramatique, et le film n’est pas d’une grande gaité mais il est excellent.
GTC
GTC

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2023
Confier à des étudiants des stages sans rapport avec leurs études, intégrez-les à votre personnel, mettez tout le monde sous pression en compétition, gérez-les par Excel et vous avez réunis les conditions de la démotivation d’une jeunesse vite dépressive faute d’être revancharde qui s’évade dans l’alcool
Pour un peu, nous sombrerions avec les deux actrices principales dont l’interprétation, exceptionnelle de justesse et d’intensité, nous entraine. Etes-vous certain que ce problème n’est que Coréen ?
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