La Strada
Note moyenne
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144 critiques spectateurs

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calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2012
Chef d’œuvre absolu de l’art cinématographique obtenu avec peu de moyen. Tout y est : la maîtrise des prises de vue, du découpage, du montage ; la qualité du scénario et des dialogues (ah ! Les propos d’Il Matto –le fou- à Gelsomina sur l’utilité : pas de grands discours philosophiques ou moralisateurs ni mot d’auteur savamment travaillé. Non. De simples propos de bon sens qui viennent du cœur !), le jeu des acteurs, tous sublimes, pas une fausse note, et pour finir la musique de Nino Rota qui, comme dans le film lui-même, finit par imprégner le spectateur et provoquer –comme la madeleine de Proust- cette étrange nostalgie mêlée de joie et de tristesse .
Merci Monsieur Fellini.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 juin 2010
La Strada c'est l'histoire d'un caillou dans la rue. Gelsomina reste avec Zampano, plutôt que de suivre le funambule. Le funambule lui montre le caillou et elle comprend qu'elle est comme ce petit bout de pierre arrivé là, juste à sa place, et qu'il n'y a pas de meilleure place pour elle qu'avec Zampano, malgré son malheur. Ce n'est pas le Destin qu'elle accepte, mais quelque chose de supérieur, la reconnaissance de l'Ordre du monde.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un chef d'oeuvre du 7ème art comme savait les faire Fellini.Un film bouleversant et intense qui ne laisse personne indifférent.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2022
Un beau film où le contraste entre la brutalité et la douceur naïve et sincère s’effacent lors de la dernière scène des pleurs.
Le duo des contraires semble tout au long du film n’être que chimère mais il est beau de voir que s’est distillée cette gentillesse profonde dans le cœur de l’homme
Une peinture fine et tragique.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2025
C’est avec une histoire tragique au possible que Fellini entre en 1954 par la grande porte du cinéma mondial , et porte aux nues son épouse Giulietta Masina . Une jeune fille vendue à un lutteur forain par sa famille qui ne peut pas nourrir toutes ses bouches. Elle est aux anges, et découvre le monde avec bonheur, malgré les rebuffades de son patron, brut de décoffrage . Anthony Quinn, imparable. spoiler: Il la bat souvent. Elle pourrait le quitter pour un autre artiste, un funambule , plein de poésie, d’amour et de simplicité
. Mais Gelsomina revient toujours vers Zampano, avec sa mélodie mélancolique qu’elle trompette telle une rengaine amoureuse. Sous sa petite mine contrite, celle du film muet qu’elle se joue sous son fard de clown Giulietta Masina entrait dans la légende du cinéma mondial. Son personnage, sa mise en scène, son interprétation demeurent encore à ce jour parmi les portraits les plus fabuleux du septième art . AVIS BONUS Dans un français parfait , Giulietta Masina raconte l’histoire du film que deux critiques dissèquent à leur façon
Pour en savoir plus :
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2023
La Strada, rien que le titre ! Le film, en lui-même, est comme à l'image du visage de son personnage, une mélodie qui se situe au début avec un sourire, avant un écarquillement des yeux, ou les larmes ferme et enterrent l'aspiration de vivre. La métaphore entre la légèreté et la folie, par Fellini, est d'ailleurs une esquisse sublime en la matière. Il pose, en biais, un étrange regard sur les conditions, à première vue très simples, mais qui dans sa transformation de mesure délivre une autre approche, en filigrane, des errances, des chocs, des parcours ...

Il faut voir - et comprendre - comment ce réalisateur contextualise son histoire. Le début du film en est, à titre d'exemple, absolument parfais. A la fois clair comme un jeu d'enfant, on suit l'énoncée, on devine les quelques complexités, on analyse vite et de cela pourtant on ne n'en retrouve qu'un bout ... spoiler: Cette mère, qui pleure sa fille, que l'on prétend disparue et qui cherche dans le même temps à revendre sa suivante au type qui le lui annonce narre une pauvreté que l'on capte, très vite, que l'on déplore en quelques sortes, mais dont les larmes et les plaintes au moment de l'adieu traite de manière sous-jacente comme une forme de désespoir de cause ou l'ignorance du sort, véritable ou faux vaut mieux que cette peine-ci, là, à l'instant !


Gelsomina, comme elle se nomme, à qui plus est cette " étrange tête", une démarche aussi, quasi chaplinesque ! Pour cette petite, on comprend que l'échappatoire n'a rien d'une trajectoire faites de roses et de glaïeuls. Ces sourires qui la quittent aussi vites touchent particulièrement une veine d'empathie, pour nous, spectateurs. Une sympathie que ne suscite pas vraiment son " acheteur ", le rustre Zampano. Ce dernier bouffe, picole, cogne, la laisse planté sur le trottoir, dans l'indifférence de tous, excepté des enfants, dont cette dernière se rapproche constamment.

La vie de bohème, d'artiste, est aussi vu avec une poésie enjôleuse et sévère, dans une formule contrastante dont la mise en scène de Fellini souligne la dureté de l'époque et de sa survie. Gelsomina, encore une fois, manifeste une affection particulière pour son mouvement, mais se heurte à la rudesse de l'épreuve. La chute dans le trou du poulailler, ne fait d'ailleurs du tout rire, sa décision de retour à sa vie d'avant, aussi terne et sans saveurs n'a toutefois pas vraiment de conviction de sa part. Ses regards en arrière, pour qu'on la rattrape, avant d'entendre un autre air et d'y courir derrière dans l'effervescence de sa musique est un moment qui me reviens au moment de l'écrire. Précisons une admiration pour celle-ci, Nino Rota, là aussi, un sacrée artiste !

On se prend d'affection, comme je l'ai déjà dit, pour cette jeune femme, à la manière qu'elle à de s'exprimer, rien qu'à elle ! Les quolibets, moqueries des imbéciles qui la maltraite dans les rues désert de la ville qui peu de temps encore faisait elle aussi la fête n'y changeront rien, enfin si ... Il accentue, encore, l'immense tendresse que l'on ressent, pour elle, qui en manque tant. Les gosses, surtout avec les " têtes grosses ", mais aussi dans un certain sens le cirque qu'ils rejoignent, tout comme le couvent auront eu d'effet de parenthèse sur les quelques moments de considération qui sont bien trop fugaces.

Le règlement de compte de Zampano avec son rival trouve un paroxysme dans l'enjeu étrange - à première vue - par l'entremise de celle-ci, vu par tous comme pas bonne à grand chose, mais qui devient le centre de la dispute, le sujet de la discorde définitive. Le combat de coq à lieu, le résultat en deviens troublant, devant les directions et les conseils, par ce petit caillou qui balaie vanité et ordonnance pour le début d'une rêverie ... Infiniment tragique !

J'en reviens à sa musique, à ce passage divin, trompette en main, puis en action, devant ses sœurs éblouit, nous et lui aussi d'ailleurs. Que le moment est incroyable. Si court pourtant. La grange, malheureusement endigue tout ! Le chemin qui conduit à l'embouchure suivante, à sa déferlante continue la perdition. La peur, la décharge de colère finissent sur un déguisement, un maquillage qui camoufle le pire de son horreur. Fuite et abandon, avant l'ultime désolation ... Le remord par victimisation dans la tentative d'oubli lors de la conversation décisive laisse place à une solitude désespéré, que l'ivresse et la rage ne trompe guère. Une réponse à la question de cette grange, trop tardive, seul sur cette plage, en larmes, affalé devant des souvenirs qui retoquent et tranche par une vérité difficile à soutenir.

Une triste fin.

Un mot pour Fellini et sa bande, devant et derrière la caméra majestueuse, merci.
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2022
Je n’ai pas pleinement apprécié ce film en le visionnant mais les souvenirs de son couple mal assorti (la brute et la gentille fille), de son dénouement poignant, et de sa musique, me sont restés à l’esprit longtemps après la dernière image. Anthony Quinn est inoubliable dans son rôle d’hercule de foire. Bien que parfois agaçante de naïveté et pleurnicharde, Giulietta Masina au visage très expressif avec ses yeux proéminents (impossible de dire s’il est joli ou non) intrigue. Il est vrai que l’histoire ne démarre vraiment que tardivement à partir de spoiler: la mort du « fou »
. Avant, elle vagabonde tels nos deux « artistes » avec comme seul fil conducteur une relation qui n’évolue pas beaucoup. Mais au final cela reste un film marquant.
jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mai 2023
Ce chef d'oeuvre d'émotion, magnifique et atemporel, réussit l'exploit de retranscrire avec une simplicité exemplaire toute la complexité et les paradoxes de nos sentiments humains. Absolument magistral.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
La Strada m'a fait pleurer toutes les larmes de mon corps. Un film a la beauté âpre. Un bijou essentiel, nécessaire et incontournable.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2022
Même la plus épaisse des brutes peut pleurer. C'est le petit miracle de cette histoire. Miracle infiniment amer – comme une touche de grâce par delà la noirceur – provoqué par une femme-enfant à la tête d'artichaut. Gelsomina, la douceur innocente, l'émerveillement aux grands yeux, la dégaine chaplinesque. Petit clown triste qui aura aimé envers et contre tout, jusqu'à l'absurde, jusqu'au néant, mais qui aura finalement humanisé la bête Zampano. "Tout ce qui existe est utile", lui avait soufflé le Fou, pour lui redonner de l'espoir. "Même un caillou." Gelsomina aura eu sa raison d'être.
Zampano et Gelsomina, duo mythique de l'histoire du cinéma. Deux visages inoubliables dans un drame au dénouement poignant. Le cadre : une Italie de misère. Du côté des pauvres et des marginaux. La rue. La strada, en italien. C'est le film qui lança vraiment la carrière de Fellini, dans une veine néoréaliste bien différente de l'inspiration baroque, onirique et fantasmatique que le cinéaste cultivera ultérieurement. De l'art narratif, on retient la force des sous-entendus et des ellipses. Du style visuel, on retient le noir et blanc, très charbonneux, saisissant. Et de la bande-son, un magnifique air de trompette.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2022
Avec ce drame placé sous le signe des forains itinérants et souligné par les sublimes mélodies de Nino Rota, Federico Fellini donne, au cinéma italien, l’un de ses chefs-d’œuvre. « La Strada » déploie toute sa poésie et sa tragédie à travers Guilietta Masina dont l’expressivité et les mimiques parfois furtives attirent irrésistiblement le regard, son visage au teint lunaire symbolisant à lui-seul la force visuelle de l’art cinématographique. Il nous ferait presque oublier l’imposante stature d’Anthony Quinn qui, sous l’épaisse carapace bourrue et brutale de Zampano, n’est de loin pas en reste non plus au niveau des émotions.
Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 janvier 2025
A chaque fois que j'ai vu un classique (comme Casque d'or, Les sept samouraï ou Les enfants du Paradis pour ne citer qu'eux), la raison de leur succès et de leur postérité m'est apparue évidente, techniquement comme en terme de narration. Pas cette fois. La technique ne m'a guère impressionnée et l'histoire est vraiment misérabiliste et horrible. Seule l'interprétation de Giulietta Masina paraît comme un rayon de soleil dans cet univers glauque et désespérant.
iof
iof

7 abonnés 146 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2022
Dans l'Italie d'après guerre, 2 artistes de cirque tentent de survivre en faisant des spectacles pour les enfants pauvres des villes. Un pur joyaux, possiblement le meilleur film de Fellini. Entre rires et larmes, Giulietta Massima et Anthony Quinn, vertigineux de talent, sont toujours aussi bouleversants.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2019
Vu et avis le 20190228

Agréable, c est assez tendre et bourru, mais manque d une trame principale

C est la première fois que je le vois. L occasion ne s est simplement pas présentée plus tôt. Probablement que j aurais déjà pu le voir, mais que j ai alors choisi autre chose.

J ai eu du mal à accrocher longtemps. J ai été gêné par la ressemblance de gelsamina et de harpo Marx, j ai eu du mal à regarder le film pour lui même et à ne pas chercher à voir harpo a travers les images. C est d autant plus regrettable que je ne suis pas adepte du tout des Marx brothers.

Le film est agréable, les personnages assez attachants, les acteurs bien choisis. Il me semble qu il manque surtout une intrigue qui traverse le film et permet de maintenir l intérêt. Plusieurs fois j ai ressentit un peu d ennui, du manque d intérêt.

Il n y a pas de marque du temps qui passe. En général, les réalisateurs s arrange pour qu on comprenne qu il y a eu un saut dans le temps. Tout à coup gelsamina réussi à jouer de la trompette sans qu elle se soit entraîné, sans qu on comprenne que du temps était passé. Peut être est-ce moi qui n ai pas compris le film et qu au contraire, ce genre de chose intervient pour nous suggérer que du temps est passé. Si les changements de numéro, l apprentissage du tambour et de la trompette ou je ne sais quoi d autres sont les marques du temps qui passe, je suis bien passé à côté.

J ai aussi, mais c est moins grave, remarqué de fréquents soucis de raccord sonore. Le son qui ne correspond pas à l image. J imagine toutefois que le film est fait avec la technicité de l époque. Je ne sais pas évaluer s il a plus ou moins de souci que les autres films de son époque.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2024
C’est le premier chef d’œuvre de Fellini, dans sa première période. Revu 70 ans après sa sortie, il est la preuve que dans le domaine artistique, la valeur ne souffre pas de l’usure du temps. On est confondu devant tant de créativité et de puissance émotionnelle atteintes dans une telle simplicité, aussi bien du scénario que des moyens mis en œuvre. En cela, mais aussi par l’importance du mime, par l’univers du cirque et le regard plein d’humanité porté sur les humbles, il rappelle le grand Chaplin. D’une histoire banale, Fellini fait ressortir des personnages très forts, en premier lieu l’inoubliable Gelsomina, et émerger des questions profondes sur l’humanité, la société, l’amour et la spiritualité. Magnifiées par la musique de Nino Rota, toutes les scènes sont de grande qualité et mériteraient d’être évoquées, et plusieurs sont véritablement bouleversantes. Une pépite de l’histoire du cinéma.
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