Romería
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Victorlio
Victorlio

10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2026
Romería, le nouveau film autobiographique de Carla Simon, est une œuvre qui interroge l’identité et le besoin d’appartenance. À travers le personnage de Marina, le film nous embarque dans un voyage intime, entre mer et souvenirs, à la rencontre d’une famille qu’elle ne connaît pas.

La mise en scène est particulièrement soignée : des plans souvent fixes, composés avec précision, qui offrent de très belles images. La photographie, naturelle et lumineuse, renforce ce sentiment d’authenticité et d’organique. Carla Simón filme les corps avec beaucoup de simplicité, notamment dans des scènes de nudité jamais sexualisées, ce qui participe à une approche très humaine et sincère.

Les personnages sonnent juste, avec une vraie naturalité, et donnent envie de s’y attacher. On prend plaisir à suivre Marina dans cette forme d’enquête intime autour de son histoire familiale, avec l’envie de comprendre, avec elle, le passé de ses parents.

Cependant, malgré ces qualités, le film m’a laissé à distance. Le rythme lent m’a fait décrocher par moments, et j’ai ressenti un certain ennui. C’est peut-être un manque de développement dans les relations qui se fait sentir : on aurait envie de passer plus de temps avec ces personnages, de mieux comprendre leurs liens, pour renforcer l’implication émotionnelle

Le film aborde pourtant des thèmes forts, notamment spoiler: le sida dans l’Espagne des années 80, un sujet ici traité avec justesse et sensibilité
. Cet aspect est sans doute l’un des plus réussis du film.

Au final, Romería reste une œuvre sincère, esthétique et maîtrisée, mais qui, à mes yeux, manque d’un supplément d’engagement émotionnel pour pleinement convaincre.
20100
20100

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2026
Déçu par ce film, difficile à suivre, difficile à comprendre, dont je n'ai pas retenu grand' chose à la sortie
Francesco Ingrillì
Francesco Ingrillì

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 avril 2026
Un scénario qui tient dans un ticket de cinéma, una platitude absolue du debut à la fin (très, très attendue). A fuir!
Jmcardoze
Jmcardoze

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
Carla Simón continue son exploration autobiographique, mais sans jamais tomber dans le nombrilisme : elle parle d’elle, oui, mais surtout de nous tous. Le film fonctionne comme une enquête intime : une jeune fille remonte le fil de son histoire familiale, entre secrets, silences et morceaux manquants. Et puis il y a ces moments oniriques, où le film bascule légèrement dans le rêve, comme pour réparer ce que la réalité a cassé. Le contexte des années 80, avec la crise du sida et ses stigmates, donne au récit une profondeur politique sans jamais écraser l’intime.
Nama2000
Nama2000

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2026
On se laisse porter par la recherche de cette femme qui a besoin de comprendre son passé pour mener sa vie à elle et exister en âme et conscience. L’ambiance, la lumière, tout est bien amené et filmé. Très bonne surprise.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2026
Marina a grandi en Catalogne dans une famille d'adoption après la mort de son père et de sa mère. À 18 ans, au début des années 2000, elle vient en Galice à Vigo pour y suivre des études de cinéma. Elle y retrouve la famille de son père et y déterre des secrets familiaux longtemps enfouis.

La bande-annonce de "Romeria" m'avait mis l'eau à la bouche. Elle nous faisait la promesse d'un récit en forme d'enquête, d'anamnèse sur le passé enfoui d'une jeune femme à la recherche de ses racines.

En sélection officielle à Cannes, le film était le troisième d'une réalisatrice espagnole prometteuse, Carla Simón, qui avait auparavant réalisé "Eté 93" et "Nos soleils".

Certes "Romeria" peut se prévaloir de quelques atouts. Le premier est sa première, Llúcia Garcia, qui y fait des débuts prometteurs. Le second est les paysages littoraux de la Galice, l'estuaire de Vigo, les Cies qui en barrent l'horizon, l'île de Torella, la plage de Samil....

Mais le film m'a laissé sur ma faim, à cause de son faux rythme (il dure près de deux heures) et de son flashback trop long. À cause surtout de son suspens éventé [attention spoiler] Il n'y avait rien de vraiment mystérieux dans le passé de Marina, qui savait déjà que ses deux parents étaient morts du Sida, sinon l'omerta gardée par la la famille de son père, par ses grands-parents paternels, des grands bourgeois compassés, et par ses oncles et tantes, sur les motifs réels de sa mort en 1992.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2026
Projeté (sans doute un peu brutalement) dans le feu ardent de la compétition à Cannes en 2025, ce joli film délicat de la Catalane Carla Simón est agréable à découvrir.

Le point de départ est séduisant : une jeune fille dont les parents sont morts du SIDA revient à Vigo pour obtenir un document attestant son ascendance.

Elle est accueillie par ses oncles et tantes, et des grands-parents odieux. Elle va découvrir petit à petit le sort de ses parents, et par le biais de très beaux passages oniriques, va même revivre à l'époque de ses parents. Romería est émaillé de trouvailles plaisantes et poétiques (une vengeance piquante, un carnet qui s'anime), mais il manque au film, en grande partie autobiographique, une dimension narrative plus accentuée.

La jeune actrice Llúcia Garcia, dont c'est le premier film, est formidable : elle ne peut empêcher son visage de rayonner, même quand elle tente de rester complètement impassible.

Une réalisatrice à suivre, qui a obtenu l'Ours d'or avec son film précédent, Nos soleils.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2026
Après un passage à Cannes assez confidentiel (séance unique à 15h au Grand Palais, et une timide séance de rattrapage en Agnès Varda à 14h... Autant dire qu'on n'était même pas au courant que ce film existait dans la Sélection, et c'est bien dommage), Carla Simon nous présente au Festival d'Alès (où l'on s'est occupé de la Dame) son film "semi-autobiographique" qui lui ressemble beaucoup : incroyablement solaire, et très délicat. Sans même poser la question, on comprend bien que l'héroïne du film qui cherche des réponses sur ses parents (disparus quand elle était petite), c'est elle. On voyage donc avec cette jeune femme dans les racontars et récits familiaux glanés autour d'une réunion estivale, aidés par le rosé piscine qui délie les langues, ou les cousins qui souhaitent arracher le pansement au plus vite. Les découvertes qu'elle fait sont tantôt tendres, tantôt cruelles, mensongères ou trop honnêtes, jusqu'au fin mot que la "Mama" (la grand-mère) taiseuse refuse de révéler. Alors Carla se met à inventer, à divaguer joliment, dans une troisième partie de film qui est très poétique. Dans la plus pure idée cathartique d'une fille qui veut serrer ses parents disparus dans ses bras, le fantasme vient à la rescousse du cœur en peine, et il est difficile de ne pas être ému par ces retrouvailles qui n'ont juste pas les pieds sur Terre (mais perchés dans un Ciel qui a des airs de toit d'immeuble très banal). On est parti en roue-libre sur l'interprétation du film quant au chat qui emmène l'héroïne jusqu'aux parents : "On est d'accord que c'est un chat-fantôme ? Car il a toujours le même âge dans le flashback avec les parents, et ça fait un lien assez fort avec la représentation du chat dans les tableaux de la Renaissance, qui est un symbole d'indépendance, de sexualité libre, d'émancipation, à l'inverse du chien qui est représenté dans les tableaux des épouses prudes, pour dire qu'elles sont fidèles à leur mari et à leur statut en société. Je pense donc que le chat est un guide parfait pour mener l'héroïne vers la révélation que ses parents étaient spoiler: deux camés follement amoureux, qui se sont enfuis car leur famille respective réprouvait leur lien puissant, mais qui signera leur perte plus tard.
" / Carla Simon, surprise : "Euh, c'est juste que j'avais un chat qui s'appelait Fernandez quand j'étais petite, et il m'a énormément marquée, il guide souvent mes souvenirs car je me rappelle d'abord de lui, puis des membres de ma famille qui gravitaient autour. Et pour le chat du film, il a le même âge car j'étais allergique à absolument tous les autres chats du casting. Mais, j'adore votre interprétation, vous dites que c'est quelle période picturale, déjà... ?". Encore une fois, on est parti en rando dans les Montagnes de la Sur-Interprétation, mais quelle belle balade, et on garde finalement cette piste de lecture. Car on en veut pour la couleur des robes mère-fille à la fin, elles sont rouges : la passion, la violence des sentiments, elle est bien là, et par pitié ne venez pas nous déniaiser en disant que la costumière n'avait plus que ces robes au pressing... Comme Carla, on veut croire à la force de nos fantasmes, à la réalité d'un rêve qui se joue dans les quelques indices qui s'échappent d'un barbecue trop arrosé en famille, dans l'incroyable tendresse qui se dégage de la troisième partie onirique de ce très (très) beau Romeria. Et Carla de conclure : "Eh ben, heureusement qu'on n'avait pas un chien."
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 avril 2026
Histoire de famille pas très intéressante. L'actrice principale pas terrible avec se manque de reaction pour son role.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2026
Je ne comprends pas trop l'engouement presse suscité par "Romeria". Sans connaître le pitch, il faut avouer que la première partie est assez difficile à suivre. Entre moments suspendus et quête de ses origines, on suit la jeune Marina qui renoue les liens avec ses cousins et grands-parents. Les non-dits familiaux sont au coeur de ses préoccupations et malgré une seconde partie qui éclaire un peu la lanterne du spectateur, le sentiment prédominant à l'issue de la projection reste pour moi la frustration. Carla Simon "Nos soleils" (2022) s'inspire de sa vie pour suggérer plutôt que montrer ses fêlures et trouver une inspiration qui fonctionne (ou pas). Le résultat ne m'a pas trop charmé.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
En suivant un peu la filmographie de Carla Simon, et son histoire personnelle, on retrouve dans « Romeria » les allégeances à un style de cinéma qui la marque immédiatement du sceau de l’originalité. Sans effet scénique particulier mais par la présence évidente de ses comédiens, et un récit éloquent. Celui d’une enfance ( toujours l’enfance) , une enfance adoptée très jeune et rattrapée ici à l’âge adulte quand l’héroïne se doit de prouver son existence aux yeux de l’administration. Elle retrouve alors sa vraie famille, même si ses parents ne sont plus de ce monde. C’est là tout son engagement qui sur les discordes et contradictions, doit faire la mise au point la plus juste de sa photo parentale. En ravivant leur souvenir, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes… Ce sont les années Sida, quand les fêtes nocturnes se conjuguent à la mode des stupéfiants de tout genre. Les parents de Marina, dans le projecteur de cette movida, rejoignent la propre histoire de la réalisatrice qui s’en est ici beaucoup inspirée.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2026
Présenté en CO ( Cannes 2025 ), reparti la corbeille vide, " Romeria" évoque la recherche de ses origines par une jeune fille adoptée à ses 6 ans.

Carla Simon parvient à traduire par petites touches, dans ce film à fleur de peau, les non-dits de sa famille biologique, corsetée par un couple de grands-parents toxiques.

On peut supposer sans chercher bien loin, que ces derniers ne sont pas pour rien dans l'itinéraire chaotique et funeste de leur fils.

" Romeria " s'attache aussi à souligner l'effet délétère des secrets de famille, qui jouent un rôle moteur dans la transmission des traumas transgenerationnels.

Voilà un beau film, délicat, sensible ou la cinéaste parvient, avec adresse, à mettre en avant le caractère essentiel que présente la connaissance de la vérité qui nous revient.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2026
Marina quitte la côte méditerranéenne pour rejoindre l’Atlantique, le journal intime de sa mère et une caméra en bandoulière sur la trace de ses parents qu’elle n’a pas connues.
Au fur et à mesure de ses rencontres elle dessine le portrait d’une famille dysfonctionnelle, aux secrets biens gardés. Enfouis.
Comme dans « La Main De Dieu » de Sorrentino, de manière plus posée Carla Simon nous raconte comment elle est devenue réalisatrice.
Et ce déclic est incarnée par une actrice non-professionnelle totalement solaire.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2026
Intéressant film , en compétition à Cannes 2025 ,de la cinéaste Catalane Carla Simón qui à travers son oeuvre explore , une nouvelle fois , sa mémoire Familiale complexe et douloureuse . En effet elle reconstitue , à l’aide du journal intime de sa mère — qui chapitre aussi le voyage — la jeunesse de ses parents, morts du sida, à travers le regard d’une fille de 18 ans qui débarque en Galice pour la première fois . La jeune Llúcia Garcia, merveilleusement dirigée, apporte sa vérité, une beauté réfléchie, lumineuse et émouvante .
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2026
Ai vu « Romeria » de la réalisatrice espagnole Carla Simon. Le film était en compétition au Festival de Cannes 2025. Carla Simon s’inspire de sa propre vie pour ce long métrage sous forme d’enquête familiale. Marina (Llucia Garcia) avec sa caméra vidéo et le journal intime de sa mère renoue avec la famille de son père, à Vigo en Galicie sur la côte atlantique. Ses parents sont décédés juste après sa naissance. Marina a été adoptée. Au fur et à mesure qu’elle rencontre pour la première fois une multitude de cousins et cousines plein de vie, d’oncles et de tantes désunis et des grand-parents mutiques, Marina va se retrouver de plus en plus spectatrice d’une famille hantée par des secrets liés à la mort de ses parents dans les années 90. Le sujet est passionnant, le traitement scénaristique et cinématographique plus difficile à appréhender. Le film met du temps à entrer dans le vif du sujet et la fin onirique parait totalement artificielle. La présence de nombreuses vidéos filmées comme par un mauvais amateur, caméra qui tremble, images floues, son saturé est vite pénible, et l’on a du mal à imaginer que Marina qui veut faire des études de cinéma, manie aussi mal son caméscope. Comme la jeune femme est très spectatrice de sa famille, le spectateur se retrouve a être dans la même position par rapport au film, dont la distance excessive tend à faire naitre une langueur contagieuse. La mise en scène parait très vite appuyée, les digressions et les flash-backs souvent inutiles et encombrants et un manque d’enjeux dramatiques et d’émotion se fait vite sentir. Le film n’est pas dénué de qualités entre autre l’interprétation de la jeune Llucia Garcia tout en creux et silence, l’atmosphère de subtilité et de délicatesse, certaines scènes collectives bien construites. Mais trop de blancs, de creux, de silences, de retenue pour nous intéresser sur la totalité du pèlerinage (traduction de Romeria) qui parait fastidieux et interminable. Je n’avais pas du mettre les chaussures adéquates…
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