1264 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
124 critiques spectateurs
5
21 critiques
4
45 critiques
3
45 critiques
2
9 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
TUTUR29
46 abonnés
1 336 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 20 janvier 2025
J’ai découvert LaRoy totalement au hasard, en étant séduit par ce scénario incongru. Et c’est une excellente surprise car c’est justement tout ce scénario qui fait la force du film : une histoire rocambolesque avec 3000 rebondissements, une sorte de « No Country For old man » mais avec des loosers de campagne. C’est vraiment passionnant de A à Z et même si ça ne paye pas de mine, le film monte crescendo et malgré une mise en scène relativement peu inspiré il arrive à créer des moments inoubliables tant le scénario nous surprend. Le décalage entre le personnage dépressif et ce qui se passe devient vraiment drôle bref, un excellent film je recommande !
Ce qui frappe ce sont les similitudes avec les thrillers des frères Coen, d'ailleurs le réalisateur ne semble pas s'en cacher puisque les références à leurs films sont nombreuses. Pour avoir regardé à nouveau "Blood simple" dans la foulée, les ressemblances sont criantes. Mais là où les frères Coen réussissent souvent des films remarquables, "LaRoy" n'est pas irréprochable. Même si l'histoire est bonne et plutôt bien traitée, il souffre d'un ton un peu trop monocorde et de l'absence de scènes véritablement marquantes.
La dernière image ? Probablement la scène d'introduction énigmatique qui expose l'esprit profond de LaRoy mêlant codes du film noir à la sauce Coen Brothers (on pense souvent à Fargo, No country for old men, voir The Big Lebowski pour le duo de pieds nickelés), humour potache et personnages écrits et souvent attachants. D'ailleurs cette scène culmine avec ce qui a été conservé pour l'affiche du film et qui est 100% Blood Simpliste ! Probablement que de rebondissements il y a un peu trop, possible que l'héritage des Frères Coen est réclamé de façon trop insistante (les parallèles et citations sont parfois des coutures trop visibles) mais pour un premier film il faut surtout saluer la maîtrise de la mise en scène, la performance collective de tous les acteurs (une brochette de personnages sensationnels), l'écriture avec une narration aux petits oignons qui réserve son lot de surprises et de vraies sensations fortes. Et puis surtout ce duo qu'on n'oublie pas facilement. Dans la vraie vie des perdants subissant les évènements et qui cette fois parviennent par la magie du 7ème art à inverser d'une certaine façon la vapeur et à en tirer avantage. Premier presque coup de Maître pour ce Shane Atkinson à suivre assurément !
Entre hommages et emprunts, LaRoy, Texas circule sur les terres d’autrui – on pense beaucoup à l’univers des frères Coen – tout en prétendant préférer les sentiers sinueux aux grandes avenues : son scénario filandreux, qui procède par surenchère de retournements de situation, réduit les personnages à de simples fonctions de scénario, sans jamais leur offrir un espace de jeu suffisant au développement de leur caractère respectif. La complaisance dans le malheur humain, avec un acharnement sur Ray et sa dignité, achève de ranger le film du côté des plus forts et non, comme il le prétend, du côté des faibles et des marginaux : sa mise en scène emphatique, malgré un soin porté à la photographie et à la lisibilité d’ensemble, a le défaut de tout rendre spectaculaire et rythmé – transitions entre deux scènes par un son, musique qui accroît tension ou décalage burlesque – et trahit la posture de réalisateur démiurgique, petit malin fier de son dispositif. Voilà une ville à effets boule-de-neige, c’est-à-dire conçue et agitée exclusivement pour les besoins d’effets clinquants qui disparaissent après visionnage. Certaines séquences, à l’instar de la réunion improvisée dans une voiture perturbée encore et encore par l’épouse âgée, nous font rire, et c’est ce que nous retiendrons de LaRoy, Texas : ses tentatives.
Une douce saveur de reminder des thrillers des frères Cohen, une descente dans les enfers de l’Amérique dépassée, un suspens en parfaite maîtrise, un vrai beau film un peu old school mais définitivement moderne.Peut être quelques facilités, quelques événements un peu faciles mais gloabalement un souffle intéressant.
film indépendant très sympa ! ça lorgne du côté des frères coen avec pas mal d'humour, d'ironie, d'absurde et de personnages hauts en couleur, avec d'excellents acteurs venus surtout du petit écran (entre autres l'excellent steve zahn qui joue un "dététive" super attachant, ou le rare leland, qu'on retrouve souvent dans le texas décidément !) la scène d'ouverture est excellente, les dialogues au top, bref on boude pas son plaisir !
Une comédie américaine sympathique et décalée, dans le style du cinéma des frères Cohen (mais à un moindre niveau tout de même) Le début est très prometteur mais le film se banalise au fil de l’intrigue, et il y a aussi quelques longueurs par moment. Les acteurs ne déçoivent pas, et on passe somme toute un moment agréable, mais il manque quelque chose pour que le film soit plus abouti.
Un film honnête, pas inoubliable, mais avec un bon scénario qui se laisse suivre tout du long. Le côté comédie ne brille pas vraiment, la faute à des personnages un peu trop clichés pour moi, mais c'est le genre qui veux ça.
Un bijou, un bonbon à déguster d’urgence. Deux heures de pur bonheur de scénario, de mise en scène, d’interprétation, de fantaisie et de suspense. Un succédané des frères Cohen époque Fargo ? Oui, et alors où est le problème puisque c’est une parfaite réussite ! Des distractions comme Laroy, ce que le cinéma français est incapable de réussir ( à quelques exceptions près (L’innocent de Louis Garrel par exemple), on en redemande !
Quel petit bijou de comédie policière à la sauce Coen! Ray (John Magaro) est clairement un loser, sa femme le trompe et sa vie semble bien fade. Il décide donc d'en finir et au moment de passer à l'acte dans sa voiture, un mystérieux inconnu le confond avec un tueur à gages en lui offrant une sacrée somme pour effectuer un contrat. Tout l'ensemble du film est truffé de rebondissements grâce à un scénario formidable qui ne laisse pas le temps de s'ennuyer. Magouilles, trahisons et surtout appât du gain contribuent à dresser un portrait féroce de l'Amérique d'aujourd'hui, et en l'occurrence du Texas. L'ensemble est assez jouissif et l'on se sait pas si l'on doit rire ou pleurer de ces personnages détonants. Une vraie réussite.
Grinçant, atypique, c'est là un film aux accents de road-movie, style polar décalé, avec des personnages entre loser, farfelu et cowboy redneck. Belle photo et mise en scène plaisante, cependant je n'ai pas vraiment accroché à l'ensemble et me suis ennuyée.
Une femme snob dépressive, et son mari sans finesse ni psychologie, se font vivre une misère. Des hommes délaissés shootés aux antidépresseurs servent de ressort comique (bof). Les quelques bonnes idées, comme la relation des personnages le beau père philosophe, sont trop peu exploitées.
Des personnages étranges, une histoire fantasque dans une bande-annonce virevoltante, de quoi donner envie de se précipiter en salle... Mais quelle déception ! Les personnages sont stéréotypés, l'intrigue est tirée par les cheveux et le rythme est extrêmement lent, bien loin de ce que laissait paraître la bande-annonce. Regardable mais décevant.