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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 15 novembre 2023
Ken Loach situe son film, qui devrait être son dernier, dans un Nord Est de l’Angleterre rongé par le chômage et la misère sociale. La population locale déjà bien meurtrie voie arriver des réfugiés syriens. Derrière ces derniers une belle solidarité se met en place ; solidarité qui va créer des tensions avec la communauté britannique en place. Difficile d’accepter pour les pauvres locaux de voir que les nouveaux arrivants sont mieux lotis qu’eux ; les historiques. Et c’est tout le thème du film ; de la confrontation des misères nait le racisme, le communautarisme, la haine de l’autre, le repli sur soi,… Au centre de la bourgade, le pub « The old oak » est le dernier lieu de socialisation permettant de faire du lien et communauté. Ce pub a été un lieu de lutte dans les 80’s durant la fermeture des mines de charbon provoquant de sérieux affrontements sous l’ère ultra libéral thatchérienne. Ce lieu va reprendre sa vocation : créer du lien et faire communauté. Cet opus de Loach est bienveillant et humaniste ; il fait beaucoup de bien ; tout n’est pas perdu, le vivre ensemble reste possible. Il n’est pas angélique, bien entendu, mais la faiblesse d’écriture de son acolyte Paul Laverty conduit à un propos souvent didactique et manichéen ; mais vain ? Certainement pas. Les propos sont francs et engagés, pas toujours subtile, d’accord ; mais parfois délaisser la bienséance subtile permet de porter un message fort et simple. Donc il faut en accepter le principe binaire ; même si cela fait que ce film n’est pas le meilleur de son auteur. Mais ce qui m’a le plus déplu et déranger dans le film relève d’une forme de tromperie intentionnelle et intellectuelle. Pour avoir l’adhésion des spectateurs au propos développé par la film, la jeune syrienne, personnage phare du film, en plus de faire plus méditerranéenne que syrienne ; est le seul personnage féminin adulte non voilée de la communauté. Dans la première scène, on pense même qu’il s’agit d’une accompagnatrice plus que d’une migrante elle-même. Le principe est contestable, et est une forme de négation de la réalité musulmane de cette migration. Le message fort de ce film suffit à en faire la promotion, même si la finesse n’est pas au rendez-vous. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Le « vieux chêne », c’est lui, Ken Loach, 84 ans au tournage du film ! Mais toujours un cœur de jeune pour dénoncer l’injustice, le courage des déshérités, l’humaniste de beaucoup et la crasse bêtise de quelques d’autres. Ici il démontre encore son immense talent pour mettre en scène son humanisme mais peut-être de façon un peu trop didactique et manichéenne, ce qui nuit à la profondeur des personnages. Mais l’émotion reste là, exprimée par de merveilleux acteurs dont Dave Turner et Ebla Mari, admirables de pudeur et de justesse. L’ensemble est une ode à l’humanisme et à la bienveillance, certes trop idéalisés, mais ça fait du bien dans notre affligeante époque.
Il y a dans le cinéma de Ken Loach, quelque chose qui emporte tout, cette façon de nous aborder, de travers, de biais, malgré une situation un peu manicchéenne mais où tout est raffiné, bien écrit, sensible sans être dans la sensiblerie. C'est un cri du coeur d'un mec de 87 ans qui nous implore, du haut de son âge, de tout là-haut, dans le vertige de la fin de vie, nous n'avons pas à nous battre. Un film émouvant tout en délicatesse. Pas le meilleur de son réalisateur, mais un testament presque. S'il ne devait en rester qu'un, si ça devait être son dernier souffle, peu importe la langue, la religion, les frontières, retrouvons nous sous le Vieux Chêne.
Un bon cru de Ken Loach dont le cinéma engagé aiguise avec efficacité la conscience politique du spectateur. Un scénario sans surprise mais bien écrit servi par des acteurs à la hauteur de leurs personnages pleins d humanité, et habités d un engagement qui donne au film toute sa crédibilité.
On ne peut s'empêcher de penser une nouvelle fois " what a fucking director!" Bien sûr, Ken fait du Loach, reconnaissable à cent miles à la ronde. Of course, les pauvres sont dans la mouise, l'avenir est bouché, Bien sûr, leur vie est glauque, les maisons en brique délabrées, But, l'équation se complique avec l'arrivée syriens dans cette région perdue, tournée à Durham. Pour les piliers de bar du Old oak, ça change des immigrés arrivés dans le temps … d'Irlande! La vieille solidarité syndicale a disparu depuis longtemps, noyée dans la bière. Loach documente inlassablement, n'invente plus rien dans son cinéma, il empile les souvenirs d'une classe ouvrière et des laissés sur le carreau, de ceux que l'on ne voit pas, qui passent sous les radars. Est-ce que cela a du sens de dire que ce film est plus ou moins bien réussi que certains précédents? Of course not, fucking bullshit! Il existe, full stop, et nous offre des portraits d'une folle humanité, qui vous tire les larmes des yeux. TJ et Vara succèdent aux précédents personnages loachiens, et disparaitront à leur tour, no matter. On les oubliera probablement, ils ne sont ni complexes, ni subtils. Sauf qu'ils sont uniques et capables de sortir de l'ornière des égoïsmes et au final, de nous laisser un tout petit, yes very litttle, espoir qu'une communauté d'une petite taille est, why not, le possible creuset d'une meilleure intégration de la différence entre les hommes. Ainsi se termine la carrière d'un indigné, du début à la fin. cinéma vo- novembre 23
De Ken Loach (2023). Du grand Ken Loach inspiré , fort et puissant; Qui pourtant vu son âge très avancé nous donne une grande leçon d'humanisme. Un film encore plus puissant car inscrit dans une actualité où de nombreux pays ont la tentation du repli sur soi par peur de l'autre, de celui que l'on ne connait pas. Vous sortirez de la salle ragaillardi sur l'espérance dans le genre humain. Avec Dave Turner, Ebla Mari, Claire Rodgerson
« The old oak » (2023) est paraît-il le dernier film que tournera Ken Loach, maintenant âgé de 87 ans ! Pour son ultime opus, il filme un village du nord de l’Angleterre secoué par l’arrivée de réfugiés syriens. Le film oscille entre moments graves et sourires. L'humanisme de sa démarche, la limpidité de son scénario et la sobriété de la mise en scène font du film un modèle du genre. De sympathique lieu de rencontre entre les habitants du village. Malgré une musique et certains dialogues un peu trop appuyés, ce film respire l'humanité et la sincérité, porté notamment par son très bon duo principal. Et en ces temps très agités, où tout est prétexte à créer de la division parmi la population, cette fiction traitant de cohabitation et porteuse d'espoir ne peut être que la bienvenue. Une belle reussite. L'extraordinaire devient ordinaire. Cette histoire peut arriver partout en Europe... et nous, que ferions nous ? Question intéressante.
Le thème sociétal développé ici par Ken Loach, l'intégration des immigrés, souffre d'une réalisation truffée de scènes parfois trop longues auxquelles se mêle trop de pathos. Le film mérite cependant d'être vu, ne serait ce que pour le héros principal exploitant un pub typiquement britannique et pour la leçon de solidarité que nous délivre le cinéaste.
Un village du nord de l’Angleterre voit sa tranquillité relative bouleversée par l’arrivé d’un groupe de réfugiés syriens amenant de la dissension entre les habitants jusqu’à ce que le gérant du bar local se prend d’amitié pour l’une des réfugiés. Le réalisateur Ken Loach adepte du film social trouve une fois le plus le bel équilibre pour évoquer sans aucun misérabilisme le sort à la fois d’une population locale d’une classe sociale populaire délaissée en proie au rejet et à la xénophobie face à l’arrivée impromptue de ces migrants ayant dû faire leur pays en guerre et se retrouvant dans un pays qui non seulement leur est inconnu mais en plus dont les habitants ne souhaitent les accueillir. Pour autant le cinéaste livre une œuvre empreinte d’une grande finesse et regorgeant d’une humanité gracieuse qu’on peut évidemment taxer de naïveté mais les ressorts du récit sont tellement tenus et intelligemment construits que le visionnage du long-métrage ne peut que toucher en plein cœur le spectateur. Enfin, l’interprétation d’une profonde justesse ne fait qu’appuyer les qualités d’une œuvre émouvante donnant envie de croire encore aux rapports humains.
Un film d’accueil pour des anglais qui se replient complètement sur eux et refusent l’arrivée de syriens qui ont fui leur pays en guerre. L’old Oak représente le vieux pub qui doit naviguer entre ses mondes opposés. A voir
"Eyes Wide open" tels sont les premiers mots de ce véritable hommage à l'humanisme et à la solidarité qu'est "The Old Oak" ; un film émouvant et social comme sait les faire Ken Loach. Déjà présent pour les excellents "Moi, Daniel Blake", "La Part des Anges" ou " Jimmy's Hall", le très joli Scénario de Paul Laverty nous offre un final empli d'espoir et des scènes très fortes comme la projection photo et en cadeau, le drapeau SRENGTH SOLIDARITY RESISTANCE. Ce drame est parfaitement interprété par Ebla Mari dans le rôle de Yara la jeune photographe. Quant à Dave Turner, il porte le film sur ses épaules, se révélant tout simplement sublime dans le personnage principal de TJ ; les scènes avec sa chienne Mara sont hyper touchantes.
La solidarité pour quitter la précarité : cette phrase résume à elle seule le cinéma social de Ken Loach. Celui-ci situe l'action de son dernier film dans le nord de l'Angleterre où l'arrivée de réfugiés Syriens va semer le trouble dans le village. ceux-ci ont pour habitude de se retrouver dans le seul commerce restant, le pub "The Old Oak". Le patron, T.J. cabossé par la vie et ne supportant plus "le racisme ordinaire" de ses clients va se lier d'amitié avec Yara (Ebla Mari), passionnée de photographie et parlant la langue locale. Peut-être un peu moins percutant que ses deux précédents films ("Moi, Daniel Blake" et "Sorry we missed you"), Ken Loach donne néanmoins une nouvelle fois un éclairage sur ces classes oubliées de son pays en montrant que même avec certains réticents, le vivre ensemble n'est pas une utopie pour ceux qui en doutent. Dave Turner est formidable. Un film nécessaire!
Un nouveau monument Ken Loach !! Son univers demeure celui auquel il nous habitue, les habitations typiques aux briques rouges en Angleterre, des conditions sociales difficiles pour mieux faire ressortir les valeurs sociales et les comportements humains. Toujours frappé par cette simplicité et sobriété de mise en scène, de ces décors gris et tristes, et de cette retenue incroyable dont fait preuve le personnage principal TJ Ballantyne ( Dave Turner ) dans ce rôle magnifique. Propriétaire de ce vieux pub, qui entend tant de conversations racistes, horribles, parmi celles qui cohabitent encore dans cette toute petite ville au passé minier, lui même touché par la violence des incivilités et des ados en mal-être, au fond du trou, saura rebondir d'abord pour son compagnon fidèle et, à nouveau grâce à une immigrante Syrienne Yara, pleine d'enthousiasme, passionnée de photo ( Ebla Mari ) qui va illuminer sa vie. Malgré des tensions difficiles, des conditions misérables, une bienveillance chaleureuse et solidaire se dégage de cette plongée de deux heures où l'espoir n'est pas vain.... Emouvant et poignant.....!!**
Ce n’est pas mon premier Ken Loach, loin s’en faut puisque j’ai découvert le réalisateur en 1998 avec « My Name is Joe », mais je suis à chaque fois surpris par sa faculté à se renouveler tout en conservant le côté social qui a fait sa réputation. Et quoi de mieux pour démonter les idées reçues que de prouver au niveau local ? Les acteurs sont parfaits, y compris les pires racistes du film, et « The Old Oak » allie le contexte minier, le contexte géopolitique global et les exactions du régime syrien, des scènes de vie d’un village et la vie d’un « Pub » anglais (et tout son sens primaire de « Public House ») et surtout beaucoup d’émotions.
Malgré un scénario casse-gueule par excellence, Loach parvient à construire un récit touchant, au centre duquel la relation franche entre la jeune Syrienne éprise de photographie et le patron du pub fonctionne parfaitement. Certains peuvent critiquer un happy end peu réaliste, on peut y voir aussi la foi d'un cinéaste au crépuscule de sa vie, toujours dans l'attente d'échanges inter-communautaires riches et sincères.