2563 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
224 critiques spectateurs
5
39 critiques
4
88 critiques
3
67 critiques
2
20 critiques
1
9 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Kouto
32 abonnés
4 791 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 19 juillet 2025
Dans le Bologne du milieu du 19ème siècle, un enfant juif est réclamé par l’Eglise catholique sous prétexte qu’il aurait été baptisé. Ce point de départ d’une histoire véridique sert d’ancrage à un récit dénonçant l’obscurantisme et l’obsession religieuse sous toutes ses formes. La réalisation aux accents baroques joue magnifiquement avec différents genre au sein d’un récit aux multiples enchevêtrements pour ses protagonistes. Teinté d’une ironie mordante « L’enlèvement » est un grand film ayant su dépasser la simple reconstitution historique grâce à une maitrise formelle et un sens de l’écriture aiguisé tout en jouissant d’une excellente distribution.
Tout est là pour faire un chef d’œuvre , images et mise en scènes somptueuses, sujet étonnement d’actualité (la religion, une connerie invraisemblable), et pourtant on ne saurait dire pourquoi la mayonnaise ne prend pas vraiment et on reste sur le carreau, pas ému là où on aurait aimé l’être. Et cette musique tonitruante qui veut faire opéra, c’est raté et ça casse les oreilles !
Marco Belloccio situe l'action de son dernier film au XIXème siècle où l'Eglise va arracher à sa famille un petit garçon d'origine juive pour le convertir au christianisme. Adoubé par la critique, j'ai trouvé ce film intéressant sur le sort de la population sous Pie IX en Italie. On peut assister à une forme d'endoctrinement à l'encontre ce jeune innocent que l'on va voir grandir. Le cinéaste s'appuie sur les contradictions de l'époque et traite cette affaire Mortara avec des acteurs de qualité. Une bonne réflexion sur le poids de la religion à tous les niveaux sans pour autant atteindre le statut de chef d'oeuvre à mes yeux.
C’est un fait avéré, un antagonisme historique entre les communautés juives de la fin du XIX ème siècle et l’autorité papale qui alors relève de la dictature. Bellocchio la rapporte dans un fait divers réel au cours duquel une famille juive de Bologne voit l’un de ses enfants arrachés à son foyer pour cause de baptême clandestin. Dans une mise en scène à la fois grandiose et respectueuse des événements, le cinéaste relève une fois encore l’affrontement séculaire entre croyances et religions, pouvoir et politique. Il signe là d’une œuvre majeure de sa filmographie, un fleuron du septième art couronné par une kyrielle d’acteurs en … état de grâce. Paolo Pierobon, en pape sans partage et cruel, Enea Sala, l’enfant enlevé à l’affection des siens que Leonardo Maltese, interprète adulte, avec une connivence physique étonnante. Et puis Fabrizio Gifuni, l’inquisiteur « gestapiste », Fausto Russo Alesi, le père, Barbara Ronchi, la mère …. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Il a de quoi faire sourciller le destin d’Edgardo Mortara, enfant juif enlevé à sa famille à Bologne en 1958 par l’église catholique italienne. Pointant du doigt les travers de la papauté et l’obstination conservatrice de Pie IX, l’octogénaire Mario Bellocchio n’a pas perdu la main. A la fois fresque historique baroque et drame familial, cette histoire est aussi stupéfiante que passionnante. Le recours à un montage alternatif à certains moments du film en rehausse la mise en scène. Magnifiquement éclairée, la reconstitution (décors + costumes) est splendide, portée par une musique aux forts accents opératiques.
Inspiré d'une Histoire vrai c'est là un très intéressant film de Marco Bellocchio , sorte de pamphlet contre l’obscurantisme , dans une mise en scène magistrale et d’une grande beauté visuelle !
Tiré d’une histoire vraie qui défraya la chronique dans le monde occidental de la seconde moitié du XIXème siècle, L’enlèvement bénéficie d’une mise en scène classique et efficace au service d’une histoire passionnante et bouleversante. Il raconte l’histoire d’Edgardo, garçon juif de six ans, arraché de force à sa famille et converti au christianisme, car ayant été secrètement baptisé par une femme de chambre quelques années auparavant. Le film questionne ainsi avec une force évidente la puissance du dogme, le mystère de la foi et la fragilité de l’identité, dans un contexte de remise en cause de la mainmise d’une Église qui voyait alors son pouvoir menacé. Efficace.
L'histoire vraie d'un enfant juif kidnappé par le Vatican dans l'Italie du 19eme siècle. La reconstitution historique est parfaite, la lumière du film sublime et les acteurs tous très justes. Le sujet est poignant et pose la question du choix d'une éducation religieuse. Il y a tout de meme quelques petites longueurs mais l'ensemble reste vraiment interressant.
Tiré de fait réel, le film montre cette vive émotion que fut cette affaire et plus le film passe et plus on est en colère, la tristesse cède place à cette émotion de voir comment ces messieurs font du lavage de cerveau et perso on a vu des empires et des pays faire du lavage de cerveau même si les conséquences n'ont rien à voir. En tous cas , on est pris dans le film et on à toujours cette espérance de le voir revenir et quand on voit ce qu'il devient...mon dieu (sans mauvais jeu de mot)... et quand on voit que le pape va finir sa vie tranquille c'est juste navrant. En tous cas film fort en émotion. NOTE : 7/10
Eh bien.... le nonagénaire n'a rien perdu, ni de sa vigueur, ni de son anticléricalisme. Je ne sais si L'enlèvement sera le dernier film de Marco Bellocchio, mais il terminerait sur un coup de maître, car ce film est passionnant! Pas son meilleur, peut être, sur le plan esthétique, pas le plus subtil (car très démonstratif) mais passionnant. Et quelle leçon d'histoire! Car, à vrai dire, nous autres français ne sommes pas très au fait des démêlés du Pape Pie IX avec les républicains et les garibaldistes... Il faut se rendre compte qu'alors les états pontificaux s'étendaient jusqu'à Bologne! (là où se passera l'affaire Mortara). Et naturellement, la seule loi qui y est reconnue est la loi de l'Eglise. Et pourtant, tout avait bien commencé. Le futur Pie IX est le candidat des libéraux. Son pontificat s'annonce sous les meilleurs auspices; le nouveau Pape amnistie les prisonniers politiques, institue la liberté de la presse, s'entoure d'un conseil consultatif comprenant des laïcs, modernise les états pontificaux et certains le voient déjà comme président d'une fédération italienne unifiée.. Plus étonnant encore, au vu de ce qui suit, il libère les juifs du ghetto dans lequel on les tenait enfermés. Et puis, ça va se gâter quand en 1848, le roi du Piémont déclare la guerre à l'Autriche catholique. Pie IX se désolidarise alors du mouvement d'unification. Il va bien changer... Paolo Pierobon, inquiétant et doucereux, est génial dans ce rôle! Et c'est dix ans après, en 1858, alors que Pie IX a rompu avec toute forme de modernité, qu'éclate l'affaire Mortara, qui a fourni à Bellocchio l'argument de ce film, passionnant je le répète -et quel beau pitch pour un anticlérical.... Un beau jour (un triste jour plutôt) la gendarmerie pontificale débarque chez la famille Mortara, Momolo (Fausto Russo Alesi) et Marianna (Barbara Ronchi), un couple de bourgeois juifs aisés -et très pieux_, à la tête d'une nombreuse famille. Ils viennent leur retirer Edgardo, qui a alors six ans (interprété, très bien, par le petit Enea Sala, qui sait rendre le désarroi de cet enfant qui va se retrouver écartelé entre deux univers). Une ancienne servante serait venu raconter (contre dédommagement...) au cardinal Feletti, responsable de l'Inquisition (l'Inquisition! au 19e siècle.... Fabrizio Gifuni est détestable à souhait) qu'elle a baptisé le petit à l'insu des parents alors qu'il était gravement malade. Baptisé, donc catholique, donc devant être arraché à une famille juive. C'est la loi de l'église, supérieure à toute loi humaine. On se demande bien pourquoi la hiérarchie trouve bon de re-baptiser l'enfant. Douteraient ils un peu de l'informatrice? Arraché à ses parents, le petit garçon sera envoyé à la maison des catéchumènes pour être éduqué avec d'autres petits juifs en voie de conversion. Oh, ils sont choyés, et le petit Edgardo, mignon et intelligent, deviendra même le chouchou du pape... Le combat de Momolo et de la communauté ne servira à rien; ni les cris et les pleurs de Marianna, ni les humiliations auxquelles Momolo se soumet ne serviront; la famille ne récupérera pas Edgardo. spoiler: Mais il y a pire, car la réalité sait être supérieure à la fiction, et les faits plus sadiques que l'imagination du scénariste: Edgardo devenu adulte (Leonardo Maltese) s'attachera à sa nouvelle religion au point de renier sa famille qui refuse de se convertir et deviendra missionnaire pontifical... oui, on se demande pourquoi utiliser des scénaristes quand l'histoire vous apporte, sur un plateau, de tels scénari... Belles images, scènes spectaculaires, onirisme et rêves effrayants: à voir absolument
C’est un film singulier dont le cœur du récit surprend profondément. Bien que l’on connaisse tous l’Inquisition du Moyen Âge, ce qui est montré ici dépasse largement ce que l’on aurait pu imaginer encore au XIXe siècle. S’agit-il d’une chasse aux Juifs, ou plutôt d’une volonté d’évangélisation et de christianisation poussée à l’extrême ? Sur le plan historique, le film nous plonge aussi dans une période trouble et souvent méconnue : l’Italie n’est pas encore unifiée, ce qui semble renforcer le pouvoir de l’Église et du pape. Les décors sont magnifiques et participent à l’atmosphère du récit. L’histoire, atypique, laisse néanmoins une certaine perplexité. Ce n’est qu’à la fin que l’on découvre qu’elle est inspirée de faits réels, ce qui renforce encore le malaise. Au fond, le film apparaît surtout comme une réflexion sur l’amour filial, mais aussi sur l’endoctrinement. Les enfants s’adaptent vite, et parfois trop vite. Nous sommes tous conditionnés, d’une certaine manière, dès le plus jeune âge, et c’est probablement l’idée principale que je retiendrai de ce film.
Italie 1858. Le petit Edgardo Mortara, né dans une famille juive est baptisé contre le gré de ses parents dans la religion catholique. Après ses 6 ans, le pape ordonne qu’il soit enlevé à ses parents, tant que ceux-ci ne se convertiront pas. Film magistral de bout en bout, sérieux concurrent à la palme d’Or ou au moins palme de la mise en scène. Du cinéma que certains appelleront « classique » mais tout est là. Les émotions jaillissent grâce à l’histoire, son interprétation, les décors , costumes, musique et scènes exceptionnelles de finesse et de force à la fois. La religion catholique est ici coupable d’enlèvement, mais dans une intention de « bien faire », de sauver l’enfant. Pas de manichéisme ici, certaines scènes (animations d’iconographies juives ou cauchemar de circoncision) pouvant accentuer le côté malsain du personnage de Pie IX sont rattrapées à côté de ça par un amour qui semble être paternel (même si maladroit) entre celui-ci et les enfants retenus auprès de lui. A voir absolument !
Film qui questionne mais qui reste à charge contre l’église et les dogmes. Il n’y aucune profondeur, aucun recul et rien sur la spiritualité. Pour le reste les reconstitutions de décors et de costumes sont somptueuses cependant il manque de figurants autour du Pape.