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Lilicot
11 abonnés
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2,5
Publiée le 13 novembre 2023
Malgré la notoriété du réalisateur, le plaisir d'écouter la langue italienne, l'histoire traîne en longueur avec un pape qui ressemble à un bouffon. Seul, l'enfant captive par son regard interrogateur.
une jolie et sombre mise en scène pour rapporter ce fait historique d'enlèvement d'un jeune juif baptisé à l'insu de sa famille par une bonne qui le croyait en danger de mort et récupéré par le Vatican pour sauver son âme. Ce qui nous est montré, dans une Italie instable et en cours d'unification, c'est le poids de l'église et sa vision fermée, rétrograde, dans la seconde moitié du 19ème siècle avec ses personnages intégristes ( l'inquisiteur) ou plein de morgue dominatrice (Pi IX). la communauté juive n'est pas, elle non plus montrée sous un jour très favorable avec se représentants suomis . Seule peut-être la famille apparait comme aimante avec le personnage fort qui est la mère, jusqu'à son lit de mort. Belles images, musique un peu forte, personnages souvent binaires Un film qui fait réfléchir à cette époque de montée de l'intolérance et de l'arcboutement s ur de fausses convictions
Une histoire, malheureusement vraie, qui résume bien le problème des pouvoirs religieux étatiques et leur volonté, jamais rassasiée de convertir les autres, quitte à briser des familles, heureuses jusque-là et qui n’avaient rien demandé. Cet otage « endogmtriné » sera la plus belle « prise » du pape Pie IX. La reconstitution est fabuleuse, aussi bien en termes de décors que de costumes mais le film manque beaucoup trop de rythme. J’ai préféré, de très loin, « Le Traitre », le précédent film de fiction de Marco Bellocchio, et « Le Nom de la Rose » sur les méfaits de l’église catholique 500 ans auparavant.
décevant. le caractère des personnages n'a absolument pas été développé. on raconte juste l'histoire qu'on peut lire avec bien davantage de détails sur wikipédia.
Je ne connaissais pas cette histoire d'enlèvement d'enfant juif. Le film s'évertue à en reconstituer le contexte, tout en prenant la forme d'un drame familial. Les deux styles se mélangent bien, même si je trouve que certains moments sont un peu trop mélodramatiques (notamment dans la première moitié).
Les acteurs sont excellents, qu'ils incarnent des victimes ou des bourreaux... ou que leur statut dans l'histoire soit plus ambigu. Bellocchio ne s'est pas instauré procureur. Son film dénonce certes, mais il veut aussi faire comprendre.
Sur 2h15 de film... 1h00 inutile de virée en barque et de courses en calèche... le tout ressemble à un téléfilm pompeux avec des reconstitutions historiques poussiéreuses dignes d'un documentaire rmc découverte. Des gadgets incompréhensibles (dessin-animé et reconstitution façon jeu vidéo) et, en parallèle, des émeutes et une révolution comises par trois pauvres figurants péniblement recrutés. La musique de péplum fatigue les oreilles. Rien ne va dans ce film un peu facile. L'histoire (vraie) méritait un peu plus de profondeur et de psychologie.
Ce film est incroyable tant il nous livre l'injustice et les faits historiques de cette histoire vraie. il nous délivre un message et l'émotion de l'histoire dans l'Histoire. un jeu d'acteurs très réussi. Il devrait être diffusé à grande échelle
Un film sans doute au propos trop vaste, qui réserve d'excellents moments ; dommage que les 30 dernières minutes se passent au pas de charge au risque de survoler le sujet et d'enchaîner les invraisemblances.
Mise en scène superbe et tonitruante d'un drame dont la chrétienté porte la honte, drame humain et familial qui s'inscrit dans la grande histoire de l'Italie du 19ème siècle. Un seul regret, la personnalité d'Edgardo jeune-homme pas assez approfondie par le cinéaste.
Marco Bellocchio me fait penser à Dan Aronofsky avec son film "Mother". Ou comment passer de réalisateur très intéressant à réalisateur pompeux et sans aucun intérêt. j'ai passé une partie du film, très ennuyeux, à me demander où voulait en venir exactement Marco. Et comme c'est long et raté, j'ai eu le temps. J'en suis arrivé à la conclusion qu'il cherche à nous montrer en image et en musique le chaos intérieur de ce jeune homme btisé. Et c'est COMPLETEMENT raté. Un nanar à éviter absolument.
Intérêt historique. Point. La papauté puissante du milieu du 19e en Italie. Le poids de la religion dans la société, l'encrage des croyances viscéralement vissées au coeur de chaque individu. Mais depuis quand on n'a pas tartiné des hectolitres de violons emphatiques sur des scènes qui disent "émotion ! émotion ! émotion ! émotion !" Très surprenant de voir une telle mise en scène, une telle réalisation en 2023. C'est vraiment du gros cinoche à la hache comme je n'en avais pas vu depuis très longtemps. J'ai failli sortir de la salle trois ou quatre fois, et puis, comme le réalisateur sans doute, j'ai eu la flemme.
L'histoire est fort intéressante et les images très belles, mais plusieurs défauts m'ont gênée. D'abord l'image est justement trop belle pour faire vraie (images de synthèse, costumes trop neufs...). Ensuite il y a pas mal de longueurs, notamment lors des cérémonies religieuses. Certes cela nous permet de bien éprouver l'arbitraire voire le ridicule de ces rituels, mais c'est bien inutile et pesant quand on en est déjà convaincu. Par ailleurs l'attitude d'Edgardo est parfois totalement incohérente (notamment à l'égard du pape). Enfin et surtout j'ai peu apprécié une forme d'hystérisation, d'exagération dans la manière de jouer (pour certains personnages : le pape et la mère notamment) et dans la manière de mettre en scène, jusqu'à l'utilisation d'une musique écrasante et pénible dans les temps forts.
Je crois que dernier film mémorable de Bellochio est Vincere en 2009...Cet honnête artisan du cinéma italien poursuit une carrière prolifique sinon remarquable. À l'instar de quelques réalisateurs âgés - de De Oliveira à Eastwood en passant par Woody Allen, voire Ken Loach - il peine à atteindre les mêmes sommets qu'autrefois. On est ici dans l'Italie en bouillonnement du milieu du 19ème siècle, période où - on l'a oublié - le magistère du pape est remis en question par une partie de la population. L'affaire que l'on nous relate en détail est celle du kidnapping par l'Église catholique d'un enfant juif de 6 ans sous le prétexte qu'une domestique pas très futée l'aurait baptisé catholique quelques années auparavant. L'enfant, malgré le combat acharné de ses parents qui réussissent à mobiliser une coalition internationale de beaux esprits, reste l'otage du Pape. Cette affaire qui sera rejouée de nombreuses fois - on garde en France le souvenir par exemple de l'affaire Finaly dans les années 1950 - est touchante mais son traitement par Bellochio ne la rend jamais émouvante. Avec force images en clair-obscur et musique pompeuse, on semble revenu au cinéma de papa avec ouvreuses à l'entrée et Mikos à l'entracte. Dommage !
Histoire intéressante montrant l'absurdité de certaines règles religieuse de l'époque. On regrette cependant un usage un peu fort de musique de fond, de fumigène, et surtout des changements de personnalité peu crédibles du jeune homme qui ne semble pas coller avec ce qu'on lit sur Wikipédia.