Gens de Dublin
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soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2014
Le dernier film de Huston qui n’est pas son plus mauvais loin de là. Très attaché à l’Irlande où il a vécu une grande partie de sa vie il n’est pas étonnant que le grand cinéaste qui savait qu’il bouclerait son œuvre avec « Les gens de Dublin » choisisse d’adapter une œuvre de James Joyce. Durant une heure trente il nous fait revivre un Noël dans une famille bourgeoise du début du XXème siècle. Tout le monde se connaît et les retrouvailles sont traditionnelles à cette époque de l’année, mais chacun fait comme s’il découvrait les petits numéros que l'autre à préparé pour l’assemblée. Ce qui est frappant c’est la dichotomie entre les hommes et les femmes quant à leur comportement en société. Visiblement la plupart de la gent masculine ne pense qu' à s’enivrer . C’est d’ailleurs la crainte de toutes ces dames de découvrir dans quel état leurs convives mâles vont aborder la soirée tant attendue qu’elles ont préparé avec le plus grand soin. L’alcoolisme, mondain ou pas , revient souvent dans l’œuvre de Huston, lui-même grand buveur devant l’éternel qui a eu comme acteur fétiche le grand Bogart notoire et qui a fait tourner Errol Flynn au terme de son parcours cyrrhotique. Quand on voit le côté un peu compassé et guindé de la vie des bourgeoises de l’époque on peut comprendre que l’envie de noyer leur malheur dans l’alcool monte au palais d'une bonne part de ces messieurs. Tout ceci donne une ambiance assez sympathique au film avec notamment quelques joutes verbales bien senties entre suffragettes et vieux garçons alcoolisés qui font tout ce qu'il peuvent pour rester dignes devant ces dames. Ce n'est qu'à la fin, qu'un tour tragique est pris par le scénario quand la fille de Huston prend conscience du manque soudain d'un amour de jeunesse mort qu'elle ne verra plus et qui tout d'un coup rend son mariage vain. Drôle et émouvant comme souvent chez Huston.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2023
Film posthume de ce grand metteur en scène qui était john Huston.
Considéré par plusieurs critiques et spectateurs comme un véritable chef d d'oeuvre, pour ma part c est très loin d etre le cas.
Je me suis ennuyé, film trop bavard, certes émouvant par certain moments car ça sonne pour le réalisateur comme un adieu, mais ces interminables dialogues qui ne m apprennent rien ou si peu de choses m ont peu à peu désintéressés du film et m a laissé au bord du chemin.
Cela m ennuie beaucoup car c etait un immense cinéaste et de surcroît son dernier film, mais je n ai pas été sensible à cette oeuvre
Noistillon
Noistillon

94 abonnés 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2012
Un film magnifique. Gens de Dublin, ou The Dead est une œuvre somptueuse, assortie d'acteurs exceptionnels et à la composition particulièrement admirable. C'est le dernier film de John Huston et ça se sent tant l'ouvrage est profondément mélancolique, ne serait-ce qu'avec ce titre (The Dead). Le monologue final, le dernier de l'œuvre de Huston, est un chef d'œuvre absolu. Bouleversant et poétique, à voir absolument.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2010
Avec "Gens de Dublin", John Huston nous a quitté sur une oeuvre grave mais au combien apaisante sur la mort qui se clôt magnifiquement. Tout est fait pour qu'on rentre dans l'intimité des personnages à travers une réalisation intelligente et habile. On arrive presque à percevoir les non-dits, les émotions refoulées et les événements tragiques qu'ont marqué les personnages dont on aurait aimé mieux en connaître certains. En plus d'une mise en scène subtile et souvent dans un état de grâce indescriptible, tous les éléments des costumes et des décors sont minutieusement soignés, la musique est très belle et le jeu des acteurs magistral. C'est John Huston malade mais au sommet de son art qui a réalisé ce testament sans conteste le plus beau film sur la mort. John Huston peut reposer en paix à jamais dans le paradis des grands cinéastes.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2015
Dublin, hiver 1904. Les sœurs Kate et Julia Morkan reçoivent tout un cercle d'amis pour une soirée où l'on chante, joue du piano, évoque les vieux souvenirs ou récite divers poèmes.

C'est le dernier film de John Huston, qui adapte la nouvelle "The dead" de James Joyce, extraite du recueil "Les gens de Dublin". Il ouvre son film sur une magnifique image d'un Dublin nocturne et enneigé avant de nous emmener au cœur de cette soirée où les invités arrivent peu à peu. Clairement divisé en deux parties, il s'attarde d'abord sur cette soirée, les occupations des uns et des autres, avant qu'une complainte réveille un passé triste et douloureux.

C'est avec charme et élégance qu'il nous transporte au milieu de cette soirée avec une ambiance plutôt joyeuse et familiale où l'on suit les personnages s'échanger divers souvenirs. Il montre tout son talent derrière la caméra pour capter cette atmosphère de manières aussi simples que belles. Mais là où le film se montre aussi puissant qu'inoubliable, c'est dans sa seconde partie où l'émotion découle des visages et des mots des personnages, Huston captant à merveille cette poésie, tristesse et réflexions autour de la vie, de l'amour, de la mort et surtout du temps qui passe. Les dernières minutes du film semblent figées dans le temps, éternelles à jamais où l'émotion et la grâce sont totales, où le monologue final fait corps avec les magnifiques paysages enneigés et nocturnes.

On ressent toute la mélancolie d'un John Huston qui livre là son chant du cygne, le point d'orgue d'une majestueuse carrière où il évoque ses pensées sur la vie et la mort. Dans un premier temps, il montre la vie à l'ordinaire, ses gens qui se retrouvent à nouveau pour évoquer le passé, ceux qui ont été perdus en cours de chemin et festoyer ensemble, avant de rentrer dans une magnifique profondeur poétique et sombre où il révèle la dimension tragique de la vie et de l'existence. Sa caméra se déplace avec grâce et fluidité, notamment dans la première partie du récit, captant la vie et le temps avec brio. Pour cette dernière alors qu'il était gravement malade, il est entouré de sa famille, son fils qui signe l'adaptation et sa fille Anjelica qui tient là l'un de ses premiers rôles.

John Huston décédera avant la sortie du film, il était très malade et pourtant il livre une oeuvre brillante où l'on passe par tout un éventail d'émotion lorsqu'il évoque le temps qui passe, la vie et ses tragédies, pour se finir par un final somptueux et bouleversant où Huston trouve enfin l'éternité.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2023
Tout le sens de ce drame feutré réside dans son titre a priori obscur mais qui révèle la mort des aspirations réelles ou rêves de ces bourgeois calfeutrés dans leurs conventions et contraintes sociales ainsi que l'incarne cette réunion de période natale. Assurément ces discours policés et préoccupations restreintes nous semblent d'abord désuètes, inintéressantes mais les indications symboliques de la mise en scène nous retiennent et donnent à cette adaptation littéraire sa profondeur. Ainsi, en pointilliste, John Huston dévoile les douleurs, les regrets, les errements de ces personnages, instillant au fur et à mesure une touchante mélancolie, soutenue par l'implication pudique du casting et la musique récurrente. Un intense testament.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2021
Testament de John Huston qui lutta contre la mort pour le terminer. Adaptation d’une nouvelle de James Joyce, réflexion sur la mort, qui range aux accessoires toutes les superficialités de la xociété. Film court (moins d’une heure trente) bienvenu car pas vraiment palpitant mais néanmoins bouleversant par la mélancolie et la nostalgie qui s’en dégagent. Grande maîtrise de la réalisation avec un festival d’interprétations de haut niveau.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2021
L'installation de la situation et des différents personnages est hélas longuette et peu intéressante. Mais plus on avance dans le récit, plus son aspect crépusculaire s'installe. Le malaise surgit quand le personnage d'Angelica Huston se remémore un amour de jeunesse intense et tragique, illustrant ainsi la fadeur du couple qu'elle forme avec son mari. Les acteurs sont tous doués et contribuent à l'atmosphère sombre de ce film.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2015
"Gens de Dublin" est un film qui laisse souvent un sentiment glacé, traitant de la mort. D'ailleurs le titre original est The Dead. Huston le tourna sous masque à oxygène, et l'oeuvre n'en reste pas moins pour moi fascinante. Ce huis clos quasiment tourné à la lueur des chandelles possède quelque chose à la fois de trouble et de lancinant. C'est un film testamentaire, adapté de Joyce, et aussi un véritable retour sur la vie, l'amour et la jeunesse, Huston y dépeignant un monde qui n'a plus cours, une fin de siècle bordée de fantômes toute empreinte de nostalgie. C'est aussi une réflexion lucide sur l'éphémère que nous livre le réalisateur au crépuscule de son existence.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2009
Rares sont les films se divisant aussi nettement en deux parties. Et de ce point de vue là, nul doute qu'il y a tout de même de quoi être quelque peu dubitatif devant les 40 premières minutes, certes sublime esthétiquement et atteignant une élégance rarement atteinte au cinéma, mais qui sont loin de nous captiver pour autant tant elle nous apparaîssent bavard et, avouons-le, d'un intérêt très moyen. Seulement voila, il y a ces 40 dernières minutes qui ont eu chez moi une répercussion que j'ai rarement l'occasion de connaître au cinéma, comme si tout d'un coup ni plus ni moins que la grâce s'était posé sur les épaules de John Huston, et ce afin de nous offrir un inoubliable moment. Mais oui, n'ayons pas peur des mots!! Car comment en effet ne pas être ébloui devant tant de poésie et de beauté, la réflexion sur la mort, l'amour et le temps qui passe se faisant elle aussi tout aussi somptueuse... Ce sont ni plus ni moins que des sommets cinématographiques qui sont alors éteints, et nul doute que ne serait-ce que pour cela, le film s'avère être un indispensable dans la carrière déjà bien remplie de son auteur. En tout cas, merci Monsieur Huston, nul doute qu'après un tel chant du cygne, il vous a été facile de trouver l'éternité...
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2010
Avec «The Dead» (Grande-Bretagne, 1987), son dernier film réalisé dans un état terminal, John Huston renoue avec un goût pour les délices distingués du plaisir. L’idée générale que la dernière œuvre d’un cinéaste constitue un testament ou une redécouverte des sources est si consacrée et éculée qu’il pourrait paraître risible de l’attribuer au film. Pourtant «The Dead», adaptation de Joyce que Huston souhaitait depuis 1956, regorge d’un puissant élan vital. La longue soirée de Noël où tous les convives bourgeois s’adonnent à réveillonner trivialement présente l’occasion pour Huston de traiter, à travers chacun des personnages, de ses ressentiments à l’égard de la vie. A travers une ode, un discours de remerciement ou l’interprétation cristalline par un ténor de «The Lass of Aughrim», l’apologie des jours vivants filent en délicatesse le long des scènes. A l’aune de sa mort, Huston adresse un prodigieux salut à la poésie de l’existence. Cet entrain émotionnel dont ne se départage pas le film, sans verser dans le pathétique, ne délaisse pourtant pas l’ironie dont fait preuve depuis toujours le cinéma de Huston. Ces personnages ne sont pas plus puissants à œuvrer à leur bonheur que dans «The Maltese Falcon». Et dans la joie à laquelle se prêtent les convives tout au long de la soirée (les trois quarts du récit), transparaît le sentiment de la mort. Du chant trouble et tragique de la vieille tante Julia aux costumes noirs ténébreux, dignes en couleur du Torero mort de Manet, la présence de la mort se manifeste jusqu’à finalement prendre le pas sur le plaisir de l’existence. Et même encore, quand s’est assoupi le corps de Gretta sur le lit après qu’elle ait éclaté en sanglot, lorsqu’au dehors «il neige encore» comme il est écrit dans la nouvelle de Joyce, la mort drape le monde de ses flocons célestes, sans épuiser pour autant son fragile éclat. Résonne sous une volée de neige le dernier mot du film, clôturant l’œuvre de Huston : «the dead».
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 juillet 2012
Un huis-clos subtil et des textes magnifiques, mélange de tendresse et de mélancolie. Les acteurs sont tous très bons et la mise en scène raffinée.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2009
Joyce est un des plus grands écrivains de tous les temps et de tous les pays. Gens de Dublin est l’une de ses meilleures nouvelles. Le miracle hustonien est que le film se hisse encore au-dessus de la nouvelle. La construction en quatre parties, trois quarts d’espace et un quart de temps, est un prodige d’équilibre. L’espace de la soirée peut s’étendre à tout jamais, figé dans l’éternité rassurante des répétitions et des traditions... Puis la musique arrive et le temps apparaît, et avec lui la mort... Humanité déchirante.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2022
Gretta et Gabriel ne vont pas danser ensemble, dans cette soirée d'épiphanie. La mort et le secret sont en permanence dans l'ombre des morceaux de bravoure habituels et chaleureux d'une soirée irlandaise, durant laquelle on chante, on joue du piano et l'on esquisse un quadrille.
Huston conclut sa vie en tournant ce bouquin dont il rêvait depuis longtemps. Un film crépusculaire, épuré, tout en nuances, qui porte si bien son titre original.
De façon inattendue, la révélation finale que fait Gretta m'a rappelé le rêve intime que Kindman ose dire à son mari dans Eyes wide shut, dernier film de Kubrick. Auparavant, Angelica Huston a écouté un chant sublime venant en hors champ. Nous sommes à Dublin en 1904, nous sommes aujourd'hui, nous sommes éternellement emportés par le souvenir de ceux qui nous précédés.
TV2 - janvier 22
profiter de la nouvelle sortie en cinéma pour découvrir cette ambiance subtile de fête d'épiphanie irlandaise, il neige dehors, les tenues sont exquises autant que guindées. chacun y va de son petit poème, de sa petite chansonnette, la chaleur est douce autant les traditions sont rigides; une galerie de portraits ciselés, le fils ivrogne castré par sa mère par exemple; et pour finir la confession d'enfance de cette femme mure, qui se confie pour la première fois à son mari. Difficile de ne pas penser à la route de Madison. ou également au Festin de Babette.
cine- déc 09
belo28
belo28

84 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2011
Un film atypique dans l'oeuvre du grand John Huston! Une sorte de testament fixé sur pellicule à jamais... Une façon de montrer que derrière ses dernières lubies qu'il laissait transparaitre (l'honneur des prizzis) c'était un homme qui sentait venir la fin... D'ailleurs c'est l'ombre de la mort qui plane au dessus de cette marche funèbre qui terminera en apothéose dans une chambre d'hôtel, où un mari prendra conscience du temps qui passe trop vite sans qu'il ni puisse rien... Un film touchant poétique, lyrique, d'un classique déroutant... Loin du Faucon maltais mais tout aussi magistralement maitrisé!
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