Gens de Dublin
Note moyenne
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50 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2026
Avec Gens de Dublin, John Huston livre un film d’une délicatesse presque miraculeuse, où une simple soirée mondaine devient une méditation vertigineuse sur le temps, la mémoire et la mort. Pendant une grande partie du récit, tout semble n’être que conversations, chansons et gestes quotidiens, mais Huston fait peu à peu émerger sous cette surface paisible une émotion d’une profondeur bouleversante. La mise en scène, d’une sobriété exemplaire, laisse toute la place aux visages, aux silences et aux non-dits qui façonnent secrètement les existences. Puis vient ce final extraordinaire, où le film semble soudain embrasser le monde entier dans une même réflexion mélancolique sur les vivants et les disparus. Une œuvre d’une grâce infinie, testament artistique magnifique d’un cinéaste qui regarde la condition humaine avec une lucidité et une tendresse désarmantes.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 janvier 2026
Le dernier film du grand John Huston est une œuvre intimiste dont la sensibilité m'a complètement échappé, son sens même. Intitulé dans la VO "the dead", plus prosaïque et brutal, le film évoquera bien, à la fin, la mort dans une expression de poésie et de mélancolie, mais jusqu'alors les idées et les personnages du roman de James Joyce restent obscurs, au mieux m'ont laissé indifférent.
Les sœurs Morkan donnent pour la nouvelle année une réception à laquelle sont conviés quelques connaissances et parents, représentants de la bourgeoisie moyenne de Dublin. On papote et on danse; à table, on évoque des souvenirs, on déclame des poèmes et parfois on se lance des piques. De cette chaleureuse assemblée, aucun personnage n'émerge et tous restent dans l'apparente insignifiance de leurs conversations. En l'absence de portraits précis, ils proposent des visages lisses, n'expriment rien qui les rendent amusants ou attachants, séduisants ou même pittoresques. Dans ces conditions, difficile de se laisser porté par leur histoire et par cette ambiance feutrée que renforcent les couleurs chaudes du film.
Ce cénacle est ennuyeux, hermétique et, par conséquent, le film également.
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 144 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 janvier 2025
Un film qui se déroule en 1904 à Dublin. On assiste à un dîner de la haute société puis une fois celui-ci terminé on suit plus particulièrement un des couples qui y assistait.
J’ai pendant longtemps attendu l’apparition d’une intrigue, d’un fil conducteur, jusqu’à ce que je comprenne qu’il n’y en avait pas, ce que je trouve assez bizarre : le décor posé est sympathique, mais on ne sait pas vraiment où l’on va.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2024
"The Dead ", nouvelle qui termine "Dubliners" de James Joyce, était réputé intransposable à l’écran. Huston qui tenta plusieurs fois ce genre de pari (comme son opus précédent : "Under the Volcano"), avec plus ou moins de bonheur, se lança donc dans ce qui deviendra son dernier film. La sortie des grands metteurs en scène fut parfois Honorable (Ford, Lang, Walsh, Hawks, Visconti, Kubrick), souvent très moyenne (Minnelli, Renoir, Duvivier, Kurosawa, Fellini, Wilder), consternante pour Chaplin. Huston partage avec Kenji Mizoguchi (Rue la honte) le fait de terminer sur un chef d’œuvre. Œuvre familiale avec son fils est au scénario (sa seule réussite à mon sens, tendant à prouver que le réalisateur s’est sérieusement investi dans l'écriture) et qui offre à sa fille Anjelica son plus beau rôle. Elle est magnifique de grâce et de mélancolie dans un final sublime. Ce final suit un dîner de fin d’année durant un peu moins d'une heure ou chaque petite scène est un tout et forme un point d’un tableau pointilliste dont les aller-retours entre les personnages construisent un récit fascinant, charnel et grave, mais sans être jamais, ni pesant, ni démonstratif. Le tout habillé avec une partition et des choix musicaux d’Alex North, exceptionnels de justesse. Avec une élégance toute Minnellienne, Huston parvient à se hisser auprès des plus grands moments du cinéma de Visconti, réussissant ainsi où Antonioni échoue avec les plans séquences étirés jusqu’à la désincarnation. A la vision de ce chef d’œuvre, le déroulé de 83 minutes amène un immense regret en forme de question : Huston aurait-il adapté davantage d’écrits de James Joyces, son écrivain préféré ?  
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2023
Film posthume de ce grand metteur en scène qui était john Huston.
Considéré par plusieurs critiques et spectateurs comme un véritable chef d d'oeuvre, pour ma part c est très loin d etre le cas.
Je me suis ennuyé, film trop bavard, certes émouvant par certain moments car ça sonne pour le réalisateur comme un adieu, mais ces interminables dialogues qui ne m apprennent rien ou si peu de choses m ont peu à peu désintéressés du film et m a laissé au bord du chemin.
Cela m ennuie beaucoup car c etait un immense cinéaste et de surcroît son dernier film, mais je n ai pas été sensible à cette oeuvre
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2023
Tout le sens de ce drame feutré réside dans son titre a priori obscur mais qui révèle la mort des aspirations réelles ou rêves de ces bourgeois calfeutrés dans leurs conventions et contraintes sociales ainsi que l'incarne cette réunion de période natale. Assurément ces discours policés et préoccupations restreintes nous semblent d'abord désuètes, inintéressantes mais les indications symboliques de la mise en scène nous retiennent et donnent à cette adaptation littéraire sa profondeur. Ainsi, en pointilliste, John Huston dévoile les douleurs, les regrets, les errements de ces personnages, instillant au fur et à mesure une touchante mélancolie, soutenue par l'implication pudique du casting et la musique récurrente. Un intense testament.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 373 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 mai 2022
Le tombeau de John. Huston, nous avons un problème. Il s'est passé quelque chose??? Le mystère des gens de Dublin
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2022
C’est le merveilleux et émouvant testament intime de John Huston, ce géant du cinéma qui a souvent réalisé des grands films de genre, fréquemment spectaculaires et pleins d’action. Au seuil de sa vie il a réalisé ce film minimaliste, adaptation d’une nouvelle de James Joyce, qui montre que la plus profonde émotion peut être atteinte sans grands effets, mais avec subtilité, délicatesse et simplicité. A Dublin, en 1904, des calèches déposent des invités devant une maison bourgeoise, où se donnent une soirée et un diner pour l’épiphanie. La plus longue partie de film consiste en la description de cette soirée. On va découvrir un à un, au fur et à mesure de leurs arrivées, les différents invités, tous appartenant, de façon plus ou moins proche, à la même famille de passionnés de musique, puis les « côtoyer » tout le temps passé dans la maison des deux vieilles sœurs qui organisent ce diner annuel.
Les règles de convenances et de bonne éducation guident les comportements, et les échanges sont empreints de courtoisie. Mais, alors qu’il ne se passe, pour ainsi dire, rien, Huston parvient à créer pour le spectateur une proximité avec les personnages, par sa mise en scène aussi empathique que précise et gracieuse. Et les quelques tensions prennent du relief, et la chaleur humaine donne lieu à des moments très émouvants : le chant de Julia, l’une des sœurs, qui fut cantatrice voilà bien longtemps, ou l’émotion qu’elle ressent, tout autant profonde que gênée, lors du toast porté par l’assemblée à sa sœur et elle (quel exemple de de direction et de prestation d’acteur !) Au moment du départ, alors qu’une certaine nostalgie du passé avait progressivement touché les convives, se déroule la scène charnière du film. Gretta, l’une des nièces, entend un chant, probablement chanté par Julia. Ce chant l’immobilise dans l’escalier, et Huston la filme en contreplongée puis en gros plan, et ces images superbes, sur fond de vitrail coloré, évoquent des tableaux de la Sainte Vierge, introduisant une dimension mystique dans le film.
La dernière partie touche alors au sublime, avec une évocation d’un amour de jeunesse arraché par la mort, avec une prise de conscience amère de n’avoir jamais éprouvé ce qu’est le véritable amour, et avec celle du caractère inéluctable et universel de la mort. Huston avait réalisé un film s’intitulant « Promenade avec l’amour et avec la mort » ; ce pourrait être le titre de cette dernière partie, qui atteint la perfection dans l’osmose et l’harmonie entre un texte (celui de la nouvelle de James Joyce) et les images qui l’illustrent et l’accompagnent.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2026
Adapté d’une nouvelle de James Joyce, John Huston, pour son dernier film, montre bcp de tendresse et d'humanité envers ses personnages à travers ce repas de Noël empreint de nostalgie, mais on s’ennuie ferme, excepté une dernière partie émouvante en forme de méditation sur le temps qui passe et la mort. Un film testamentaire qui résonne comme un adieu.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2022
Les gens de Dublin. Un film du grand réalisateur américain John Houston. Une histoire tirée d’un roman à James Joyce. James Joyce a écrit Ulysse, mais là, dans ce film, on en est loin. Même très loin. Là, c’est une réunion de famille. Des nobles du début du vingtième siècle. Un grand salon de thé. Des verres et des poèmes. C’est bien réalisé, le film reflète la vie à Dublin il y a cent ans, mais néanmoins, il faut être amateur pour supporter ce genre de film.
Alain69
Alain69

5 abonnés 134 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 décembre 2021
J'aime bien John Huston, j'apprécie beaucoup de ses films, je tiens notamment The man who would be king pour un très grand film, mais là je n'y arrive pas. La seule qualité de The dead est d'être assez court pour mettre fin au supplice du spectateur. Heureusement nous avons le cousin alcoolique (je le comprends vu son environnement familial) et la cousine républicaine pour nous réconforter quelques courts instants. Pour le reste... Huis-clos même pas étouffant sans le moindre intérêt, mise en scène aux abonnés absents, scène de fin soit-disant émouvante, profonde et philosophique, d'une platitude totale d'où ne se dégage aucune émotion, je ne vois pas comment certains peuvent y voir l' "ultime chef d’œuvre du maître avant sa mort".
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 décembre 2021
Un dîner dansant de réveillon ennuyeux au possible pendant une heure, puis l'emotion arrive avec Angelica Huston et son souvenir d'un amour de jeunesse. C'est bien tard pour ce film sépulcral, le dernier de John Huston, dont le titre original, Les Morts, lui convient mieux.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2021
Testament de John Huston qui lutta contre la mort pour le terminer. Adaptation d’une nouvelle de James Joyce, réflexion sur la mort, qui range aux accessoires toutes les superficialités de la xociété. Film court (moins d’une heure trente) bienvenu car pas vraiment palpitant mais néanmoins bouleversant par la mélancolie et la nostalgie qui s’en dégagent. Grande maîtrise de la réalisation avec un festival d’interprétations de haut niveau.
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2021
Perfection est le seul mot possible pour ce film-testament de Huston, qui a dirigé avec ses dernières forces et une perfusion dans le bras pour tenir jusqu'au bout. La scène de la révélation, jouée par sa propre fille Anjelica, demeure gravée dans la mémoire.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2021
L'installation de la situation et des différents personnages est hélas longuette et peu intéressante. Mais plus on avance dans le récit, plus son aspect crépusculaire s'installe. Le malaise surgit quand le personnage d'Angelica Huston se remémore un amour de jeunesse intense et tragique, illustrant ainsi la fadeur du couple qu'elle forme avec son mari. Les acteurs sont tous doués et contribuent à l'atmosphère sombre de ce film.
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