Aux frontières de l'aube
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84 critiques spectateurs

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Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2026
Néo-western horrifique écrit et réalisé par Kathryn Bigelow, Aux Frontières De L'Aube est un film de bonne facture. L'histoire nous fait suivre Caleb, un jeune fermier d'une petite ville qui, une nuit, fait la rencontre de la belle et mystérieuse Mae. Cherchant à tout prix à la séduire, il finit par y parvenir en obtenant d'elle un baiser, mais également une morsure. Caleb se retrouve alors entraîné dans le monde de Mae et ses compagnons, celui des vampires. Pour prouver sa valeur, il est forcé de tuer et s'abreuver du sang de ses victimes, mais la tâche n'est pas aisée. De son côté, son père et sa petite sœur font tout pour tenter de le retrouver. Ce scénario s'avère prenant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie, en dépit de quelques tares. En effet, l'intrigue nous plonge dans le genre cinématographique des vampires et se démarque de ses concurrents car elle se focalise sur la transition entre homme et créature de la nuit. Cela est intéressant mais, d'un côté, limite et pénalise le récit qui peine à évoluer au fil des minutes. Cette lente agonie est redondante et finit un peu par lasser. De plus, le métrage contient un aspect kitch, parfois proche de la série B à cause des réactions des personnages. Malgré ça, cette romance est tout de même appréciable à la faveur de ses scènes de meurtres nécessaires à la survie du petit groupe, au cours desquelles le sang coule pour être bu, le tout dans une ambiance nocturne et menaçante qui est une des grandes forces du film. L'ensemble est porté par des personnages bien développés, trouvant tous leur place. Des rôles interprétés par une distribution ayant tendance à surjouer, faisant que leurs relations ne semblent pas très naturelles, comprenant Adrian Pasdar en dragueur franchement lourd, Jenny Wright, Lance Henriksen, Bill Paxton, Jenette Goldstein, Tim Thomerson ou encore Joshua John Miller. Tous ces individus entretiennent des rapports conflictuels procurant quelques petites émotions. Des échanges soutenus par des dialogues corrects. Sur la forme, la réalisation de la cinéaste américaine s'avère qualitative. Sa mise en scène est soignée et évolue au sein d'environnements naturels plaisants. Ce visuel sombre est accompagné par une très bonne bande originale signée Tangerine Dream. Les notes du groupe allemand de musique électronique confèrent à l’œuvre une atmosphère envoûtante de bout en bout à la faveur de ses nappes sonores quasiment omniprésentes qui ont un immense impact sur l'action et les images. Reste une fin à la hauteur du reste de la narration. En conclusion, Aux Frontières De L'Aube est un long-métrage méritant d'être découvert malgré ses quelques carences.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2025
Ce premier long-métrage de la réalisatrice Kathryn Bigelow qui tisse par l’entremise de cette histoire de vampires un film étonnamment solide et plutôt bien réalisé malgré quelques scories. L’ensemble souffre certes de baisses de rythme et d’une interprétation approximative mais offre quelques séquences bien troussées avec une bonne dose d’hémoglobine.
Bruno Ramos
Bruno Ramos

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0,5
Publiée le 12 mars 2025
Une bouse innommable. Rythme lent, acteur en surjeu permanent. Des réactions totalement incompréhensibles des personnages aux dialogues creux, de la mise en scène ahurissant de nullité au rythme soporifique, on a du mal à déceler les indices d'une future grande réalisatrice. Tout manque cruellement de fluidité. Si certaines scènes sont sauvées du naufrage, l'ensemble est au-delà du navet faisandé. Ceux qui ont trouvé ça génial doivent avoir une culture cinéma aussi pauvre que leur orthographe
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2024
Bonjour tout le monde,

Kathryn Bigelow est une cinéaste très importante dans les arts cinématographiques états- uniens d' Amérique.Elle part d' un film de genre pour , en se l' appropriant, en faire un film organisé, original et personnel.
Ainsi , ici , elle traite le film de vampire pour réaliser une charge contre la violence spectaculaire et contre les préjugés.

En somme Kathryn Bigelow nous demande de vouloir dépasser les différences iniques et stériles.

Bien à vous.

Gérard Michel
Ezhirel
Ezhirel

61 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2024
Pour un film de vampires, y a des idées originales, ça m'a vaguement fait penser à Doctor Sleep de Stephen King (je suppute que ce dernier s'est un peu inspiré de ce film) mais beaucoup de défauts également. Aux frontières de l'aube fait très amateur par moments, quasi téléfilm. C'est l'un des premiers films de Bigelow donc on peut lui pardonner, d'autant que j'ai adoré son travail sur le reste de sa filmo (notamment Strange Days qui est pour moi ultra culte), mais sans la BO de Tangerine Dream qui apporte une ambiance atmosphérique, j'aurais eu un peu de mal à le terminer.

Même si c'est pas le même budget, ni la même ambition, il faut quand même se dire que plus ou moins à la même époque, à quelques années près, sortait Dracula de Coppola, le maître étalon des films de vampire à mes yeux.

D'ailleurs, petite divagation mais quitte à parler de Tangerine Dream et de vampires, je préconise plutôt à ceux qui ne l'ont pas vu, de regarder La Forteresse Noire (The Keep), qui est à la base un roman de vampire, transformé par Michael Mann en une autre créature dans son adaptation. Ce film est pour moi bien plus réussi, en termes d'ambiance, de photographie, de rythme, d'écriture etc que celui-ci.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2022
Il y'a dans Near Dark tout un bastion sur un imaginaire collective assez vaste. Dans le genre cinématographique à la frontière du film Horrifique et du Western, dans sa gestuelle et dans son phrasé que l'on comprend bien vite avant même d'être nommé que le Sud des Etats-Unis en est son épicentre, et puis bien sur dans ce qui n'est pas mentionné, mais que là encore, l'on devine aisément, sa condition de Vampire.

Tout cela tiens plus ou moins la distance, il y'a, on ne va pas se mentir, des sorties de routes, mais au fond, l'essentiel est ailleurs. Near Dark, dès son intro capte toute notre attention, accroche notre rétine de par le sens de la réalisation et de l'image de sa tête pensante, Kathryn Bigelow. Le second long-métrage de sa filmographie démontre déjà toute l'idée de la captation dont elle peaufinera encore et encore à l'avenir ses desseins dont je raffole tant !

Ici, j'insiste, il faut vraiment passer outre les ratés à la fois dans l'exagération et dans son histoire pour se focaliser sur l'image et dans le déniveler de la caméra absolument démente de sa réalisatrice. La scène de l'attaque du Bar est je pense, l'illustration la plus définie.

Near Dark va encore me trotter dans le citron quelque jours, c'est une certitude.
Jeune Ras
Jeune Ras

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2022
Très bon film de vampires. La
Couleur et l’ambiance du film sont tout ce qu’on aime des 80s. Très Carpenter. La musique est impeccable. Le jeu des acteurs sympa et le scénario moderne et intéressant. Dépoussiérant le style de film de vampire dont on avait l’habitude en ce temps là et loin des clichés du genre.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2022
Revisitant le mythe du vampire à la sauce punk, Kathryn Bigelow signe un road-movie nocturne trippant et sanglant, même si esthétiquement, le film a un peu vieilli. 3,25
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2021
Un peu ringard parfois parce que trop eighties. N'en demeure pas moins que le film a l'originalité d'être un film de vampire sans gousse d'ail, sans dents pointus mais plutôt une version punk du thème archi connu des buveurs de sang humain.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 juin 2020
Kathryn Bigelow n’a pas réussi à tirer profit de la rupture prise par son western vampirique. C’est terne, creux, comme si son film était resté enfermer dans la nuit qui emprisonne ces personnages et se destinait obligatoirement à un prévisible happy-end un peu naze. A part Bill Paxton, les interprètes ont de plus du mal à convaincre, ce qui n’arrange rien.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2020
Un des premiers films de Kathryn Bigelow (pas le meilleur disons le tout de suite), aux frontières de l’aube est un film de vampires qui ne dit pas son nom et en fait une famille de marginaux vivant sous ses propres règles et envies. C’est un film très esthétique et c’est d’ailleurs sa principale qualité car le scénario est assez léger et le rythme trop lent malgré sa faible durée. Ce n’est pas mauvais mais on peut trouver bien mieux dans les visions modernes ou décalées du vampire.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2020
Ce film, réalisé et coécrit par Kathryn Bigelow et sorti en 1987, n'est pas mal du tout. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, je me suis laissé porter par ce film de la réalisatrice dont je n'aime pourtant pas tellement le style. Paradoxalement, un de ses films les moins appréciés est finalement celui que, personnellement, j'apprécie le plus. Bigelow revisite donc le mythe du vampire et nous présente ces créatures de la nuit dans le désert de l'Arizona qui tentent de convertir un nouveau venu, mais la tâche va s'avérer difficile. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, surtout annoncé comme ça, le film n'est pas une comédie mais bel et bien un film fantastique. On ne peut pas vraiment dire non plus que ce soit un film d'horreur puisque nous n'avons pas tous les codes du genre, le film serait même orienté vers la romance à la limite. Mais attention, pas des vampires à l'eau de rose à la "Twilight" (qui, encore une fois, aurait pu être une saga très intéressante si elle n'avait pas sombré dans autant de niaiserie), ici nous avons des personnages réellement torturés, ce qui rend l’œuvre intéressante. Néanmoins, même avec une idée assez originale, le scénario a vite tendance à tourner en rond, ce qui est assez dommage. Nous avons certes une certaine ambiance qui est installée tout le long du film, presque oppressante, le film va directement dans le vif du sujet et nous épargne une longue et inutile introduction et dans l'ensemble, on ne s'ennuie pas vraiment mais malheureusement, le sujet s’essouffle assez vite. Ainsi, nous avons des scènes plutôt longues et si on ne rentre pas dans l'ambiance, on peut assez vite s'ennuyer et perdre le fil. De même que la réalisatrice revisite un peu le mythe du vampire à sa façon et change les codes un peu comme ça l'arrange, ce qui est un peu dommage, et notamment en ce qui concerne spoiler: la "guérison" du vampirisme à l'aide d'une transfusion sanguine
, dont je n'arrive toujours pas à savoir si c'est ridicule ou si ça passe. Cependant, le film est visuellement très agréable à regarder, la réalisatrice nous offrant des plans réellement travaillés, jouant avec les décors désertiques. Du côté des acteurs, nous avons un très bon casting, dont notamment Adrian Pasdar, Jenny Wright, Bill Paxton, Lance Henriksen etc. "Aux frontières de l'aube" n'est donc certainement pas le meilleur film de vampire mais il reste tout de même assez bon et original dans l'ensemble.
LtDunbar
LtDunbar

2 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2020
Kathryn Bigelow nous réalise ici un fantastique western gang-vampirique. très éloigné du mythe des vampires que l'on connaît. Et c'est ce concept qui fait vraiment la différence. Des hors-la-loi en mode nomade qui vivent au jour le jour ou plutôt au "nuit la nuit" à la recherche de leurs proies.
Lance Henriksen en chef de meute et Bill Paxton en totale roue libre sont juste excellant.
L'ambiance est glauque et sombre à souhait avec une touche d'exotisme grâce aux paysages et d'érotisme avec la magnifique Jenny Wright.
L'histoire est d'abord une histoire d'amour entre un fermier un peu perdu qui souhaite sortir de sa condition et une jeune vampire qui s'ennuie et cherche quelqu'un pour passer l'éternité avec.
Mais si il est accepté dans un premier temps dans ce gang, son refus de tuer met son existence dangereusement en jeu.
Utilisant les thèmes récurants du bien contre le mal et du pouvoir de l'amour, ce film développe sa propre poésie et transporte le spectateur dans une oeuvre majeur du cinéma, sublimé par une B.O. envoutante.
Indispensable et culte.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2019
Kathryn Bigelow est une réalisatrice reconnue et confortablement installée à Hollywood depuis qu'elle a été la première femme en 2010 à recevoir l'Oscar du meilleur réalisateur, elle a toutefois connu des débuts relativement difficiles après sa sortie de l'université de Columbia où elle avait étudié la théorie cinématographique auprès de professeurs comme l'écrivaine Susan Sontag ou le réalisateur Milos Forman. Si sa relation amoureuse avec James Cameron lui a dans un premier temps ouvert les portes des studios, ses sept premières réalisations, hormis le très hype "Point Break" en 1991, se sont révélées être des échecs commerciaux. Il lui aura fallu attendre près de trente ans pour accéder au statut qui est le sien aujourd'hui. Rétrospectivement, sa filmographie des débuts est aujourd'hui revisitée et fort justement réévaluée. On peut en effet trouver dans des films comme "Aux frontières de l'aube", "Blue Steel" ou "Strange Days", l'affirmation d'une véritable personnalité, notamment visuelle que Kathryn Bigelow a su transcender lorsqu'elle a décidé de mettre son talent au service de sujets d'actualité brûlants où son approche frontale de la narration, alliée à une virtuosité technique facilement identifiable lui a permis d'enfin rencontrer le succès public. "Aux frontières de l'aube" qu'elle réalise en 1987, juste après sa rencontre avec James Cameron, devait être au départ un western, sans doute dans l'optique de rendre un hommage à Sam Peckinpah récemment disparu dont elle avait admiré "La horde sauvage" (1969). La désaffection pour le genre ainsi que le regain d'intérêt pour les films de vampires l'ont obligée avec son coscénariste Eric Red à revoir sa copie pour proposer un film hybride, s'inspirant des deux genres précités. Dans les prairies désertiques de l'Oklahoma sévit une bande de délinquants dont l'apparence extérieure est de prime abord facilement assimilable à celle des jeunes désœuvrés des films des années 1950 avec Marlon Brando ("L'équipée sauvage" de Laszlo Benedek en 1953) ou James Dean ("La fureur de vivre" de Nicholas Ray en 1955). Une nuit, Caleb, jeune fermier (Adrian Pasdar) alors qu'il cherche à tuer le temps, est hypnotisé par la beauté androgyne de Mae (Jenny Wright) qui va lui faire découvrir le terrible secret qu'elle partage avec les autres membres de sa bande, dirigée par Jesse Hooker (Lance Henriksen balafré), ancien combattant dans les rangs sudistes. La malédiction du vampirisme qui oblige à ne vivre que la nuit et à tuer pour rester en vie va faire l'objet d'un douloureux apprentissage pour Caleb, mordu par Mae lors de leur première étreinte. Afin de marier harmonieusement la thématique du vampire avec la poussière du désert westernien, Bigelow et Red ont intelligemment choisi de la dépouiller de tous ses oripeaux gothiques (gousses d'ail, reflet absent dans les miroirs, crucifix,...). Ne reste alors que ces pauvres hères en cuir, semant la terreur dans les bars reculés avant de fuir dans leur camping-car pour trouver un hangar abandonné les protégeant de la lumière mortelle du jour. Cette déambulation macabre sans réelle progression narrative constitue pour la réalisatrice, le vecteur idéal de la sublimation esthétique d'une histoire d'amour impossible entre deux jeunes amants placés d'emblée face à un choix cornélien. Là, se situe le point de vue original de Kathryn Bigelow qui exploite à merveille une partie du casting déjà employé par James Cameron sur "Aliens le retour" un an plus tôt (Lance Henriksen, Bill Paxton et Jenette Goldstein) mais aussi le potentiel romantique du couple formé par Adrian Pasdar et Jenny Wright dont la fragile beauté est magnifiée par la musique cosmique de Tangerine Dream. La photographie d'Adam Greenberg, ayant lui aussi déjà collaboré avec James Cameron sur "Terminator" (1984), donne par son jeu de contrastes entre bleu électrique, jaune sépia et noir profond, la touche finale à ce poème visuel troublant qui révèle une Kathryn Bigelow dont la trajectoire artistique s'apparente à celle de Tony et Ridley Scott qui eux aussi à leurs débuts avait rodé ("Les prédateurs", "Les duellistes", "Legend") leur approche esthétique en la plaquant sur des univers fantastico-romantiques.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2019
Un bon petit film fantastique rondement mené style année 80 de l'excellente Kathryn Bigelow ( Point Break, Zero Dark Thirty, demineur) où on retrouve trois acteur venue D'Aliens le retour: Lance Henriksen, Bill Paxton et Jenette Goldstein. On retrouve également Adrian Pasdar (de la série: heroes). Un brin dans l'horreur et dans le drame, qui se termine plutôt positive pour un film de vampire.
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