Predator 2 – Le Chasseur qui Perd le Nord
En débarquant à Los Angeles, notre Predator aurait dû signer pour un show aussi explosif que Terminator 2. Mais au lieu d’une jungle urbaine oppressante, on a droit à un décor moite, un peu cheap, où les dealers ressemblent à des méchants d’épisodes annulés de Miami Vice. La "jungle urbaine", c’était une idée qui avait du potentiel, mais ici, c’est aussi dense que les dialogues dans Fast & Furious.
Alors, Danny Glover, c’est un bon acteur, on est d’accord. Mais le voir en solo affronter un Predator, c’est comme confier GTA à ta grand-mère : ça ne marche pas. Après un Schwarzenegger ultra-charismatique, Glover paraît dépassé dans ce rôle musclé. Il fait le job, mais franchement, à aucun moment tu te dis qu’il va réussir à éclater un alien aussi balèze.
Le Predator, dans ce film, c’est un peu comme un élève en grève : il vient, mais il ne fout pas grand-chose. Là où le premier film rendait la créature terrifiante et omniprésente, ici, elle passe pour un stagiaire maladroit qui s’essaie au slasher. Les scènes d’action sont trop confuses pour qu’on ressente la moindre tension, et les victimes sont tellement inintéressantes qu’on s’en fout royalement.
Le problème, c’est que tout est "pas mal" dans Predator 2. Le scénario ? Pas mal, mais ça manque de rythme. L’action ? Pas mal, mais ça reste brouillon. Les décors ? Pas mal… sauf quand ils ressemblent à des restes de stock d’un téléfilm de la TNT. On a clairement baissé le budget du suspens et de la tension pour financer des explosions et des scènes de rituel vaudou sorties de nulle part.
Heureusement, le dernier acte remonte un peu le niveau. La confrontation entre Glover et le Predator dans le vaisseau est franchement sympa, et le clin d’œil avec le trophée du xénomorphe, c’est du fan-service bien placé. On sent enfin une étincelle du premier film, mais c’est trop peu, trop tard pour sauver l’ensemble.
Predator 2, c’est comme un plat réchauffé au micro-ondes : ça ressemble à un bon repas, mais ça manque de saveur. Si tu veux du suspens, de l’action tendue et un Predator flippant, regarde l’original. Ici, on a une suite sympa pour une soirée sans attentes, mais ça s’arrête là. On espère juste que le Predator retrouvera son instinct de chasseur pour la prochaine fois.
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