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Marc
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5,0
Publiée le 8 décembre 2025
Un film qui réconcilie avec le cinéma ,comment un être avec une sensibilité à fleur de peau ,voie des choses que les autres ne perçoivent pas ,et en tire une leçon de vie qui l'aide dans ces choix du pur genie !
Le film tient la route grâce aux acteurs qui ne le sont pas, (bien que les discours soient très stéréotypés et caricaturaux), la prestation des autres, rémunéré grassement , ça pique parfois, voire souvent... L idée est plutôt bonne mais l idéologie détruit tout le film, spoiler: la victime, sa fille sont passés en perte et profit, aucune humanité lors du délibéré, pas un mot, il n'existe plus, ils ne sont plus ...seul, le coupable et ces troubles avérés deviennent source de débat, comment faire pour qu il aille mieux? que la peine ne soit pas trop dure? Il faut qu'on l' aide ? etc... C'est globalement l' étranger de camus en France 2025, aucune émotion du coupable voir même de la jubilation pour son crime, le film apporte un regard glaçant sur notre société en ce sens , un meurtrier sans redemption "triomphe"( ils ont été attentif a sa demande)presque avec l oeil ému des jurés heureux d avoir épargné leurs consciences d une peine trop lourde. spoiler:
Le point positif, la réalisation est plutôt bonne.
Un film sur la justice qui nous fait entrer dans un juré d'assise à travers ce que certains qualifieraient de personne banale. Très voire trop didactique, des personnages presque caricaturaux mais le film permet de se confronter à la justice et de voir qu'elle n'est pas du tout laxiste. A voir!
Très intéressant dans son approche d'un procès (mené par une magistrale Marina Foïs), ce suspense judiciaire autour de la peine infligée à un pyromane coupable d'homicide involontaire vise à nous introduire à la complexité de la charge de juré (à travers le regard ignorant d'un sensible Julien Ernwein ainsi que d'une galerie de personnages - dont celui qui réussit malgré la même origine que l'accusé - symbolisant chacun une certaine vision de la justice) en soulignant l'impossibilité de l'équilibre entre la réparation pour les victimes, la punition adéquate pour le prévenu et le message transmis à la société. En revanche, l'incursion dans la vie personnelle du héros laisse à désirer (pourquoi lui infliger une telle situation sentimentale? quel besoin d'une telle pauvreté intellectuelle et culturelle de la part de ses proches? à quoi sert l'épanchement abscons de sa collègue frustrée?) sinon pour montrer les conséquences dans l'intimité d'une telle expérience. Discutable sur la méthode mais dense.
Un homme hésite. Il ne parvient pas à appuyer sur la gâchette de son fusil. Il est incapable de s'engager avec la femme qui lui plaît. Mais il va être désigné comme juré et va devoir juger quelqu'un qui est quelque part son double, un pyromane meurtrier. Cette expérience va le retourner.
Les dialogues et le scénario sont tirés au cordeau. La direction d'acteur est au top. Les comédiens sont excellents, c'est le meilleur rôle qu'ait jamais interprété Marina Foïs. On oublie qu'il y a une caméra, on assiste vraiment à un procès, l'on croit voir une mère africaine, la gérante d'une casse automobile ou une famille élargie d'immigrés italiens qui écoutent Adamo en Lorraine.
Focalisant sur le rôle des jurés, ces personnes ordinaires auxquelles on demande de représenter une société quand rien ne les y prépare, ce petit film judiciaire français tâche de s'appuyer avant tout sur des accents de réalisme, tout en évitant de tomber dans un lyrisme ou une grandiloquence malvenus. C'est assez subtil et malin, même si l'on ne pourra que trouver trop facile de jouer avec le misérabilisme social et les références judiciaires en lien avec la région.
un film juridique vu du côté du jury. Bon on a vu mieux niveau qualité, mais l'ensemble est pas mal. marina fois est admirable en présidente du jury, j'aime les films procès,mais celui-ci n'est pas mon préféré.
On peut au départ penser qu'il s'agit d'une tentative supplémentaire du cinéma français pour livrer un film de procès. Le gros succès de "Anatomie d'une chute" ayant visiblement ouvert une brèche dans le genre ! Mais en réalité, "Je le jure" déjoue les attentes. On suit Fabio, modeste ouvrier mosellan, convoqué malgré lui au procès d'un pyromane. Rapidement, lui et le spectateur apprennent que l'accusé reconnait les faits, par conséquent il n'y aura aucun suspense sur sa culpabilité. L'enjeu est de comprendre ce criminel et de choisir la juste peine. Pour Fabio, très taciturne et mutique, plonger dans cette âme en perdition sera l'occasion de faire le point sur son étrange relation avec une femme soixantenaire issue de son entourage. Le film est bien construit et se laisse suivre, dévoilant les arcanes d'un procès français du point de vue des jurés. On évite ainsi les américanismes : par exemple, la juge (convaincante Marina Foïs) accompagne régulièrement les jurés. Ou le processus de sélection des jurés, bien moins spectaculaire et bien plus expéditif. Le volet dramatique est intéressant, même si la psyché de l'accusé reste survolée (volonté de ne montrer que ce que les jurés perçoivent ?). Et que certains éléments scénaristiques demeurent peu employés ou pas vraiment résolus (la sous-intrigue avec Louise Bourgoin, juré empathique). Néanmoins, étonnement la relation entre Fabio et cette femme plus âgée est plutôt bien vue... alors qu'elle n'avait a priori pas sa place autour d'un procès. D'autant que Julien Ernwein interprète son personnage tout en intériorisation et en regard. J'espère qu'il n'a pas été payé à la réplique !
Le film de procès, un genre très en vogue ces derniers temps au cinéma. Ici, Samuel Theis dresse le portrait de deux hommes, le juré et le jugé. Le premier, Fabio (Julien Ernwein) est un quarantenaire taiseux qui va participer au procès à reculons. Le deuxième est un pyromane qui a fait appel de sa condamnation. spoiler: Cela donne un film hybride entre les les questionnements ou les réquistions, et de l'autre côté la vie dissolue de ce juré qui entretient une relation avec une dame plus âgée . "Je le jure" n'est pas le plus grand film du genre mais il s'aventure dans des zones inexplorées, notamment les échanges entre jurés pour la délibération.spoiler: Marina Foïs mène les débats avec fermeté mais aussi bienveillance et Louise Bourgoin interroge à merveille le spectateur . Un film cohérent.
Le film est assez captivant. Certaines scènes sont presque tournées comme s'il s'agissait d'un documentaire et non d'une fiction. Il y a deux histoires emmêlées dans le film mais cela ne pose pas de problème. Par contre, paradoxalement, ce sont les acteurs non professionnels qui jouent le mieux dans cette histoire.
Un film qui trouble, tant on s'interroge sur sa finalité. L'histoire d'amour entre le héros et une femme plus âgé aurait mérité probablement plus de développement, le procès est au final long et pas très intéressant.
Rien ne fonctionne dans ce film. Tous les participants connus ou non n’ont aucune crédibilité. Le réalisme paraît totalement fabriqué. On comprend mal les scènes amoureuses du personnage principal. Et on s’ennuie ferme sans rien à trouver d’intéressant.
Captivant ce point de vue de pénétrer dans le cercle fermé des jurés d’un procès en assises. Avec un intérêt double de s’attarder sur un personnage mutique, introverti, ouvrier un peu rustre avec une vie intime inhabituelle. Cela crée un trouble pour le spectateur qui attend des réactions fortes. FOÏS est admirable dans ce rôle de Présidente de la Cour avec une bienveillance appuyée pour tous les interlocuteurs. BOURGOIN est une jurée sympa mais tonique dans les débats… L’accusation de pyromanie est dramatique dans son ambiguité : comment qualifier l’acte indirect quand il y a mort d’homme ? Les plaidoiries sont très intéressantes (et notamment celle de l’Avocate Générale GUILLEMIN particulièrement efficace). Un beau film sur la difficulté de rendre correctement justice.