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Barrylb.
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4,5
Publiée le 5 novembre 2025
Très beau film, magnifiquement mis en scène, qui nous parle, avec beaucoup de puissance, de l'engagement et de la résistance face aux machines totalitaires. À voir. Absolument. Indispensable.
Malgré le thème intéressant qui m'avait donné envie de voir ce film sur les purges stalinienne, ce ne fut qu'une purge cinématographique... Le film est extrêmement lent, toujours les mêmes décors , une enfilade de couloirs sombres et gris, des portes qui se verrouillent sans cesse, une intrigue dont on devine la fin après 30 mn de film. Et pourtant l'acteur principal est attachant dans son innocence. Dommage...
Témoignage glaçant sur fond de dérive sécuritaire du régime soviétique susceptible de voir des ennemis de la révolution socialiste partout. Le stalinisme, signature d’un état policier totalitaire centralisé avec l’emploi de la force et de la répression politique comme mode de gouvernement et de tenue des masses. Un système, comme souvent dans les dictatures, reposant sur de nombreux « petits » acteurs finissant peut-être par se convaincre de la justesse de leur cause. Le fil conducteur du scénario repose ici sur l’engagement d’un jeune procureur lui-même acquis à la cause bolchévique mais se sentant garant des bonnes règles judiciaires et répressives dont il découvre très vite qu’elles ne sont pas dans les standards de ce que prétend défendre le régime. Pensant à un dysfonctionnement d’essence contre-révolutionnaire au sein de l’appareil répressif, il va en référer. C’est là que le deuxième procureur du titre entre en scène. Le spectateur devine que le piège va se refermer et ce n’est sans doute pas spoiler que de l’écrire ici.
Une plongée dans les prisons stalinienne. Et toujours d’actualité , pauvre russe. Le film est assez hypnotique avec des scenes très lente et très longue mais c'est aussi un défaut.
Un excellent film qui me rappelle un film russe "Capitaine Volkogonov" sorti vers 2023 decrivant cette période 1937-38 des grandes purges staliniennes.
J'ai adoré ce film d'atmosphère, la naïveté et l'angélisme, qui lui seront fatals, de ce jeune procureur...
Je veux revoir ce film pour l'étudier, pour m'imprégner de son atmosphère...
J'ai revu pour la 3ème fois ce film à 11h30 au Chaplin Saint Lalbert ce mardi 6 janvier 2026.
Cette troisième fois, je perçois un nouveau détail (Iejov) qui m'avait échappé les deux premières fois...
Entre les 3 projections. je me suis lourdement documenté via YouTube sur les horribles purges staliniennes qui sont, en France, largement sous-evaluees, en raison sans doute de notre héritage communiste stalinien.
Le Capitaine Volkogonov m'a fait prendre conscience de l'énormité de ces purges staliniennes et m'a. en quelque sorte, servi de marchepied vers "Les deux procureurs".
On ne peut qu'être époustouflé par l'idéalisme teinté de naïveté, le courage, la fidélité, l'abnégation du jeune procureur Kornev face à l'épouvantail procureur Vichinsky...
Malheureusement, c'est film n'est pas accessible au commun des mortels. en particulier ceux qui n'ont pas connaissance des grandes purges staliniennes.
Sergei Loznitsa signe un film minimaliste et particulièrement exigeant. Un long métrage à la fois sec, aride, et lent, éprouvant pour le spectateur, donc. Mais ça fait partie de l'expérience.
Il nous montre la situation tragique de l'URSS dans les années 30, pendant les purges staliniennes, particulièrement sanglantes. Un jeune procureur idéaliste cherche à faire éclater la vérité et la justice... et se heurtera au système tentaculaire de la violence d'état.
Les longues déambulations du héros, tantôt dans une forteresse-prison inviolable, ou dans les couloirs et les escaliers labyrinthiques d'un bâtiment administratif à Moscou, nous font perdre pied... On est comme perdu, et même broyé, par ces espaces imposants et oppressants.
Bien entendu, toute ressemblance avec la Russie d'aujourd'hui... est flagrante. Sergei Loznitsa réussit son pari de réaliser à la fois un film historique très vraisemblable, et un essai politique terriblement actuel. Deux procureurs est un film difficile, qui se mérite. Mais pour qui réussit à rester intéressé par ce qui se trame à l'écran, la fin vient donner un surcroît de sens à l'ensemble, et remet en perspective une œuvre travaillée et angoissée, Sergei Loznitsa étant un lointain héritier de Franz Kafka.
Vu à Cannes en mai dernier, Deux procureurs s’impose comme un film d’une rigueur glaciale et d’une puissance implacable.
Le film frappe d’abord par sa maîtrise formelle : le format carré enferme littéralement les personnages dans un monde sans échappatoire. Chaque plan fixe, au cadrage millimétré, associé à une lumière froide instaure une atmosphère d’angoisse et d’étouffement, et participe à la dénonciation de la rigidité du système politique de l'époque.
La première partie, un huis clos étouffant dans une prison, est d'une tension phénoménale. Le réalisateur n'hésite pas étirer le temps avec de longues séquences de traversées de couloirs, d'ouvertures de porte et d'attente, dans une ambiance étouffante où chaque personnage semble espionner le protagoniste.
La seconde moitié sera plus classique dans son déroulé mais sans perdre de son efficacité, grâce notamment à un casting impeccable (le procureur général, le secrétaire ou encore les ingénieurs du train).
Le film reste néanmoins exigeant : long, âpre et d'une sécheresse émotionnelle qui peut refroidir les amateurs de récits fluides, romanesques et émouvants.
Deux Procureurs est malgré tout une vraie proposition de cinéma où la forme, froide et austère, est au service de la dénonciation nécessaire de son sujet.
Aride sans concessions, assez oppressant . L univers carcéral et l administration kafkaienne se répondent et poussent l être humain dans un enfermement inexorable et absurde.
Le film est long comme un jour sans pain, sans grande tension narrative, tant on sait/croit (même en oubliant tout anticommunisme primaire) que les rouages de l'administration stalinienne fonctionnaient parfaitement pour protéger les responsables... Il est très vite clair que la foi et la naïveté du "petit procureur" ne renverserait pas les montagnes. On aurait aimé percevoir le doute qui aurait pu/dû envahir le "petit procureur", une perte progressive de foi, mais le pauvre garçon ne comprend que devant la dernière porte... Devant son supérieur hiérarchique, il dénonce un complot anti-bolchévique selon lequel, le NKVD local chercherait à nuire à l'image du régime ; y croit-il vraiment, un peu, pas du tout ? Serge Loznitsa voudrait nous faire avaler qu'il y croit dur comme fer... Un défaut de scénario vient un peu plomber le film : quel intérêt le NKVD aurait eu à faire luxueusement accompagner le petit procureur dans son retour vers sa province ? Cette séquence, superfétatoire dans le scénario, ne vise qu'à donner un peu de consisctnace au personnage... Loupé !
film historique sur la justice invraisemblable du temps du stalinisme et la complicité de tous les intervenants. le film semble très proche de la réalité; les acteurs sont bons mais s'agissant d'un témoignage, il ne faut pas s'attendre à quelque chose de divertissant
Un film sinistre sur les préjudices physiques, psychologiques et moraux qu'ont causé la Grande "Terreur" Stalinnienne. Sergei Loznitsa nous livre une oeuvre captivante, sur un sujet sensible que tout le monde doit connaitre et assimiler, pour que les gens se rendent compte, combien le XX° Siécle, pour certains a été maudit des "Dieux".
"Deux procureurs" est un film âpre retraçant le combat d'un jeune procureur pour faire porter la voix d'un prisonnier politique (et d'autres...), torturé en Union Soviétique sous Staline. Le cinéaste recrée la tension exercée à cette époque par la NKVD. Le jeune homme fraîchement nommé va se heurter au mépris des instances moscovites qui vont profiter quelque peu de sa naïveté malgré sa determination. Ce retour en arrière est nécessaire pour mieux comprendre la situation actuelle, son réalisateur Sergeï Loznitsa étant ukrainien. Un conseil, restez bien jusqu'à la scène finale de ce long métrage historique qui a fait l'ouverture de Cannes 2025 et glace les sangs.
Sergei Loznitsa a réalisé un film sombre et silencieux. Il aborde ici une période terrible de l'histoire russe, celle des grandes purges staliniennes. Une ère d'incroyable violence sous couvert de politique égalitariste. Le ton est juste et les acteurs sont formidables (en particulier Alexandre Kousnetzov) mais le film risque de ne pas atteindre sa cible. Trop lent et trop sombre, il risque d'être boudé par le grand public. C'est clairement un film pour amateurs d'histoire. Mais ceux-ci, souvent exigeants, risquent d'être déçus de découvrir un Vichinsky mesuré, presque rassurant, ce qui - certes - permet de nourrir le doute et l'intrigue jusqu'à la dernière scène, mais ne correspond pas du tout au caractère du véritable Vichinsky qui fut un homme brutal, cynique et un procureur sans états d'âme. Intéressant tout de même.