415 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
70 critiques spectateurs
5
1 critique
4
15 critiques
3
19 critiques
2
26 critiques
1
9 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
capirex
186 abonnés
791 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 25 mai 2025
Film relativement intéressant de Pedro Martín-Calero qui interroge plus qu'il ne fait réellement peur malgré une ambiance sombre et l'une où l'autre scène choc ! A travers ces 3 histoires l'on peut voir ce film comme une métaphore sur la violence faite aux Femmes qui se transmet de génération en génération sans qu’elles soient entendues ou crues !
En plus des Vendredis de l'Horreur, voici un nouveau rdv pour ceux qui aiment claquer des dents : Horror Cinéma Club. Première ce lundi 12 mai au Pathé Alésia, en partenariat avec Chillz ("Ton feed d'horreur préféré !"). Un film moderne, qui cache en son sein quelques scènes horrifiques, dans un premier temps suggérées, avant que l'héroïne soit submergée par ces fantômes. À noter que le compositeur Olivier Arson ne travaille qu'avec des voix féminines en guise d'instruments !
El llanto fascine par sa capacité à faire dialoguer un cinéma d’épouvante classique avec les nouveautés technologiques des différentes époques investies, articulant la peur de dormir d’un Nightmare on Elm Street (Wes Craven, 1984) à la terreur des images captées par une caméra numérique, lors une visioconférence, entre les flashs lumineux d’une soirée dansante en boîte de nuit. La malédiction apparaît alors comme le lien à l’origine de la réunion de plusieurs femmes ayant eu à affronter, de près ou de loin, spoiler: une masculinité toxique – incarnée par ce vieillard maladif et brutal – que figure une tour d’immeuble à l’aspect phallique entourée des cris des victimes. La permanence du lieu hanté dans un cadre urbain soumis à des évolutions génère de puissantes images de cinéma ; quant aux assauts du mal/mâle, ils revisitent le film de fantômes tout en déplaçant la figure spectrale spoiler: depuis le bourreau vers les jeunes filles tourmentées , métaphore de l’invisibilisation des victimes, peu à peu marginalisées de leur groupe d’amis, d’une classe, de leur famille. Derrière tout cela se cache une réflexion profonde sur l’adoption, regardée par le cinéaste comme un acte complexe mais insuffisant pour laver l’enfant de ses traumatismes congénitales, point de départ d’une reconquête identitaire au terme de laquelle triomphe la solidarité féminine. Une œuvre mémorable.
Ce premier film qui a flatté pas mal de festivals de films fantastiques à travers le monde dont celui, francophone, de Gérardmer fait beaucoup penser à la vague espagnole qui envahi le cinéma fantastique du début des années 2000. Une époque où les hispaniques étaient les pourvoyeurs des films de genre les plus pointus avec, peut-être, la Corée du Sud. De l’inévitable « L’Orphelinat » de Juan Antonio Bayona au tétanisant « La Secte sans nom » de Jaume Balaguero en passant par « L’Échine du Diable » de Guillermo del Toro ou au film de found-footage « REC » de Paco Plaza et, encore, Jaume Balaguero, ce fut une période faste pour le film de genre espagnol. D’ailleurs, tous ces noms sont devenus célèbres à Hollywood où ils ont continué à un moment ou à un autre leur carrière. Et « Les Maudites » semble vraiment sortir de cette période sans pour autant faire daté ou anachronique mais, au contraire, en développant pas mal des qualités et des traits de caractère artistiques et thématiques de cette mouvance.
Ici, le fantastique est intimiste et le drame sous-jacent derrière la peur est toujours palpable. Le jeune Pedro Martin-Calero ne sonde pas ici les traumatismes de l’enfance comme c’était souvent le cas à cette époque mais plutôt les femmes comme c’est très courant à la nôtre. La tragédie à l’origine de cette sorte de malédiction qui se répand de génération en génération aux femmes d’une lignée est trempée dans les violences faites aux femmes et aux abus sexuels dont elles font l’objet. C’est davantage suggéré qu’expliqué (pas assez peut-être) et parfois bien trop opaque. En effet, c’est certainement parfois un peu trop confus au point que les origines du mal (et du mâle donc ici, comme pouvait jouait avec les mots le film français « L’Origine du mal ») manquent de clarté et de transparence.
« Les Maudites » sait se faire intrigant même si le démarrage est un peu mou après une magistrale entame dans la séquence inaugurale. Dès la première apparition du spectre qui ne se voit qu’à travers les appareils électroniques (concept déjà utilisé dans ce type de films mais toujours provocateur de frissons), on sent un malaise. Et le film nous délivre trois ou quatre moments bien chocs avec économie d’effets et sans les sempiternels jump scares chers au cinéma américain plus mainstream. C’est glaçant. Et les différentes époques investies sont assez homogènes, ne laissant pas paraître une œuvre bancale et déséquilibrée. Le travail sur l’image et la bande sonore est également très abouti, laissant deviner un auteur prometteur. Dommage que le rythme soit quand même assez lent et que le film dure peut-être un quart d’heure de trop en plus de ne pas développer toujours ses thèmes et son intrigue de la manière la plus pertinente. Mais voilà un auteur de films de genre plus indépendant et intimiste à suivre et une oeuvre fantastique qui fait peur en sortant des sentiers battus.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
C'est un film que je n'avais pas du tout prévu de visionner à la base... Vous commencez à me connaître et vous savez que les films d'horreurs ne sont pas du tout ma tasse de thé.
Mais après avoir lu les retours de la communauté des cinéphiles, je me suis lancée et j'ai bien fait ! Je comprends pourquoi ce film est classé dans la catégorie "épouvante-horreur" mais il ne peut pas être réduit qu'à cela !
On suit deux histoires parallèles qui, au fur et à mesure du récit, se rejoignent pour ne faire plus qu'une. J'ai été saisie par l'efficacité de ne rien voir, d'avoir la sensation de peur alors qu'on n'a aucun visuel à l'écran. Mise à part le final, tout est suggéré par des ombres, des fonds sonores et des regards épouvantés.
Pour moi, ce film a deux strates d'interprétation : soit premier degré avec l'idée d'une malédiction qui frappe ces femmes, soit on pourrait y voir l'illustration de la transmission génétique de la schizophrénie. Je préfère privilégier la seconde qui, pour le coup, apporte une touche de réalisme et d'encrage dans le réel qui glace le sang !
Un film efficace, interprété par un trio d'actrices remarquable qui ne peut pas laisser indifférent !
Les Maudites propose un scénario intéressant sur le papier et dans son fond, totalement abouti dans sa forme J'ai beaucoup aimé ce film avec cette histoire d'entité scotchée à trois femmes comme un cancer inopérable, créant un mal-être troublant qui est carrément flippant. Même si c'est très lent, c'est en même temps intense et noir, délivrant un message de sororité et en même temps de mort. Une œuvre macabre, intense, violente et profonde donnant un visuel sur une maîtrise folle sur le parcours de ces trois femmes. Bref, ce film est impactant et ose casser les codes de la société actuelle et ça, c'est le plus important dans Les maudites.
Puisant son inspiration dans «It Follows» ou encore «The Entity», un premier film espagnol qui ne m'a pas entièrement convaincu, et ce malgré des qualités bien visibles.
Construit en chronologie inversée, le récit d'un mâl(e) invisible et silencieux qui se transmet à travers les générations et les époques, réduisant ses victimes à leurs seules agonies, leurs seuls pleurs.
Pedro Martin-Calero traite d'un sujet sociétal par le biais du thriller d'épouvante, et propose quelques chouettes trouvailles formelles, centrés sur les captations et les reflets, accompagnées d'un certain travail sur le traitement sonore.
Une narration un peu plus solide et rythmée, ainsi qu'une terreur viscérale un peu plus présente m'aurait sans doute aidé à m'immerger encore davantage dans ce film et ce sentiment de malédiction, piège croissant et brutal.
Un film de genre possédant des atouts certains, mais un peu trop mystérieux et décousu par moments, et se concluant par une fin ouverte et abrupte, comme si le film avait du mal à aller au bout de sa propre réflexion. 6,5/10.
Dès les premières images, on sent que "Les Maudites" veut installer une atmosphère trouble, presque suffocante. Pedro Martín-Calero filme ses héroïnes comme si elles étaient prises dans une toile invisible, prisonnières d’une malédiction dont on ne saisit jamais vraiment les contours. Mais au-delà de cette enveloppe soignée, l’histoire s’effiloche et l’ensemble manque d’incarnation.
Film de frissons plus que d'horreur, sans doute influencé par l'univers de David Lynch, on peut aussi penser parfois à certains titres de Brian de Palma, de Dario Argento, Mario Bava ou de Lucio Fulci.
" El llanto " ( " le chagrin" aurait été (selon moi) la traduction du titre la plus fidèle) propose un scénario à deux lectures.
La première celle d'un personnage maléfique qui poursuit de génération en génération une lignée de jeunes femmes. Qui est il ? Pourquoi s'acharne t il ainsi ? le réalisateur nous laissera sur notre faim.
La seconde et sans doute celle qui me semble la plus intéressante est celle de la représentation de la transmission d'un traumatisme transgenerationnel.
Transmission au sein d'une famille ( sans que ses membres en éprouvent la conscience - d'où le personnage maléfique absent à l'image mais tapi dans l'ombre, caché).
Transmission au sein d'un pays en raison des traumatismes nés d'un passé douloureux ( dictature argentine avec son lot de tortures, de disparitions, d'enfants enlevés à leurs parents - d'où peut être l'explication d'une scène révélatrice dans la dernière partie du film ).
A l'écran, " les maudites" tient vraiment la route pendant la première demi-heure avant que les ressorts scénaristiques s'essoufflent.
Je regrette pour ma part les etirements sans nécessité de certaines scènes, l'utilisation appuyée de la bande son afin de compenser le manque d'émotions qui traverse trop souvent " les maudites".
Certes, ca se laisse voir, l'image est belle, mais " les maudites " souffre de la comparaison avec ses sources d'inspiration, de son manque de créativité et puis surtout d'un scénario corseté à l'écran, au stade de la seule exposition de son intrigue.
Ce film est une très bonne illustration du dicton "quand on ne sait pas d'où l'on vient, on ne sait pas où l'on va". C'est le cas d'un premier personnage qui découvre les circonstances dramatiques de son adoption. Il ne s'agit pas ici de violence domestique faite aux femmes ou de masculinité toxique mais de démonologie qui semble toucher ces victimes, génération après génération. Le tout en fait un film très angoissant car on n'en voit pas d'issues et qui échappe à toute rationalité.
Le cinéma d'horreur espagnol m'a toujours intrigué, étant souvent fort de proposition et surtout d'originalité. C'est donc tout naturellement que je me suis tourné vers ce film, réalisé par Pedro Martín-Calero. Nous y suivons les aventures, enfin plutôt les mésaventures, d'Andrea, une jeune femme qui s'aperçoit qu'un vieil homme la suit un peu partout. Mais pas n'importe quel vieil homme, quelqu'un qu'elle ne peut ni voir ni entendre excepté en le filmant. Alors oui, le synopsis est très cliché et fait penser à film à concept tout droit sorti de chez Blumhouse avec quinze ans de retard. Mais pourtant, la première partie est particulièrement efficace ! À mi-chemin entre le film "grand public" et le film d'auteur (même si c'est grossier de catégoriser les films dans ces deux groupes très fourre-tout), on est très vite happé par cette histoire d'esprit maléfique qui nous offre d'ailleurs des plans particulièrement effrayants. Après, il faut dire que je suis très client de ce genre d'horreur, style bonhomme que l'on voit au fond de la pièce derrière un autre personnage, ça m'a toujours fait énormément froid dans le dos ; c'est donc tout naturellement que cette première partie m'a donné quelques frissons. Et puis dans la seconde partie, alors que l'on sombre de plus en plus dans l'histoire de ces femmes maudites (oui parce-qu'il y en a plusieurs), le film donne finalement un certain sentiment de frustration. Pourtant, c'est une bonne idée de passer par un autre personnage, Camila, pour s'intéresser cette fois à la personne maudite, Marie (donc pareil, les personnages se rendent compte que le vieux n'apparait que par caméra interposée etc.) mais le film perd finalement beaucoup trop de temps sur Camila, sur cette relation étrange avec Marie, étant finalement presque hors-sujet et perdant ainsi en intensité. Et lorsque le film redécolle vraiment, eh bien, c'est la fin ! D'autant plus frustrant donc ! Malgré tout, cette seconde partie est toujours aussi bien mise en scène, quelques-fois un peu grossière (je pense notamment à la scène de l'appartement qui tombe dans les écueils du genre) mais nous offre tout de même quelques frissons qui sont toujours les bienvenus. Bref, "Les Maudites" n'est donc pas le film d'horreur de l'année mais n'a rien à envier aux grosses productions américaines du genre.
Vu en avant-première au Festival du Cinéma Espagnol de Nantes (mars 2025), Pedro Martín-Colero réalise un véritable film d'épouvante qui fonctionne complètement, et ce, sur plusieurs points : la réalisation, la direction d'actrices, l'histoire séparée en trois actrices, un climax effrayant... bref un très bon premier pour le réalisateur espagnol !
Film projeté en avant-première dans le cadre du Festival Ecrans Mixtes. Thriller horrifique très efficace sur moi. La tension est soutenue par un beau travail sur le son et sur la bande originale. A découvrir sur grand écran.
À différentes époques différentes jeunes filles voient leurs vies, et leurs os, brisés par un vieillard blafard. Invisible dans la réalité mais révélé par la pellicule. Jolie réussite espagnole pour ce thriller horrifique qui fait autant frémir que réfléchir. Sur une malédiction que se partagent beaucoup de femmes à travers le monde. Et puis une œuvre qui débute par une scène d’ouverture épileptique au son de l’un des meilleurs titres de techno jamais écrit, Crispy Bacon de Laurent Garnier, ne peut pas être mauvaise.
Très belle pépite hispano argentin, se rapprochant d un genre thriller avec frisson mêlant du surnaturel. Les maudites evoque ses femmes ayant un lien de parenté, se situant à des époques différentes, poursuivie par une entité mystérieuse et malfaisante. Depuis quelques années les thrillers espagnols sont de très bonnes facture, melant le glauque par moment, la noirceur. Les maudites combinent bien cela, avec une exter esposito belle et inquiétante. Une très belle surprise.