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Mickaël Ménétrier
2 abonnés
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3,0
Publiée le 15 avril 2025
Bien. Le concept du huis clos est intéressant. Quelques touches d’humour, mais surtout une mise en lumière des problèmes de société (pauvreté, délinquance, drogue). Ça aurait pu être un poil plus psychologique selon moi.
Ça ne casse pas trois pattes à un canard et ne révolutionne certes pas le genre, mais c'est bien mené, pervers à souhait et plutôt distrayant. Anthony Hopkins fait figure de produit d'appel et on le croirait sorti tout droit du Silence des agneaux ! Pas sûr par contre que les remarques sur la société américaine et les moyens d'y circonvenir soient du second degré... A regarder donc avec prudence et circonspection !
Je retiendrais 2 choses Importantes sur ce film.. l'idée.. et l'approche... L'idée est bonne et plutôt bien écrite.. on pense que l'on va vite s'ennuiyé sur le genre.. mais c'est trompeur... chaque secondes est une torture et un suspens crescendo.. je remarque la qualité des plans de suivi et de cadrages.. c'est du très bon travail.. tout est propre dans la vitesse.. le style et l'immerssion.. On se croirait soit meme dans la voiture au point de devenir claustrophobe.. La photographie inéluctablement est belle.. c'est soignée.. et discret.. on joue avec les lumières de l'environnement;. c'est propre... Bill Skarsgård, Anthony Hopkins jouent avec plaisir et on le ressent.... chacun mettant en avant son propre Stress pour une confrontation digne d'un combat de MMA cérébral.. Le message de fond est intéressant car il reflète certains aspect injuste de la société qui rongent aussi bien ceux qui font le bien et le mal.. une fin sportive mais qui manque de saveur.. on aurait put faire autrement.. sa manquais de consistance.. a voir.
Un film avec un scénario plutôt simple, mais quelques frissons.. Malheureusement le scénario s’essouffle très très vite. Il y a pas grand chose à retenir sur ce long métrage c’est au final un peu long par moment.
Encore un film avec un concept trop fort et donc trop mal exploité. Partant d'un postulat initial qui touche la curiosité du spectateur (un petit voyou se retrouve enfermé dans une voiture après avoir tenté d'y voler quelques dollars), ce long métrage laisse sur sa faim tant l'ensemble est lourdingue autant dans ses intentions que dans son exécution.
Bill Skarsgard porte le long métrage avec une belle énergie, et est secondé par un Anthony Hopkins trop rare à l'écran (spoiler: seulement 20 minutes en fin de film ! ). Le film n'est pas ennuyeux et tient en haleine, sauf que tout est exagéré (spoiler: que ce soit la voiture qui tient une semaine sans essence et avec une batterie illimitée, les téléphones qui tiennent une semaine sans avoir à se charger, un blessé par balle qui n'a pas besoin de changer régulièrement ses pansements etc. ) ou trop superficiel (et particulièrement spoiler: les motivations de Hopkins qui sont évoquées en moins de temps qu'il n'en faut pour y penser ).
Au final, le long métrage est assez décevant tant la promesse initiale était intéressante. Un film de plateforme tout au plus.
Pas grande innovation. Une base scénaristique éculée. Un concept intéressant qui se piège dans des redondance et une outrance discursive et dans l'action qui provoque plus un malaise qu'une adhésion
Piégé mise sur une formule simple mais efficace : un huis clos sous haute tension, porté par deux acteurs de poids, Anthony Hopkins et Bill Skarsgård. Installé presque entièrement dans une voiture, le film réussit le pari de maintenir le spectateur en haleine durant ses 1h30, sans jamais vraiment faiblir côté rythme ou suspense.
On ne s’ennuie pas une seconde : la mise en scène est nerveuse, la tension constante, et les dialogues souvent tranchants. C’est du suspense à l’état pur, presque brut, sans artifices superflus. La performance des deux comédiens, bien que solide, peine toutefois à masquer un scénario un peu creux. L’histoire, bien que fonctionnelle, manque de profondeur et d’originalité, et ne propose pas de véritable enjeu émotionnel.
On regrette aussi le manque de personnages secondaires intéressants, ou même d’attachement pour ceux présents à l’écran. On regarde Piégé comme on lirait un bon polar de gare : ça se consomme vite, avec plaisir, mais sans vraiment laisser de trace.
En somme, Piégé n’est pas un grand film, mais c’est un bon moment de cinéma. Efficace, tendu, court et direct — il remplit parfaitement sa mission.
Film au concept assez sympa même s'il aurait pu être encore mieux exploité, légèrement déçu de la fin. J'aurais aimé que le scénario pousse Eddy encore davantage dans ses retranchements.
Antony Hopkins joue un vieux piégeur, dont les motivations paraîtront justes à certains. On le voit peu finalement ; on ne voit que le jeune piégé pendant les deux tiers du film. Ce jeune lui aussi a des motivations, qui paraîtront justes à certains autres. Les confrontations d'idées iront donc bon train, puisque le vieux veut surtout causer au départ. Un vieux qui cause à un jeune, c'est dans ce film... Tout ça en même temps que des tortures, physiques ou psychologiques, imposées au jeune par le vieux (mais qui n'est pas John Kramer des films Saw, rassurez-vous)
Imaginez maintenant qu'un vrai méchant ou un très moche ou un véritable mauvais père soit torturé : pensez-vous que vous tiendriez une heure entière à regarder un pitoyable monstre arguer, se débattre et se tordre ?
Au milieu de ces scènes de souffrance et de ces échanges d'idées politiques pas très originales, le spectateur tient uniquement parce que le jeune qui est piégé est craquant, même dans la souffrance ! L'acteur Bill Skarsgård est loin du hideux personnage de Nosferatu qu'il a joué récemment : les auteurs du film l'ont rendu plus beau qu'il n'est au naturel ; ils en ont fait un petit brun décoloré, tatoué et bien foutu, un dur dans un sweet rose, le regard abattu par les embrouilles, qui se plante, qui souffre, qui a peur.
Ça ne réinvente pas le 4x4 mais c'est assez incarné (Bill Skarsgård est excellent) pour valoir le prix du ticket. J'y ai été parce que c'était produit par Sam Raimi et, encore une fois, je ne l'ai pas regretté.
Remake américain d’un film argentin sorti en 2019 (4x4 de Mariano Cohn), Locked conçoit un huis clos moraliste au sein duquel le protagoniste, Eddie, est confronté à spoiler: ses mauvaises actions et amené à spoiler: demander pardon par le biais de son interlocuteur ainsi que par le poids de sa conscience. Ce schéma de rédemption s’effectue en parallèle d’un autre schéma consacré, lui, à la vengeance, selon une application prétendue de l’Ancien Testament : œil pour œil, dent pour dent, voilà le credo auquel adhère William, propriétaire du véhicule dérobé, soucieux de punir le voleur tout en réalisant un parcours ritualisé spoiler: en mémoire de sa fille disparue . L’intérêt du long métrage ne réside ni dans le face-à-face Skarsgård/Hopkins, stéréotypé et redondant, ni dans la mise en scène qui respecte tous les tics aujourd’hui à la mode sans jamais incarner les enjeux narratifs – lesquels, au passage ? –, davantage dans son souci de brosser le portrait d’une ville et, par extension, d’un visage du continent américain : tourné à Vancouver, il explore les zones d’ombre de la big town, espace que sillonne le SUV en rassemblant les différents quartiers, en reliant par une même course-poursuite les bas-fonds et les banlieues pavillonnaires. Cet intérêt demeure limité, la faute à un dispositif que le réalisateur cultive pour lui-même et non comme un moyen d’accéder à ces extérieurs que l’on ne regarde plus : sa caméra est trop tournée vers le corps meurtri d’Eddie et vers son châtiment (physique, moral), se complaît dans le mystère entourant le richissime William, oublie souvent d’étendre sa réflexion manichéenne sur les vices et les vertus en la projetant sur le tissu urbain sillonné. Dommage.
2/5 Pas terrible. Soyons honnêtes, il est très difficile de voir une réussite devant ce film... L'histoire s'explique par les émotions se dévoilant au fil des minutes mais les scénaristes n'avaient pas d'idée précise sur le "comment on sort de cette situation ?". Après les très nombreux sponsors qui n'en finissent pas avant l'introduction du film (sans blague, il doit au moins y avoir 8 écrans animés de logos différents, je n'avais jamais vu autant de logos défiler à l'écran) on part sur un film bancal sans explication sur la faisabilité de ce qu'on voit. Ce n'est donc pas vraiment crédible tout du long mais le pompon arrive donc à la fin du film... On nous bassine tout le film sur une voiture autonome totalement contrôlée et sans spoiler, la fin est donc totalement absurde, sans aucun sens. Bref, c'est pas terrible...