En fanfare
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Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2024
Le long métrage d’Emmanuel Courcol, avec son affiche, sa bande annonce et le pitch qui va avec, pourrait facilement passer pour une comédie comme le cinéma français en propose beaucoup (trop) : une sorte de « film de potes » où deux hommes qui n’ont rien en commun doivent apprendre à se connaitre pour s’apporter l’un l’autre, en dépit de leur différences. L’un va revenir à la vraie valeur des choses (le riche) et l’autre va prendre conscience de sa propre valeur (le pauvre). Des films comme çà, on en a déjà vu à la pelle. Mais « En Fanfare » cache son jeu, car le propos ici est plus lourd et plus tragique qu’on ne l’imagine. Emmanuel Courcol propose un film qui ne manque pas d’humour mais qui le dose de manière homéopathique, car sur le fond le propos est tragique. Le long métrage dure 1h45, passe très bien et nous met surtout de la musique plein les oreilles quasiment sans discontinuer. Concernant la partie classique, on nous offre Mozart, Verdi, Ravel, Beethoven ou encore Mendelssohn et la partie plus moderne n’est pas en reste avec notamment Charles Aznavour, Miles Davis ou même Dalida. Si « En fanfare » est un film réalisé de manière académique et efficace, le bonheur d’être immergé de musique compense largement ce classicisme. Comme je l’ai dit, le propos est plus sombre, plus grave que je ne l’avais imaginé. Sur fond de fraternité contrariée, spoiler: le film évoque descente aux enfers des entreprises du Nord de la France, le déterminisme social (dont le moins que l’on puisse dire est qu’il saute aux yeux), la maladie, la mort et la solitude. Le scénario ménage ses effets car le drame se cache dans les détails, il surgit quand on ne l’attend plus et il est très difficile le de ne pas avoir le cœur serré et les larmes aux yeux pendant les dernières minutes du film
. Dans le film de Courcol, spoiler: les miracles n’ont pas lieu, les personnages ne font pas d’énormes bonds en avant dans leur vie à la faveur des évènements, tout à plus quelques petits pas
. Les deux frères n’ont pas grand-chose en commun. Thibault est un grand chef d’orchestre, qui vit seul dans un très bel appartement mais voyage sans cesse à travers le monde, il n’est pas marié (a-t-il seulement des amis ?), il a eu une enfance dorée dans une famille aimante et bourgeoise. Jimmy travaille dans une cantine scolaire, il est divorcé et ne voit plus beaucoup sa fille, il vit chez sa mère adoptive. Lui aussi a eu une famille aimante (pas de misérabilisme excessif : merci !), mais le bon ticket, ce n’est pas lui qui l’a tiré. Tout ce que le premier pourrait dire, faire, penser ne compensera jamais cette différence de départ. Toute tentative de l’aider peut vite passer pour de la condescendance, de la maladresse et ce en dépit de sa bonne volonté. Reste la Musique, le chemin le plus court entre les deux frères. Les deux ont l’oreille absolue. Sans le savoir ils aimaient la même musique, étaient émus par les mêmes notes et c’est dans les moments où ils parlent musique, où ils écoutent de la musique qu’ils sont le plus proches. Sur le papier, cette idée de deux frères très différents que seule la musique peut réunir est formidable. J’ai apprécié que le scénario n’enferme pas Thibault dans une musique classique cérémonieuse et intellectuelle en lui opposant la musique populaire de Jimmy : Ce n’est pas Mozart vs Sardou ! Les deux aiment le jazz, les deux sont émus par un Adagio, les deux chantent de bon cœur « Emmenez-moi » de Charles Aznavour ou se trémoussent sur du Dalida. Le film doit énormément à un duo d’acteur épatant qui voit se rencontrer un Benjamin Lavernhe émouvant et un Pierre Lottin tout en retenue. Si on voulait caricaturer, on pourrait dire que c’est la rencontre inattendue et reussie entre la Comédie Française et les Tuche ! Lavernhe est parfaitement crédible en chef d’orchestre, il n’en fait pas des tonnes et je le trouve très sobre. Pierre Lottin continue d’élargir sa palette et s’éloignant enfin des rôles de petites frappes pour tendre vers autre chose, plus de douceur, plus de complexité, avec ici une vraie part d’émotion. « En Fanfare » n’est pas un film inoubliable ni un chef d’œuvre, mais c’est un beau moment de cinéma avec un très beau duo d’acteur et un scénario d’une densité et d’une profondeur qu’on n’avait pas forcément vu venir : une bonne surprise.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2025
"En fanfare" d'Emmanuel Courcol est un véritable bijou cinématographique qui brille par son intelligence et sa subtilité. Le film met en avant le duo impressionnant de Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, qui réussissent à être à la fois touchants et hilarants. Leur alchimie à l'écran donne naissance à des moments de grande émotion tout autant que de rires francs.

L'histoire suit deux frères qui ont grandi séparément dans des milieux sociaux diamétralement opposés, un thème classique mais revisité avec une fraîcheur bienvenue. Courcol évite le piège du pathos et du mielleux, préférant aborder avec honnêteté et finesse les divisions insurmontables dues aux rapports de classe. Cette approche offre une réflexion pertinente et émotive sur les différences sociales sans jamais devenir moralisatrice.

L'écriture du film est un modèle de subtilité, où chaque scène apporte une profondeur et une nuance ajoutant à la richesse du récit. Les dialogues sont ciselés avec soin, offrant à la fois des moments de comédie percutante et des instants de bouleversement émotionnel.

"En fanfare" se distingue comme l'une des comédies les plus drôles de l'année, réussissant à capturer un éventail d'émotions tout en divertissant son public de manière intelligente. Une réussite qui confirme le talent d'Emmanuel Courcol pour créer des histoires humaines, sincères et d'une grande justesse.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2024
Film très attachant, il démarre bien: avec une mise en scène originale qui n'en dévoile pas trop pour éclaircir le spectateur au fur et à mesure. Puis on tombe dans les bons sentiments et les clichés du Nord (occupations d'usine, mines). Un bon moment cependant, l'interprétation est juste.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2025
Ce film réalisé par Emmanuel Courcol en 2024 constitue l’archétype du feel good movie en s’appuyant sur la rencontre de deux personnages que tout oppose. Si cette trame scénaristique demeure prévisible, les interprétations délicieuses de Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin confèrent une totale plus-value. La réunion de deux univers musicaux (l’orchestre classique et la fanfare) permet d’aborder les thèmes de la différence de classe et du destin avec beaucoup de subtilité. Le traitement de l’injustice sociale se rapproche ainsi des meilleures comédies britanniques. Bref, une aventure humaine à la fois drôle et touchante.
BillTaury
BillTaury

8 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2024
Quelle émotion ! Ce film est une pépite, un modèle de ce qu'on aimerait voir plus souvent au cinéma en ces temps troubles et violents. Une histoire simple, extrêmement humaine, beaucoup de finesse dans l'humour, ni violence ni drogue ni sexe et pourtant captivante et terriblement émouvante. Et deux acteurs magnifiques, au diapason, au somment de leur art, sans fioriture mais avec une force de jeu incroyable ! Merci, merci, merci
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2024
Eh bien oui, il est possible de réaliser en France un savoureux mélange de « feel-good movie » et de film social, l’utilisation du terme anglais ayant tendance à prouver que ce genre de comédie a plutôt tendance à fleurir de l’autre côté de la Manche, voire de l’autre côté de l’Atlantique. Venu sur le tard à la réalisation après une carrière de comédien restant cantonnée dans des seconds rôles, Emmanuel Courcol avait déjà montré un talent de réalisateur très prometteur dès son 2ème long métrage, "Un triomphe", sorti en 2021 alors qu’il avait déjà près de 64 ans. Comme dans "Un triomphe" il joue dans "En fanfare" sur la rencontre de personnages que tout semble opposer, origines, culture, etc. pour prouver que des chemins existent qui permettent de les rapprocher. Dans En fanfare, il ajoute même un élément très particulier concernant les différences d’origine : Thibaut et Jimmy, les 2 personnages que tout, a priori, oppose, sont frères et, pourtant, leurs différences d’origine sont énormes. En effet, ils ont été adoptés par 2 familles aux profils très différents, une famille parisienne cossue pour Thibaut, une famille ouvrière du nord de la France pour Jimmy. Résultat : si les 2 frères ont en commun un grand amour de la musique, Thibaut est devenu un chef d’orchestre de réputation mondiale alors que Jimmy est employé d’une cantine scolaire et tromboniste dans une fanfare locale. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-en-fanfare/
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2024
"En fanfare" est une comédie dramatique qui raconte la rencontre de deux frères que tout oppose : Thibaut, chef d'orchestre renommé, et Jimmy, employé de cantine et tromboniste dans une fanfare du Nord. Leur relation, portée par les performances remarquables de Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, évolue au fil du récit, offrant des moments à la fois touchants et drôles. Le film allie sensibilité et humour tout en évitant les clichés du genre tout en proposant une réflexion profonde sur les liens familiaux et les barrières sociales. La bande sonore, mêlant musique classique et airs de fanfare, enrichit l'expérience cinématographique, soulignant l'importance de la musique comme vecteur d'émotions et de rapprochement. "En fanfare" est un film émouvant et bienveillant, qui résonne par sa sincérité et sa justesse.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2024
En Fanfare, c'est un chocolat chaud. Un pur moment de réconfort, simple, humain, seulement intéressé par le fait de vous faire sourire (même les joues mouillées de larmes) face à un sale coup du Destin. Le film commence comme une comédie très réussie, qui unit deux frangins qui se découvrent et que tout oppose, Jimmy le joueur de trombone brut de décoffrage, et Thibaut le chef d'orchestre plus raffiné. Les deux frères ambitionnent de remporter le concours de musique local avec leur fanfare (pas très douée). On pense alors à un classique film de "concours avec des nuls, qui vont être flamboyants le Jour-J" (le cliché du film "feel-good" qu'on a vu cent fois), ce qui ne nous décevrait pas franchement si c'est en compagnie de Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin (excellents, vraiment excellents), mais le film avait d'autres projets pour nous. Il balaie d'un coup de trompette tonitruante cette idée du scénario-cliché, et s'embarque dans un rebond narratif dramatique qu'on n'avait pas vu venir spoiler: (la fanfare est disqualifiée du concours, dissoute et mise à la rue, le petit frère ne veut plus voir le grand, ce dernier apprend que sa greffe de moelle ne marche plus, et qu'il va bientôt y passer...)
A une demi-heure de la fin du film, le virage est étonnamment serré, on fait un 180° avec la petite voiture au pot d'échappement foireux de Jimmy, direction une fin moins cucul et facile que prévu, ce qui nous ravit franchement. Et on n'était pas prêt, oh non, on n'était pas prêt. Après avoir déjà essuyé une larme sur la scène en plan fixe dans la voiture où Pierre Lottin prouve qu'il est un brillant comédien de drame (son visage se contrit, rougit, nous fait palper viscéralement le malêtre extrême de son personnage), on fonce sur la dernière ligne droite, si belle. Ce final qui spoiler: présente son personnage mourant qui arrive au bout de son concert-hommage avec beaucoup de peine, le visage et le cou marqués par la maladie, qui entend au milieu des applaudissements un petit tapotement qu'il reconnaît, et le Bolero de se lancer doucement depuis les gradins, de sa fanfare a capella, dirigée par le petit frère qui a enfin réussi à surmonter sa peur d'être un chef d'orchestre juste pour rendre ce dernier hommage à son frangin mourant, l'orchestre philharmonique qui s'y greffe (et là : ça prend bien) puis tout le public qui s'y met, et gros plans sur le grand frère vivant comme jamais, oubliant la mort imminente le temps d'un Bolero bouleversant.
On a pleuré comme un veau (un concerto de trompettes-nasales dans la salle : tous en fa-dièse). Tout, absolument tout, est un moment d'émotion réussi dans ce final qui n'a pas besoin de sortir les violons pour nous soutirer les larmes, il reste sincère et fidèle à sa simplicité désarmante depuis le début, qui touche profondément. Le binôme de frères est très attachant, servi par un Benjamin Lavernhe et un Pierre Lottin viscéraux, l'histoire est triste mais ne nous accable jamais (on se marre même bien), car En Fanfare se rappelle que le plus important ce n'est pas les erreurs de partitions que la vie nous assène, mais c'est le grand baroud d'honneur qu'on peut y apporter.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2024
Encore une belle surprise proposée et réalisée par Emmanuel Courcol, ( "Triomphe" il y a 3 ans ) pour cette comédie à voir et à écouter.... à revoir et à re-écouter tellement il réussit à juxtaposer des mots justes et des notes justes. Sur le plan musical, réussir à une sorte de symbiose d'une fanfare du Nord perdu de de la France profonde et la finesse et la quête infatigable du meilleur d'un orchestre symphonique est une pure merveille ! Quelques morceaux sublimes, classiques comme le « Boléro » de Maurice Ravel. Surtout si on ajoute une forte dose d’émotion zigzaguant entre drame et humour. Le choix des deux acteurs principaux n’y est pas étranger, Benjamin Lavernhe interprétant magistralement Thibaut, et Pierre Lottin en Jimmy. Le lien qui les unit est savamment élaboré par un scénario subtil. Ces deux personnages semblent si différents et c’est tout le contraire qui va se révéler. Si le premier est maintenant pratiquement au sommet de son art, c’est juste une confirmation, j’avoue avoir été bluffé par P Lottin, qui a pris une étoffe de taille. Quel chemin depuis «Les Tuches » ou « La nuit du 12 »! Associés, ils forment un couple généreux et … fraternel. Bien entourés au casting notamment par Sarah Suco ( Sabrina ), Jacques Bonnaffé ou Anne Loiret, le spectacle puissant est assuré sur un fond de lutte syndical, d’un facteur médical malicieux et tortueux, et d’apothéose musicale. Film d’une grande délicatesse et Brillant….. !!**
RitchieGueko
RitchieGueko

27 abonnés 650 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2024
Vu en avant-première, En Fanfare est un film réalisé par Emmanuel Courcol sortant en 2024.
Ce long métrage arrive à trouver avec justesse l'équilibre entre tristesse et émotion. Les deux acteurs principaux (Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin) sont très justes dans les rôles de ces frères qui vont progressivement se découvrir et se retrouver avec en toile de fond la passion commune de la grande musique. Les dialogues sont fluides et font mouches, certaines situations étant très drôles. Le film est de facture assez classique, avec une réalisation sobre et sans prise de risque. Bien que la fin soit un peu expédiée ( spoiler: notamment concernant le volet de l'histoire relatif à l'usine occupée par la CGT
) spoiler: avant la scène de concert finale à la Seine Musicale
, l'attachement au personnage est réel avec un dénouement doux amer qui marche bien.
Cette comédie dramatique est un joli film qui réussira à faire rire et émouvoir sans tomber dans l'excès de l'un ou de l'autre de ces sentiments. A voir.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2024
Sans être mauvais le film "en fanfare" souffre d'une certaine artificialité et donne un peu l'impression de recycler des histoires déjà vues.
Les films de frères adoptés par des familles de milieux opposés ( la vie est un long fleuve tranquille), les films sur la musique ( ici deux frères qui pour l un évolue dans le symphonique et l'autre dans une fanfare), les films sur les fermetures d'usine ( Robert Guédiguian est à la production)... du coup on sort un peu indécis même si Pierre Lottin et Benjamin Lavernhe sont des très bons acteurs
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2024
Un doute. Est-ce qu’un spectateur qui n’aurait pas déjà vu la bande-annonce accroche au sujet de départ sans se perdre ou se noyer ? Cette bande annonce outre le fait qu’elle allèche et attire le spectateur, c’est fait pour ça, donne les clés du scénario de départ. Avoir ces clés me semble essentiel. J’ai regardé si le synopsis sur ce site dévoilait quelque chose. Non. A dessein sans doute. Et pourtant la bande annonce dit tout. Ce qui m’autorise à résumer. Un chef d’orchestre reconnu est malade. Leucémie, quelque chose comme ça. Pour peut-être guérir, il a besoin d’un don de moelle. Sa sœur n’est pas compatible et pour cause puisque la médecine révèle que génétiquement ça ne peut pas être sa sœur. Ah ben voilà, il a été adopté et il ne le savait pas. De là il découvre qu’il a été séparé de son frère, confié à une autre famille dans un tout autre milieu social. Le frère lui est peut-être biologiquement compatible. La rencontre des deux fera quelques étincelles. Là commence le film mais impossible sans doute de bien saisir avec la confortable anticipation nécessaire si on n’a pas ces clés. Pour le reste, ce sera la rencontre des deux frères certes mais aussi de deux milieux sociaux fort différents avec pour point commun la musique. Un orchestre philarmonique d’un côté, une fanfare de l’autre. C’est de la musique dans les deux cas mais ce n’est pas le même monde ! Le scénario fera aussi une petite escapade sur fond de misère sociale, de fermeture d’entreprise, de lutte syndicale. Aspect second traité de manière très superficielle comme s’il s’agissait de meubler, de trouver quelque chose pour que ça prenne. Ça nuit à la cohérence et à l’intérêt de l’ensemble. Mais bon, il y a quand même les ingrédients d’un bon film de fin d’année (époque où on a tous envie d’être autant que possible meilleurs) : de très bons acteurs, l’un sociétaire de la Comédie Française quand même ; une trame sociale et familiale ; et bien sûr la musique, l’amour de la musique, passion qui s’exerce différemment quand on trime à l’usine et lorsqu’on joue sous les ors dorés des grandes salles de concerts. L’attente du spectateur sera que les deux se rejoignent. Vous verrez bien.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
Film très réussi, de la même veine que Intouchable et Les Cht'is, Film à la fois drôle et attachant fondé sur les oppositions culturelles de classes sociales et de milieux et une rencontre commune au travers de la maladie. La réalisation filmique n'appelle aucun commentaire particulier, l'interprétation de Pierre Lottin et Benjamin Lavernhe en revanche est remarquable. Respectivement Jimmy alias au même titre que Thibault campent leur personnages de façon crédible et émouvante.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2024
Le nouveau film d'Emmanuel Courcol (Un Triomphe) nous raconte l'histoire de deux frères, séparés par la vie. Deux frères élevés dans deux milieux bien différents, mais que la maladie, et surtout la passion de la musique réunissent à nouveau.

Rappelant certaines comédies dramatico-sociales britanniques comme «Les Virtuoses», un feel-good movie sans prétention, remplissant les cases habituelles de ce type de film, mais le faisant avec une certaine sincérité, assez touchante.

Un film sur la fraternité, la musique et l'(in)égalité des chances, dont la force principale provient de l'alchimie évidente entre Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, qui se complètent très bien, dans leurs personnalités opposées comme dans leur passion mutuelle.
Deux êtres, deux mondes qui ne semblaient pas fait pour s'entendre et se soutenir, mais qui pourtant apprendront à ne faire plus qu'un, spoiler: à l'image de ce passage de témoin (ou plutôt de baguette) final et touchant.


Un film allant à l'essentiel, sans fioritures mais sans grandes surprises, jonglant constamment entre humour et émotion.

Une œuvre populaire qui n'a d'autre objectif que de rassembler autour de son histoire, même si elle le fait de manière programmatique, et ce malgré une belle spontanéité de la part de sa "fanfare", professionnels comme amateurs.

Le genre de film, imparfait mais hautement sympathique, dont j'avais besoin au moment où je l'ai vu.
Le genre de film auquel je pouvais m'attendre et auquel j'ai eu droit, ni plus, ni moins. Et c'était pas si mal au final.
Un film qui devrait faire du bien à pas mal de monde en cette fin d'année. 6,5-7/10.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2025
Même si la toile de fond est saine et optimiste, ce film ne fait pas rire une seconde. L'histoire -les histoires en fait, sont très tristes, et quand une joie explose, la seule réaction (humaine) est de pleurer. Exemple, la scène finale, invraisemblable mais hyper originale. Donc, franchement, on ne va pas voir ce film pour se distraire, sauf si l'on aime pleurer.

Le pessimisme qui semble forcer la porte à tout moment, et qui parvient à la forcer parfois, est directement lié à des situations tout à fait ordinaires (et qui là, s'empilent les unes sur les autres, de façon peut-être un peu exagérée). Ces histoires ordinaires, c'est la maladie, c'est l'adoption, c'est le hasard heureux pour certains, moins pour d'autres... Sans oublier le contexte social, simple pour certains, moins pour d'autres.

Ce qui prépare l'émotion, c'est néanmoins autre chose, propre à ce film, qui n'a rien à voir avec la maladie, avec l'adoption, avec le social. C'est la musique. Ce n'est pourtant pas un film musical. Il n'empêche que ce qui finalement réunit deux frères qui n'arrivent pas à se réunir, c'est "I remember Clifford" du trompettiste de jazz américain Lee Morgan (qui n'a "presque" rien à voir avec l'harmonie où joue un des frères, ni avec la musique classique que dirige l'autre frère). Affaire de gènes...

Les deux frères sont trop bien interprétés. Avec Benjamin Lavernhe, ce n'est pas une surprise, ce mec est bon en tout. Avec Pierre Lottin, c'est une surprise, on n'attend pas ça d'un Tuche (il est dans les cinq films). Son personnage est clairement le plus difficile à jouer, et il excelle. Mais était-ce avisé (pour ce directeur de film qui aime montrer les situations désespérantes que vivent parfois les hommes) d'avoir fait, ici, du problème sociétal du Nord un personnage à part entière, voire le personnage principal ?

A.G.
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