Un mélange patriotisme, romantisme et cataclysme savamment dosé et assez réussi. Il y a cette fin héroïque où l'amour triomphe au-delà de la mort, mais la vision de la fin du monde est complètement intégrée au cheminement personnel des histoires d'amour. Il y aussi cette dose antimilitariste prêchée par Sinatra au centre du film qui parle de la célèbre maxime "si tu veux la paix, prépare la guerre", en insistant sur le côté philosophique de cette pensée.
Le casting d'enfer pour un film d'anticipation passionnant sauf que....C'est clairement raté. Le réalisateur a choisi d'être plus axé sur la vie des isolés en Australie, bon, cela parait normal. Mais dans la réalité, le choix a été de s’appesantir sur les relations amoureuses, sur les loisirs que les survivants pratiquent, sur leur bonheur de vivre isolés et sans radiation. spoiler: Malheureusement, les radiations finissent par les rattraper et les décimer à la toute fin . Le film opte pour une critique acerbe de la politique et des choix guerriers des puissances nucléaires face à la désinvolture des populations à l'arrière.Un mauvais axe trop orienté sur des romances et des activité futiles, dommage.
Pour découvrir ma critique vidéo complète, et rétrospective classique rejoignez moi sur YouTube ! Et s'abonner à ma chaine : on se fait une toile ! où je publie régulièrement des vidéos. Voilà un film que l'on pourrait qualifier de majeur, mais pas parce que c'est un grand film, juste par le sujet qu'il traite, la manière dont il le traite et la finalité sommes toute tragique. Réalisé en pleine guerre froide, le message du film était clair, et qui d'autres que Gregory peck pour incarner cette droiture très Américaine, mais, son personnage est dans le dénie, il parle de sa famille au présent, et entrevoit un futur pour ces enfants. En contre partie, Ava Gardner, plus lucide sombre dans l'alcool, jusqu'à cette brève rencontre, qui lui redonne un peu le goût de vivre, mais les illusions sont encore plus dures. Il y a aussi deux rôles secondaires, celui de Fred Astaire qui sort des comédies musicales légères, pour un rôle tout en noirceur, d'ailleurs, il offre les scènes de course de voiture qui donne enfin un peu de rythme et de punch à un ensemble très, très bavard, et puis, il y a le jeune Perkins, qui n'a pas été travesti par MR Hitchcock. Le contexte du film, résonne encore aujourd'hui, avec ses menaces toujours d'actualité de guerre nucléaire, comme s'il était un témoin de ce qui pourrait advenir. Le film commence intelligemment, dans un sous marin, et on pourrait penser à un film de guerre comme un autre, puis, on en vient à la triste vérité, mêlé d'espoir et de résignation, jamais dans la surenchère, les personnages restent dignes, même à la toute fin. Un film qui ne veut pas être dans le compromis, il démontre que la folie des hommes, ne peut engendrer que le chaos. C'est pour cela que le film est majeur.
Très loin de ressentir les effets de la guerre atomique. Les acteurs ne transpirent pas d'émotion. L'ambiance générale semble apaisée, neutre et tout fonctionne sans doute trop bien pour que l'on ressente le moindre effet de la guerre sur le restant de la population. Quelle dommage avec un tel scénario ! Il ne se passe rien de très intéressant, la course de voiture, on se demande ce qu'elle fiche là ? Les gens sont sur la plage... Très peu d'action, beaucoup d'ennui !
Le commandant d'un sous-marin accoste en Australie...dont la population est la seule que la guerre nucléaire qui vient d'avoir lieu a épargnée. L'humanité est décimée et le continent australien n'est pas tiré d'affaire. Stanley Kramer réalise un film d'anticipation alarmiste mais, au-delà de sa crédibilité, le point de vue que le cinéaste adopte est bien loin d'être passionnant. Le réalisateur ne fait pas dans le spectaculaire, l'action ou l'aventure. Il invoque l'humanité déchue à travers une poignée de personnages discursifs, particulièrement ceux incarnés par son quatuor de vedettes. Ainsi Gregory Peck, commandant du sous-marin, qui a perdu toute sa famille, se lie avec une femme alcoolique (Ava Gardner), esquisse d'histoire amoureuse possiblement sans lendemain. Le film s'en remet à une succession de scènes intimistes, sans pathos mais bavardes, où les protagonistes échangent des considérations pertinentes mais très vite ennuyeuses...Avec dignité et fatalisme, les personnages évoquent, explicitement ou non, la fin de l'humanité, la folie des hommes et les générations qui ne verront pas le jour. Par sa mise en scène sans éclat et son utilisation du noir et blanc, Kramer sait reproduire le sentiment de déréliction et de renoncement qui s'empare des survivants provisoires de l'apocalypse; mais trop long, trop lent, trop figé, son récit ne nous touche jamais.
Sur le fond, j'apprécie cette volonté précoce de mettre en garde contre les dangers du nucléaire. Mais quant à la forme, je fut très déçu : "On the Beach" est une immense longueur qui ne propose pas grand chose d'autre qu'une succession de scènes dramatiques. Passez votre chemin et allez donc à la plage, vous vous y ennuierez moins.
Le film est anti-spectaculaire, l'histoire ne commençant qu'une fois la guerre terminée. Stanley Kramer privilégie nettement l'intime, faisant de son film un drame où chaque personnage est conscient que la fin est proche. Longue étude de caractères (coupée par une mission en mer qui dure 30 minutes et propose des images assez impressionnantes de San Franscico désert), Le Dernier rivage peut se reposer sur un casting solide, en particulier un Fred Astaire surprenant en scientifique pessimiste et rongé par une certaine culpabilité. La description de ce dernier îlot de civilisation attendant le nuage radioactif fatal est assez crédible. Les rues désertes, les usines électriques tournant en vain, les déplacements en calèche, l'interminable file d'attente où le gouvernement distribue des pilules de poison à la population sont autant de détails qui font la différence. Kramer choisit de montrer des survivants flegmatiques et étonnament civilisés malgré la proximité de la menace. Aucune trace de nihilisme n'est présente, le réalisateur choisissant de décrire une forme d'harmonie et de communion qui conclut son film après la catastrophe finale (invisible par le biais d'une ellipse) en finissant sur un plan en guise d'avertissement très dans le ton de l'époque.
C'est le film sur la fin du monde à voir absolument !! Réaliste, scénario intelligent et bien écrit, situations dramatiques, bons acteurs,... Ici, nous sommes loin de toutes stupidités dont le cinéma américain nous a abreuvés sur la fin du monde, apocalypse, invasion martienne et catastrophes en tout genre. Ici, le réalisateur nous donne une vision de l'apocalypse tout à fait crédible, réaliste et angoissante. J'ai d'ailleurs particulièrement aimé la scène où le savant scientifique essaie de donner une réponse quant à l'origine de la catastrophe nucléaire (superbement écrit le scénario de ce film). A voir pour sa culture générale et pour découvrir un film, certes un peu long, mais qui est une véritable pépite cinématographique.
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1,5
Publiée le 9 mai 2021
Comme tous les romans de Shute Le Dernier rivage raconte l'histoire de gens ordinaires qui triomphent d'une situation impossible. Les personnages de l'histoire de Shute parlent de plaisirs simples et de gens qui poursuivent leur vie en plantant des fleurs et en embellissant leur maison en parlant de la fin du monde et quand elle arrivera. Mais avec des euphémismes prudents sans la nier mais en étant tranquillement conscients que très bientôt ils doivent faire face avec leurs plans sur la façon dont ils vont passer cette fin. Ma scène préférée est celle du magasin de meubles lorsque Peter Holmes dit puis-je payer avec un chèque le vendeur répond par l'affirmative ils échangent leurs documents avec dignité comme des gentlemen sans récriminations amères ni même des blagues narquoises sur la fin du monde sans tentatives pathétiques de profonds discours. Le film je le crains trahit l'ambiance du roman les personnages ne font rien du début à la fin de l'histoire sinon se morfondre. Cela rend le film sentimental et carrément à l'eau de rose. Kramer a fait l'erreur d'imaginer que cette histoire parlait d'une guerre nucléaire ou de ses conséquences mais il a tout à fait tort. L'histoire étant en fait celle du triomphe de l'esprit humain sur l'impossible...
Film un peu décevant malgré son thème aussi passionnant qu'inquiétant. Kramer fait preuve ici de son savoir-faire habituel, nous offrant quelques scènes de ville déserte assez impressionnante et quelques scènes d'émotion plutot profondes, mais l'ensemble manque peut-être un peu d'intensité, à cause notamment d'une première heure limite ennuyeuse, ou l'action est quasi-inexistante. On retrouve un réel intérêt pour le film dans sa deuxième partie, ou l'action se fait plus fluide, et les personnages plus intéressants. L'interprétation est bonne, avec un Fred Astaire plutot convaincant dans un rôle dramatique et un bon Anthony Perkins. Gregor Peck lui décoit un tout petit peu par rapport à ses brillantes performances habituelles, bien qu'il soit très correct. La vraie surprise de ce film est en réalité Ava Gardner, bien plus émouvante que d'habitude, avec une très belle présence et une réelle intensité dans le jeu. Le dernier rivage nous laissera plutot un bon souvenir, mais qui aurait pu (et du) être inoubliable, ce qui n'est hélas pas le cas.
Un film vraiment intéressant dans le sens où il semblerait que ce soit l'un des premiers du genre apocalyptique mais réaliste. La planète ne se retrouve pas ici face à une avalanche de catastrophes naturels en tout genre, le mal se trouve être plus sournois, sombre, difficile à identifier. Les plans sont plutôt inhabituels, mais selon moi vraiment significatifs: certains penchent, d'autres se répètent. On a droit à un beau casting avec un Fred Astaire vraiment surprenant dans ce rôle de scientifique pessimiste et un Anthony Perkins toujours aussi convaincant. Le personnage de Gregory Peck est vraiment touchant, ce père de famille qui a perdu les êtres qui lui sont les plus chers, qui ne peut se résigner à les oublier, mais qui finalement face à la situation s'attache à une autre femme. L'amour apparaît comme salvateur. Le temps est aussi un motif très important dans ce film. Que faire quand on a plus le temps? L'atmosphère du film est pesante, lourde, on sent que la fin approche: je pense que le réalisateur exprime une profonde angoisse existentialiste dans son film. On peut noter que le choix du noir et blanc contribue à créer cette atmosphère d'un monde sans couleurs. En définitive, pour moi, c'est vraiment un film particulier, à voir absolument!
On accroche ou pas... moi j'ai été marqué par ce film. Notre planète a subi une guerre nucléaire. A la limite peu importe les raisons qui sont peu abordées. L'Australie a été épargnée mais un nuage se rapproche et la mort est alors certaine. On tente une dernière expédition pour trouver un autre lieu où survivre. On va dès lors suivre les personnages dans les derniers instants de leur vie. On va suivre une fin du monde en direct, cruelle, sans concession, noire, très noire. Un film extraordinaire et qui sort des poncifs hollywoodiens avec leurs fins 'à l'américaine'.