480 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
59 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
19 critiques
3
28 critiques
2
5 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Abel
1 abonné
73 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 8 mars 2026
Yelows letter En tant qu’étudiant en cinéma Yelows letter m’a profondément touché par son histoire, des artistes et professeurs qui se voit remettre leur lettre de démission, des professionnels de l’art et des universitaires qui se voit perdre leur métier par la faute de la politique et des personnes véreuse qui la composent et font tourner le monde. Mais la vraie histoire réside spoiler: dans la destruction du couple de Derya et Aziz qui voit leur vie idyllique passé au cauchemar , deux artistes de premier plan qui se voit obligé de recommencer à zéro et qui doivent laisser leur caprice de Diva sur le côté pour pouvoir tenir le coup. La déchirure et l’implosion d’un couple des plus soudé par la faute d’un bout de papier, la descente aux enfers de figure du théâtre à cause de la politique et du manque de liberté d’expression
Beaucoup de choses dans ce film : l’engagement politique, la culture et son rôle, la parentalité et l’éducation, la famille en général, le tout dans un état policier, la Turquie, pour laquelle les villes sont des personnages joués par d’autres villes (Berlin pour Ankara et Hambourg pour Istanbul). Les acteurs sont convaiquants, les dialogues riches et la photographie réussie. Seul le scénario est à mon avis un peu trop dispersé, la place donnée à l’éducation de la fille unique adolescente prend par exemple beaucoup de place.
Enorme claque, des acteurs extrêmement justes. On se retrouve un peu comme dans les films d'Asghar Farhadi, emportés dans une histoire personnelle, comme dans un thriller intime. Cette fois avec plus de tension, et d'enjeux politiques. Un grand film !
İlker Çatak construit un récit tendu où l’intime et le politique se contaminent en permanence. Le film trouve sa puissance dans la manière dont il montre l’usure progressive des convictions. Les acteurs portent cette tension avec une intensité remarquable.
Film lent dans lequel il ne se passe pas grand chose et qui tourne en rond de façon manichéenne. On s'y ennuie Heureusement sauvé par de superbes acteurs mais on regrette de ne pas avoir passé l'après midi au soleil
Un grand grand film, politique, qui nous enmène dans la Turquie très actuelle d'Erdogan à travers le parcours de ce couple. Une grande mise en scène, on ne s'ennuie jamais dans ce tourbillon entre Istanbul et Ankara. Ours d'Or mérité !
Nous suivons les traces d'un couple d'artistes et leur fille qui passent de l'épanouissement a une situation de crise liée a la situation politique d'un pays qui musele fermement tout un peuple qui veut juste dire,penser,aimer,vivre quoi.... nous sommes fort heureusement loin de tout cela ,délectons nous!! et allons au cinéma lire la vie d'autui, nous nous enrichirons forcément de part nos différences....a bas les lissages de pensées uniques et vive le cinéma....
Un excellent film avec de très bons acteurs. La tension dramatique monte au fur et à mesure du film et la réaction de chaque protagoniste face au danger et à la persécution est intéressante. Les femmes sont fortes et très affirmées, elles n'ont rien à nous envier.
Si tu ne vas pas à la politique, la politique viendra à toi ou comment le contexte politique collectif finira par impacter gravement ton destin privé individuel. Comment l’autocratie finira par te rattraper. Un couple intellectuel engagé est finalement disloqué et rattrapé par son environnement politique (turc même si tourné en Allemagne du fait de la censure). Chacun est dans un sauve qui peut personnel face à un pouvoir intrusif menaçant (les lettres jaunes) et invisible. Un glissement progressif de personnes, depuis des positions de principe jusqu’au renoncement pour s’en sortir. Puissant !spoiler:
Sublime et saisissant d’emotions. Jeux des acteurs fabuleux. Tellement d'actualité ! Ûn sujet politique qui traverse la sphère conjugale, familiale, parentale et professionnelle.
Ours d'Or à la Berlinale, Yellow Letters est évidemment un prix très politisé (un pamphlet virulent contre le régime autoritaire d'Erdogan) mais qui l'est à bon escient, et se permet même des parallèles assez audacieux avec cette même Allemagne qui lui décerne son prix. Ainsi, le film s'ouvre avec un immense carton en lettres rouges (pas jaunes) : "Berlin dans le rôle d'Istanbul", et la porte de Brandebourg de nous foncer dessus à l'écran, pour appuyer un peu plus le propos. Car oui, Ilker Catak n'a pas pu tourner en Turquie (ça n'étonnera personne), et profite de ses producteurs allemands pour demander un asile de tournage bienvenu pour revendiquer fièrement l'impossibilité d'expression dans son pays natal, mais aussi un lien direct avec l'Histoire du nazisme. L'immense placard en lettres rouges est un symbole fort du film, certainement son meilleur. Ensuite, on suit un couple assez installé (lui : metteur en scène de grandes pièces, prof à ses heures, elle, comédienne reconnue) qui subit de plein fouet l'autoritarisme d'un pays qui n'accepte pas les "trublions pensants". Monsieur a eu le malheur d'inciter ses élèves à aller manifester, voici qu'on lui tend la fameuse "lettre jaune", celle qui vous dépossède de vos droits d'exercer votre métier, qui vous stigmatise comme un paria, qui vous fait craindre pour la vie de votre famille... C'est la fuite, ou la mort. Tansu Bicer et Ozgu Namal sont formidables de vérité dans leur rôle, surtout celui du metteur en scène habitué au caviar et champagne, traité comme un cancrelat à écraser du talon de sa botte en cuir noir, du jour au lendemain, et qui pourtant ne peut se résoudre à abandonner son art. Si l'on ne s'enthousiasme pas plus sur l’œuvre, c'est à cause des trop longues parenthèses conjugales, qui ne sont là que pour souligner qu'une seule lettre "jaune" est suffisante pour détruire une famille, mais sont assez redondantes : ils s'engueulent parce que la fille fume, sort avec un garçon, fugue, puis parce que Madame veut jouer un autre rôle... C'est engueulo sur engueulo, et on finit très vite par en avoir marre, surtout qu'on perd de vue le fond politique, heureusement sauvé par une dernière scène métaphorique (spoiler: la pièce qui dénonce la "mise à poil" des habitants d'un pays sous dictature ). Il n'en reste pas moins que le parti-pris de Catak de ne jamais maquiller Berlin en Istanbul (il nous filme les monuments, places, lieux connus pour nous rappeler où on est) est un symbole ultra osé, rappelant à chaque instant que la bascule dans une "Histoire de la haine" n'est jamais très loin... En fait, la lettre jaune, c'est un carton rouge : hop, on se fait sortir.
Ours d'Ors à Berlin, "Yellow Letters" m'a profondément ennuyé et laissé de marbre. On peut y suivre un couple d'intellectuels qui, à cause d'une prise de position du mari face à ses élèves durant une manifestation, va devoir quitter Istanbul avec femme et fille pour habiter chez sa mère. Même si les enjeux politiques sont énormes dans la Turquie d'aujourd'hui et que la liberté d'expression est remise en cause, ce film est pompeux, s'adressant à un public précis. Les répercussions sur la vie de couple et les tensions que cela peut créer s'avèrent les seuls intérêts de ces conversations interminables. Même si le message passe la plupart du temps, les dialogues relèvent souvent de "la branlette intellectuelle" (pardonnez le terme) de bobos prétentieux. Grosse déception.
Ai vu « Yellow letters » du réalisateur allemand Ilker Catak qui a été primé de l’Ours d’Or lors du dernier festival de Berlin. J’avais beaucoup aimé son film précédent « La salle des profs » et ce cinéaste a un vrai talent pour mettre en scène les tensions psychologiques. Un sens du timing dans les dialogues, dans le montage fait qu’il sait doser avec une grande efficacité l’électricité ambiante, les pressions intellectuelles, les malaises pernicieux, les tensions impalpables… Aziz (Tansu Biçer) est prof à la faculté et dramaturge et sa femme Derya (Özgü Namal) est actrice au théâtre National d’Ankara. Suite à leurs positions critiques contre le gouvernement d’Erdogan sur les réseaux sociaux, ils reçoivent du jour au lendemain la redoutée « lettre jaune » signifiant leur révocation. Pour subvenir à leurs besoins et à l’éducation de leur fille adolescente Ezgi (Leyla Smyrna Cabas) ils déménagent pour s’installer chez la mère d’Aziz, à Istanbul. Le déclassement social est une épreuve pour les deux d’artistes qui sont exposés à la compromission pour éventuellement retrouver du travail ce qui va mettre en péril l’équilibre du couple. Originalité du film, dans le générique est annoncé que Berlin joue le rôle d’Ankara et qu’Istanbul sera interprétée par Hambourg. Si l'on reconnait les deux villes allemandes, cela ne nuit pas à l’atmosphère et à la compréhension. L’on perçoit bien le message politique puissant de prévention et d’alerte qui nous est proposé en tournant dans une capitale européenne. Un film de mise en scène et de mise en abime puisque les extraits des pièces de théâtre qui sont répétées font références à la condition des opposants au régime. Courber l’échine est impensable pour ces deux artistes reconnus et c’est tout ce dilemme qui est très bien décrit par Ilker Catak dans une mécanique implacable. Un film politique qui bien évidemment n’a pas pu être tourné en Turquie mais qui prévient aussi les autres pays d’Europe de ce qui peut arriver très vite au monde de la culture sous un régime autoritaire. Car le vrai sujet est le bâillonnement, la censure et l’auto-censure, le retrait du droit d’expression qui se dilue tout d’abord dans le monde de la culture avant d’infuser dans toute la société. Un film fort mais qui se perd parfois dans le conflit de génération, les scène entre Ezgi et ses parents sont trop longues, redondantes et pas toujours très justes. Un film urgent et une mise en garde glaçante.
Ours d’Or à Berlin Lui, prof à l’Université d’Ankara ; elle, comédienne au théâtre national ; tous deux reçoivent un jour une lettre jaune ; la lettre de révocation immédiate émise de manière arbitraire par le Régime autoritaire turc en place. Erdogan avait usé de ce même process pour faire taire tous les opposants potentiels ; Ilker Catak, le réalisateur allemand d’origine turc remarqué avec « La salle des profs », livre donc ici un pamphlet politique doublé d’un récit intime. Il met à jour les mécanismes insidieux de la dictature, qui viennent empoisonner la société, et les individus, jusque dans les sphères les plus intimes. Dans le couple, on voie de dessiner le dilemme entre eux provoquant des choix opposés ; entre courber l’échine et se révolter, chacun son chemin. L’autoritarisme fait qu’il devient un luxe d’user de sa pleine liberté d’expression, que la vie est faite de renoncement et de compromission ; çà fait froid dans le dos. Une des idées phare du film est de l’avoir délocalisé en Allemagne avec Berlin dans le rôle d’Ankara et Hambourg dans le rôle d’Istanbul. Pour nous occidentaux, c’est aussi l’occasion de prendre conscience que la poussée autoritaire est bien présente aussi chez nous et que ce qui est une critique du régime turc est aussi une dystopie politique à portée de fusil pour nos démocraties. Après, mon regret dans ce film est qu’il ne sonde pas assez en profondeur les questionnements politiques et qu’il ramène trop souvent le propos à des considérations essentiellement individuelles et conjugales. Les dialogues et les situations sont aussi parfois bien trop explicatives et démonstratives. Film militant fort utile mais pas indispensable
Film édifiant (une fois de plus) sur la puissance du pouvoir autoritaire d'un pays impliquant la vie d'une famille. L'interprétation est dynamique et on n'a pas le temps de souffler. Un excellent moment