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LaureS
20 abonnés
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3,5
Publiée le 25 mai 2025
On n'est certes pas devant un feel good movie mais devant un film austère, sombre et long sur le choix difficile d'un homme, entre sa famille et son"confort" relatif d'une part, sa morale et ce qu'il ressent comme son devoir d'autre part Cillian Murphy incarne magistralement ce héros du quotidien. J'ai été saisie, troublée et émue par ce film et je ne regrette vraiment pas de l'avoir vu
Film tout en délicatesse et suggestion relatant l'emprise de l'église catholique sur la société irlandaise et ses dérives tristement encore d'actualité à la fin du 20° siècle. Bill, charbonnier qui semble subir sa vie tout en veillant délicatement et pudiquement malgré le dénuement de sa famille sur chacun des "siens", se voit interpellé à choisir entre le rôle de "bon samaritain" et mettre en danger l'avenir des siens, et "passer" en essayant de ne rien voir ne rien entendre pour préserver les siens à l'approche de Noël. Dans un déchirement silencieux et tout en retenue, il entretien le questionnement moral auquel il est soumis par son passé et la détresse entrevue du "plus faible que lui et auquel il nous invite dans chacune de nos vies. Le véritable suspens est entretenu jusqu'aux dernières images du film, une scène d'une totale épure et grande beauté. Cillian Murphy est bouleversant par sa gestuelle minimaliste et juste, ses mots sobres et ses silences bruyants, ses regards discrets et respectueux de chacun tentés de se détourner de la réalité mais qui ne fléchissent pas. Je lui décerne à titre personnel toutes les palmes d'or du meilleur acteur. La fin est d'une délicatesse infinie. Un film à regarder avant Noël de préférence et qui prend des allures de conte moral sans la lourdeur envahissante et bavarde des dialogues d'Eric Rohmer. Une ambiance très proche de "a quiet girl" (2022) magnifique film de Colm Bairead à voir ou revoir, également tiré d'un roman de Claire Keegan. La manière de filmer de d'Enda Walsh est très proche e de celle de Colm Bairéad. Un minuscule reproche: pourquoi remplace le titre irlandais "smal things like these" ("ce genre de petites choses") par "tu ne mentiras point" qui renvoie à Kieslowski extrêmement lointain de Enda Walsh? pour s'éloigner et ne pas confondre avec le titre proche sémantiquement "un petit truc en plus" dont je ne comprends toujours pas le succès lors de l'été dernier!
Un chef-d'œuvre de justesse et de sobriété signé Tim Mielants
Le film, magnifiquement réalisé par Tim Mielants, nous plonge dans une œuvre d’une rare intensité visuelle et émotionnelle. Grâce à une mise en scène d’une grande finesse, marquée notamment par de longs plans fixes, Mielants parvient à instaurer un silence pesant, presque sacré, qui évoque la mélancolie de l’enfance et une profonde tristesse. Cette atmosphère intimiste est sublimée par la performance bouleversante de Cillian Murphy, dont la retenue et la gravité habitent chaque scène avec une justesse remarquable.
La bande sonore, discrète mais terriblement efficace, enveloppe le spectateur dans une pénombre glaciale, renforçant l’austérité du récit et soulignant le caractère oppressant du contexte. Le ton est donné dès les premières minutes : ici, le silence en dit long, et l’émotion affleure à chaque regard, chaque geste.
Ce film m’a également permis de découvrir une page sombre de l’histoire de l’Irlande, celle des femmes envoyées dans les couvents catholiques au sein d’une société profondément marquée par l’intégrisme religieux, notamment dans les années 1960. Cette tragédie historique, longtemps passée sous silence, est évoquée avec pudeur mais sans détour, offrant un éclairage poignant sur un système d’oppression institutionnalisé.
En somme, une œuvre puissante, sobre et profondément humaine, portée par une réalisation maîtrisée et une interprétation magistrale, je peux que vous recommander d'aller le voir.
Un thème très dur, traité magnifiquement dans ce film qui nous tient dans une forme d haleine. Des retours cependant pas toujours crédibles, mais peu importe. A voir.
De Tim Mielants (2025). Avant de développer, il est à préciser le côté combien d'actualité du drame présenté autant que son aspect incroyable . Ce n'est pas le premier film qui traite soit de lieu de rétention pour jeunes en marge de la société , que ces centres soient gérés par les laïcs ou des religieux . Mais c'est la première fois, à mon sens que l'histoire qui nous est contée se déroule en Irlande . L'Irlande qui depuis de nombreux siècles est ancrée profondément dans le culte chrétien . Bien mais ce qui est édifiant et même incroyable est le nombre de victimes, et l'aspect systémique de tout le fonctionnement de cette mise à l'écart de ces milliers de jeunes filles considérées par la 'bonne' morale comme déviantes ! En ce sens le film, est édifiant , précis et nous donne à voir tous les rouages autant moraux, psychologiques que du fonctionnement de l'état dans cette triste affaire . Tout y est à savoir une description de la société corsetée, étouffante qui pour se préserver de tout risque personnel préfère sinon fermer les yeux, du moins regarder ailleurs . Cela se passe en Irlande dans les années 1980-1990 sachant que cela durait depuis des siècles . Non que l'Irlande soit à mettre au banc vu ce qui s'est passé aussi dans tous les autres pays européens et la France . Ce qui est surprenant c'est que cela a perduré et qu'il a fallu 1990 pour que même l'état reconnaisse sa responsabilité . 1990 , hier en fait ! Tout y est disséqué et analysé avec une grande finesse et une grande justesse . Que ce soit le raisonnement , le silence coupable (pas de vagues) des habitants, des femmes et des notables . Enfin il faut souligner la grande performance (peut être son meilleur rôle) de Cillian Murphy . Durant tout le film, subrepticement on le vois évoluer du silence à cela ne me regarde peu à la prise de conscience et de décision ! Avec aussi Eileen Walsh, Emily Watson .
Ce film porté par Cillian Murphy dégage un charme indéniable, contenu dans le rythme lent et le regard de l'acteur. Pour Billy, c'est plus fort que lui. Réactivés à la vue d'une scène dont il a été témoin lors d'une livraison au couvent, ses souvenirs l'assaillent. Fils d'une mère célibataire, il sait combien la situation est douloureuse et difficile pour une jeune femme vulnérable.. Face aux religieuses qui tiennent la ville et ses habitants sous leur emprise implacable, il garde le cap malgré les avertissements et les menaces.
le froid de l'Irlande bien representé ici dans ce Film, dans un Drame poignant, mais trop lent, sur une tragédie qui a existée réellement dans le passé !
Il ne se passe vraiment rien dans ce film. Mais quand on y ajoute des acteurs dépressifs, des bonnes sœurs caricaturées et des dialogues réduits à quelques mots étouffés, on aboutit à un film somnifère. Dommage, de beaux plans photos.
Pourquoi le talentueux Cillian Murphy a-t-il trempé son nez dans cette très mauvaise soupe ?....on sort complètement frustré de cette séance....aucun passage à l'acte dans un scénario fumeux avec retours en arrière obscurs...aucune tendresse... ni haine pour autant... et aucun propos historique ou politique ou sociétal évident..des acteurs mollassons dans des décors ou paysages sombres presque en noir et blanc....une mise en scène pas du tout théâtrale mais d'un ennui rare. On navigue entre des lavages de mains à la brosse et puzzles fantasmés lors d'improbables noëls enneigés en Irlande, rien d'autre jusqu'au générique final rédempteur...
Small Things Like These se complaît dans le caractère taiseux et tourmenté de son protagoniste, répète inlassablement les mêmes déplacements – révélateurs du genre de la chronique familiale et sociale – ainsi que les mêmes gros plans sur le visage Cillian Murphy qui ne cesse de détourner le regard ou d’afficher un regard fuyant, courbe le dos, peine à l’ouvrage, comme chargé de secrets comme des sacs de charbon qu’il faut acheminer de la carrière aux particuliers. L’écriture procède par d’incessantes analepses qui alourdissent voire contredisent la retenue pudique du récit-cadre, recourt pour cela à des astuces de mise en scène (mouvements de caméra, montée de la musique, travail du son) qui vite s’automatisent. La spontanéité ne cesse d’échapper au film alors que les louvoiements intérieurs puis l’élan de bonté dont témoigne Bill Furlong reposaient sur elle. Une production figée et fixatrice, en dépit d’une photographie soignée signée Frank van den Eeden, collaborateur de Lukas Dhont.
Je suis assez généreuse sur ma note...... j'applaudis à travers elle l'interprétation de Cillian Murphy qui était également à l'origine de ce projet en tant que coproducteur. Excellente peinture de l'Irlande des années 1980 et il est toujours très intéressant de revenir sur le drame des couvents de la Madeleine. Après le film pêche par une lenteur que j'ai trouvé pesante.
pour évoquer un scandale des pratiques religieuses de l Irlande au 20eme siècle, le cinéaste se consacre avant tout sur la prise de conscience d un citoyen. et cette démarche s avere payante. cilian Murphy tout en intériorité se révèle plus impressionnant que jamais. la mise en scène est à l avenant, sobre et rigoureuse et le message du film fait mouche.
Dans "Tu ne mentiras point", Cillian Murphy incarne Bill Furlong, un charbonnier irlandais des années 1980, confronté à une vérité dérangeante dans un couvent local. Murphy livre une performance introspective, exprimant une tourmente intérieure avec une économie de mots remarquable. Le film, réalisé par Tim Mielants, adopte une narration lente et contemplative, reflétant l'atmosphère pesante de l'Irlande rurale de l'époque. Cependant, cette approche peut sembler trop retenue, rendant l'intrigue difficile à suivre sans une connaissance préalable du contexte historique des couvents de la Madeleine. Le dénouement, bien que poignant, arrive tardivement, nécessitant un carton final pour éclaircir certains aspects de l'histoire. Malgré ces réserves, "Tu ne mentiras point" offre une réflexion sincère sur le poids du silence et de la complicité dans une société marquée par l'omerta. Le film se distingue par sa capacité à évoquer des émotions profondes à travers des gestes subtils et des silences éloquents.
Pression, malaise, noirceurs entretenus par un acteur troublant et troublé , habité par son enfance…à ne pas voir si on est dépressif… on reste avec un goût amer … mais l’objectif du propos est atteint