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Marc
11 abonnés
66 critiques
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3,0
Publiée le 3 février 2026
Jesse Buckley dans une prestation exceptionnelle et Paul Mescal, également remarquable, constituent un fil conducteur agréable. Les décors et les costumes sont superbes, les images magnifiques …mais c'est trop long, trop surchargé par moment, trop répétitif (les racines séculaires d'un arbre qui reviennent 5 fois). Une mécanique bien huilée, mais manquant de nuances et qui nous mène à des ressentis "obligés" et annoncés aux différentes phases de l'histoire. Un peu trop mélo et surchargé à mon goût.
Beaucoup d'attente pour ce film et beaucoup de déception. Dès les premières minutes dans la salle de cinéma, nous comprenons que nous ne faisons pas face ici à un grand film, loin de là. La trame narrative est si basique, si évidente (prenez les grandes étapes de la vie d'un couple standard, écrivez une scène pour chaque étape, et voilà vous avez le scénario), qu'on réalise vite qu'il ne va pas falloir chercher une quelconque émotion ou une éventuelle surprise. Seul le chef opérateur cherche à sauver les meubles. La musique de Max Richter est en fait celle qu'il a déjà composée et qu'on connait déjà par cœur tant elle est déjà reprise dans de nombreux films. Si Shakespeare est l'élément marketing de la promotion du film, il est ici invisibilisé, et aurait pu être remplacé par n'importe quel mari basique qui construit une famille basique. Le manque d'inventivité cherche à être comblé par des gros plans larmoyants et infiniment longs sur des visages d'acteurs obligés de surjouer chaque émotion pour tenter d’apitoyer le spectateur. Quelques éléments de mystère et de surnaturel semblent également être lancés dans le film, mais finiront par n'avoir ni développement, ni réponse, ils sont juste posés là, sur un malentendu. Ennui.
Un grand moment de cinéma, les 2 acteurs principaux sont impressionnants et la musique du film est magnifique. Une belle histoire d'amour, à la fois douloureuse et pleine de tendresse.
C'est ce que l'on appel du cinéma. Une réalisation différente, une interprétation au cordeau, une histoire boulversante. Un film qui prend son temps mais où on ne s'ennui jamais, pour finir en apogée. Prévoir des mouchoirs! 2026 va être une grande année cinématographique!
Cette adaptation du roman de Maggie O’Farrell par Chloé Zhao fait couler beaucoup d’ encre, et pour ma part, m’ a instruit sur la vie familiale de William Shakespeare et sa femme Agnès sur le drame vécu à l’ origine de l’ œuvre magistrale, plus connue, et notamment la célèbre tirade « To be or not to be…. » ! Un peu de mal à garder une attention fine, pendant ces deux heures inégales, avec une évocation à l’ attachement excessif à la nature pour Agnès, forçant l’accent sur l’ absence de William aux tâches ménagères, à la vie à la ferme et l’ éducation de ses enfants, pour écrie, jouer, et tenter de gagner sa vie à Londres. C’ est donc sous l’ angle d’ Agnès, incroyablement interprétée par Jessie Buckley, que Chloé Zhao fait jaillir toute la beauté de l’ œuvre du dramaturge dans ce final, au décor sublime de la magnifique reconstitution du Globe Théâtre, à travers ses yeux et la révélation des sentiments insoupçonnés de William dans l’épreuve de la mort de son fils Hamnet, que la peste a frappé à 11 ans. Le final est émouvant et ces mains tendues de la foule vers la scène, gomment un rythme historique et sombre parfois envahissant mais captivant…..!!**
LE MYSTÈRE DÉVOILÉ Hamnet ou Hamlet ? Avec ce film de Chloé Zhao, le grand William Shakespeare n’est plus un mystère. Nous savons tout (ou presque) sur ce qu’a pu être sa vie familiale et ses fêlures, explorées par la réalisatrice et co-scénariste du film avec Maggie O'Farrell, auteure du livre éponyme "Hamnet". Le film nous montre les tourment du dramaturge, écartelé entre son rôle de père et sa fièvre créatrice de comédien-auteur-metteur en scène. Happy end, toutefois, avec le triomphe de sa pièce où Hamlet, joué par son fils Hamnet, meurt sur la scène d’un théâtre où les spectateurs se trouvent de plain pied avec la troupe. Une petite recherche sur Internet me permet de vérifier que le scénario de Chloé Zhao colle à la réalité historique : Will écrit, joue et met en scène ses pièces ; il est bien le père des jumeaux Hamnet et Judith ; le gant de fauconnerie que Will offre à sa future épouse est un clin d’œil à son gantier de père… D’après la biographie de Shakespeare, mise en ligne par l’Encyclopédie Larousse, les querelles sur la paternité de ses œuvres sont aujourd'hui « éteintes » et « son existence est parfaitement établie ».
Une déflagration émotionnelle. Sans compter une photographie sublime. Alors oui c’est parfois un peu pompier, oui la musique de Richter c’est un peu prise d otage mais on va au cinéma pour ça : pour l’émotion pure.
Superbement mis en scène, magnifiquement interprété par un duo d’acteurs au faîte de leur talent et orné d’une colorimétrie et d’une bande-son ciselées, Hamnet s’impose comme un bouleversant hommage à la femme du fameux dramaturge. Usant d’un réalisme (voire d’un naturalisme) éprouvant, Chloé Zaho ne se contente pas d’évoquer le deuil mais l’incarne et prend à témoin le spectateur. Seul bémol : passé la première heure de film, le scénario semble boucler sur lui-même, versant dans l’affliction au risque de s’y limiter et de s’y complaire.
La dernière séquence du film est une magistrale et puissante ode à l’amour maternel et à l’amour tout court, celui qui fait revivre les morts et sublime toutes les pertes. Celui qui dit qu’entre une mère et son enfant rien n’est jamais fini. La réalisation cinématographique de ce dernier plan d’interprétation dans l’interprétation, dont le décor est une forêt déchirante de vérité, s’avère vertigineuse et d’une rare puissance émotionnelle, nous laissant quasiment abasourdi jusqu’à la fin du film et au delà. La salle sentait les sanglots.
Un très grand film. D’un point de vue technique, c’est clairement très maîtrisé avec une Chloé Zhao toujours aussi inspirée pour filmer les drames intimistes. Les décors sont somptueux et surtout le mixage son est marquant, insufflant une vague de mystique au film et apportant une grande épaisseur à l’histoire. Les acteurs sont tous très bons, soutenant une Jessie Buckley magistrale. Un film qui marque et qui va hanter encore longtemps.
Nouveau film de Chloé Zhao, après l’excellent Nomadland et le décevant Les éternels, ici elle adapte un roman autour d’un moment de la vie de William Shakespeare qui lui a inspiré Hamlet.
La mise en scène est plutôt élégante, c’est beau et soigné techniquement. Mais je n’ai pas accroché : ni à l’histoire, ni aux personnages. J’ai trouvé ça long et assez ennuyeux, même si la dernière demi-heure relève un peu le tout. Un certain côté poétique tout de même mais pas vraiment d'émotion pour moi. Un brin trop austère sans doute. On me l'avait annoncé comme un tire-larme, j'ai pourtant la larme facile mais là rien. Heureusement niveau interprétation, rien à dire : Jessie Buckley et Paul Mescal sont parfaits, même s'ils en font parfois peut être un peu trop. Et on retrouve avec plaisir Emily Watson l'inoubliable Bess de Breaking the waves.
Bref, un film dont j’attendais beaucoup, mais qui m’a passablement déçu. Dommage
L'amour s'invite avec passion entre deux êtres que presque tout oppose au 16ème siècle en Angleterre. De cet amour nait une famille avec trois enfants dans cette campagne sauvage que la femme affectionne tandis que le mari cherche un autre eldorado avec l'écriture. La nature, le village les maisons sont filmés avec douceur et profondeur. Agnès et William sont interprétés avec une force et une sincérité qui désarçonne le spectateur tant l'émotion est palpable. Talents insufflés par la réalisatrice qui peut se targuer de saisir l'indicible dans la joie et la douleur. A voir !