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LeFilCine
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4,0
Publiée le 5 février 2026
Difficile d’évaluer le film de Chloé Zao tellement le début du long-métrage s’oppose diamétralement à son final. En effet, l’épilogue est aussi exceptionnel que le commencement est laborieux. Cela offre certes un récit qui possède un crescendo dramatique plaisant. Mais la première heure du film à l’ambiance terne et au rythme apathique est difficile à avaler. C’est seulement quand les personnages sont enfin bien introduits que le rythme s’accélère, que les drames frappent la petite famille et que le secret paternel, révélé dans l’épilogue final, nous cloue sur place. La séquence terminale est un moment de grâce, un tour de force visuel et un sommet d’émotion. La réalisatrice s’est appuyée malignement sur la musique iconique de Max Richter pour enjoliver ce final transcendant. Le film a le mérite de nous faire apercevoir le talent d’interprète de Paul Mescal, qu’on n’avait guère pu voir dans la suite de Gladiator. L’acteur irlandais excelle en peu de mots et son charisme naturel fait merveille. Mais c’est la prestation de Jessie Buckley qui fait surtout sensation. La révélation du film est cette actrice irlandaise qui incarne la femme de William Shakespeare avec une intensité peu commune. Les aspirations ésotériques de son personnage en début de film sont oubliables, mais ses combats pour sa famille s’avèrent ensuite déchirants. Dans une époque où la mort rodait partout, les épidémies étaient ravageuses, elle incarne une femme qui fait front avec une foi contagieuse.
Eh bien quelle surprise venant de Chloé Zaho. Un film tout en douceur et en amour familial. Quelle fin ! N'oubliez pas vos mouchoirs, ça pourrait servir.
Ce film aux allures de biopic se compose de deux parties. La première d'environ une heure qui donne plutôt l'impression d'en faire trois, est lourde, longue et ennuyeuse. L'histoire ne décolle pas vraiment avant que l'ambition de Wil ne se réveille. Et à partir de ce moment, nous entrons dans un nouveau chapitre. Être dramatique ou trop l'être, telle est la question légitime autour de cette œuvre. Car, certes ces tire-larmes sont d'une efficacité redoutable et capable de vous rappeler des émotions de votre vie, d'où leur force, mais elles sont dures et volontairement dures. La relation du couple est ce qu'il y a de plus intéressant à mes yeux, la manière dont ils sont proches, puis s'éloignent et enfin se comprennent.
Les efforts accordés à la musique, à la représentation de l'Angleterre de l'époque, au dialogue assez soutenu sont des points positifs qu'il convient de souligner.
Film tout en sensibilité sur un sujet très douloureux (la mort d'un enfant). Malgré le sujet triste, le film est lumineux par le jeu des acteurs et les scènes de la nature. Superbe !
Hamnet redonne une voix au fils de Shakespeare, dont la disparition inspire à son père l’une des plus grandes tragédies de la littérature. En alternant les points de vue, le film crée une immersion sensible dans l’intimité de cette famille marquée par la perte mais aussi par l'amour. La mise en scène, portée par des dialogues théâtraux, magnifie le jeu habité de Jessie Buckley. Si quelques longueurs peuvent freiner le rythme, la dernière demi‑heure emporte tout sur son passage en rappelant combien l’art sait transformer la douleur en beauté universelle. insta : maxfaitsoncinema
Oui c’est bien joué, les plans sont beaux… oui c’est bouleversant. Mais franchement, a part nous faire chialer tout le film, qu’est-ce que ça raconte vraiment ? Qu’est-ce que ça dit de Shakespeare ? De sa relation avec sa femme ? Du théâtre de l’époque ? Le film est plaisant mais le scénario est malheureusement un peu plat.
Un mélo boursouflé . Les scènes de mort de nouveau né/enfant tombent dans le pathos digne d'une sitcom. Ok, certains plans sont magnifiques, mais on sent trop leur pré-fabrication. Ce n'est pas le tout d'avoir un directeur de la photo génial (Lukasz Mal), encore faut-il lui fournir un écrin à la mesure de son talent . Chloé Zhao n'a manifestement pas l'envergure d'un Jonathan Glazer ou d'un Pawel Pawlikowski ! Et une mention spéciale à la figurante derrière Jessie Buckley dans la scène finale , une vieille qui n'arrête pas de grimacer pendant toute la scène alors que tous les autres sont impassibles.. On ne voit qu'elle !.Y avait pas moyen de l'effacer en post-prod ? Elle mérite un razzie award.
Avec Hamnet, Chloé Zhao filme le deuil et l’ennui, la beauté et le tragique, de manière solennelle, avec une mise en scène très intimiste et des acteurs investis. En principe, c’est un excellent travail, toujours un peu trop long, mais Chloé Zhao possède un talent indéniable qui ne me touche pas particulièrement.
Jesse Buckley dans une prestation exceptionnelle et Paul Mescal, également remarquable, constituent un fil conducteur agréable. Les décors et les costumes sont superbes, les images magnifiques …mais c'est trop long, trop surchargé par moment, trop répétitif (les racines séculaires d'un arbre qui reviennent 5 fois). Une mécanique bien huilée, mais manquant de nuances et qui nous mène à des ressentis "obligés" et annoncés aux différentes phases de l'histoire. Un peu trop mélo et surchargé à mon goût.
Beaucoup d'attente pour ce film et beaucoup de déception. Dès les premières minutes dans la salle de cinéma, nous comprenons que nous ne faisons pas face ici à un grand film, loin de là. La trame narrative est si basique, si évidente (prenez les grandes étapes de la vie d'un couple standard, écrivez une scène pour chaque étape, et voilà vous avez le scénario), qu'on réalise vite qu'il ne va pas falloir chercher une quelconque émotion ou une éventuelle surprise. Seul le chef opérateur cherche à sauver les meubles. La musique de Max Richter est en fait celle qu'il a déjà composée et qu'on connait déjà par cœur tant elle est déjà reprise dans de nombreux films. Si Shakespeare est l'élément marketing de la promotion du film, il est ici invisibilisé, et aurait pu être remplacé par n'importe quel mari basique qui construit une famille basique. Le manque d'inventivité cherche à être comblé par des gros plans larmoyants et infiniment longs sur des visages d'acteurs obligés de surjouer chaque émotion pour tenter d’apitoyer le spectateur. Quelques éléments de mystère et de surnaturel semblent également être lancés dans le film, mais finiront par n'avoir ni développement, ni réponse, ils sont juste posés là, sur un malentendu. Ennui.
Un grand moment de cinéma, les 2 acteurs principaux sont impressionnants et la musique du film est magnifique. Une belle histoire d'amour, à la fois douloureuse et pleine de tendresse.
C'est ce que l'on appel du cinéma. Une réalisation différente, une interprétation au cordeau, une histoire boulversante. Un film qui prend son temps mais où on ne s'ennui jamais, pour finir en apogée. Prévoir des mouchoirs! 2026 va être une grande année cinématographique!