388 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
53 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
24 critiques
3
19 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Frédéric T
37 abonnés
56 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 15 mars 2024
La vie des femmes en Jordanie est guère enviable. La démonstration est ici édifiante, et suscite évidemment notre compassion. Les intentions qui justifient ce film ainsi que son contenu "documentaire" sont tout à fait louables, mais la réalisation cinématographique n'est pas convaincante. Le scénario s'étire, manque de rythme. Les scènes se répètent et le message est lourdement appuyé. Ses faiblesses finissent par créer de l'ennui et par nous éloigner de la cause portée par ce film.
Pour une femme, quel que soit l’endroit où elle vit, il n’est jamais facile de se retrouver veuve à 30 ans à peine, mais, quand la mort brutale de son mari tombe sur Nawal, ce sont vraiment les portes d’un calvaire social qui s’ouvrent devant elle. Nawal est jordanienne, elle vit à Amman, elle est musulmane, elle travaille comme aide-ménagère dans une famille chrétienne dont on devine qu’elle est très aisée, s’occupant avec beaucoup de dévouement de Colette, l’aïeule de la famille, elle est la maman de Noura, une adorable fillette de 7 ans, mais la mort de son mari a été si brutale que rien n’a été préparé pour assurer une succession sereine. C’est ainsi que, bien qu’ayant très largement contribué à l’achat de l’appartement grâce à sa dot et à la vente de bijoux, Nawal ne dispose d’aucun papier qui puisse le prouver aux yeux de la justice, son mari n’ayant jamais fait enregistrer le document dans lequel il reconnaissait ce fait. Que voulez vous, pour lui, c’était la honte de reconnaître qu’il devait son logement à son épouse ! En l’absence de ce papier, il y a la loi jordanienne qui veut que lorsqu’un couple n’a pas eu d’enfant de sexe masculin, l’héritage revienne à la fratrie du défunt. Rifqi, le beau-frère de Nawal, a donc la loi pour lui lorsqu’il demande que l’appartement lui revienne, à lui et à sa fratrie. Et puis, comme Nawal est obligée de travailler et n’a donc pas le temps de s’occuper correctement de sa fille, il se verrait bien avoir la garde de Noura ! Pour Nawal qui ne peut guère compter sur un frère particulièrement pusillanime pour la soutenir face à Rifqi, la seule chance de conserver son appartement et sa fille, du moins durant un certain temps, serait de prouver qu’elle est enceinte, ce qui bloquerait pendant quelques mois la procédure judiciaire lancée par Rifqi, en attendant de connaître le sexe du nouveau né ! Suite disponible sur https://www.critique-film.fr/test-dvd-inchallah-un-fils/
Un drame social puissant et réaliste qui évoque, à travers un portrait poignant d’une femme forte malgré les galères qui s’abattent sur elle, la condition féminine en Jordanie dans une société patriarcale asservissante. 3,75
Ce film qui nous vient de Jordanie parle de la condition de la femme comme cela est souvent le cas dans les films issus des pays musulmans. Impossible pour nous occidentaux de ne pas être informés sur la difficulté des femmes à exister dans ces pays dominés par la religion. Interdiction de conduire, port de tenue vestimentaire, droit de vote, de déplacement sans époux, de divorce, la liste pourrait être longue. Ce premier film réussi, dur et bouleversant, s’intéresse ici à Nawal, une mère de famille prise dans un étau qui se resserre au fur et à mesure de la dramaturgie scénaristique sans le moindre espoir de sortir du tunnel. Difficile d'en dire plus sans dévoiler l'histoire, mais Mouna Hawa livre une interprétation charismatique et empathique émouvante.
Thriller glaçant et captivant, Inch'Allah un Fils nous plonge dans les méandres de la société jordanienne. Alors qu'elle perd son mari, Nawal se voit sous la menace de tout perdre : sa voiture, son logement, sa fille... La réalisatrice nous montre toute l'ambivalence de ses personnages, notamment au sein de cette famille où la bienveillance apparente cache parfois l'égoïsme et la cruauté. La mise en scène sert particulièrement bien le propos et nous tient en haleine. Malheureusement, en voulant traiter trop largement la condition des femmes en Jordanie, l'histoire se perd dans des sous intrigues inabouties et dilue le rythme du film.
A noter la sortie d'un joli premier film jordanien INCHALLAH UN FILS. Un combat d'une femme contre le patriarcat, la bureaucratie, le tribunal religieux, est porté avec énergie et détermination par une actrice palestinienne talentueuse. Vous serez prêt à la suivre dans ce parcours absurde sans hésitation. Le "happy end", est de mon point de vue, un peu en trompe l'œil, vous vous ferez une opinion de par vous-même. cinéma surprise avec le titre présenté...en générique de fin! - février 2024
L'histoire poignante d'une femme en Jordanie, après la perte de son mari. Une mise en scène plutôt classique qui parviens à nous emporter dans le combat de cette veuve. Une ambiance anxiogène bien retranscriste, porté par un casting très juste. Un film éminemment politique sur la condition féminine et les conséquences du patriarcat.
À mi chemin entre intentions documentaires et projet de film social. Certes, on est en empathie avec cette jeune veuve, Nawal, et sa petite fille fille, en découvrant le poids des règles sociales archaïques qu'impose le patriarcat dans la société jordanienne. Mais l'ennui a pu me gagner parfois, faute à une réalisation bien trop classique.
Ce film est un superbe portrait de femme magnifié par l'interprétation de Mouna Hawad dans le rôle de Nawal. Se retrouvant veuve à la trentaine avec une fille, elle va devoir faire face à de nombreux obstacles. La place d'une femme de milieu modeste dans un pays musulman est très bien dépeinte avec la naissance d'un fils qui changerait tout.spoiler: Le beau-frère, la différence de classe sociale au travail ou le qu'en dira-t-on sont autant de sujets traités avec justesse . C'est un superbe film, un brin répétitif avec cette histoire de pick-up, mais qui monte en puissance pour donner lieu à une fin lumineuse. Un premier long métrage de qualité donc, en provenance de Jordanie, pays peu présent dans le paysage cinématographique mondial. Une belle découverte.
Un premier film pleinement réussi sur la condition féminine en Jordanie. Un sujet souvent abordé dernièrement dans les films du Moyen-Orient ( patriarcat, avortement … ) mais cette fois le portrait est celui d’une femme combattante. Elle va se battre contre tous les principes établis par quelques hommes, voire des religieux, et qui une fois appliqués à sa situation l'ont conduite directement à la rue. Avec sa petite fille dont les rapports sont superbement bien filmés. A l’image de l’ensemble de ce récit porté de la tête et des épaules par Mouna Hawa , avec énergie et détermination. Le réalisme naturel de la mise en scène favorise cette éclosion de sincérité chez l’héroïne qui devenue veuve très jeune, devra passer par bien des déconvenues avant de faire valoir ses droits. La naissance d’un garçon favoriserait bien les choses Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Lés intégristes se reconnaiTront qui critiqueront ce film. On y voit bien l archaïsme d’une communauté ou les droits des femmes ne représentent rien , viTraditions moyenâgeuses et religion se chargeant de les étouffer de les annihiler de les rabaisser. Une jeune épouse (trompée )voit son mari décéder dans son sommeil et doit endurer l égoïsme monstrueux de sa belle famille.l argent….la jeune épouse et mère se débat jusqu’à un signe du destin.. Belle histoire. Les intégristes de là bas s étoufferont et c’est tant mieux !
Le cinéma jordanien arrive à nous par le biais du film Inchallah un fils présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2023. Durant 1h50, la caméra du cinéaste Amjad Rachid nous embarque aux côtés de Nawal, une femme qui, suite au décès soudain de son mari, va devoir tout mettre en œuvre pour ne pas perdre sa maison et sa fille… dans une société patriarcale où l’absence d’un homme dans une famille peut mettre à la rue une femme, quasiment du jour au lendemain.
C’est donc un véritable combat qu'engage Nawal pour résister au harcèlement de son beau-frère, bien décidé à mettre la main sur sa voiture, sa maison et même obtenir la garde de sa fille.
À la manière d’un Asghar Farhadi, le cinéaste nous embarque dans un thriller social captivant, dans lequel on s’identifie pleinement au personnage principal dont le quotidien va tourner au cauchemar. La seule solution pour elle passe par une grossesse qui lui permettrait d’obtenir un délai de neuf mois avant que tout s’effondre autour d’elle.
Inspiré par l’histoire d’un parent proche, ce jeune réalisateur jordanien signe un premier film captivant comme un thriller, qui nous plonge au cœur d’une société rétrograde où les femmes subissent la pression constante des hommes et d’une religion omniprésente.
Un film d’émancipation plein de chagrin et de douleur, mais aussi d’espoir, avec cette rage et cette envie de résister qui habite cette femme. Brillant !
Un très beau film dans lequel une femme, jeune veuve, seule contre tous et faiblement armée, mène une bataille contre le sinistre patriarcat de son pays. Le rôle est portée par une actrice incroyablement juste avec un charisme qui m’a accrochée dès les premières minutes. L’ambiance, la façon de filmer, m’ont rappelé celles des films iraniens d’Asghar Farhadi. Bravo à ce jeune réalisateur !
La dignité d’une femme à Amman. Les portraits sont poignants sans jamais être caricaturaux. Une histoire à rebondissements qui reste prenante et vraie. Inchallah, des femmes libres.