La Grâce
Note moyenne
3,0
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42 critiques spectateurs

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mat niro

467 abonnés 2 169 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2024
On ne peut pas vraiment dire que j'ai été parcouru par la grâce devant ce road trip ennuyeux du Caucase à la mer de Barents. Un père et sa fille adolescente vivotent de petites combines pour financer leur voyage, jamais loin de l'urne funéraire de la mère de famille. Ces deux-là sont des taiseux, donc cela limite les interactions entre eux. La sobriété de la mise en scène vire donc à la contemplation des paysages. spoiler: Cela devient intéressant vers la fin quand la jeune et jolie jeune fille s'émancipe enfin de son père avant de revenir à la raison
. L'ensemble reste à l'image de la météo qui accompagne nos deux protagonistes, froid et austère.
Bromston
Bromston

5 abonnés 24 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 février 2024
Comme BLS Moviedebrief, je pense que le travail accompli mérite un minimum de respect et je mets une étoile. Mais je ne recommande à personne d'aller voir ce pensum. À vrai dire, plus que l'ennui, c'est la gêne qui m'a pris : gêne pour les clichés les plus éculés qui s'enchaînent les uns après les autres dans une ambiance "typiquement russe" (maisons détruites, alcool, militaires, etc.). Je précise que je suis fan de Tarkovski.
PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2024
Un film lent, avec un scénario minimaliste, et pourtant intense, poétique, avec une caméra qui retient vraiment l’attention.

Sur la forme c’est un road-movie de 5000 km du Caucase au nord de la Russie, un drame sur les années post-communistes avec une population complètement désorientée. Il offre des paysages hallucinants, tantôt somptueux mais le plus souvent signes du désastre que le Russie profonde a connu à cette époque.

Le côté documentaire est sensible, mais c’est le récit de deux solitudes qui intéresse le réalisateur. Deux anti-héros taiseux, qui croisent dans ce périple des gens sans vraiment les rencontrer. Nous ne connaîtrons aucun nom, aucun prénom… Le père comme la fille semblent dans une fuite éperdue, dont nous comprendrons le sens à la toute fin du film. Mais c’est aussi l’histoire de l’émancipation de la fille, protégée à la limite de l’emprisonnement par son père, l’histoire de son passage à l’âge adulte. Et cela fonctionne, le spectateur est à l’unisson de leur solitude, de cette nécessité du lendemain, du besoin de trouver sens.

Caméra : des travellings d’anthologie pour prendre la dimension des paysages, conclus par des zooms sur les personnages que l’on distingue à peine. Des effets de profondeur de champ comme on a rarement vus. Une image sombre le plus souvent, qui accompagne le vague à l’âme de nos héros. Mais avec des visages lumineux, tantôt tristes tantôt habités par le sourire. Où se révèlent la sensibilité et l’humanité profonde de ce film.
thierry-xavier G.
thierry-xavier G.

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2024
Tristesse par les paysages. Ennuie par des dialogues réduits au plus succinct ( une phrase/une réponse toutes les 10 minutes). Austérité des visages. Rudesse des personnages. J'ai cédé à la tentation de sortir au bout d'une heure.
Mal ed puch
Mal ed puch

20 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 février 2024
Jamais vu film plus ennuyeux. Les paysages de la Russie sont moches même le bord de mer . Les personnages sonnent faux , on reste étonné de la fin . Heureux par contre que ce soit fini .
JnnT
JnnT

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2024
Exceptionnel, ce film.
Une initiation couplée à un travail de deuil, avec, en arrière plan, la Russie du côté de Mourmansk, où tout est déglingué, les humains comme leurs œuvres, tout grandiose, désolé, rude comme la brutalité inhospitalière des paysages.
Étonnant qu'un tel film n'ait eu aucun prix, aucune reconnaissance. Cruelle injustice qui ressemble fort à la cruauté représentée sans emphase, qui est celle de la vie même.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2024
Ce film russe, très mal distribué en France, a été pour moi une véritable découverte au dernier festival de Cannes.

Alors, autant le dire tout de suite, La grâce est sûrement l'une des oeuvres les plus lugubres qu'on pourra voir cette année.

Une fille adolescente et son père parcourent les paysages désolés des confins russes du sud au nord du pays, au volant d'un van délabré, projetant difficilement quelques films sur un écran de fortune, dans des localités qui suintent l'ennui et la violence.

Le propos est donc désespérant au possible, la lumière est grise et blafarde, les dialogues épars. Les péripéties (celles d'un coming of age assez classique) flottent vaguement à la surface d'une sorte d'océan de dépression. Un des intérêts de ce voyage est sans conteste la Russie, dont on mesure ici l'immensité, et l'état de délabrement généralisé : tout semble y tomber en ruine.

Il y a dans le film d'Ilya Povolotsky quelque chose de magique : une sorte d'étincelle toujours présente dans les yeux de l'actrice Maria Lukyanova, une beauté de fin du monde dans les paysages de la mer arctique, une mélancolie diffuse qui semble sortir de l'écran pour imprégner directement notre coeur. Probablement ce qu'on peut appeler la grâce.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2024
Les paysages semi-désertiques traversés par les personnages de Grace ne sont pas particulièrement accueillants. Battus par le vent et le froid, ils donnent l’impression que « l’été a été annulé » comme le disent les rares habitants de la région. Ils possèdent pourtant une beauté sévère et mystérieuse et c’est une description que l’on pourrait faire du film dans son ensemble. En effet, il n’est pas forcément aisé de trouver la porte d’entrée de ce film d’errance ou rien n’est réellement expliqué, mais une certaine récompense attend celle et ceux qui acceptent de s’y perdre.
Dans ces paysages désolés d’un monde fantôme aux couleurs perpétuellement automnales, un homme et sa fille adolescente roulent à bord d’un van. On ne connait pas leur nom ni leur destination, la jeune fille d’environ 16 ans, est assez révoltée (Maria Lukyanova, magnétique), le père renfrogné ‘Gela Chitava), l’un et l’autre tout autant taiseux…le scénario donne délibérément très peu de contexte et les dialogues sont relativement peu nombreux. Père et fille n’ont trouvé que le silence pour transporter avec eux le poids de leurs solitudes endeuillées, ponctuées par des rencontres fortuites… Leur van contient le matériel d’un cinéma itinérant qu’ils viennent planter bon an mal an dans des coins où seuls des rustres peuvent survivre et où mêmes les poissons sont frappés de la peste…. Ils survivent en vendant de la nourriture et des boissons pendant les projections, trafiquotant des cassettes et des DVD...
Tourné à l’ancienne sur pellicule, de la République de Kabardino-Balkarie à la mer de Barents, ce premier film de fiction a été tourné par Ilya Povolotsky avant la guerre de 2022…Il s’agit aussi du dernier film russe à avoir été sélectionné à Cannes (Quinzaine des réalisateurs) … Il en est ressorti sans récompense, et pourtant, il combine tous les ingrédients correspondant à la définition que beaucoup de cinéphiles ont d’un « grand film », c’est à dire une parabole taiseuse sur la condition humaine filmée avec lenteur et majesté dans des décors bruts (on est en droit de juger cette définition vieillotte ou imparfaite) …. Les dialogues sont minimalistes, les personnages aussi, au plus sept ou huit rencontres en deux heures…Ce n'est pas la chaleur humaine qui les caractérise, et le tout peut sembler austère, comme le climat et les paysages sans arbres… Je me suis demandé quel était le message du film, et le rapport peu évident avec le titre admirable...Ce n'est pas la grâce qui m'a touché, mais l’atmosphère âpre et désenchantée qui caractérise souvent le cinéma postsoviétique…
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2025
Dans ce premier long-métrage du bout du monde, d'un bout du monde inhospitalier et sans charme, Ilya Povolotsky fait jaillir une étincelle unique en fouillant le visage de ses interprètes, tous remarquables, tous habités par ce soupçon d'humanité que l'on nomme ici "la grâce". La relation entre un père taiseux et sa fille, dont on perçoit la toxicité dès le début du récit, évolue au fil des rencontres vers un point de non-retour, à qui la magie du cinéma vient donner une deuxième chance et nous faire croire que tout est encore possible. Un contre-road movie âpre et radical, étouffé par ses paysages désolés, illuminé par la présence de sa formidable jeune actrice.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 239 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2024
trop long, trop froid, trop misérabilisme, la grâce ne nous touche pas. on comprend la démarche de dénoncer ce qu est devenu la Russie mais au prix de quel ennui pour le spectateur lambda
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2024
La Grâce est porté par une douce poésie. Chaque plan est à couper le souffle, et nous transporte dans ce road trip familial. Son rythme lent et sa durée (2h) en font un film très contemplatif qui en rebutera beaucoup.
frederic T.
frederic T.

30 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2024
S’il n’était que contemplatif, « La grâce » ne nous dirait pas grand-chose…Mais par la maitrise des cadrages, le rythme du récit qui souvent se suspend sur l’immensité des paysages traversés ou un visage en gros plan, Ilya Povolotsky sait si bien rendre les contrastes de l’univers mental de sa jeune héroïne. Le film s’éclaire à mesure qu’il avance, et transcende ce road-movie en un envoutant portrait initiatique et périple de deuil.
Âpre mais captivant…
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2024
Portrait sans concession d'un pays où règne l'ennui, la désespérance, la violence, c'est sans doute le thème de ce film russe dont l'auteur choisit de ne rien dire, comme en témoigne le mutisme des personnages, témoignages de son désarroi ultime.

Un père et sa fille parcourent les montagnes du Caucase à bord d'un van, afin de projeter des films à des villageois privés de distractions culturelles.

La seule grâce qui sera accordée au personnage principal sera montrée dans un plan ultime qui renforce la noirceur du propos.

Destiné au spectateur patient intéressé par le cinéma d'auteur, se rattachant au slow cinéma et au road movie (les préoccupations artistiques du hongrois Béla Tarr ne me semblent pas éloignées de ce titre russe) appréciera sans doute " la grâce" et l' horizon bouché dont il témoigne.
Orno13
Orno13

28 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2024
Un très beau film russe taiseux, contemplatif souligne par un décor magnifique et dure de l arriere pays soviétique, on ressent tout au long du film la dureté de cette vie et surtout le malaise et l incompréhension entre cette fille et son père dont on devine très rapidement de quoi il s agit.
Un très beau film émouvant et une très belle interprétation de cette jeune fille qui porte le film
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2023
Ce premier film de ce réalisateur russe est bien réalisé quoiqu’un peu lent dans son déroulé. C’est néanmoins un bon road-movie à travers la Russie qui nous permet d’admirer les beaux paysages traversés par un père et sa fille. Sur le plan technique, les cadrages sont d’ailleurs plutôt bien réussis. Le film nous permet également de découvrir une partie de la Russie de la campagne où leurs habitants se sentent isolés et ont le blues. Par contre, le scénario manque un peu de rythme dans sa narration et certaines séquences nous paraissent longues et répétitives.

Bernard CORIC
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