Synopsis:
C’est l’histoire d’Arj, un brave type qui survit tant bien que mal grâce à une succession de petits boulots précaires. Rien d’original jusque-là.
Un jour, il croise Jeff, un riche oisif dont la principale activité consiste à alterner entre hammam et bain de glace, probablement pour donner un sens à ses journées vides. Jeff l’embauche, puis le vire au bout d’une semaine — parce qu’il faut bien meubler le scénario.
C’est alors qu’intervient l’ange Gabriel, qui propose un échange de vies pour prouver qu’il n’y a pas que l’argent qui compte. Sauf que le film semble rapidement oublier sa propre morale… et le spectateur aussi.
Histoire / Scénario
On est face à une comédie américaine ultra-formatée, vue, revue et digérée cent fois. Le récit avance en pilotage automatique, sans surprise, sans prise de risque, et surtout sans idée vraiment marquante. Le message est lourd, martelé à coups de situations prévisibles, comme si le public avait besoin qu’on lui explique la vie avec un panneau lumineux.
Casting
Keanu Reeves apparaît ici affublé d’ailes, abandonnant flingues et charisme mystique pour un rôle d’ange pas franchement inspiré. Le voir dans ce film est aussi étrange que fascinant : on se demande surtout ce qui a motivé ce choix. Un pari perdu ? Une maison secondaire à financer ?
Seth Rogen, de son côté, fait du Seth Rogen. Même humour, même jeu, même personnage que dans Nos pires voisins ou C’est la fin. Si vous l’avez déjà vu une fois, vous savez exactement à quoi vous attendre.
Les autres acteurs sont transparents, interchangeables, et oubliables dès le générique de fin.
Effets spéciaux / Décors
C’est le strict minimum syndical. Aucun effet spécial digne de ce nom, et des décors urbains fades, sans identité ni ambition visuelle. Le film ressemble visuellement à ce qu’il est narrativement : paresseux.
Conclusion
Good Fortune est une comédie sans âme, sans surprise et sans réel intérêt, portée artificiellement par la présence de Keanu Reeves, dont on ne comprend toujours pas ce qu’il fait là.
1h39 d’un film oubliable, à réserver uniquement aux amateurs de comédies américaines bas de gamme ou à ceux qui regardent tout ce qui passe “en fond” un dimanche après-midi.