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Leniod
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3,0
Publiée le 1 juin 2025
Nicolas Cage, bouche grande ouverte, en Australie.
Une production irlandaise, tournée sur une plage du sud de l'Australie, difficile à cerner. J'ignore où le réalisateur veut en venir, et soupçonne que lui-même l'ignore également. Un peu de réflexion n'aurait pas été superflue.
Le résultat pourrait ressembler à du cinéma d'exploitation trash des années 1970, notamment italien (on pense notamment à Ruggero Deodato), mais sans son charme rugueux et son authenticité crue.
Se complaît dans ce qu'il semblait d'abord dénoncer. Le scénario est inconsistant.
On retrouve les influences catholiques avec le masochisme de la passion, ce qui m'a rappelé l'œuvre de Fabrice du Welz.
Le spectateur est obligé d'admettre d'énormes invraisemblances, comme un policier corrompu qui spoiler: semble travailler sans collègue . Ou le personnage principal spoiler: qui n'appelle jamais un avocat, alors qu'il en a largement les moyens.
Les rebondissements incohérents, de moins en moins logiques, finissent par rendre désagréable l'expérience.
En outre, l'étalonnage ultra-saturé est vulgaire et semble masquer les lacunes du travail des décors, des lumières ou de la photographie.
Cependant, la musique (de François Tétaz), ironique, rappelle celle des Walt Disney classiques ou la pop des sixties.
Vu en salle, ce film mérite le grand écran. Ne serait-ce que pour les gros plans et plans rapprochés sur les visages ainsi que sur une faune et une flore aride, mais le son et la musique, mélange d'idylle et de mystère, s'y prêtent aussi. Juste pour apprécier un Nicolas Cage fiévreux et poilant, bien qu'en s'y perdant un peu dans un scénario clairsemé.
Très belle découverte que ce film assez particulier, que ce soit dans le fond ou dans la forme. Histoire qui tient sur un plot très simple mais fait vraiment bien le travail pendant 1h40. A voir
The Surfer n'est pas vraiment un film de SF comme on le lit à peu près partout, mais plutôt une réinvention (attention, sur-interprétation personnelle dans 3,2,1...) de la folk horror dans le paysage australien, avec ici le Dieu du Surf comme entité aliénante, dont le personnage de Nicolas Cage (en roue libre, comme d'habitude) fait les frais mentalement (de sa propre obsession) et physiquement (des voyous locaux). Les "ploucs" du bush vénèrent le surf au point de créer une secte très fermée et agressive envers ceux qui voudraient partager leur spot (même involontairement, comme ce pauvre vieux SDF qui habite malgré lui dans une voiture abandonnée sur le parking du spot... Pauvre vieux !), et les nouveaux arrivants (Nicolas Cage, qui entend reprendre sa vie australienne comme si les années n'étaient pas passées) deviennent fous, des fanatiques attirés par la lumières des reflets scintillants sur les vagues, comme des papillons prêts à se cramer les antennes avec plaisir sur l'ampoule incandescente. On pourrait donc dire que Lorcan Finnegan joue avec les codes de la folk horror en détournant une passion locale (le surf), avec une mise en scène complètement hallucinée (vous trouviez son Vivarium "perché" ? Vous n'êtes pas prêt pour The Surfer...), à grands renforts de focale œil-de-poisson et de plans (gratuits) sur les animaux du paysage australien (histoire de nous aiguiller un peu plus sur le fait que le film n'aurait pas eu la même importance sur un parking de Californie : l'Australie, c'est le surf, le vrai), avec une musique assez lancinante. Le résultat est très audacieux : ou l'on adhère au délire, ou l'on passe un sacré mauvais moment. Pour nous, le film est une expérience plutôt intéressante (mille fois mieux que le fade Vivarium), malgré la mise en scène plombante (on a compris que c'est du Finnegan, pas besoin de remettre la focale œil-de-poisson toutes les dix minutes...) et un Nicolas Cage à l'interprétation en surchauffe, donnant à l'ensemble une allure de film très excessif, aussi fin qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine, mais qui nous fascine assez, voulant savoir si ce pauvre gars à la Lexus lustrée finira par sortir (malgré lui, puisqu'il y reste de son plein gré, en pleine adoration pour le surf qu'il convoite, tandis que son fils se barre dès le début... C'est vraiment là où on a trouvé le film génial : le mec s'inflige lui-même sa propre torture, il peut partir à tout moment, mais il continue dans son délire... Une idée vraiment originale du scénario !). The Surfer, si l'on gratte la sur-couche de wax de la planche, révèle une critique assez acerbe du fanatisme, illustrée par quelque chose d'aussi bête qu'un spot de surf (ce qui ne manque pas en Australie, capitale du surf), prenant des proportions désastreuses par la bêtise humaine. Une séance surprenante que ce The Surfer, ce qui est un compliment pour nous, emportée par la folie conjointe d'un Nicolas Cage parfait (en frappadingue) et d'une mise en scène audacieuse. Sortez votre planche, et par pitié, contrairement à ce que Cage a dit au Festival de Cannes : ne bouffez pas le rat.
Avant d'être méchant et que j'oublie, il faut absolument que je parle de la beauté des plans de la mer et de la faune (je regrette vraiment que Lorcan Finnegan ne se soit pas plutôt consacrer à un documentaire).
Ce que ça peut m'énerver un film qui prend ses spectateurs/rices pour un/e imbécile et The Surfer est un champion dans ce domaine.
Un titre mensonger, des pièges grotesque pour nous mettre sur une piste insipide à l'aide d'un montage foireux et un très mauvais Nicolas Cage (ses mimiques, bon sang).
C'est une série B en huis clos à ciel ouvert qui n'en finit pas et qui prouve en tournant en rond qu'il n'a pas grand chose à nous transmettre.
Puis piquer une fin culte, ne fera pas de la vôtre quelque chose d'aussi marquant et fort.
The Surfer ne sort pas de nulle part. Il provient d'une certaine tradition du cinéma australien, du côté de l'absurde, de l'excès et de l'horreur, née avec Réveil dans la terreur (1971) et qui s'est poursuivie dans la même décennie avec les premiers films de Peter Weir. Avec Ted Kotcheff (Canadien), hier,spoiler: comme avec Lorcan Finnegan (Irlandais), aujourd'hui, ce sont des lieux emblématiques de l'Australie qui servent de cadre au dérapage de la réalité vers un cauchemar inextricable : l'Outback dans le premier cas et la plage, dans le second. The Surfer ne se prive d'ailleurs pas de nous montrer, à intervalles réguliers, la faune australienne, qui ressemble à un musée du bizarre. Dans The Surfer, les pénibles situations que subit son anti-héros, face à une sorte de secte viriliste, sont l'expression de vagues à l'âme de celui qui voulait seulement emmener surfer son fils. Le film veut évidemment signifier quelque chose, en rapport avec le passé de son personnage principal, mais cette béquille narrative n'est pas essentielle dans cette œuvre cathartique, qui serait même plus puissante, sans cela. En tous cas, cette fable cruelle constitue un véhicule de choix pour le génie de Nicholas Cage qui semble ici souffrir pour avoir tourné autant de mauvais films, ces dernières années. Il n'est pas interdit de ressentir un plaisir sadique à le voir autant dérouiller.
Nicolas Cage dans un rôle d'un surfeur qui devient de plus en plus fou, au fur et à mesure du fait qu'il ne peut pas surfer. Visuellement très psychotique également.
spoiler: Le fait qu'il maneg un rat est bizarre aussi.
Découvert en séance de clôture du Pifff 2024. C'est une série B de très bonne facture, portée par un Nicolas Cage au sommet de son art à travers cette descente en enfer. Le film est bien réalisé et les plans sont magnifiques. Foncez!
Pas terrible ce The Surfer, pourtant cela débutait bien.
Nicolas Cage face à une bande surfeurs ultra mascus, telle une secte gouvernée par le trop rare Julian MacMahon. Le tout dans un lieu unique : une plage australienne paradisiaque !
Et tandis que l'affrontement d'orgueil offre initialement de jolies saillies d'humour, mais très vite le script ne matche jamais l'énergie déviante de Nicolas Cage ("mange le rat !").
Un Cage rapidement sous-exploité, jusqu'à un final empli de facilités
Bref Vivarium reste la seule fulgurance de Lorcan Finnegan
Vu au Festival de Cannes. Nicolas Cage dans un rôle qui semble avoir été écrit pour lui. Si l’histoire paraît banale - un homme souhaite racheter la maison de son enfance, au bord d’une plage où il allait surfer enfant, dans l’espoir de reconquérir sa femme et son fils qui n’ont plus trop d’espoir dans le « loser » qu’il semble devenir.
Alors qu’il souhaite annoncer la nouvelle à son fil en allant surfer sur cette plage, ils se font attaquer par les locaux, réfractaires à l’idée que des étrangers viennent sur leur plage. S’en suit une longue descente aux enfers, on attend un Nicolas Care furax qui tue tout le monde - mais son personnage en est-il capable?
Dans le haut du panier si l'on se réfère à la deuxième "carrière" cinématographique de Nicolas Cage. un cauchemar ensoleillé sur une belle plage australienne