Lorcan Finnegan qui avait déjà réalisé l'intrigant mais inégale Vivarium, signe avec The surfer un film dans la même veine. Huit clos dans un parking, les motivations du personnage reste flou, notamment cette obstination à rester sur le dit parking, les situations deviennent rébarbativent, de même que sa chute dans la folie est assez abrupte. La secte de surfers quand à elle est assez caricatural, et lorsqu'il font le parallèle avec les moines shaolins, ça annonce la couleur, d'autant plus que vue Le final, il n'étaient pas si dur à faire plier. Assez improbable dans l'ensemble, une idée intéressante, mais une exécution décevante qui ne raconte pas grand-chose.
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2,0
Publiée le 10 juin 2025
« Il faut être rejeté avant de demander à être accepté et il faut se sentir sans valeur avant de se savoir inestimable. » Un homme cherche à renouer avec ses racines en rachetant une ancienne maison sur la côte australienne qui appartenait à sa famille, mais les lieux sont sous le contrôle d'une sorte de gang qui estime que l'endroit est réservé aux locaux. Notre protagoniste n'est pas du genre à se laisser dicter ce qu'il doit faire et s'engage dans une sorte de lutte psychologique qui lui fait perdre peu à peu pied avec la réalité. "The Surfer" utilise comme base le localisme et ses dérives pour explorer différentes choses comme la masculinité toxique, le matérialisme, le pouvoir, etc. Une descente aux enfers sous un soleil de plomb que Lorcan Finnegan arrive vraiment à nous faire sentir. J'avais adoré son "Vivarium" et il nous fait encore vivre une expérience désorientante et paranoïaque comme si on était dans une autre dimension. spoiler: D'ailleurs, ça ne m'aurait pas surpris que ce soit une autre histoire dans un purgatoire avec cet homme destitué de tout ce qu'il possède. Cependant, le réalisateur met cette fois-ci en scène le scénario de quelqu'un d'autre, à savoir de Thomas Martin, et le script montre vite ses limites. Il n'y a aucune variation dans le récit et c'est profondément lassant. Bref, spoiler: ce "test" a eu raison du personnage de Nicolas Cage, mais aussi de moi.
Navrant. C'est l'adjectif qui m'est revenu tout au long de ce métrage . Prenez d'un côté un gourou macho entouré de décérébrés "cromagnonesques" qui interdisent une plage idyllique à ceux qui ne font pas partie de leur secte sous peine de se faire taper dessus, et d'un autre un américain à la carrière réussie qui roule en Lexus et porte des montres de prix, venu acheter une super villa sur la plage interdite. Voila le pitch de départ. Hélas, avec des dialogues d'une pauvreté absolue et une surenchère de malheurs qui tombe sur Nicolas Cage pour le transformer en clochard pauvre comme Job, on navigue dans le n'importe quoi. Scène après scène, la descente aux enfers se poursuit. On a beau se dire que cela va s'arrêter, va évoluer dans la dramaturgie scénaristique, mais non. la complaisance n'a aucune limite, quitte à devenir ridicule. Bref, juste l'impression quand le générique démarre d'avoir perdu son temps.
Vu sur plate-forme Il y a un casting, mais ce duo qui se confronte est animé par des enjeux ridicules. Un navet dont la réalisation ne monte pas duo tout le niveau.
The Surfer frôle le ridicule avec des scènes totalement loufoque qui casse toute crédibilité. Le film peine à installer une intrigue solide, enchaîne les longueurs et s’achève sur une fin désespérante qui laisse un goût amer. Malgré quelques images soignées, l’ensemble manque de sens et d’intérêt. Une perte de temps pour un résultat confus et décevant.
Un père de famille revient sur l’idyllique plage de son enfance pour y faire du surf, avec son fils. Sauf que leur escapade tourne au cauchemar lorsqu’un gang de surfeurs leur interdit l’accès…
Présenté en "séance de minuit" lors du Festival de Cannes 2024, le nouveau film de Lorcan Finnegan (Vivarium - 2020) est un cauchemar éveillé qui nous entraîne au coeur d’une spirale infernale que rien ne semble pouvoir arrêter. Pourtant, rien ne laissait présager une telle descente aux enfers, le cadre idyllique de la côte australienne, avec ce soleil de plomb et cette eau bleu azur invitent au dépaysement, mais c’était sans compter sur la présence spoiler: d’un groupe de "mascus" fanatiques qui s’approprient l’entièreté de la plage .
« Bouffe le rat ! »
Dès lors que la confrontation a commencé, lentement mais sûrement, on sent que le personnage du père de famille va finir par vriller (c’est prévisible, mais cela ne nous empêche nullement d’apprécier le film à sa juste valeur), nous entraînant avec lui dans sa perte.
The Surfer (2025) est librement inspiré de faits réels, notamment du gang des "Lunada Bay Boys" qui faisait régner la terreur sur l’une des plages de Californie depuis les 60’s, à travers un localisme agressif. Il en résulte un thriller psychologique qui vous prend aux tripes, à mi-chemin entre Réveil dans la terreur (1971) & Chute libre (1993), grâce à une mise en scène soignée (oscillant entre réalité & paranoïa), une très belle photo et bien évidemment, l’excellente prestation de Nicolas Cage (qui n’en fait pas des tonnes, comme cela a pu être le cas ces dernières années), aux côtés du regretté Julian McMahon (décédé début juillet 2025).
The Surfer ne sort pas de nulle part. Il provient d'une certaine tradition du cinéma australien, du côté de l'absurde, de l'excès et de l'horreur, née avec Réveil dans la terreur (1971) et qui s'est poursuivie dans la même décennie avec les premiers films de Peter Weir. Avec Ted Kotcheff (Canadien), hier,spoiler: comme avec Lorcan Finnegan (Irlandais), aujourd'hui, ce sont des lieux emblématiques de l'Australie qui servent de cadre au dérapage de la réalité vers un cauchemar inextricable : l'Outback dans le premier cas et la plage, dans le second. The Surfer ne se prive d'ailleurs pas de nous montrer, à intervalles réguliers, la faune australienne, qui ressemble à un musée du bizarre. Dans The Surfer, les pénibles situations que subit son anti-héros, face à une sorte de secte viriliste, sont l'expression de vagues à l'âme de celui qui voulait seulement emmener surfer son fils. Le film veut évidemment signifier quelque chose, en rapport avec le passé de son personnage principal, mais cette béquille narrative n'est pas essentielle dans cette œuvre cathartique, qui serait même plus puissante, sans cela. En tous cas, cette fable cruelle constitue un véhicule de choix pour le génie de Nicholas Cage qui semble ici souffrir pour avoir tourné autant de mauvais films, ces dernières années. Il n'est pas interdit de ressentir un plaisir sadique à le voir autant dérouiller.
J’ai cru au début que j’allais voir un bon film. La lumière est superbe, presque envoûtante, et Nicolas Cage est, comme à son habitude, excellent. Nouveau style, regard perdu, il incarne parfaitement cet homme à la dérive.
Le démarrage, avec cette embrouille naissante face à un groupe de jeunes surfeurs, posait une tension intéressante : tous les ingrédients étaient là pour un thriller psychologique solide.
Et puis… le film bascule dans un délire métaphysique et une folie confuse. Le récit n’avance plus. Les personnages lui font croire — ou non — qu’ils se souviennent de lui, son fils réapparaît à la fin sans qu’on sache d’où, et la tension promise n’existe finalement jamais.
On reste spectateur d’une errance vide, frustrante, qui donne l’impression d’un film qui se regarde lui-même au lieu de raconter une histoire.
Un début prometteur, une belle ambiance visuelle… mais au final, un film oubliable et clairement à éviter.
Avant d'être méchant et que j'oublie, il faut absolument que je parle de la beauté des plans de la mer et de la faune (je regrette vraiment que Lorcan Finnegan ne se soit pas plutôt consacrer à un documentaire).
Ce que ça peut m'énerver un film qui prend ses spectateurs/rices pour un/e imbécile et The Surfer est un champion dans ce domaine.
Un titre mensonger, des pièges grotesque pour nous mettre sur une piste insipide à l'aide d'un montage foireux et un très mauvais Nicolas Cage (ses mimiques, bon sang).
C'est une série B en huis clos à ciel ouvert qui n'en finit pas et qui prouve en tournant en rond qu'il n'a pas grand chose à nous transmettre.
Puis piquer une fin culte, ne fera pas de la vôtre quelque chose d'aussi marquant et fort.
Il y a deux paramètres essentiels, d'abord et avant tout Nicolas Cage has been flamboyant qui renaît pourtant régulièrement de ses cendres, puis ce style typiquement australien surréalisme sociologique et violences ancestrales qui ont pour la plupart du temps l'outback ou le bush comme environnement, ou plus rarement comme ici sur une plage faussement paradisiaque. La vraie réussite du film c'est que le scénario ne repose pas sur une simple vengeance ou revanche entre un père vexé et une bande de hippies surfeurs, et que la mise en scène est assez créative pour mettre en exergue un visuel façon années 50-60 psychédélique en incrustant des plans symboliques de la faune unique et mystérieuse de l'ile-continent, pour accentuer le côté vénéneux des lieux. La lutte qui s'en suit est tout aussi judicieusement menée par le réalisateur, pas de jeu de massacre habituel, mais une descente en enfer psychologique, un piège qu'on ne voit pas venir se referme où la manipulation est une arme plus insidieuse qu'une violence plus physique. Le twist "cathartique" selon le gourou surfeur arrive donc sans crier gare, s'ajoute alors un certain suspense car cela paraît peu logique, et si on se doute que le père/Cage ne peut assumer cette "assimilation" on se demande forcément comment cela va se terminer. Un très bon moment. Site : Selenie
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3,5
Publiée le 5 septembre 2025
Voici une authentique bonne sèrie B venue tout droit de l'hèmisphère sud qui raconte le parcours tragi-comique noir d'un surfer revenant sur la plage de son enfance qui a pour nom Luna Bay, seul et unique dècor de carte postale explorè de fond en comble par un cinèaste inspirè! Une histoire bien plus profonde que ce que la bande-annonce laisse prèsager! Avant "The Surfer" (2024) qui fut acclamè au Festival de Cannes, Lorcan Finnegan, c'ètait bien sûr, Vivarium" (2019) avec Jesse Eisenberg et Imogen Poots, mais aussi "The Nocebo Effect" (2022) à l'atmosphère aussi lourde! il semble que Finnegan aspire à cette ambiguïtè, à cette intrigue immèdiate, sans la moindre fioriture! Dès la première sèquence, il affiche le menu! Ce qui serait d'une banalitè absurde et improbable sous la houlette d'un faiseur prend ici une dimension unique! Dans un rôle qui aurait pu vite tomber dans le grotesque, Nicolas Cage (ètonnant) livre une performance de premier ordre! Un acteur constamment en souffrance, nous plongeant (comme souvent avec Cage) dans les profondeurs de la dèpravation humaine! Pour le voir descendre sur la plage et surfer sur les vagues, il vous faudra être très patient car, OUI, "The Surfer" est un film qui se mèrite! D'autant plus que la photo et la bande son sont au diapason...
Décidément Nicolas Cage ne cessera de nous surprendre. Après un début de carrière prometteur alternant films de prestige avec de grands réalisateurs et gros blockbusters qui ont cartonné au box-office, l’acteur a subi une seconde partie de filmographie où il a enchaîné de nombreux navets ainsi que des productions qui n’ont même pas eu les honneurs d’une sortie en salles avec, de temps en temps, un film qui sortait du lot. Depuis quelques années, il a amorcé une troisième partie de carrière incongrue et unique où il enchaîne petits films d’auteur, prises de risques et productions complètement azimutées pour notre plus grand plaisir, des films où il semble s’en donner à cœur joie dans des rôles complètement dingues. Parfois pour le pire, souvent pour le meilleur comme les récents « Pig », « Dream Scenario » ou « The Color of Space », il nous livre souvent des prestations complètement hallucinées et hallucinantes à l’instar de celle dans ce « The Surfer ». Et même s’il se loupe encore parfois et frôle le trop-plein. À tourner beaucoup comme cela, il y a forcément des ratés et celui-ci en fait partie.
Avec ce film australien du réalisateur irlandais du bizarroïde mais prometteur « Vivarium », il nous gratifie d’une prestation encore une fois convaincante et qui est probablement la principale qualité du long-métrage. En homme d’affaires et ancien surfeur qui veut absolument racheter la villa côtière de son enfance et qui va se heurter à une bande d’adeptes de la planche qui ne veulent que des locaux sur leur plage, il est encore une fois remarquable. Les séquences inaugurales sont bonnes, angoissantes à souhait et augurent d’un thriller ou d’un film de vengeance sec sous le soleil australien. La patine rétro de l’image est du meilleur effet et on se dit que l’on va passer un bon moment de tension avec ce huis-clos en plein air (en effet, on ne bougera pas de la dite plage et du parking attenant durant une heure et demie). Sauf que « The Surfer » va prendre de toutes autres directions bien moins aimables et convaincantes que prévu.
En effet, passé la première demi-heure, le film nous laisse durant une heure sur une piste où la folie pointe le bout de son nez et on tente de nous embarquer sur des fausses pistes mais cela ne prend pas. Le long-métrage fait du surplace, le script radote et le comportement du personnage joué par Nicolas Cage n’a aucun sens, notamment une fois le film conclu. On finit par trouver le temps long et les errements de ce père obstiné qui va finir par se faire harceler et qui ne veut rien lâcher frôlent le ridicule. Alors quand le dénouement vient contredire pas mal de choses, on se dit que tout cela n'avait pas beaucoup de sens, voire frôlait l’improbable et que « The Surfer » aurait pu être une excellent thriller sans ses choix hasardeux et étranges. Au final, il coche toutes les cases de la promesse non tenue et du pétard mouillé. Une déception.
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Entre The Swimmer, Wake in Fright et The Long weekend, The Surfer se taille une place très enviable de film métaphysique à petit budget où, comme toujours, l'Australie occupe le premier rôle en tant qu'entité autant captivante que mortifère.
Ça fait du bien de voir un film de qualité pour un rôle sur mesure du talent de Nicolas Cage, il y joue un père de famille qui veut acheter une villa en Australie près d'une plage et surfer un après midi avec son fils mais un groupe de tribu de surfeurs lui rendent la vie impossible , les problèmes s'accumulent vers cette plage ou le héros subit , on se demande ce qu'il se passe ou bien est il en train de perdre la tête ? Beaucoup de questions pour un long métrage très psychologique réussi ou l'on a plaisir de retrouver Nicolas Cage jouant un rôle qu'il excelle de folie. La mise en scène de Lorcan Finnegan est envoûtante filmant avec brio la paranoïa sous le soleil brûlant d'Australie. Dans les seconds rôles, il ya Julian Mc Nahon , décédé en 2025 , qui est impeccable de même que le reste du casting. Une bonne surprise que je conseille vivement, mise à part aux âmes sensibles.