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Bastien E.
7 abonnés
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2,0
Publiée le 6 août 2025
Un film pas forcément mauvais, mais long très long et avec un basculement vers le fantastique assez incompréhensible sur la fin. vaut pas un bon Ken Loach.
jlai beaucoup aime le côté fresque sociale, du moins en apparence réaliste. La fin laisse perplexe cependant. j’ai apprécier tout du long puis je suis resté avec la question: "pourquoi?" au vu de la conclusion. non pas que ce ne soit pas intéressant mais ca tranche beaucoup avec le reste .
Très déçue par ce film au scénario inexistant, qui joue sur un montage énervé et un faux suspense fantastique finalement ni touchant ni inintéressant. Barry Keoghan ne sauve malheureusement pas l'ensemble bien qu'il soit excellent.
Fable sociale débridée… KEOGHAN est incroyable d’immaturité décomplexée. ROGOWSKI est incroyable de mystère. Et tout ça pour transcender la maturité naissante d’une enfant qui s’émancipe par la force des choses. Troublant !
Il semble loin le temps des vraies chroniques sociales anglaises. Il y avait de la matière, un environnement, des personnages forts. Et on comprenait le pourquoi du comment. Rien de tout cela ici, On balance le spectateur dans une tambouille suburbaine malsaine, au milieu de gens exécrables, particulièrement les hommes d'ailleurs, dans une proximité que l'on assimilera à un squat, où tout n'est que délabrement, graffitis et forcenés ne songeant qu'à boire, se droguer, dormir, hurler et frapper. On ne sait rien de ces familles laminées, mais on se dit tout de même qu'ils sont bien responsables de leur état, tant cela semble être de leur nature. Et dans tout ce fatras vient à contrepoint la présence plus ridicule qu'onirique d'un personnage qui se prend pour un oiseau (ou qui en est un) et qui se nomme - ou que l'on nomme - "Bird" (oiseau) voilà qui est plutôt puéril. Personnage qui n'apporte absolument rien à l'histoire si ce n'est un peu de tendresse détachée - et totalement hors propos - dans ce monde phagocyté. De mémoire, ne reste qu'une série de saynètes d'un quotidien grotesque tant les traits y sont forcés et avec des situations normalisées qui paraissent impensables dans un pays civilisé à notre époque et qui plus est incohérentes (par exemple ces gens ne mangent jamais et ont toujours des vêtements propres alors qu'aucun ne fait quoi que ce soit en termes de vie domestique). Trop d'actions des protagonistes donnent dans le carrément n'importe quoi. On se dit rapidement que ce film n'a pas été pensé, juste esquissé sur du pathos pour une population qui franchement ne dégage aucune empathie à très peu d'exceptions. On s'attarde juste sur le fait que tout le monde a des enfants très jeune avec n'importe qui et se lamente sur son sort sans faire son auto-critique, s'en prenant au premier bouc-émissaire venu L'ensemble est tourné caméra à l'épaule, ce qui pour vouloir donner dans le réalisme documentaire augure surtout d'un désagréable mouvement permanent de la prise de vue. Un film vain.
Il est l'un des films sortis en 2025 et quel film ! Présenté en avant-première au Festival de Cannes 2024, la réalisatrice Andrea Arnold offre une ode du réalisme social qui met en avant les laissés pour compte avec une grande prévision et une histoire fantastique. Tout au long de ce récit, on se demande si on aime ou non ce long-métrage pour quelconques raisons. Et le générique arrivant, j'ai adoré. Malgré quelques petites faiblesses sur le rythme et une prévisibilité certaine, Bird nous embarque dans une aventure remplie d'humanité, d'injustices et une émotion qui peut jaillir à tout moment. Barry Keoghan est très fort dans ce nouveau personnage qui à la fois lui correspond totalement et à la fois lui est différent. La jeune Nykiya Adams a un jeu très sincère pour un rôle très difficile à interpréter. Et Franz Rogowski est super impressionnant. La musique de The Verve ou Blur vient accentuer chaque emotion, chaque scène tout en étant sublimé par une mise en scène exemplaire. Bird est une fable touchante, moderne et inoubliable.
C'est dans un environnement de la banlieue pauvre d'Angleterre qu'A. Arnold propose le portrait d'une adolescente qui devient femme. Un mariage à venir, bave de crapaud, oiseaux de liberté jamais bien loin, rencontre improbable, ce récit fait d'errances défile, part dans tous les sens, sans vraiment de cohérence. Sa cinéaste dresse un constat social désarmant fait de violence mais ne va pas plus loin, cela manque d'engagement, de réelle profondeur et surtout d'intérêt cinématographique. Jamais les personnages sont attachants, sur des dialogues pauvres, en outre la réalisation est presque amateur, avec même des défauts incrustés dans l'image! Et que dire du passage aux airs fantastiques : absurde!
Y'a tellement de genre dans ce film: fantastique, drame social voire comédie. C'est une chronique sociale émouvante d'un enfant-adolescent dans un monde où les adultes sont encore des enfants. Ce "Bird" est-il réel ou une métaphore de la fin de l'enfance ? Va comprendre et puis on s'en fout car ce qu'on veut à la fin c'est nous aussi nous envoler pour un meilleur avenir.
Je constate que j'ai tardé comme jamais pour écrire cette critique : comme si je ne voulais pas clore ce chapitre et quitter ses personnages. Film vu en VO au cinéma deux fois à trois semaines d'intervalle car le personnage de Bailey, qui m'a sincèrement touché, me manquait. Aujourd'hui (cinq semaines après) il me manque à nouveau, mais le film ne passe malheureusement plus dans les salles obscures… Dommage.
Un film comme ça, il y en a quoi : un par décennie ? Un par génération ? Une enfant obligée de grandir trop vite, pleine de colère rentrée. L'histoire est superbe, émouvante et poétique. Les actrices et acteurs sont exceptionnels. La ville ainsi que ses habitantes et habitants sont très présents, tout comme la BO, entraînante et parfaitement adaptée (urbaine, tantôt douce tantôt furieuse). Ce sont de véritables personnages. La réalisation est parfaite : la caméra colle le plus souvent aux personnages, comme un reporter de guerre suivrait un soldat au champ de bataille. Puis surviennent des moments de pure poésie, moments qui peuvent être durs ou doux d'ailleurs. L'actrice principale, non professionnelle, est une révélation. Il faut la voir bouillir intérieurement, dévaler les escaliers lorsqu'il ne reste que la fuite pour ne pas céder et se compromettre, éructer sa colère, devenir grave lorsqu'elle doit prendre des décisions d'adulte à leur place. C'est bien simple : je ne peux pas dissocier l'actrice de son personnage.
Un mot pour finir sur la réalisatrice et scénariste qui, à 63 ans, réalise le film parfait sur la sortie de l'enfance. Ça peut paraître dingue au premier abord, et en même temps j'imagine très bien qu'il a fallu le chemin d'une vie pour pouvoir trouver les mots pour rassurer et apaiser son enfant intérieur.
Beaucoup aimé le filmage d'Andrea Arnold et le rapport qu'entretiennent les personnages du film avec l'espace naturel. Sa manière de filmer le bord de mer, les paysages péri-urbains m'a beaucoup plu, c'est sensoriel et puissant. Le film décolle dans quelques séquences de réalisme poétique très originales, très osées.
Comme toujours avec Andrea Arnold, le filmage est magnifique. J'ai adoré aussi les acteurs. La chronique sociale m'a plus plu que l'incursion dans le fantastique, qui m'a un peu laissé de côté. Très beau moment néanmoins.
Bird ne sait comment faire se rencontrer la concertation nécessaire de la fable et la spontanéité d’une approche néoréalisme caméra à l’épaule, dessinant les contours d’une zone floue où la réalisatrice s’égare trop peu. Andrea Arnold se complaît dans le misérabilisme de ses situations, qu’elle prétend désamorcer par la résistance de son héroïne ainsi que par la figure d’un ange protecteur : elle réitère ici les lourdeurs de Fish Tank (2009), s’amuse à dégrader le corps, la parole et le caractère de comédiens confirmés – autrefois Michael Fassbender, désormais Barry Keoghan et Franz Rogowski – qu’elle place au contact d’amateurs. L’ensemble paraît interminable, écœure le spectateur par un filmage en gros plans et plein de secousses nauséeuses ; la beauté de certains plans et de la relation entre une jeune adolescente ne supportant pas de rester chez elle et un exilé soucieux de retrouver son foyer et ses parents se subordonne hélas aux intentions de scénario, bien trop visibles. Une déception.
Bailey n’a que 12 ans et pourtant elle semble très sûre d’elle même et débrouillarde, un peu délaissé par son père avec qui elle vit. Elle rencontre alors Bird, un jeune homme marginal, en quête d’informations sur son passé et ses origines. Le film nous embarque dans un univers poétique, envoûtant et même fantastique. Une belle histoire d’amitié pleine de tendresse.
Ce film est une catastrophe. Y'a rien qu'y va! Autant j'avais apprécié Fisk Tank, autant là....ce systématisme de la caméra à l'épaule, ok, ça fait réalisme social, sauf que dans ce film, il n'y a rien de social et de réaliste. Le squat est filmé comme le pays des bisounours. Tous le monde est gentils et bienveillants, c'est à peine si on voit une canette par ci, un rail de speed par là, et niveau conscience politique, on flirte avec le néant. Les jeunes des cités sont des justiciers qui punissent les hommes violents avec leurs femmes, mais dans quel monde vit la réalisatrice? Et puis il y a l'homme-oiseau, dont on se demande ce qu'il vient foutre là, tout ça n'a aucun sens, elle s'est dit "tiens si je mettais une touche de fantastique pseudo-poétique, ça mange pas de pain"...et alors le père de la gamine, c'est même pas de l'immaturité, il est complétement débile, a part écouter de la daube comme musique et s'enquiller des rails, il est creux comme un bidet, ses rapports avec sa meuf et sa fille, on dirait qu'il à 10 ans d'âge mental...la scène finale du mariage est pathétique. Vivre en marge, ok, mais réussir un beau mariage comme tous beauf qui se respecte, y'a pas mieux
On est au coeur d'un microcosme particulier dans lequel les enfants sont les protecteurs de leurs parents trop tôt livrés à eux-mêmes.
Un film solaire et contemplatif : l'image est folle avec une luminosité particulière et foison de petits détails éparpillés tout au long du récit.
Je dirais que c'est une histoire à la fois brute et poétique : c'est un monde qui n'épargne personne et cette adolescente a choisi de se créer son personnage imaginaire pour rester encore un peu dans le monde de l'enfance.
C'est une fable moderne qui montre qu'on peut trouver de la beauté dans un monde pourri et rien que pour ça, ça fait du bien
La musique de Coldplay avec "Yellow" et de The Verve avec "Lucky man" vient apporter des moments lumineux qui permettent d'illustrer une parenthèse enchantée dans ce monde désenchanté.
La réalisatrice a laissé un champ des possibles ouverts aux interprétations avec cette pointe de fantastique qui peut être analysée de différentes façons selon les ressentis de chacun.
C'est un film clivant qui peut embarquer ou totalement laisser sur le bord de la route. Il n'est pas destiné à tous les publics même si je pense que chacun peut trouver son compte avec les strates de lectures qu'offre le récit.
Personnellement, c'est un film qui m'a dérouté, perturbé, fait me poser pleins de questions sur des chemins possibles et finalement m'a emporté !! Ce n'est pas ça, la magie du cinéma ?