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Karen L'H
1 critique
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5,0
Publiée le 12 septembre 2026
Excellent film ! Plein d'images , de réflexion reposante et de fraicheur . Des acteurs très humains et de belles caricatures et des passages bien amusants
Franchement, ce que je retiens surtout de ce film, c’est Benoît Poelvoorde. Il est exceptionnel. Le rôle lui va tellement bien. Il arrive à être à la fois complètement ridicule, prétentieux, attachant et touchant. Les scènes spoiler: où il s’auto-interviewe sont géniales, et la scène avec les gendarmes et le « Black Lives Matter » m’a juste fait mourir de rire.
J’ai aussi beaucoup aimé tout le côté absurde du film. Jean-Yves passe son temps à déconstruire ce qu’on lui dit qu’il est. C’est un peintre, mais pas vraiment. C’est un artiste, mais lui-même remet en question ce que ça veut dire. spoiler: Il peint un hérisson et les gens y voient une chatte. Il peint une femme nue mais refuse de peindre son appareil génital parce que, finalement, qu’est-ce qui lui permet d'affirmer que c’est une femme ? C’est complètement absurde, mais c’est justement ce que j’ai trouvé drôle.
Et finalement, je trouve que ça rejoint assez bien le titre du film. Jean-Yves refuse tellement d’être catégorisé comme peintre ou comme artiste que je me suis demandé : pourquoi accepterait-il d’être catégorisé comme heureux ou malheureux ? Peut-être que son problème est justement qu’il passe son temps à chercher à savoir qui il est au lieu de simplement vivre.
J’ai quand même été un peu perdu sur certains aspects de l’histoire. On ressent un vrai vide chez Jean-Yves, spoiler: notamment avec l’absence de sa fille, et quand on comprend que Déborah est sa fille, j’ai trouvé la révélation intéressante mais un peu tardive. J’aurais aimé que cette recherche et cette relation soient davantage au centre du film , car je pense que ça aurait donné encore plus de profondeur au personnage.
Même chose pour Cécile : cette relation avec Jean-Yves, assez charnelle et ambiguë, m’a parfois laissé perplexe. Je ne suis pas certain d’avoir complètement compris ce que le film voulait raconter à travers elle.
Mais malgré ces quelques réserves, j’ai passé un très bon moment. Ce n’est peut-être pas un film parfaitement maîtrisé, mais il a une vraie personnalité, et surtout Poelvoorde est formidable.
Un film drôle, absurde et finalement assez mélancolique, que je retiens surtout pour son personnage principal et cette drôle de réflexion sur le fait de vouloir absolument mettre des mots et des catégories sur tout.
le titre résume bien le film - une fois de plus, Poelvoorde joue le rôle d'un looser magnifique - artiste déchu et surtout déconnecté des valeurs humaines - qu'il rencontre dans une communauté d'artistes simples - plus philosophique que comique, mais pas non plus intello, c'est tout l'art de Poelvoorde de faire passer un message en rigolant
J'attends les nouveaux films du grand Benoît comme j'attends les lasagnes quand je les mets au four : avec impatience, excitation et la bave aux lèvres.
Si en plus dans la recette il y a du François Damiens, du Gustave Kervern et de la Camille Cottin, là je ne réponds plus de rien.
Mais punaise, j'ai oublié de mettre du sel dans mes lasagnes; un peu comme Stefan Liberski.
Non pas que je n'ai pas apprécié le film; et puis trop de sel ça peut détraquer les reins. Mais c'est juste qu'il manquait un petit quelque chose pour que ce soit franchement inoubliable.
Parce que pour moi le problème est bien là : j'ai pas mal oublié ce que j'ai vu il y a maintenant 6 mois lorsque j'écris cette bafouille. J'ai le souvenir d'un mec avec une coupe à la Godefroy de Montmirail et des lunettes en cul de bouteille, d'un François Damiens pas sympa et à tendance fou dangereux, et puis... Bein pas grand chose et c'est dommage. Du coup, et en accord avec moi-même, je prends la décision de revoir ce film rapidement. Donc merci de ne pas lire cet avis jusqu'au bout.
La photo était belle et ça s'arrête là. L'histoire d'un artiste désabusé qui donne envie de détester l'art. Rien compris à l'histoire autour de Deborah
fin bref, sauf si vous voulez perdre du temps, ne perdez pas votre temps
Je m’attendais à une bonne comédie décalée à la lecture du casting. Mais décalage ne veut pas dire sans direction et en roue libre ce qui est le cas de ce mauvais film selon moi.
Benoît Poelvoorde et ses compères porte avec tendresse cette comédie aux accents poétiques. Rarement drôle, son rythme lent finit par endormir son public. Mais comment pouvoir manquer de bienveillance pour cette OVNI cinématographique ? C'est simple, doux, apaisant.
Encore un énième métrage pompeux où l’on se regarde jouer, le Poelvoorde show a des limites et autant le dire, on s’en lasse bien vite ici. Le propos, très dans l’entre-soit du monde de l’art, est peu palpitant, les personnages ne sont pas attachants et la frontière avec l’absurde n’apporte pas grand chose, notamment avec un humour assez lourdingue. Bref on s’ennuie assez vite et l’on sent bien passer les près de deux heures. Il y a bien quelques envolées lyriques de ci de là mais ça ne va pas chercher bien loin et le final (bien senti) ne relèvera pas le niveau très prétentieux du métrage.
Avec ce film sorti en 2024, le réalisateur belge Stefan Liberski prend tout le monde à contre-pied. Au regard de l’imposante distribution, on aurait pu croire à une comédie hilarante. Mais il n’en n’est rien ! Cherchant à s’épanouir, un artiste peintre en manque d’inspiration s’installe sur la côte Normande. Il y rencontre d’autres personnes toutes plus déglinguées que lui. Dire que Benoît Poelvoorde évolue comme un poisson dans l’eau reste un euphémisme, tant il joue en roue libre. Si on apprécie, ça passe. Sinon, il vaut mieux passer son chemin. Les autres acteurs (Camille Cottin, François Damiens et Gustave Kervern notamment) amusent la galerie sans donner de réelle consistance à cette histoire totalement décousue. Bref, une œuvre farfelue combinant laborieusement poésie et philosophie de comptoir.
Bienvenue en absurdie encore une fois le cinéma belge excelle pour se retrouver dans des situations burlesques. dans un rôle un peu à contre-emploi prouve qu'il a le talent d'un acteur complet même dans des rôles plus sensibles.
L'histoire n'est qu'un prétexte pour l'abattage de Benoît Poelvoorde qui campe un personnage haut en couleurs. Le film est décalé, n'a ni queue ni tête et est franchement trop long. Le récit se met rapidement à ronronner et le sort des personnages finit par nous désintéresser complètement.
Quand on lit le synopsis du film, on se dit ça peut être sympa, avec son bon casting. Hélas, on se fait avoir, on s'ennuie durant tout le film, dans cette comédie raté. Même Benoît Poelvoorde ne parvient pas à remonter la pente. C'est creux plat, fade sans réelle intérêt. Nul.