Ollie d’Antoine Besse a été présenté dans plusieurs festivals majeurs en France parmi lesquels le Festival du Film Francophone d’Angoulême, Biarritz Film Festival Nouvelles Vagues, Les Arcs Film Festival ou encore l’Arras Film Festival.
Il s’agit du premier long-métrage du réalisateur Antoine Besse, qui s’est surtout fait connaître avec la réalisation de clips pour différents artistes (Nekfeu, Kobo, Rad Cartier…) et aussi de séries (Red Creek, BTS, Caro Nostra…).
Ollie a une vraie particularité puisqu’il s’agit du tout premier film français consacré à l’univers du skateboard.
Le sujet du skate, central dans Ollie, a déjà été abordée par le cinéaste dans son premier court-métrage, Le Skate moderne, un documentaire fantasmé sur la vie des skateurs des champs qui avait été notamment inspiré par le classique La Vie moderne de Raymond Depardon.
Comme ses personnages, le réalisateur a lui-même pratiqué le skate lorsqu’il était plus jeune. Une passion qui est née de celle qu’il avait pour le surf. Lorsqu’il a déménagé de la côte vers les terres, il a continué à pratiquer des sports de glisse en compagnie de skateurs des champs passionnés, qui lui ont inspiré le sujet de son court-métrage, Le Skate moderne.
Bien qu’ancré dans une campagne française reculée, Ollie n’a pas été vraiment inspiré par des cinéastes hexagonaux. Antoine Besse s’est surtout référé à plusieurs auteurs incontournables du cinéma indépendant américain, tels que Sean Baker ou Chloé Zaho.
Avec Ollie, Antoine Besse souhaitait rendre hommage à un groupe bien précis, celui des communautés en marge, en particulier celles de la ruralité.
Pour être compris par le plus grand nombre et notamment par les "laissés-pour-compte" qu’il met en avant à l’écran, le cinéaste a choisi de faire un film "généreux", mélangeant des codes du cinéma d’auteur avec d’autres davantage issus du cinéma populaire.
Pour que son film soit le plus crédible possible, Antoine Besse a surtout souhaité travailler avec des skateurs, plus que des acteurs. Il avait à cœur de montrer l’authenticité du skateboard avec ses codes spécifiques. C’est pour cette raison que les comédiens, notamment Théo Christine, ont été choisis par rapport à leur pratique du skate.
Pour Bertrand, le personnage que joue Théo Christine, Antoine Besse s’est inspiré de Béranger, dit "Béber", l’une de ses connaissances lorsqu’il a découvert le skate plus jeune. Présentant un don pour ce sport, il a malheureusement fait une violente chute qui a eu des conséquences terribles pour son genou. Ce drame l’a ensuite précipité dans une spirale autodestructrice le conduisant à sa perte. Le réalisateur s’est inspiré de son souvenir pour construire le personnage de Bertrand.
Pour se glisser dans la peau de Bertrand, Théo Christine a suivi un long entraînement. En amont du tournage, il a passé du temps dans les communautés des Soundsystems afin de comprendre leur vocabulaire et leur mode de vie. En outre, il a également perdu quinze kilos en trois mois pour coller au mieux à son personnage.
Au niveau des thématiques mais également de la structure du film, Antoine Besse s’est inspiré de Mud de l’Américain Jeff Nichols. Dans les deux films, il est question d’un jeune garçon qui cherche une figure de réconfort auprès d’un grand frère ou père de substitution. De l’aveu même du réalisateur, les fondations des deux films sont très proches.
Le début et la fin du film sont rythmés par La Pavane de Gabriel Fauré. Un morceau qu’Antoine Besse avait déjà utilisé dans Le Skate Moderne, après l’avoir découverte dans La Vie Moderne de Raymond Depardon.
Emmanuelle Bercot et Cédric Kahn s’étaient déjà donnés la réplique dans Fête de famille (2019), que ce dernier avait également réalisé.
Kristen Billon, qui joue le rôle du jeune Pierre, connaît bien l’univers du skate puisqu’il est champion de France U16 de skateboard. Une activité qu’il mène en parallèle de ses rôles au cinéma, notamment chez Andréa Bescond et Eric Métayer dansQuand tu seras grand (2023).