Très curieux de découvrir sur grand écran comment ce fabuleux roman de Freida McFadden allait être mis en scène, tant celui-ci comporte de détails, d’ originalité, de suspense et de surprises. Pas étonné du succès phénoménal de ce best-seller, ayant moi-même succombé à l’ attrait de cette écriture tardivement je dois dire, mais définitivement conquis ! Et en ce jour d’ avant-première juste avant Noël, nous étions nombreux à saliver, dès les premières images. Tout d’ abord, un peu déconcerté par les deux actrices féminines : Nina interprétée par Amanda Seyfried, et Millie par Sydney Sweeney, cette dernière assez vite à l’ aise et très vite en place, trouvant ses marques en aide-ménagère, non intimidée et faisant face assez rapidement. Bien entendu, les descriptions très précises de la demeure de Nina, avaient donné lieu à une représentation qui se superpose habilement avec la réalisation de Paul Feig, à la petite chambre sinistre du haut de la maison, cagibi exigu, véritable théâtre des évènements et de l’ intrigue. C’ est Andrew, rôle assuré par Brandon Sklenar, qui est le plus spectaculaire et troublant psychiquement. Quelques scènes sont encore plus effrayantes que dans le livre, notamment celles autour de sa parfaite dentition, illustrant sa perversité et sa névrose. Le rythme est idéalement orchestré, ne laissant pas de place au moindre temps mort, et terriblement efficace, me rappelant « Match Point » de Woody Allen, il y a 20 ans, ou « La Faille » à un degré moindre de Gregory Hoblit avec Anthony Hopkins. Vivement des suites, avec les scénarios déjà écrits et disponibles que nous dévorons tous…!!**